mercredi, février 01, 2023

interdit aux chiens et aux italiens

 

Le nouveau film d’Alain Ughetto prix du jury du dernier festival d’Annecy


La famille Ughetto est une famille de paysans italiens du début du XXeme siècle. Césaria rencontre Luigi alors que ce dernier travaille sur le chantier de la construction d’une route de montagne. Peu de temps après ils se marient. De retour dans leur village ils ne vont pas pouvoir subvenir aux besoins de leur famille. Ceci les conduira à s’exiler en France.


C’est d’abord un film historique qui montre les conditions de vie difficile des paysans italiens au début du XXeme siecle. Les constructions des routes et des tunnels leur permettaient de survivre mais les guerres et le fait que l’église prélevait une partie de leurs récolte ont fait qu’ils n’avaient plus d’autre choix que l’exil.


Le destin de ces paysans italiens est raconté de manière très crue. Ils ont toujours été des victimes et se sont fait sans cesse exploiter, par l’Église, par l’armée ou encore par les entrepreneurs de travaux publics. On développe une forte empathie pour cette famille qui est celle du réalisateur. C’est le type de film qui vous prend aux tripes tellement le destin de cette famille est touchant.


L’animation est du stop motion est aussi de qualité. On peut être surpris de voir de temps à autres la main réelle du réalisateur s’inviter dans le film. Mais cela reste anecdotique et ne nuit pas à la grande qualité des personnages et des décors.


lundi, janvier 30, 2023

nostalgia

 


dimanche, janvier 29, 2023

Astérix et l'empire du milieu

 

Un film de Guillaume Canet.


La princesse Fu yi (Julie Chen) a du fuir son pays, car sa mère l’impératrice (Lin Dan Pahm) est victime d’une tentative de coup d’État de la part de Deng Tsin qin (Bun Hay mean). Arrivée en Gaule, Fu Yi va obtenir l’aide du village d’irréductibles gaulois. C’est Astérix et Obélix (Guillaume Canet et Gilles Lelouche) qui vont aider la princesse à défendre son royaume.


Tous les ingrédients d’un Astérix et Obélix sont là, le marchand de poisson, le barde, les pirates, Jules César qui va tenter d’impressionner Cléopâtre en étendant son royaume en Chine.


Mais ce qui manque malgré les 65 millions d’euros de budget c’est un vrai scénariste. Tout est ultra prévisible et les jeux de mots sont assez souvent pathétiques. On a aussi quelques référence à me too mais là encore çà sonne faux. Astérix et Obélix contrairement aux autres opus peine à être une métaphore de notre société contemporaine.


Le plus triste c’est que dans ce défilé de stars ce soit Julie Chen experte comptable dont c’est le premier film qui vole la vedette à ce que le cinéma français est censé faire de mieux.


On sera attendri par l’attirance qu’Obélix va avoir pour Tat Han (Leanna Chea) mais pas au point de sortir ses petits mouchoirs.


Il ne faut pas le dire à personne que cet Astérix et Obélix est peut être le moins réussi.



mercredi, janvier 25, 2023

tar

 

Un film de Todd Field avec Cate Blanchet


Lydia Tar est une cheffe d’orchestre partageant sa vie entre Berlin et New York. Elle a une fidèle assistante (Noémie Merland) et une femme (Nina Hoss) qui est aussi le 1er violon de son orchestre. La question sera de savoir si Tar arrivera à garder la tête froide face à tant de responsabilités.


Bien que ce film ne raconte pas grand-chose on peut souligner les jeux de pouvoirs qui sont assez habiles. Tar essayant de faire la pluie et le beau temps dans son institution .

Et puis il y a quelques réflexions assez intéressantes sur des jeunes gens prisonniers de leur genre et des réseaux sociaux et qui n’osent pas exister et se confronter au monde.


A part çà ce film est 2h30 de vide absolu. On aurait pu s’attendre à une bande son un peu particulière mais ce sont les décors des intérieurs berlinois ou new yorkais et ces salles de spectaclesles qui sont assez grandioses.


Il y avait matière à faire un film sur le pouvoir et comment il peut brûler les ailes ou conduire à la folie. Mais là encore Tar ne fait qu’effleurer le sujet à ce demander ce que fait Tar dans la liste des nominations aux Oscars.

lundi, janvier 23, 2023

brillantes

 

Brillant 1er film de Sylvie Gautier


Karine (Celine Sallette) est une mère célibataire qui travaille dans une société de nettoyage pour gagner sa vie. Sa cheffe va découvrir qu’elle ne sait pas lire et va utiliser cette faiblesse pour mieux contrôler ses employées qui n’acceptent pas leurs nouvelles conditions de travail suite au rachat de leur société.


