lundi, mars 28, 2022

l'ombre d'un mensonge

 

Hélier Cisterne adapte sur grand écran la vie de Fernand Iveton militant communiste ayant rejoint le FLN afin de défendre les droits des algériens durant la colonisation française.


Fernant Iveton est interprété par Vincent Lacoste. Il rencontre Hélène (Vicky Krieps) une mère célibataire polonaise ayant fuit la répression communiste dans son pays.


Après leur rencontre à Paris ils partent vivre en Algérie, Hélène découvrant peu à peu les agissements de son mari.


Ce film est avant tout une histoire d’amour. Hélène dont le premier mari a été victime du régime communiste se marie avec Fernant. Leur histoire d’amour dépasse l’engagement de Fernant dans le parti communiste.


Une fois de retour en Algérie Fernant devra faire un choix entre sa famille, sa femme et son fils adoptif et son engagement. Ce dilemme sera un peu la pierre angulaire du film.


S’il est arrêté Fernant abandonnera sa femme et son fils. Mais s’il décide d’arrêter de militer, ce son les algériens avec qui il a grandit qu’il abandonnera.


Vous l’aurez compris ce film a une dimension historique forte. Avec notamment cette scène où Fernant joue au basket avec des algériens. Des policiers découvrent des journaux interdits. Seuls les algériens seront arrêtés.


C’est pour combattre cette injustice, le fait que les ouvriers algériens soient moins bien payés que les français que Fernant s’est engagé.


On aura enfin une dimension géopolitique qui interviendra très tard dans le film et qui va apporter un peu de perspective à cette histoire vraie assez glaçante.


vendredi, mars 25, 2022

de nos frères blessés

 

Hélier Cisterne adapte sur grand écran la vie de Fernand Iveton militant communiste ayant rejoint le FLN afin de défendre les droits des algériens durant la colonisation française.


Fernant Iveton est interprété par Vincent Lacoste. Il rencontre Hélène (Vicky Krieps) une mère célibataire polonaise ayant fuit la répression communiste dans son pays.


Après leur rencontre à Paris ils partent vivre en Algérie, Hélène découvrant peu à peu les agissements de son mari.


Ce film est avant tout une histoire d’amour. Hélène dont le premier mari a été victime du régime communiste se marie avec Fernant. Leur histoire d’amour dépasse l’engagement de Fernant dans le parti communiste.


Une fois de retour en Algérie Fernant devra faire un choix entre sa famille, sa femme et son fils adoptif et son engagement. Ce dilemme sera un peu la pierre angulaire du film.


S’il est arrêté Fernant abandonnera sa femme et son fils. Mais s’il décide d’arrêter de militer, ce son les algériens avec qui il a grandit qu’il abandonnera.


Vous l’aurez compris ce film a une dimension historique forte. Avec notamment cette scène où Fernant joue au basket avec des algériens. Des policiers découvrent des journaux interdits. Seuls les algériens seront arrêtés.


C’est pour combattre cette injustice, le fait que les ouvriers algériens soient moins bien payés que les français que Fernant s’est engagé.


On aura enfin une dimension géopolitique qui interviendra très tard dans le film et qui va apporter un peu de perspective à cette histoire vraie assez glacante.


mercredi, mars 23, 2022

une mère

 

Premier film en temps que réalisatrice signé Sophie Audcoeur.


Aline (Karine Viard) est une mère dévastée depuis la mort de son fils passé à tabac par Maxime (Darren Musselet). A la sortie de prison de ce dernier, Aline va vouloir se venger trouvant les 5 années de prison trop légères. Mais aura t’elle le courage d’aller jusqu’au bout.


Ce qui est glaçant c’est le sang froid et de côté calculateur du personnage d’Aline. Elle va suivre sa victime et l’attirer dans un piège.


Le personnage de Maxime est toujours aussi violent et ne semble pas maîtriser ses émotions. On a donc une opposition de styles entre 2 personnages totalement différents.


Une limite à ce film réside dans son scénario un peu tirer par les cheveux. C’est assez peu crédible qu’un plombier accepte en urgence la rénovation d’une salle de bain et arrive chez vous un vendredi soir pour commencer les travaux dès le samedi matin.


Le fait que Maxime accepte également de travailler chez la mère de sa victime paraît peu crédible.


Ce film a aussi une dimension sociale assez marquée. Aline travaille à la poste et vit dans un appartement modeste après son divorce. Maxime lui est issue d’une cité et a été délaissé par sa mère suite à son crime. Elle et son nouveau mari ont cessé tout contact avec lui au grand désespoir du jeune homme.


Dommage donc qu’un scénario un peu léger vienne plomber un film à haut potentiel.


lundi, mars 21, 2022

entre les vagues

 

La fureur de vivre d'#entrelesvagues cache un drame inéluctable

dimanche, mars 20, 2022

la brigade

 

Après Discount et les invisibles Louis Julien Petit signe un troisième film a la dimension sociale très marquée.


Cathy ( Audrey Lamy) est seconde dans un grand restaurant. En conflit avec sa cheffe elle décide de démissionner. Mais elle devra trouver un travail le temps de monter son propre restaurant. Un peu forcée elle acceptera de s’occuper de la restauration d’un foyer pour mineurs non accompagnés.


Ce film transpire d’humanité. On va voir comment des adolescents vont s’émanciper au contact du monde de la restauration très structuré et très hiérarchisé.


C’est aussi un film sur le travail de ces structures qui font ce qu’elles peuvent pour apprendre le français à ces jeunes migrants et leur préparer un avenir.


