jeudi, avril 16, 2026

mercredi, avril 15, 2026

lundi, avril 13, 2026

romeria

 


vendredi, avril 10, 2026

jeudi, avril 09, 2026

cocrico 2


 

mercredi, avril 08, 2026

le cri des gardes

 

Ou barrière si l’on traduit littéralement le titre original. Le nouveau film de Claire Denis qui recevra à Cannes dans quelques semaine le carrosse d’or de la société des réalisateurs de films. Une adaptation de la pièce de théatre Combat de nègre et de chiens de Bernard-Marie Koltès qu’elle a co écrit avec Suzanne Lindon.


Horn et Cal (Matt Dillon et Tom Blyth) travaillent dans un chantier en Afrique de l’ouest. Leone (Mia McKenna Bruce) la femme d’Horn doit les rejoindre. Mais Alboury (Isaach de Bankole) va venir perturber ces retrouvailles, il est venu réclamé le corps de son frère mort sur le chantier.


La photographie et la réalisation sont assez remarquable. On retrouve un peu la même ambiance que dans Star at noon un des précédent film de la réalisatrice. Le fait que l’on ait une unité de temps une nuit et de lieu de part et d’autre de cette barrière renforce cette impression d’atmosphère qui apparaît comme irréelle.


Et puis plus le film va avancer, plus on va comprendre que cet mort sur le chantier cache un certain nombre de zones d’ombre qui vont se révéler. C’est à ce moment là que le film bascule dans le sordide, mais aussi dans la folie, dans la détresse d’employés expatriés sans attaches qui iront jusqu’à commettre le pire.


lundi, avril 06, 2026

derrière les palmiers

Un film écrit et réalisé par Meryem Benm’Barek avec comme co scénariste Emma Benestan la réalisatrice d’Animale ou encore fragile.


Mehdi (Driss Ramdi) travaille avec son père à Tanger dans une entreprise de construction. Il projette de se marier avec Selma (Nadia Kounda) mais la rencontre de Marie (Sara Gireaudeau) va tout remettre en cause.


C’est un film qui montre d’une certaine manière un néo colonialisme. Les maisons qui se construisent à Tanger sont achetées par des étrangers, Medhi lui voudrait devenir architecte mais doit travailler dans l’entreprise familiale sans aucun espoir de poursuivre ses études en France. L’opulence dans laquelle vivent certains étrangers à Tanger tranche avec une population qui elle n’a pas beaucoup d’avenir.


Mais surtout ce film décrit d’une manière très froide toute la complexité de la lâcheté.

Medhi aime Selma, mais ne voudra pas la quitter une fois qu’il a rencontré Marie en espérant que cette dernière lui procure des opportunités professionnelles. Marie elle vit aux crochets de ses parents et utilise Medhi tout en sachant bien qu’ils ne le laisseront pas le couple se marier. Au final beaucoup de rêves qui vont être brisés.


 

jeudi, avril 02, 2026

plus fort que moi

 

Un film de Kirk Jones retraçant la vie de John Davidson (Robert Aramayo, bafta du meilleur acteur)


John Davidson est un jeune garçon rentrant au lycée et assez doué au football. Jusqu’au jour où il est pris de paralysie faciale et où il commencera à exprimer des propos grossier. Sa famille est désemparée face à cet alors inconnu syndrome de la Tourette. Le travail sera long pour faire changer le regard que la société porte sur lui.


C’est un biopic assez linéaire dont tout l’intérêt sera de voir comment la société va apprendre à vivre des personnes atteinte de ce syndrome. John devra encaisser les coups, les humiliations et le rejet d’une partie de sa famille.


Et puis il y a ces personnages remplis d’humanité et d’empathie. Dottie cette ancienne infirmière en psychiatrie et mère d’un ami de John. Elle va l’accueillir chez elle dans des conditions très particulières, lui fera arrêté ses traitements et fera prendre conscience à John que c’est le regard de la société qui a besoin de changer.


Et puis Tommy ce concierge de centre communautaire lui va recruter John, lui apprendre un métier en faisant abstraction de sa condition.


Et enfin John lui même va rendre aux autres ce qu’il a reçu de Dottie et Tommy. Il va organiser des réunions de personnes atteinte de son syndrome et rompre l’isolement dont elles son victimes.


Un film qui montre que l’on a peur uniquement des choses que l’on ne connaît pas.


mercredi, avril 01, 2026

ceux qui comptent

Un film de Jean-Baptiste Leonetti avec Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin


Rose vole dans un supermarché pour nourrir ses enfants. Jean l’arrache des mains des vigiles. Elle va alors tout faire pour garder Jean dans sa vie en lui faisant notamment jouer le rôle du père de ses enfants devant une assistante sociale. Mais Rose cache un secret bien plus terrible.


C’est d’abord un comédie un peu gauche avec deux personnages assez irresponsables et en marge de la société. Jean vit dans une camionnette et Rose dans le chantier d’un hôtel qu’elle ne peut pas terminer. Tout semble bancal dans ce film jusqu’au moment où on découvre le secret de Rose.


Le film prend alors une toute autre dimension et ce qui était un film pouvant flirter avec le grotesque pose une réelle question d’humanité. Le geste que Jean va avoir pour Rose est d’une beauté et d’une force assez émouvante. On va alors relire le comportement de Rose qui pouvait apparaître comme nonchalant mais qui sera beaucoup plus complexe.


Un film qui malheureusement ne prend toute sa dimension que sur la fin.


 

jeudi, mars 26, 2026

les filles du ciel

Le premier long métrage écrit et réalisé par Bérangère McNeese que l’on connaît tous pour son rôle dans la série HPI mais qui s’offre un bel avenir de réalisatrice.


Le ciel c’est cet appartement au 8eme étage d’un immeuble de Roubaix. Les filles ce sont Mallorie (Shirel Nataf révélée dans ma frère) Jenna (Yowa Angelis Tshikaya) et Monna (Mona Berard). Elles vont être rejointe dans cette colocation par Heloise » (Heloise Volle) jeune mineure de 15 ans ayant fugué de son foyer et enceinte de son éducateur.


Ce qui est marquant c’est que ces jeunes filles ont trouvé un appartement sur dans lequel vivre, elles gagnent de l’argent en travaillant dans un supermarché ou en faisant des massages dans une boite de nuit. Elles s’occupent ensemble du bébé de Mallorie. C’est une situation qui peut paraître pesante mais c’est un film dans lequel il y a de la joie celle de la vie d’adolescentes et de jeunes adultes.


C’est un film montrant une grande radicalité. Ces femmes ont décidé de vivre ensemble elles gagnent de l’argent pour être libre et ne pas dépendre soit du système soit des hommes. Il y a des règles dans cette colocation qui sont strictes mais aussi une entraide qui est inconditionnelle et systématique. Cette radicalité est nécessaire et indispensable. On pourrait penser qu’elle va trop loin quand elles décident d’accueillir une mineure en fugue. Mais force est de constater qu’Héloise n’est plus en sécurité dans son foyer et que le mécanisme d’aide social à l’enfance est insuffisant.


Un grand film explorant une radicalité qui montre toutes les limites de l’aide sociale à l’enfance. Un film qui montre aussi que l’on peut faire du grand cinéma en sortant des hôtels particuliers parisiens.


 

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