C’est d’abord un film social digne d’un Ken Loach. On voit tous les stratagèmes utilisés par une société pour exploiter des femmes, le travail de nuit, les missions de plus en plus loin et un dialogue social quasi inexistant.


Et puis il y a la question de l’illettrisme. On est dans du documentaire. Comment une femme va t’elle faire illusion ? En utilisant son fils Ziggy (Thomas Gloria l’enfant de jusqu’à la garde). Mais surtout ce qui est marquant c’est la pudeur de Karine. Elle a élevé seule un enfant qu’elle n’a pas d’abord aimé, ne lit pas et refuse toute l’aide qui lui est proposée notamment par Bruno (Bruno Salomone). C’est cette forme de résignation qui est encore plus révoltante plus encore que l’exploitation de ces femmes ou que dans des pays les plus riches du monde on ait encore des personnes illettrées.


Enfin des actrices fabuleuses Eye Haidara qui confirme de film en film son talent et Camille Lelouche qui est plus une humoriste mais qui crève aussi littéralement l’écran. Un film dont on ne sort pas indemne.

mercredi, janvier 18, 2023

Youssef Salem a du succes

 Le nouveau film de Baya Kasmi la réalisatrice du très beau je suis à vous tout de suite et scénariste du nom des gens Hippocrate ou encore médecin de campagne. Et au scénario on retrouve Michel Leclerc le réalisateur du nom des gens et du goût et des couleurs.


Youssef Salem (Ramzi Bedia) est un auteur assez médiocre qui vivote avec son éditrice Lise (Noemie Lovsky). Une polémique sur son dernier livre le choc toxique va le propulser dans la short list du prix Goncourt. Il va alors devoir avouer à sa famille qu’il a utiliser leurs secrets et leurs non dits pour écrire son livre. Ceci au point de rompre un subtil équilibre familial.


Ce film est d’abord une très belle relation au père. Youssef n’a pas envie de décevoir son père (Abbes Zahmani ). Il lui ment sur sa compagne qu’il a quitté depuis deux ans et sur le type de livre qu’il écrit. Et on va découvrir que dans cette famille bien sous tout rapport tout le monde ment ce qui entraîne des névroses chez membres.


Le mensonge est érigé ici comme une sorte de ciment du lien social. C’est ce qui va faire tenir cette famille. On retrouve cette forme d’hypocrisie dans ce débat de critiques littéraires et dans cette fête réunissant des acteurs du monde de l’édition, où tout n’est que posture chacun jouant un rôle pour pouvoir exister.


Au delà de la comédie plutôt agréable ce film analyse avec beaucoup de finesse et d’empathie les rapports sociaux. Un vrai délice que ce Youssef Salem a du succès.

lundi, janvier 16, 2023

joyland

 


dimanche, janvier 15, 2023

Babylon

 


Le nouveau film du réalisateur de La La Land Damian Chazelle.


Nelly LaRoy et Manny Torres (Magot Robbie et Diego Calva) vont se croiser à une fête exubérante sur les hauteurs de Los Angeles, fête à laquelle Nelly n’était pas invitée. Nelly par chance va se voir proposer un rôle dès le lendemain. Manny lui sera un homme à tout faire sur les plateaux. Cà sera pour eux le début d’une carrière à Hollywood, mais une carrière très fragile.


La première demi heure est assez exubérante. Une fête avec ses excès, la drogue, la musique et j’en passe.

Les tournages dans le désert californien sont eux aussi assez hors norme. Les plateaux se côtoient et l’inventivité des réalisateurs aussi.

Puis vient le plus difficile, arriver à rester au sommet.

Jack Conrad (Brad Pitt) lui va continuer à vivre sur sa notoriété. Nelly Laroy elle va devoir gérer sa nouvelle gloire sans tomber dans les excès.


On a une sorte de jeux de pouvoirs de l’industrie cinématographique et les fêtes sont des lieux de rencontre, des lieux où des films des projets ou des acteurs peuvent prendre de l’importance ou péricliter.


Et puis on a l’arrivée du cinéma parlant qui va rebattre les cartes. Il faudra s’adapter.

Ce sont toutes ces carrières d’acteurs ou de producteurs qui ne tiennent qu’à un film qui sont assez bien décrites. Un film de plus de 3h mais néanmoins assez fluide.

mercredi, janvier 11, 2023

l'immensita

 

Un film d’Emanuele Crialese le réalisateur en 2003 de Respiro. Un film présenté à la mostra de Venise.