C’est enfin un film sur une époque où l’image est reine. Une époque où un chef de cuisine ou une cause ne peuvent exister que si elles sont visibles dans des émissions à succès. En çà bien que le film soit très juste le constat est assez amère.


Audrey Lamy crève l’écran dans ce personnage de cheffe sévère ce qu’il faut et terriblement humaine.


Cathy va transmettre au directeur du foyer (Francois Cluzet) l’art de se battre jusqu’au bout et d’être un peu fourbe pour arriver à ses fins. Elle va utiliser avec les jeunes un vocabulaire qui leur parle sans rien renier de ses principes et c’est comme çà qu’elle leur transmettra sa passion.


On a l’impression d’un film fait avec des bouts de ficelles, mais çà marche. C’est une sorte de dentelle très précise. Un très beau film que cette brigade de Louis Julien Petit

vendredi, mars 18, 2022

trois fois rien

 

Autour de 3 personnages attachants #TroisFoisRien montre que l'argent ne suffit pour sortir de la précarité

mercredi, mars 16, 2022

l'histoire de ma femme

 


Une fresque de 2h49 de la réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi.


Jakob Storr (Gijis Naber) est un capitaine de bateaux de fret. Il a le mal du marin et décide presque sur un coup de tête de se marier. Dans un café il rencontre Lizzy (Léa Sydoux) à qui il demande si elle veut bien l’épouser. Elle dit oui et cà sera le début d’un mariage un peu original.


Ce qui est marquant c’est l’espièglerie dont fait preuve Lizzy et qui tranche avec le caractère un peu austère mais néanmoins humain de Jakob.


Pendant qu’il est en mer Lizzy écume les soirées dans lesquels sont mari est peu à l’aise.

Elle va rencontrer Dedin (Louis Garrel) un écrivain, un rentier que Jakob va prendre pour l’amant de sa femme sans jamais en avoir la preuve.


Pendant les 2h49 du film on va plonger dans un couple qui se jauge dans un couple qui va essayer de se comprendre. Le début à Paris avec un Jakob absent est plus captivant que la seconde partie à Hambourg où Jakob restera à terre.


Il ne se passe pas grand-chose dans les 2h49 du film, on a pas de réelle intrigue qui va se développer. Mais même si on ne va nulle part on ne s’ennuie pas forcément. Et c’est peut être là la force de film qui reste contemplatif. On arrivera jamais vraiment à sonder qui est Lizzy. Elle va entretenir un mystère qui va finir par rendre fou son mari. On a cette sorte d’emprise de Lizzy sur son mari qui est assez remarquable.

mardi, mars 15, 2022

goliath

 


Frédéric Tellier le réalisateur de l’affaire SK1 et de Sauver ou périr est de retour avec un film politique qui nous plonge dans l’univers des lobbys.


Un avocat (Gilles Lelouche) est chargé de défendre des agriculteurs victimes de cancers suite à l’exposition à un pesticide. Il va se heurter à Mathias (Pierre Niney) un lobbyiste dans une entreprise chimique qui travaille activement au renouvellement de l’autorisation de mise sur le marché de ce pesticide.


Entre les 2 c’est un peu David contre Goliath tellement les moyens dont disposent les deux camps sont disproportionnés.


Effectivement ce film est manichéen. On a d’un côté une agricultrice dont la compagne est morte d’un cancer et un homme malade lui aussi car exposé aux pulvérisations de son voisin agriculteur.

Et puis de l’autre on a une entreprise de la chimie avec un communiquant et lobbyiste très doué qui va tout faire pour faire passer son pesticide comme tout à fait sur.


Mais le plus intéressant est de voir ces jeux de pouvoirs. Comment on touche des sénateurs ou des ministres. Comment on produit une littérature scientifique favorable à coups de millions et de closes de confidentialités.

Et puis on a ces éléments de langages que les communicants vont marteler et faire reprendre aux politiques et à la presse. Ici çà sera qu’il a moins de produits nocifs dans le pesticide que dans les bonbons qui sont en vente libre pour les enfants. Un autre élément de langage sera de dire que sans pesticides on arrivera pas à nourrir tout le monde.


Bref si l’intrigue est certes classique ce film met en lumière le travail de l’ombre des lobbyistes.


jeudi, mars 10, 2022

Kung fu Zohra

 


Mabrouk el Mechri traite d’un sujet assez rare au cinéma à savoir les violences conjugales.


Zohra (Sabrina Ouazani) semble tout à fait heureuse avec son mari Omar (Ramzy Bedia) et sa meilleure amie Binta (Eye Haidara, vue notamment dans le sens de la fête).


Mais Omar va finir par e montrer jaloux au point de frapper sa femme. Zohra ne voudra pas partir car elle aura peur de perdre sa fille qui est très proche de son père. Elle va alors compléter son travail de caissière en faisant le ménage dans un complexe sportif ce qui lui permettra d’apprendre les arts martiaux avec Chang Sue (Shue Tien)


La qualité du film est d’être très didactique sur les violences conjugales. Le refus de porter plainte, le déni avec les conjonctivites dont souffre Zohra et l’emprise psychologique qu’exerce le conjoint. Le rapport de domination est glaçant on est dans le même intensité que jusqu’à la garde ou l’économie du couple.

Sans excuser il explique comment Omar en est arrivé là se faisant traiter de bougnoule à longueur de journée. Mais encore une fois le film n’excuse pas il apporte un élément d’explication.


Pour le reste le film enchaîne les clichés. On est dans la mauvaise parodie de film d’arts martiaux. La dispute finale entre les deux conjoints est tout bonnement grotesque.


