jeudi, février 19, 2026

maigret et le mort amoureux

Adaptation d’une œuvre de Simenon par Pascal Bonitzer avec Denis Podalydes dans le rôle du commissaire.


Maigret est appelé après qu’un ancien diplomate ait été retrouvé mort chez lui par sa gouvernante. Il va d’abord la soupçonner mais aussi s’intéresser à l’amour épistolaire qu’entretenait le défunt avec une princesse.


Le choix singulier est de se faire dérouler l’action dans les années 2000. Cet anachronisme fonctionne et donne bizarrement une ambiance assez désuète.


Le polar lui est bancal, le véritable responsable du décès du diplomate aurait pu être découvert très tôt, mais peu importe puisque là n’est pas l’intérêt du film.


Ce qui est marquant c’est cette histoire d’un amour éternel mais qui paradoxalement n’a jamais pu existé. On est dans un milieu où les apparences sont tout et où pour les préserver il était toléré que cette princesse puisse aimé un autre homme que celui qu’elle a du épouser.


La grande question sera de savoir si cet amour épistolaire mais non moins intense et durable aurait pu survivre dans la réalité ? Telle est la question de ce film qui montre que le plus bel amour n’a pas forcément besoin d’être consommé.


 

mercredi, février 18, 2026

coutures

Le dernier film d’Alice Winocur la réalisatrice d’Augustine et Proxima notamment.


Maxine Walker (Angelina Jolie) est une réalisatrice américaine venu en France pour tourner un clip pour un défilé de mode. Ce sera l’occasion de se plonger dans l’écosystème de la mode en suivant notamment une maquilleuse (Ella Rumpf césar de la meilleure révélation pour le théorème de Marguerite), une couturière (Garance Mariller) ou encore une mannequin Ada (Anyier Anei) Mais tout va basculer quand Maxine découvrira qu’elle a un cancer du sein.


C’est un film autobiographique à plus d’un titre car on a diagnostiqué un cancer à Alice Winocur et Angelina Jolie a subi une double mastectomie en éviter un.

Ce parcours va plonger Maxine dans une grande précarité et une grande solitude. Elle devra digérer la nouvelle, continuer à travailler et réfléchir à comment l’annoncer à ses proches. On est dans une dimension quasi documentaire assez saisissante.


Mais ce films montre différentes précarités, différentes fragilités. La santé on l’a vu mais aussi cette maquilleuse enchaînant les contrats et ne sachant pas de quoi demain sera fait. Mais aussi ces mannequins tout le temps sur les routes et aux histoires souvent terribles. Et puis cette couturière qui confectionne sa première robe et qui passe sa vie dans son atelier effectuant un travail de minutie.


Même si on l’a l’impression que ce sont des histoires sans réel rapport les unes avec les autres, tout finit par se rejoindre en montrant que derrière le rêve que provoque la mode se cachent des destins précaires que se soit économiquement, humainement ou sanitairement parlant.



 

mardi, février 17, 2026

les dimanches

Troisième long métrage de la réalisatrice basque Alauda Ruíz de Azúa, coquille d’or du festival de San Sebastien et Antigone d’or du ciné med de Montpellier.


Ainara (Blanca Soroa) a 17 ans. Elle veut commencer un discernement pour entrer dans un couvent. Son père mais surtout sa tante tenteront de l’en dissuader sans comprendre réellement la vocation d’Ainara.


L’évènement le plus marquant qui n’est pas montré ici est le décès de la mère d’Ainara. Le seul lien avec sa mère est ce médaillon de Marie qu’elle porte sur elle et qui a peut être été le point de départ de sa vocation. Mais celle ci est à mon sens la solitude dans laquelle se retrouve la jeune adolescente. Elle n’a plus de mère, un père occupé par son restaurant et qui a refait sa vie et une tante elle en plein divorce.


Le désespoir, la souffrance de la jeune fille est sourd on ne le perçoit pas mais il est bien réel et en est plus qu’émouvant.


Elle va trouver dans la foi dans les ordres une manière d’exister une attention dont elle a été privée.

Mais le plus criant est que cette famille n’a jamais fait le deuil de la mère d’Ainara et ne la jamais aidé à surmonter cette épreuve.


 

lundi, février 16, 2026

lol 2.0

 

3eme opus de la série signée Lisa Azuelos avec sa fille Thais Allessandrin dans le rôle principal de Louise et toujours Sophie Marceau ou encore Francoise Fabian. Avec déjà plus de 300 000 entrées en moins d’une semaine.


Louise retourne chez sa mère après s’être séparée de son compagnon avec qui elle travaillait. Elle devra alors changer de vie. Sa mère elle doit faire face à une jeune stagiaire influenceuse architecture qui lui prend un dossier et à son futur rôle de grand-mère.