Clara (Penelope Cruz) est une mère de 3 enfants. Adri (Luana Giuiliani) est un garçon dans un corps de fille. Sauf que dans les années 1970 1980 personne sauf peut être sa mère ne le reconnaissait.


C’est une chronique familiale d’abord sur le genre. Adri ne va pas accepter son corps, il portera toujours des vêtements ample pour cacher sa poitrine. Il va tomber amoureux d’une fille du voyage qui habitait à côté de chez elle. Et toute sa famille surtout ses grand mères vont la complimenter sur sa beauté de jeune adolecente.


Mais ce film interroge la famille. Une famille très patriarcale où Clara sait que son mari là trompe ce qui va la conduire à une dépression, appelée sobrement fatigue. Elle va devoir aussi subir parfois la violence de ce dernier.


Seules les bêtises des enfants viendront donner un peu de légèreté à un film très pesant.

lundi, janvier 09, 2023

radio métronom

 

Alexandru Belc a obtenu le prix de la mise en scène de la catégorie un certain regard du dernier festival de Cannes.


On est en Roumanie dans les années 1970, Ana (Mara Bugarin) est une jeune fille qui à la fin de l’année doit passer son baccalauréat. Avec ses amis elle écoute les programmes de radio Free Europe, des émission non pas politiques mais néanmoins interdites. Une descente de la police politique lors d’une de ces soirées va changer la vie d’Ana, surtout que Sorin (Serban Lazarovici) y est peut être mêlé.


Ce film est d’abord une chronique d’une jeunesse éprise de liberté dans un régime totalitaire et corrompu.



La musique est le seul échappatoire de cette jeunesse. Ce ne sont pas des jeunes politisés mais ils ont tous envie de vivre leur jeunesse, s’amuser, s’aimer, danser.


Mais le film prend une toute autre dimension quand ces jeunes gens et Ana notamment sont dans les bureaux de la police politique.


On va voir notamment comment elle va placer des indicateurs dans ces groupes de jeunes. Le choix est clair, collaborer avec la police politique et avoir un avenir plus ou moins doré. Ne pas collaborer sera synonyme d’une vie de galères et de répressions.


C’est ce contraste entre cette jeunesse éprise de liberté et cette société noyautée par les services de renseignement et totalement corrompue qui est le moteur de ce film, très austère mais avec néanmoins une petite lueur d’espoir.

jeudi, janvier 05, 2023

les banshees d'inisherin

 


Prix du scénario à la Mostra de Venise pour un film de Martin McDonagh le réalisateur de 3 billboards ou de bons baisers de Bruges.


On est sur une petite ile perdue en Irlande au début du Xxeme siecle, Pádraic (Collin Farrel) et Oolm (Brendan Gleeson) sont les meilleurs amis du monde. Du jour au lendemain Oolm décide qu’il ne veut plus parler à Padraic. Ceci rendra Padraic incrédule et malheureux.


Ce qui est assez perturbant c’est qu’on ne comprend pas la brouille entre les 2 amis. Oolm reproche à Padraic de ne pas avoir de discussions intéressante, mais du jour au lendemain c’est assez bizarre.


Reste cette chronique de la vie sur une petite ile irlandaise au début du XX eme siecle. Les habitants semblent comme résignés. Le policier abuse de ses pouvoirs, son fils agace tout le monde , la commerçante tue le temps en étant intrusive dans la vie des habitants et une vieille dame lance des prophéties à qui veut l’entendre.


Seule la culture semble comme un échappatoire, Oolm joue du violon et la sœur de Padraic (Kerry Condon) elle lit beaucoup.


Reste la dimension fantastique avec cette fée qui annonce les morts. Elle peut prendre la forme de cette vieille dame qui revient assez régulièrement dans le film. Est ce une légende, une réalité, nul ne sait.


lundi, janvier 02, 2023

vivre


L’adaptation du film éponyme de Kurosawa de 1952 ours d’argent à Berlin, lui même tiré du livre deLéon Tolstoi La mort d'Ivan Ilitch . Un film d’Oliver Hermanus.


On est à Londres, Williams (Bill Nighy) est un austère chef de service à la mairie de Londres. On lui diagnostique un cancer qui ne lui laisse que 6 mois à vivre. Du jour au lendemain il va quitter son poste et tenter de vivre sa vie en passant du temps avec Miss Harris (Aimee Lou Wood ). Il va revenir travailler pour mener à bien un projet d’aire de jeux qu’il avait mis de côté.