Et cette mise en scène à la limite du supportable dessert le message que porte le film qui lui est grave et très peu mis en avant que ce soit au cinéma ou dans les médias.

mardi, mars 08, 2022

a plein temps

 

Eric Gravel le réalisateur de Crash test Aglaé signe un thriller du quotidien tout à fait haletant.


Julie (Laure Calamy) est une mère célibataire de 2 enfants vivants loin de Paris. Elle doit s’y rendre chaque jour pour encadrer une équipe de femme de chambre d’un palace parisien. Mais Julie veut retrouver un poste dans son domaine de formation et doit passer une série d’entretiens d’embauches. Mais une grève général va très significativement compliquer la vie de Julie.


Ce qui est marquant c’est la détermination dont va faire preuve Julie. Elle va être pendant tout le film sur une corde raide. Elle jouera avec la patiente de sa voisine et baby-sitter, elle jouera avec sa patronne en s’absentant illégalement pour ses entretiens. Elle va devoir aussi gérer l’anniversaire d’un de ses enfants, ses entretiens d’embauche, une situation financière précaire et des déplacements devenus impossibles.


On est au même niveau d’intensité que dans le chant du loup ou dans boite noire. Mais ici on a affaire à un thriller qui n’est ni politique ni militaire on a affaire à un thriller du quotidien.


Julie devra faire preuve de pragmatisme et de culot pour arriver à ses fins. Elle dégage aussi une force et une sérénité assez incroyable. Tous les éléments sont contre elles mais elle ne va pas se décourager, elle ne va pas abandonner ses objectifs et pour çà c’est un personnage qui impose le respect.


mercredi, mars 02, 2022

Belfast

 


Le film de l’acteur et réalisateur natif de Belfast Kenneth Branagh


Golden globe du meilleur scénario


On suit les aventures de Buddy (Jude Hill) enfant protestant dans une rue de catholiques dans les années 1960. Les émeutes dans cette rue détruisent les maisons des catholiques les maisons des amis de Buddy.


On est aussi dans une période de crise économique, le père de Buddy (Jamie Dorman) comme son grand-père est parti travailler en Angleterre. Buddy vit avec sa mère (Catriona Balfe). Le couple a des dettes et tente de vivre du mieux possible.


Malgré les difficultés Buddy semble heureux, il adore ses grands parents et est amoureux d’une de ses camarades de classe. Il semble vivre la vie heureuse d’un enfant de son âge.


Tout le ressort du film est ce contraste entre des problématiques économiques et politiques et cette chronique enfantine plutôt joyeuse.


L’autre question du film sera la question du départ pour cette famille. Ils sont heureux car leur famille a toujours vécu à Belfast mais ils devront peut être partir pour survivre et avoir une vraie vie de famille.


Un film qu vaudra peut être à Kenneth Branagh un oscar du meilleur scénario original ou du meilleur réalisateur aux prochains oscars.

dimanche, février 27, 2022

les poings desseres

 


La réalisatrice russe Kira Kovalenko a gagné en juillet dernier le prix un certain regard du festival de Cannes avec les poings desserres


Ada (Milana Aguzarova) est une jeune fille qui vit avec son père et son plus jeune frère dans une région minière à la frontière entre la Russie et le Géorgie. Elle travaille dans un magasin et se fait draguer de manière insistante par un livreur. Mais c’est quand on découvrira les blessures de la jeune fille que l’on prendra conscience de la réelle détresse de la jeune femme.


Ce film dénonce le patriarcat que subit la jeune fille. Son père a caché son passeport et ne veut pas la faire soigner de peur qu’elle ne parte de la maison. Elle doit en plus supporter son jeune frère et ce jeune livreur insistant. Mais c’est son plus grand frère qu’elle a réussi à faire revenir qui va l’aider à se libérer de ses emprises.


On est en Ossetie du nord une région minière. L’environnement est aride et les hommes sont usés par le travail à la mine qui ne semble être que la seule alternative pour la population avec l’exode.

Les mentalités ont peu évoluées et Ada souffre de cette situation. La blessure dont elle souffre va révéler également une autre réalité plus tragique que la réalisatrice semble vouloir occulter.


C’est aussi un film très poignant sur une région ravagée par la mine et le poids des traditions.




jeudi, février 24, 2022

Ils sont vivants


 Transformation fulgurante d'une femme suite à un deuil #ilssontvivants propose une réflexion sur l'aide aux migrants

mercredi, février 23, 2022

selon la police

 


Chronique amère #selonlapolice dérange en exacerbant la fragilité de ses personnages #cinemavictorhugo #besancon

lundi, février 21, 2022

mort sur le nil


 Bénéficiant d'une production de qualité #MortsurleNil explore l'exubérance d'une bourgeoisie anglaise

dimanche, février 20, 2022

maigret

 


Patrice Leconte adapte le roman de Simenon Maigret et la jeune morte publié en 1954, un roman qui va nous faire entrer dans l’intimité du commissaire.


Une jeune fille est retrouvée morte dans un square. Maigret mettra du temps à l’identifier, il s’agit de Louise (Clara Antoons). Son enquête le conduira vers une haute bourgeoisie parisienne dont certaines pratiques sont assez inavouables.


La première qualité du film est sa production. La photo les décors tout y est très beau très soigné. Et ce soin, des détails vient magnifier un polar assez classique mais efficace.


