Adaptation d’une œuvre de Simenon par Pascal Bonitzer avec Denis Podalydes dans le rôle du commissaire.
Maigret est appelé après qu’un ancien diplomate ait été retrouvé mort chez lui par sa gouvernante. Il va d’abord la soupçonner mais aussi s’intéresser à l’amour épistolaire qu’entretenait le défunt avec une princesse.
Le choix singulier est de se faire dérouler l’action dans les années 2000. Cet anachronisme fonctionne et donne bizarrement une ambiance assez désuète.
Le polar lui est bancal, le véritable responsable du décès du diplomate aurait pu être découvert très tôt, mais peu importe puisque là n’est pas l’intérêt du film.
Ce qui est marquant c’est cette histoire d’un amour éternel mais qui paradoxalement n’a jamais pu existé. On est dans un milieu où les apparences sont tout et où pour les préserver il était toléré que cette princesse puisse aimé un autre homme que celui qu’elle a du épouser.
La grande question sera de savoir si cet amour épistolaire mais non moins intense et durable aurait pu survivre dans la réalité ? Telle est la question de ce film qui montre que le plus bel amour n’a pas forcément besoin d’être consommé.