C’est avant tout un film qui rend attachant un personnage austère et froid. On va se rendre compte que Williams est juste discret et effacé mais ne sera que bienveillance avec ses collègues.


Et puis c’est un film qui montre qu’accomplir de tout petit rien suffit à rendre heureux. On est aux antipodes de notre époque instagrammable où l’on doit faire des choses incroyables pour faire semblant d’être heureux. Ici la réalisation d’une petite aire de jeux au milieu de nulle part a permis à Williams d’avoir le sentiment du devoir accomplis en apportant un plus à une quartier.


Un personnage attachant un message simple et positif font de ce vivre une belle réussite.




jeudi, décembre 29, 2022

choeur de rockeurs

 

Un film de Ida Techer et Luc Bricaut


Alex (Mathilde Seigner) joue dans un groupe de rock et a du mal à trouver des cachets. Pour gagner un peu d’argent elle accepte de s’occuper d’une chorale de retraités que personne n’arrive à diriger. Elle va alors changer le répertoire plutôt traditionnel en un répertoire rock à l’insu de la mairie pour essayer de redonner un peu de joie de vivre aux membres de la chorale.


C’est un film sur des nostalgies. Nostalgie d’une jeunesse où les membres de la chorale écoutaient du rock et nostalgie d’une époque où Alex trouvait des concerts assez facilement. Ces personnages ne vont pas accepter que les temps ont changé ce qui rend l’atmosphère du film assez pesante.


Et puis la musique va venir comme une sorte de thérapie. En pouvant assouvir leur passion, Alex et les membres de la chorale vont retrouver une certaine joie de vivre même si cela prend certainement trop de temps.


Un film qui casse aussi ce préjugé qu voudrait qu’après un certain âge on ne s’intéresse plus qu’à un répertoire de patrimoine.

Film tiré d’une histoire vraie qui finalement se termine sur une bonne note, mais le gros bémol étant cette atmosphère plus que pesante et nostalgique qui plombe une bonne partie du film.


mercredi, décembre 28, 2022

la passagere

 

Premier film d’Heloise Pelloquet


Chiara (Cecile de France) est marin pécheur avec son mari Antoine (Grégoire Monsaingeon). Ils accueillent Maxence (Félix Lefebvre) un stagiaire. Au fil du temps Chiara et Maxence vont se rapprocher pour au final avoir une liaison. Vivant sur une petite île cette liaison va vite être découverte.


Ce qui est fort dans ce film c’est la fatalité de cette relation amoureuse. Les deux amants vont être irrémédiablement attirés l’un par l’autre. Ils vont tenter de ne pas céder à la tentation mais sans succès. Et c’est ce qui fait que cet amour est beau.


En parallèle de ce fatalité, il y a aussi un profond respect de Chiara pour Antoine. Elle ne va pas vouloir lui faire de mal en cachant d’abord sa relation et en partant quand suivre son amant.

Antoine n’en voudra pas à Chiara et va respecter son choix.

Maxence lui aussi ne voudra pas forcer les choses quand Chiara le repousse dans un premier temps.


Bref c’est une très belle histoire d’amour sans drame. Les personnages acceptant finalement qu’une histoire d’amour peut avoir une fin. Une histoire d’un amour pur qui tranche avec le milieu assez exigeant et austère des marins pécheurs.


mardi, décembre 27, 2022

lundi, décembre 26, 2022

samedi, décembre 24, 2022

tempête

 Le réalisateur de Jappeloup Christian Duggay est de retour avec un nouveau film dans l’univers équin qui est l’adaptation du roman Tempête au haras de Christophe Donner,


Marie et Philippe (Mélanie Laurent et Pio Marmai) montent un haras avec pour ambition d’élever des chevaux qui gagneront les plus grandes courses hippiques.

La tache sera encore plus rude quand leur fille Zoe (Carmen Kassovitz) perdra l’usage de ses jambes dans un accident.


C’est un très beau film de Noël sur la résilience. Résilience d’une jeune adolescente qui devra apprendre à vivre avec son handicap et continuer à développer sa passion pour les chevaux.

Résilience d’un couple qui va devoir passer par de nombreux échecs pour arriver peu être au succès.


Au delà de la résilience on parle ici d’abnégation et de parcours qui seront tout sauf simple.


A noter également la grande qualité des scènes de courses hippiques. On a vraiment l’impression d’être au coeur de la course, au cœur de la mêlée parfois. Ces scènes donnent un côté vraiment spectaculaire au film.