L’autre qualité du film réside dans le personnage de Maigret qui au fil du film va finir par se livrer. Maigret semble touché par la mort de cette jeune fille. Il va aussi demander à Betty (Jade Labeste) une autre jeune fille de l’aider dans son enquête. Et c’est quand on comprendra à qui font référence ces 2 jeunes files que le polar prendra une dimension plus humaine. Le commissaire campé par le très austère Gérard Depardieu finira par laisser entrevoir un peu de chaleur.


Le polar est assez classique. On a affaire à un milieu bourgeois qui va profiter de la faiblesse de jeunes filles venues de province tenter d’échapper soit à leur famille soit à la misère. Mais un polar sublimé par une production de qualité.








jeudi, février 17, 2022

la vraie famille

 


Fabien Gorgeat nous plonge dans le quotidien d’une famille d’accueil. Simon (Gabriel Pavie) vit chez Anna et Driss (Melanie Thierry et Lyes Salem) depuis qu’il a perdu sa mère alors qu’il n’avait que 18 mois. Son père Eddy (Felix Moati) ravagé par le chagrin ne pouvait plus s’occuper de son fils. Mais Eddy va vouloir revoir son fils ce qui ne sera pas sans problème.


La première qualité du film est de nous montrer le quotidien d’une famille d’accueil. C’est une famille tout à fait normale avec 2 parents et deux enfants vivant dans un pavillon de banlieue. Bien que Anna et Driss ne soient pas les vrais parents de Simon ils vont le considérer comme un de leurs enfants et c’est ce qui posera problème quand la question de la séparation mais partielle va se poser.

Comme être une famille d’accueil sans s’investir dans la parentalité ? C’est difficile bien que les services sociaux et la juge voudraient que Anna et Driss s’investissent un peu moins pour permettre à Simon de retrouver son père.


Le film pose donc des questions et soulève un dilemme soit les parents d’accueil ne s’investissent pas et l’enfant est malheureux soit ils s’investissent et le retour chez le père biologique est difficile.


C’est donc un rôle essentiel mais aussi ingrat qu’être famille d’accueil car à un moment ou à un autre la question de la séparation va se poser.


Le film est beau car on a affaire à une famille modèle qui pose la question de la famille du sang et de la famille du coeur comme le posait une affaire de famille de Kore Eda palme d’or en 2018


mercredi, février 16, 2022

vous ne désirez que moi

 



Claire Simon n’avait pas fait grand-chose depuis l’excellent Gare du nord qui date de 2013.

Elle adapte le roman de Yann Andréa qui sont des entretiens qu’il a fait avec Michèle Manceaux et dans lesquels il parle de sa relation avec Marguerite Duras.


La forme est assez étrange. On ne voit Marguerite Duras que dans des images d’archives ou des dessins. Une grand partie du film se déroule dans une pièce où Yann Andréa (Swann Arlaud) se confie à Michèle Manceaux (Emmanuelle Devos).


Le chant lexical amoureux est aussi étonnant. On y parle de douleur de domination de peur. Yann Andréa dit qu’il cède qu’il n’existe pas. Les mots sont donc assez violents.


On ne voit pas à l’image les 40 ans qui séparent Yann Andréa et Marguerite Duras. C’est un thème à peine évoqué.

Par contre on comprend toute l’admiration que Yann Andréa a pour Marguerite Duras. Lui même ne comprenant pas comment elle l’a laissé rentrer dans sa vie.


C’est un exercice de style dans lequel la performance de Swann Arlaud est essentielle car on ne voit que lui. Emmanuelle Devos étant là en soutien et elle ne fait que guider les mots de l’amant de Marguerite Duras.


Un film donc très germanopratin dressant un portrait très dur de Marguerite Duras.





lundi, février 14, 2022

les vedettes

 

Ou comment dénoncer habilement l’exploitation mercantile de la crédulité humaine.


Après la folle histoire de Max et Léon le palma show (David Marais, Grégoire Ludwig accompagnés de Jonathan Barré) signe une nouvelle comédie.


Daniel et Stéphane travaillent dans une grande surface d’électro ménager. Ce sont les 2 opposés. Stéphane es carriériste et minutieux Daniel lui est plus bohème.

Leur seul point commun est qu’ils ont besoin d’argent. Pour cela il vont participer à des jeux télévisés et se confronter à un univers qui n’aura aucun scrupule à exploiter leur crédulité.


Comme dans la folle histoire de Max et Léon le film repose sur un duo de pieds nickelés mais le film est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît.


Il dénonce le monde de la Tv et celui de l’entreprise où des producteurs, un présentateur et une patronne de magasin vont exploiter la crédulité des gens.

Il dénonce la société de consommation Stéphane étant surendetté pour se payer tous les gadgets à la mode qui ne servent à rien.


C’est aussi un film dans lequel Daniel et Stéphane seront confronté à leurs parents. Daniel devra quitter la maison familiale ne pouvant payer la succession après avoir été découragé par ses parents de faire une carrière de chanteur , Stéphane lui devra lui payer la maison de retraite de son père.


Ce sont deux beaux personnages dont on va découvrir toute la complexité. Des personnages attachants qui vont bon gré mal gré finir par collaborer par s’entraider et de tout çà finir par donner une belle amitié qui n’allait pas de soi.

Tout le monde ou presque aura tenter de les berner d’abuser de leur crédulité, Daniel essayant même d’exploiter le talent de Stéphane. Finirons t’il par s’en sortir c’est l’enjeu de ce très beau film, il ne faut pas s’arrêter à son apparence potache car le palma show signe un deuxième film tout aussi réussi que la folle histoire de Max et Léon.

samedi, février 12, 2022

enquête sur un scandale d'État

 

Après le très oubliable une vie violente Thierry de Peretti se perd entre documentaire et fiction pour raconter les dessous du trafic de drogue.