Le film partait bien, il commençait par une critique d’un mode de vie de plus en plus numérique ne laissant que peu de place aux interactions humaines. Mais très rapidement on va se laisser submerger par des psychodrames familiaux, un père se mariant avec la meilleure amie de sa fille ou encore cette dernière complètement perdue après les échecs de son couple et de son entreprise incapable d’arriver présentable à son nouveau travail.


C’est de plus une famille à laquelle on a du mal à s’identifier. Une famille vivant dans une maison avec un grand jardin en plein Paris. Une famille qui aurait tout pour être heureuse mais qui n’y arrive pas.



Enfin, tout est au mieux cousu de fil blanc quand le film n’enchaîne pas les clichés qui sont souvent gênants.



jeudi, février 12, 2026

mercredi, février 11, 2026

jeudi, février 05, 2026

a pied d'oeuvre

Un film de Valrie Donzelli, d’après le roman autobiographique de Franck Courtès

Avec dans le rôle titre Bastien Bouillon.


Paul Marquès était photographe. Il a abandonné son métier pour devenir écrivain. Mais il devra vite abandonner son train de vie confortable et accepter des missions d’homme à tout faire pour pouvoir vivre et continuer à écrire.


C’est un film sur un choix de vie singulier. Celui d’abandonner un certain confort, un certain mode de vie pour se consacrer à une passion. Mais un choix que l’on a du mal à comprendre car il engendre chez Paul une souffrance qui est palpable. Une souffrance qui va s’inscrire jusque dans sa chaire.


Et puis on va comprendre que ce changement de vie va servir au processus créatif de l’écrivain. Tout comme la romancière Emma Becker avait travaillé dans une maison close pour écrire son roman la maison, Paul lui va plonger dans l’uberisation du monde du travail.


Ce qui pose problème c’est qu’on ne sent pas la dimension documentaire ou la dénonciation de l’uberisation de la société. On peut avoir l’impression que ces travailleurs précaires vont être utilisés pour faire vendre des livres et faire de l’argent. A pied d’oeuvre est dans cette ambiguïté qui peut déranger.


 

mercredi, février 04, 2026

la reconquista

Un film écrit et réalisé par Jonas Trubea le réalisateur d’Eva en aout mais surtout du remarquable septembre sans attendre. Un film de 2016 inédit en France jusqu’à maintenant.


Avec au casting sa compagne Itsaso Arana et Francesco Carril


Olmo et Manuela ont été amants. Manuela revient d’Argentine et passe une soirée avec Olmo. Ils vont la passion qu’ils ont vécues.


Ce film est d’abord une nuit assez merveilleuse où les anciens amants vont passer d’un restaurant à un bar puis à un club de danse avant qu’Olmo n’aille retrouver sa compagne.


On sent une complicité et une forme de désir qui est intacte malgré les années qui ont passées et la distance qui les sépare. Tout est fluide, simple, joyeux sans une once de mélancolie, malgré le fait que ces retrouvailles ne dureront qu’une nuit et qu’au matin tout sera fini. Une évocation d’une forme d’amour qui subsiste, un amour d’une rare intensité, bien que leur relation elle soit terminée.


La seconde heure du film est moins intense, on retrouve Olmo avec sa compagne et l’évocation de sa relation avec Manuela alors qu’ils étaient adolescents. Néanmoins on ressent tout l’amour que Carla porte à Olmo en acceptant qu’il puisse garder une forme de tendresse pour Manuela.


Un magnifique film d’amour, un amour d’une grande maturité où la simplicité et la joie de vivre sont de mise.


 

lundi, février 02, 2026

promis le ciel

Deuxième long métrage de fiction de Erige Sehiri pour ce film de la sélection un certain regard du dernier festival de Cannes.


On est en Tunisie dans les locaux d’une église évangélique dirigée par Marie (Aissa Maiga) Elle accueille des migrants d’Afrique sub saharienne avec des profils et des vies très différentes.


Ce qui est marquant c’est le racisme dont sont victimes ces migrants en Tunisie. L’église évangélique est pour eux une sorte de refuge et un lieu dans lequel ils pourront trouver une aide. Ces rafles de la police sont assez glaçante la vérification des titres de séjours devenant presque accessoire


Et puis il y a le profil de ces migrants, une étudiante légale, une femme qui veut traverser la méditerranée ou encore une petite fille se retrouvant toute seule sans ses parents.


Pour ces migrants c’est un peu tous les jours la débrouille, les aides de l’église évangélique, le trafic d’alcool ou encore les astuces pour suivre les cours à l’Université dans de bonnes conditions.


Comment exister dans une société qui ne veut pas de vous, tel sera le quotidien de ces migrants et des choix des décisions qui seront compliquées à prendre mais qui obéiront à la raison.


 

dimanche, février 01, 2026

Love on trial


 

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