C’est enfin un film sur les différences avec le personnage de Sébastien (Kacey Mottet Klein) qui grâce à sa différence arrivera à mieux comprendre les chevaux et Zoe dans sa convalescence.


Un très beau conte de Noël qui conviendra aux petits comme aux grands.

mercredi, décembre 21, 2022

les huit montagnes

 

Le prix du jury du festival de Cannes, un film de Charlotte Van dermeerch et Felix van groeningen la scénariste et le réalisateur du splendide Alabama Monroe.


Pietro (Luca Marinelli) est un enfant de Turin solitaire et chétif. Il passe ses été à la montagne. Il va faire la connaissance de Bruno (Alessandro Borghi) un enfant de son âge. C’est une amitié de vacances qui va durer toute une vie.


C’est un film d’abord qui parle de la relation au père. Bruno n’en a pas eu et vit chez ses oncles et tantes. Pietro lui a un père ingénieur assez inaccessible et exigeant envers lui. Le père de Pietro deviendra même une sorte de père de substitution pour Bruno. Cette maison que Bruno construit pour le père de Pietro et don Pietro va hériter sera une sorte de symbole de ces relations complexes aux pères.


C’est également un film qui est incroyablement authentique. Pietro et Bruno vont vouloir donner du sens à leur existence. Bruno en faisant perdurer coûte que coûte des traditions et Pietro en s’intéressant de plus en plus à la nature et à la montagne.


Un film donc qui nous interroge sur notre relation au père et comment on peut s’en émanciper ou pas. Un film très profond avec une photo des plus remarquable et agréable.



mardi, décembre 20, 2022

corsage

 

Un film de l’autrichienne Marie Kreutzer

Un film sur la vie de Élisabeth de Wittelsbach plus connue sous le nom de Sissi.

Elisabeth a 40 ans ses enfants sont grands et son rôle de représentation à la cour l’ennuie. Elle est obnubilée par son poids et tue le temps en faisant des voyages.


Ce film montre surtout la vacuité de Sissi. Elle ne participe pas à la vie politique et a uniquement un rôle de représentation. Tous ses gestes sont scrutés. Son apparence est surveillée. Tout écart minime comme une amitié avec autre homme sont source de potentiel scandale.


On a néanmoins quelques aspects un peu pop dans ce film (comme ce jeune inventeur venue la filmer ou encore les scènes où elle fume des cigarettes violettes) mais qui sont écrasés par le poids institutionnel qui pèse sur Sissi.


Le côté le plus touchant sera quand elle va rendre visite aux blessés de guerre ou à ces résidents d’hôpitaux psychiatriques.


La performance de Vicky Kripes n’est pas simple tant elle doit incarner l’ennui et une femme qui n’a plus aucun espoir. La scène où elle reçoit son mari Francois Joseph 1er est d’une froideur assez incroyable.


Un film très cru qui casse le mythe de Sissi

vendredi, décembre 16, 2022

divertimento (les arcs)

 


Un film de Marie-Castille Mention-Schaar la réalisatrice des très remarqués le ciel attendra, bowling et a good man.


Un film tiré d’une histoire vraie celle de Zahia Ziouani la créatrice de l’ensemble divertimento.


Zahia Ziouani (Oulaya Amamra) est une adolescente vivant en Seine Saint Denis. Elle intègre en terminale un prestigieux lycée parisien dans une classe musicale. Elle a l’ambition de devenir chef d’orchestre un rôle encore trop souvent dévolu aux hommes. Elle va devoir se battre pour faire sa place.


C’est un film qui parle un peu de Besançon car Zahia Ziouani veut préparer le concours de jeunes chefs d’orchestres de Besançon, une sorte de passage obligé pour ces jeunes musiciens.


Mais c’est surtout un film qui parle de persévérance et de toute la détermination que Zahia Ziouani et sa sœur (Lina El Arabi) vont devoir déployer.


Le personnage du père (Zinedine Soualem) est aussi très beau. C’est lui qui a initié ses filles à la musique, c’est lui qui fera tout pour qu’elles puissent réussir jusqu’à être d’une sévérité un peu extrême.


Au final ce sont deux conceptions de la musique, la première voit la musique comme un marqueur social ayant pour but de regrouper une élite.

La seconde, celle portée par l’association Divertimento, voit la musique comme un moyen d’émancipation permettant à tous de s’accomplir.

nos soleils (les arcs)

 L’ours d’or du dernier festival de Berlin


Un film de l’espagnole de Carla Simon qui quand elle a présenté son film aux Arcs a dit avoir voulu filmer son village.