Hubert Antoine (Roschdy Zem) est un indic de la police. Il travaille pour Jacques Billard (Vincent Lindon) qui pour démanteler les trafics ne stoppe pas les convois mais les tracent. Le problème est que des cargaisons échappent à la police et ce qui favoriserait certains trafiquants par rapport à d’autres.


Cette histoire est racontée par Hubert Antoine à Stéphane Vilner (Pio Marmai) journaliste à Libération.


Le film est un travail très didactique sur la manière d’enquêter des journalistes.

Et c’est une sorte de deuxième documentaire sur le travail journalistique qui vient se greffer sur le premier sur le trafic de drogue.

Et c’est bien là le problème du film qui se veut une fiction. Mais le mélange des genres donne un résultat assez fade alors que le sujet est potentiellement passionnant.


Les seules scènes d’action étant celle où un journaliste dit à son collègue que ses SMS ont mystérieusement disparus et celle où Hubert Antoine empoigne un peu vigoureusement un journaliste télé. Bref on est plus dans l’inspecteur derrick que dans un film de super héros.






lundi, février 07, 2022

brother

 


Abusant d'un cadrage hyper serré #brother nous plonge dans une communauté franciscaine du Bronx aux missions sociales essentielles

jeudi, février 03, 2022

the souvenir part 1

Un film de Joanna Hogg en 2 parties. La première fut présentée à Sundance en 2019 la seconde à la quinzaine des réalisateurs en juillet dernier.

The souvenir fait référence à ce tableau de Fragonnard montrant une jeune fille gravant sur un arbre les initiales de son amant.


L’amant dans le film c’est Anthony (tom Burk) qui travaille aux affaires étrangères et qui vit avec Julie (Honor Swinton Byrne, la fille de Tida Swinton) une jeune aristocrate faisant des études de cinéma.

Les deux amants vivent le parfait amour, jusqu’au jour où Julie va découvrir qu’Antony est héroïnomane.


Avant d’être une romance ce film est une sorte de radioscopie des années 1980 et de la bourgeoisie anglaise.

Tout y est feutré, les déjeuners chez Harrods sont assez effrayants, et ce jeune couple ne transpire pas la joie de vivre et semble avoir un autre âge.


Est ce pour cela qu’Anthony se drogue ? Peut être. On a surtout un manque de communication assez irréel.


Julie ne veut pas voir qu’Anthony se drogue.

La mère de Julie (Tilda Switon, la vraie mère de Honor) pense que les deux amants n’ont pas couché ensemble et que l’argent qu’elle donne à sa fille est pour son école de cinéma.

C’est une histoire d’un amour triste étouffé par une aristocratie d’un autre temps.

On y revoit notamment un monde dans lequel on tape à la machine à écrire, où la musique s’écoute sur des cassettes audio où les films sont tournés sur des pellicules.



Arthur rambo


 

Athur Rambo


5 ans après l’atelier Laurent Cantet est de retour avec un film qui étrille les réseaux sociaux.


Karim D (Rabah Naït Oufella ) est un jeune écrivain à succès. En plus d’écrire des livres il a une web tv dans laquelle il donne la parole aux habitants des banlieues.

Un soir d’anciens tweets qu’il avait écrit sous le pseudonyme d’Arthur Rambo réapparaissent et vont le mettre au ban d’une société qui le portait aux nues.


Ce qui est très bien mis en avant dans le film c’est la manière dont les réseaux sociaux font et défont aujourd’hui un personnalité publique.


On y voit également une sorte d’entre soi assez détestable où il faut être vu avec des personnalités en vue et surtout pas avec celles qui sont haies. Cette soirée dans la maison d’édition de Karim D en est un parfait exemple.


Après la question à laquelle le film n’arrive pas à répondre est de savoir qui est Karim D. Est t’il un odieux antisémite ou jeune homme qui se bat pour donner une meilleure image des cités dans lesquelles il a grandit.

On peut se demander aussi pourquoi il a écrit ces tweets antisémites. Étais ce pour exister, Etais ce pour faire du second degré, Etais ce de l’humour, ou cela reflète t’il ses opinions ?


Enfin dernier point intéressant c’est la mise en image de ces tweets en surimpression à l’écran. C’est plutôt fluide et efficace. Et c’est une procédé de mise en scène qui va prendre de l’importance dans des sociétés où les SMS et les messageries quelles qu’elles soient prennent une importance démesurées.

Un film qui pose des questions plutôt pertinente même s’il ne prétend pas savoir y répondre.

lundi, janvier 31, 2022

l'ennemi

 


L’ennemi


Un thriller signé du réalisateur belge Stephan Streker


On est en Flandres Louis Durieux (Jérémie Regnier) passe un séjour en amoureux avec sa femme Maeva (Alba Jodorowsky). Mais après une dispute Maeva quitte leur hôtel. Quelques heures après son retour Louis demande à la réception d’avertir la police, Maeva se serait suicider.


La question sera de savoir ce qui est arrivé à Maeva. On apprendra que Louis est parlementaire ce qui pimentera encore cette intrigue.


Sur la forme le film est assez classique avec quelques flash-back qui vont tenter d’expliquer ce qui c’est passé le soir de la mort de Maeva.


Mais et c’est peut être çà le plus fort, le film nous laissera tout le temps dans le brouillard un peu comme le personnage de Louis Durieux un lendemain de cuite. Une des explications du titre peut être l’alcool qui au final est le principal ennemi de Louis.