On est dans le sud de l’Espagne dans une exploitation de pêchers. Mais la récolte de l’été risque d’être la dernière. En effet, les Sole n’ont qu’un bail verbal acquis lors du franquisme et ils vont devoir rendre leurs terres.


On a une dimension un peu documentaire, celle des ces petites exploitations familiales qui ont du mal à survire la grande distribution achetant très peu chère leur marchandise.

Mais on a également une deuxième pression celle énergétique. Ces terrains agricoles sont des lieux idéaux pour la production d’énergie photovoltaïque. Au risque de voir disparaître des exploitations familiales au profit de champs de panneaux solaires.


Et puis on a une belle chronique familiale. Tous le monde vit quasiment sous le même toit. Les grands parents garant des traditions, mais qui n’ont pas exiger de titres de propriétés à l’époque franquiste. Le père lui fait ce qu’il peut travaille dur sans se laisser griser par les promesses d’argent facile du photovoltaïque. Les enfants eux sont proies aux risques liés à la drogue et aux réseaux sociaux.


Nos soleils est un film dense mais pas forcément très optimiste sur le maintien de cette petite agriculture rurale.

jeudi, décembre 15, 2022

toi non plus tu n'as rien vu (les arcs)

 


Deuxième long métrage de Béatrice Pollet qui était venu présenter son film au dernier festival des Arcs


Elle nous avait confié qu’elle avait eu l’idée de ce film en lisant un fait divers dans les journaux.


Claire (Maud Wyler) est une jeune avocate mère de deux enfants. Un soir alors que son mari est absent elle est prise de violents maux de ventres. Après un passage par l’hôpital elle finira en garde à vue pour tentative de meurtre. C’est sa collègue et amie Sophie (Géraldine Nakache) qui va la défendre.


Ce film traite d’un sujet assez sensible celui du dénis de grossesse. Il montre combien pour tout un chacun il est inconcevable qu’une femme ne puisse pas savoir qu’elle est enceinte. Le plus fort dans ce film et dans ce fait divers c’est que ce déni va se prolonger au moment de l’accouchement, dont Claire n’aura plus de souvenir.


Claire a t’elle menti ? Se souvient elle de l’accouchement ? Qu’a t’elle fait du nouveau né ? Chaque spectateur devra se faire son intime conviction.


Au delà du fait divers ce film est aussi une sorte de documentaire. On apprend beaucoup de choses sur le dénis de grossesse. On n’est moins dans le côté procès mais plus dans l’enquête qui aura tendance à être menée à charge par un juge d’instruction.



en plein feu (les arcs)


Nouvelle collaboration entre Quentin Reynaud et Alex Lutz après 5eme set.


On est dans le sud ouest de la France dans un quartier pavillonnaire. Simon et son père Joseph (André Dussolier) sont dans leur maison quand à la radio ils entendent l’ordre qu’il leur est donné d’évacuer. Ils vont prendre leur voiture et être pris dans un embouteillage. C’est à ce moment là que le feu va les rattraper.


On est dans un film catastrophe. Quentin Reynaud quand il est venu présenter son film au festival des arcs nous a dit s’être inspiré d’un fait divers aux Etats Unis en 2018 quand des automobilistes sont morts pris au piège des flammes dans leur voiture dans un embouteillage du à des évacuations.


La question qui traverse le film sera de savoir si Simon et Joseph vont s’en sortir.


En filigrane d’autres éléments vont s’agréger, on parle de réchauffement climatique, d’artificialisation des sols dans ces zones pavillonnaires, et d’une double relation père fils, celles de Simon avec son père et son fils.


Au delà de la photo très réussie dans ces conditions extrêmes de feu et surtout de fumée, le son est particulièrement important. La CB et la radio seront les seuls liens de ces survivants avec l’extérieur. Et j’ai retrouvé dans ce film une des émissions peut être les plus poétiques de la radio à savoir la météo marine.

Luxembourg Luxembourg (les arcs)

 L'absence du père dans #luxembourgluxembourg semble miner même de manière différente le destin de deux frères #lesarcsfilmfest

the quiet girl (les arcs)

 


Jeune fille échappant le temps un été à sa condition #thequietgirl fait ressurgir un horrible drame #lesarcsfilmfest

mercredi, décembre 14, 2022

le processus de paix (les arcs)

 


Le nouveau film de Ilan Klipper un film qu’il a coécrit avec Camille Chamoux

Un film dont le premier public a été celui du festival des Arcs en décembre dernier.