Mais ce brouillard peut être plus gênant dans l’hypothèse où on aurait affaire à un féminicide.


Toute le phase judiciaire à défaut de nous apporter des éléments de compréhension sera assez intéressante. Notamment toute cette période que Louis passera en prison dans la cellule d’un trafiquant de drogue français avec lequel il se liera d’amitié.


Et puis il y a la relation avec son fils (Zaccharie Chasseriaud aperçu dans la série Hippocrate) qui au final sera plus mature que son père.


Suicide ou féminicide maquillé en accident, le film nous laisse sur notre faim et laisse le verdict à l’intime conviction du spectateur.

dimanche, janvier 30, 2022

super héros malgré lui


Super héros malgré lui


Le nouveau film de Philippe Lachaux avec la bande à Fifi après le très bon 30 jours max.


Cédric (Philippe Lachaux) est un comédien qui tourne peux. Suite à un incroyable concours de circonstances on lui propose un rôle de super héros, Badman. Sur le tournage il va perdre la mémoire ce qui va l’amener à vivre d’étranges aventures.


Evacuons d’abord les aspects potaches du film. Ils sont assez nombreux et dès le début du film. Ils sont surtout assez graveleux ce qui pourrait contribuer le visionnage du film pour un trop jeune public. Seul le personnage testant des médicaments provoquant des effets secondaires loufoques est à mes yeux un minimum drôle.


Après le scénario est assez intéressant et plutôt solide. On retrouve l’équipe de scénaristes d’alibi.com, Nicky larson ou 30 jours max. On a un polar qui vient se confronter à un film plus profond sur la reconnaissance du père (Jean Hughes Anglade).

L’amnésie elle joue un rôle central dans l’intrigue en apportant les rebondissements nécessaires à l’intrigue et en venant régulièrement brouiller les pistes.











mercredi, janvier 26, 2022

Les promesses

 


Les promesses



Trop rare film sur la politique signé Thomas Kruithof et écrit avec Jean-Baptiste Delafon

un des scénaristes de l’excellente série Baron noir.


On est en Seine St Denis, Clémence (Isabelle Huppert) termine son dernier mandat de maire. Elle est épaulée par Yazid (Reda Kateb) son directeur de cabinet. Avant de passer la main, ils voudront obtenir une subvention pour la réhabilitation d’un immeuble insalubre. Mais ils devront convaincre les habitants de payer leurs charges condition sine qua non à son versement.


Le film est intéressant car on part de l’infra local la situation d’un immeuble et on remonte dans des jeux de pouvoirs assez improbables.

A elle les jeux de pouvoirs avec les agences d’État et le national, son directeur de cabinet lui étant plus sur le terrain et dans les relais locaux comme ce dirigeant d’entreprise de sécurité ou ce président d’association de propriétaires.


Dans ces jeux de pouvoirs le plus intéressant est ce directeur du Grand Paris qui gravite aussi à Matignon et qui mesure son pouvoir et son influence à sa capacité à faire nommer des Ministres ou à orienter des crédits.


On a aussi une radiographie passionnante et sans concession de ces grands ensembles avec des habitants qui sont à mille lieux comme nous de ces jeux de pouvoirs et qui sont lassés de l’inaction de l’État. Et puis on a cette intrigue dans l’intrigue avec ces marchands de sommeils dont on va comprendre la mécanique qui va se révéler très surprenante.


Un film passionnant tout comme l’est baron noir, un film qui tire principalement son intérêt de son scénario signé Jean-Baptiste Delafon.

mardi, janvier 25, 2022

lundi, janvier 24, 2022

les jeunes amants


 

les jeunes amants



Une film de Carine Tardieu qui avait signé le très beau Otez moi d’un doute. Elle reprend un film qu’aurait du réaliser la regrettée Solveig Anspach (la réalisatrice de l’effet aquatique)


Pierre (Melvil Poupaud) rencontre Shauna (Fanny Ardant) lors du décès d’une amie d’une de ses collègues Georges (Sharif Andoura). Il a eu un coup de foudre mais Shauna a disparu. Il ne la reverra qu’une dizaine d’année plus tard. Et c’est toujours le coup de foudre. Mais Pierre est marié à Jeanne (Cecile de France).


Comme dans Otez moi d’un doute on a affaire à un amour en apparence impossible, Pierre ayant 25 ans de moins que Shauna. Au delà de la différence d’âge Pierre devra se séparer de Jeanne avec qui il a vécu des épreuves douloureuses ce qui a renforcé leur couple.

Mais Pierre va se comporter comme un adolescent et trouvera toutes les excuses pour reprendre contact avec Shauna et pour aller à Paris la retrouver.


Ce qui est fort c’est le côté irrationnel de cette relation et cette attirance qui resurgit des années après cette première rencontre. Carine Tardieu arrive à transcrire à l’écran l’évidence de cette relation.


L’autre point intéressant c’est la grande maturité des personnages. Jeanne a trompé son mari, et son mari l’a trompé mais elle lui dit qu’elle sait qu’ils finiront leur vie ensemble. Et puis Jeanne aime tellement son mari qu’elle sait qu’il a besoin de Shauna. Pierre lui ne voudra pas faire souffrir sa femme et ses enfants. Enfin Shauna sait très bien qu’il lui reste peu d’années à vivre et tentera de décourager Pierre.


Et c’est peut être çà le plus beau dans le cinéma de Carine Tardieu montrer que l’amour c’est vouloir ce qu’il y a de meilleur pour l’autre et non pour soi.


mercredi, janvier 19, 2022

la place d'une autre

 

La place d’une autre


Un film sélectionné à Locarno signé Aurélia Georges


Nélie (Lyna Khoudri, l’héroïne de Papicha) s’est engagé dans la croix rouge durant la 1ere guerre mondiale. Sur le front elle rencontre Rose (Maud Wyler) une suissesse qui veut rejoindre une amie de son père Eléonore (Sabine Azema) à Nancy. Rose est touchée par un obus. Rose la croyant morte elle va se faire passer pour elle auprès d’Eleonore. Mais Nélie n’avait pas prévu le retour de Rose.


Avant d’être un film sur la guerre c’est un film sur deux classes sociales et Nélie qui doit faire illusion dans une classe sociale qui n’est pas la sienne.

Elle y réussit plutôt bien car elle va se lier d’amitié avec Eléonore qui en a fait sa lectrice, mais Nélie semble combler un vide plus important.


Les deux femmes s’entendent peut être aussi bien car elles sont toutes les deux très opportunistes et n’hésitent pas à se jouer des autres pour arriver à leurs fins. C’est sûrement ce côté manipulatrice qui les réunit.


Et puis il y a le retour de la vraie Rose. Personne ne la croit quand elle se présente à Eleonore comme la fille d’une ses amis. Et c’est peut être parce que la vraie Rose va se plaindre sur son sort et aura eu moins l’habitude de se battre au cours de sa vie qu’elle va perdre son identité.


Sur fond de guerre ce film va réunir 2 femmes certes de milieux sociaux différents mais qui seront prêtes à tout pour réussir.

jeudi, janvier 13, 2022

Adieu monsieur haffman

Adieu Monsieur Haffmann


Fred Cavayé renoue avec le film noir après pour elle ou mea Culpa en adaptant le livre de Jean Philippe Daguerre


On est à Paris pendant la seconde guerre mondiale. Joseph Haffmann (Daniel Auteil) est un bijoutier très apprécié. Il emploie François Mercier (Gilles Lelouche) blessé pendant la guerre qui vit petitement avec sa femme Blanche (Sara Gireaudeau).

Joseph Haffmann décide de faire partir se famille en zone libre et de l’y retrouver quand il aura vendu son magasin à Francois Mercier. Mais il n’aura pas le temps de rejoindre la zone libre et devra se cacher dans son sous sol.


La force du film est de nous montrer comment un homme ordinaire va lentement glisser vers la collaboration.  Cet homme c’est François Mercier. Il va aider son ancien patron à se cacher. Il va ensuite commercer avec les allemands pour ne pas attirer l’attention et faire vivre sa famille. Mais il va vite être dépassé par les événements. Il va finir par contraindre son ancien patron à travailler pour lui pour que ce dernier puisse envoyer de l’argent à sa femme. Ce qui n’est pas trancher dans le film c’est comment François Mercier va finir par collaborer. C’est très probablement qu’il n’est pas assez malin pour berner les allemands mais aussi par appât du gain et par souci de voir son travail reconnu.


2 bémols néanmoins, le désir d’enfant de Francois et Blanche est une intrigue secondaire peut être trop présente et apporte un peu de confusion au film. 2ème bémols le film ne prend vraiment toute sa dimension que dans les 10 dernières minutes ce qui renforce un peu cette confusion qui sous tend ce film de Fred Cavayé.

mercredi, janvier 12, 2022

licorice pizza

 

Licorice Pizza


Littéralement la pizza au réglisse le nouveau film Paul Thomas Anderson le réalisateur de there will be blood ou encore phantom thread


Gary (Cooper Hoffman) est un ado star de la télévision. Au lycée il rencontre Alana (Alana Haim) une assistante photographe de 25 ans. Gary tombe sous le charme d’Alana qui elle va se lier d’amitié avec le jeune adolescent.


Le plus glaçant peut être c’est cette émission de télévision mettant en scène des jeunes enfants et de jeunes enfants qui a fait de Gary une star. A la tête de cette troupe d’enfant on retrouve une dame âgée assez acariâtre qui semble exploitée ces jeunes acteurs.


Après le film est une sorte de longue chronique des Etats unis des années 1970 jusqu’à la crise pétrolière.

Ce qui est marquant c’est la liberté et l’opportunisme dans lequel Gary va emporter Alana. Il va notamment monter son affaire de vente de matelas à eau. Alana elle sera plus tentée de s’engager en politique.


C’est une chronique, le film n’a pas de réelle intrigue et 2h14 de véritable errance finit par lasser.

Le jeu de cache cache amoureux est lui aussi lassant. Gary est ouvertement amoureux d’Alana. Alana elle est elle fascinée par Gary ou le voit il comme un ami, un petit frère, un mentor en affaire, on s’y perd et au final on a plus réellement envie de savoir.

lundi, janvier 10, 2022

mes frères et moi

 

Mes frères et moi


1er long métrage de Yohan Manca d’après la pièce de théatre de Hedi Tilette de Clermont Tonnere.


On est à Sete. Durant l’été Nour (Mael Roin Berrandou) réalise des travaux d’intérêt général, il repeint notamment son collège. Là il rencontre Sarah (Judith Chemla) qui donne des cours de chants. Nour voudra chanter pour sa mère qui est dans le coma.


Ce film est incroyablement poignant. Quel destin tragique de ce jeune adolescent de 12 ans 13 ans qui sait que sa mère va mourir et qui vit avec ses 3 frères dont l’un trafique de la drogue, l’autre des objets volés alors que le troisième écume les hôtels à la recherche de riche touristes solitaires.