Marie (Camille Chamoux) et Simon (Damien Bonnard) ne se supportent plus mais ils ne veulent pas se séparer. Ils vont alors tout faire pour redonner un nouvel élan à leur couple. Ils vont notamment tenter de rédiger une charte des droits du couple.


Ce film fonctionne sur 2 personnages assez différents. Marie est productrice dans une radio assez branchée et Simon est un enseignant un peu austère. Cette opposition et leurs chamailleries sont les principaux ressorts comiques du film.


Mais ce film ne se limite pas à une simple comédie. On aura une sorte de vision des couples. La mère de Simon (Ariane Ascaride) n’a jamais quitté son mari malgré les infidélités dans son couple, la sœur de Simon elle semble vivre un amour fusionnel avec son mari mais elle trouvera son bonheur et son équilibre dans le divorce. C’est aussi d’une certaine manière un film qui dézingue des idées recues sur le couple.


Et puis c’est un film aussi féministe et moderne. On y parle égalité salariale et désir féminin de manière assez décomplexée.


Un film qui 27 ans après me fait penser à la comédie de Dominique Farrugia Delphine 1 Yvan 0. Un film qui confirme le talent de scénariste de Camille Chamoux


un petit frère (les arcs)


Un film de Léonore Seraille caméra d’or au dernier festival de Cannes avec jeune femme.


Rose (Annabelle Langronne) arrive en France en provenance de Cote d’Ivoire avec ses deux enfants. Elle va pousser un de ses enfants Jean (Stéphane Bak) dans ses études car il est assez doué. Cà ne sera pas simple car elle fait des ménages dans des hotels pour gagner sa vie. Elle va alors faire une rencontre qui va faire que la famille va déménager à Rouen où Jean fera une rencontre.


C’est un film presque documentaire sur l’arrivée de migrants en France dans les années 1980. Une chronique dans laquelle on va voir grandir 2 enfants.


La mère va faire ce qu’elle peut entre son travail ses enfants et ses relations amoureuses assez chaotiques.


Jean lui va s’intégrer grâce à son travail et son goût pour les études. Mais grandir sans père et avec une mère assez peu présente est un véritable défi.


L’enjeu du film sera de savoir si ces 2 enfants vont réussir à s’intégrer et ce que va devenir la mère.

 

l'homme le plus heureux du monde (les arcs)


Au cours d'un étrange séminaire pour célibataires #thehappiestmenintheworld fait se rencontrer une blessée de guerre et le soldat qui en était responsable #lesarcsfilmfest
 

into the ice (les arcs)

 


D'abord simple expédition scientifique #intotheice prend toute sa dimension dans l'expédition d'un moulin de glace de 175 m de profondeur #lesarcsfilmfest

mardi, décembre 13, 2022

la syndicaliste (les arcs)

 


Nouvelle collaboration entre Jean Paul Salomé et Isabelle Huppert, l’actrice ayant émis le souhait d’une nouvelle collaboration avec le réalisateur de la Daronne.


Maureen Kearney est une des principales représentantes syndicale d’Areva le géant du nucléaire. Elle a été informée d’un possible démantèlement de l’entreprise au profit d’EDF. Elle va alors tenter d’œuvrer avec son ex pdg Anne Lauvergeon (Marina Fois) contre son successeur Luc Oursel (Yvan Attal). Mais elle va être violée à son domicile. Ce crime va la détruire. La question sera de savoir si les deux affaires sont liées.


C’est d’abord un film politique. D’autant plus rare que l’on se trouve dans le monde économique. Une alliance et une amitié un peu étonnante entre Anne Lauvergeon et Maureen Kearney s’est installée quand elles travaillaient ensemble. On voit comment le syndicalisme peut participer à la gouvernance des grandes entreprises. On peut aussi s’interroger sur la nomination de Luc Oursel à la tête d’Areva, un homme plus enclin à la fusion entre Areva et EDF.


Le deuxième aspect est ce viol. Là encore on ne va pas croire la victime. Maureen Kearney va être accusée de fausse dénonciation. Comme dans la nuit du 12 c’est une enquête à charge contre la victime qui va être menée.


Libre au spectateur de faire le lien entre ces deux aspects du film. JP Salomé lui quand il est venu présenté son film aux Arcs faisait le lien entre le démentement d’Areva et les problèmes d’entretien des centrales qui ont failli mener à des coupures de courant. Peut être que si cette syndicaliste avait pu faire son travail ceci ne serait pas arrivé.

Ghost night (les arcs)


Quand un flic entraîne un petit voyou dans sa folie #ghostnight nous offre une virée étrange dans la nuit romaine #lesarcsfilmfest
 

saules aveugles femmes endormies (les arcs)

 


Un film d’animation primé à Annecy signé de Pierre Foldes. Il adapte ici un de ses auteurs préféré, Haruki Murakami.


Comme ce sont des nouvelles, le film se découpe en séquences, un homme dont la femme le quitte, un employé de bureau besogneux qui va rencontrer une grenouille et prendre confiance en lui, une femme qui pour ses 20 ans va rencontrer un vieil homme et avoir droit à un vœux et enfin un homme qui doit livrer une boite.


Toutes ces histoires vont avoir une certaine unité assurée par 2 personnages.


C’est un film qui fait appel à l’imaginaire, qui propose des réflexions plus ou moins abouties sur la vie, chaque nouvelle étant plus ou moins une leçon de vie.


On est vraiment à la rencontre de 2 cultures, comment un européen, un francais va représenter la culture japonaise. On est vraiment dans un film français, celui d’un amoureux de la culture japonaise.


Enfin, l’animation se rapproche un peu de la bande dessinée et du polar. On reste néanmoins dans une ambiance assez sombre, mais le résultat est plutôt agréable et réussi.


Une belle réussite que ce Saules aveugles femmes endormies.


la ligne (les arcs)

 


Le nouveau film de la suissesse Ursula Meier


Margaret (Stéphanie Blanchoux) vient d’agresser sa mère Christine (Valérie Bruni Tedeschi). Le juge va lui interdire d’approcher à moins de 100 m de la maison familiale. Elle va continuer à voir sa sœur Marion (Ellie Spagolo) qui va peindre cette ligne à 100 m de la maison afin que sa sœur n’ait pas de soucis avec la justice.


Venue présenter son film aux Arcs Ursula Meier voulait faire un film sur une femme violente. Une femme qui va trancher avec ses deux sœurs Louise et Marion qui elles seront plus posées. Louise elle est enceinte et semble avoir une vie amoureuse épanouie alors que Magareth a été dans une relation conflictuelle.


Ce film est aussi une sorte de radioscopie d’une famille. Le père est absent. La mère est une pianiste ayant eu une carrière. Que s’est il passé dans cette famille pour que Margareth ait agressé sa mère ? Le film va suggérer plusieurs pistes sans jamais proposer d’explication claire. Cà sera au spectateur de se faire sa propre opinion.

C’est cette sorte de mystère entretenu qui donne du sel à ce film.

lundi, décembre 12, 2022

a mon seul désir (les arcs)


 

Le nouveau film de Lucie Borloteau 9 ans après fidélio ou l’odysée d’Alice. Un film présenté lors du dernier festival des Arcs


Aurore (Louis Chevilotte) pousse la porte d’un club de streap tease. Elle souhaite faire un essai. Elle va se lier d’amitié avec Mia (Zita Hanrot) une comédienne en devenir. On va alors suivre le quotidien de ces deux jeunes femmes.


C’est un film documenté, les actrices aillant elle même fréquenter un club pour préparer ce film.


C’est surtout un film qui casse beaucoup de clichés sur le streap tease. Interrogée aux Arcs Louise Chevillotte déclarait que c’était une des première fois où elle avait le pouvoir sur les autres dans ses scènes de nus, contrairement à d’autres films.


Ce qui est frappant c’est que dans ces clubs ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Il y a bien quelques individus ne respectant pas les codes de ce genre de lieux, mais ils sont vite bannis.


A mon seul désir interroge la limite entre strip tease et prostitution (personnage d’Afflelou) tout en proposant des portraits sensibles des artistes et des clients.


Plus le film va avancer plus on va connaître les personnages de Mia et d’Aurore. On va découvrir toutes leurs galères, jusque là insoupçonnées et la volonté qu’elles auront de reprendre le contrôle sur leurs vies.


En çà ces personnages sont forts libres et déterminés comme le personnage d’Alice dans le premier film de Lucie Borloteau.


pink Moon (les arcs)


L'amour d'une fille pour son père dans #pinkmoon est sublimé par la froide décision de ce dernier de mettre fin à ses jours #lesarcsfilmfest
 

eismayer (les arcs)


Avec un personnage presque caricatural de sergent chef #eismayer fait souffler un vent de modernité chez un homme et dans une institution #lesarcsfilmfest
 

my love affaire with mariage (les arcs)

 


A travers le destin d'une jeune femme #myloveaffairwithmarriage passe l'amour au révélateur de relations chimiques #lesarcsfilmfest

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