La seule à s’intéresser à Nour çà sera Sarah qui est bluffée par les talents de chanteur de Nour. Les relations seront parfois électriques entre les 2 mais au final ils vont arriver par s’apprivoiser.


Ce qui est marquant également c’est courage et la pudeur dont va faire preuve Nour qui est dans une détresse que l’on a du mal à identifier. Il y a notamment ces scènes ou il va couper l’alarme de l’appareil qui surveille le coeur de sa mère. Il le fait avec tel détachement et d’habitude que s’en est glaçant. Mais ce qui est magnifique c’est l’amour qu’il a pour ses parents. Il a appris le chant en écoutant les chansons que son père chantait pour sa mère et qu’il voudra apprendre.


On a aussi ce tableau de la pauvreté et de la débrouille dans les quartiers populaires. Ce qui est peut être cliché s’est de le placer à Sète comme dans les films de Kechiche ou dans fragile sorti en aout dernier.


jeudi, janvier 06, 2022

355

 

355


Un film de Simon Kinberg.


Une arme capable de prendre le contrôle et de détruire tout appareil connecté à un réseau informatique a été volée par un agent des services secrets colombiens. Elle est convoitée par un trafiquant international lors d’une ventre aux enchères.

5 femmes membres de différentes agences de renseignements vont unir leurs efforts pour retrouver cette arme.


On est dans un film d’espionnage assez classique. On part de Colombie on passe par la France, l’Angleterre le Maroc et la Chine.


Le scénario est lui rythmé par des rebondissements auxquels on ne s’attendait pas forcément. Néanmoins quelques éléments assez irréalistes viennent l’alourdir quelque peux.


Les scènes d’actions sont plutôt bien réalisée. La course poursuite dans le métro parisien est probablement la plus intense.


La grande qualité du film est qu’il ne tombe pas dans les clichés du film d’action féminin. Si toutes les protagonistes (Diane Kruger, Jessica Chastin, Penelope Cruz, Bing bing Fan et Lupita Nyong o) sont des femmes ce n’est pas çà qui va le différencier de films d’autres franchises comme les Kings man, mission impossible ou James Bond.


L’originalité de ce film d’espionnage est son côté chorale. Les personnages sont différents et complémentaires et aucun d’entre eux ne prend le pas sur les autres. Et force est de constater que dans les franchises que je viens de citer on était habitué à un personnage principal autour duquel gravitait des faire valoir. Ici le parti pris est différent.


Est ce le début d’une franchise ou un film unique l’avenir nous le dira.


mercredi, janvier 05, 2022

Twist a Bamako

 

Twist à Bamako


Robert Guediguian quitte Marseille et utilise une très belle romance pour mettre en lumière une période un peu méconnue de l’histoire malienne.


On est juste après l’indépendance et le jeune Etat malien veut mettre en place un état socialiste. Pour cela des jeunes gens parcourent le pays pour défendre l’idée socialiste dans les villages du pays. Après une de ses missions Samba (Stéphane Bak) va trouver à l’arrière de son pick up Lara (Alicia Da luz Gomez) une jeune fille mariée de force et qui veut rejoindre Bamako pour commencer une nouvelle vie. Samba et Lara vont tomber amoureux. Mais leur amour va être contrarié par la famille du mari de Lara qui voudra qu’elle revienne au village.


C’est avant tout une très belle histoire d’amour, mais c’est aussi un film sur une jeunesse en quête de liberté. On pourrait faire la comparaison avec les magnétiques. Dans les deux cas on a affaire à une jeunesse en quête de liberté.


Mais c’est aussi un film historique assez complexe sur une révolution, une indépendance qui a du mal à se mettre en place. Elle va être menacée par un certain nombre de conservatismes. Le premier est sociétal avec le poids des traditions qui est encore fort et qui fait obstacle à l’amour des 2 jeunes gens. Le second est économique avec cette indépendance qui menace les profits des commerçants.










dimanche, janvier 02, 2022

en attendant bojangles


 

En attendant Bojangles



Adaptation par Regis Roinsard du roman d’Olivier Bourdeaut vendu à près de 225000 exemplaires et adapté déjà en bande dessinée.


Camille et Georges (Virgine Effira et Romain Duris) sont deux personnes exubérantes. A leur première rencontre c’est le coup de foudre ils iront même jusqu’à se marier le jour même.


Va s’en suivre une vie de couple tout aussi enlevée. Ils vont élever leur fils Gary de manière non conventionnelle. Mais jusqu’où peut aller cette vie c’est la question que pose ce film.


C’est d’abord une utopie. Une vie que l’on réverait presque tous de mener. Une vie dans laquelle le travail et les contraintes seraient secondaires. Une vie rythmée par les fêtes, les dîners et les soirées à n’en plus finir.


Et puis cette utopie est rattrapée par la réalité de la maladie, celle de Camille. Sa famille va la soutenir en restant égale à elle même en vivant dans une sorte de réalité parallèle.


A noter enfin ce personnage de sénateur incarné par Grégory Gadebois. Amant éconduit de Camille, il restera proche d’elle et de Georges. Il va leur permettre de vivre leur vie hors du commun en les soutenant financièrement en usant notamment de son pouvoir législatif.


Ce sont enfin des histoires d’amour, un amour inconditionnel malgré les épreuves de la vie. Georges continuera à aider Camille malgré la maladie. Le sénateur bien qu’il ait été éconduit fera tout pour permettre au couple de vivre sa vie hors norme. Ce film au final est une très belle romance



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