samedi, novembre 27, 2021

on est fait pour s'entendre


 

On est fait pour s’entendre


Une comédie française Christophe, un film, écrite réalisée et interprétée par Pascal Elbé.


Antoine rend la vie de son entourage impossible. Il est devenu mal entendant. Il énerve sa voisine Claire (Sandrine Kiberlain) car il met son réveil trop fort et il exaspère ses élèves et ses collègues car il n’entend pas ce qu’ils lui dise.


Tout va changer quand il sera appareillé. Il devra alors apprendre une nouvelle vie et à s’ouvrir aux autres.


Ce n’est pas la comédie la plus drôle de l’année mais quelques répliques sont assez cinglantes et viennent donner un coup de fouet au film.

François Berléand dans le rôle d’un prof assez loufoque et Valérie Donzelli dans celui d’une sœur haute en couleur enrichissent également la comédie.


Enfin le film s’ouvre aussi sur des thématiques plus graves, plus profondes comme le deuil ou encore la démence. Tout çà vient donner plus de complexités à des personnages qui était jusque là assez simples.


Néanmoins on reste dans un comédie assez légère avec des personnages secondaires plus qu’intéressants incarnés par Marthe Villalonga, Emmanuelle Devos ou encore Claudia Tagbo. On sera également ému par Manon Lemoine dans le rôle d’une petite fille muette depuis le décès de son père.


On est fait pour s’entendre n’est pas la comédie de l’année mais reste un film attachant émouvant qui fera dans quelques années un film du dimanche soir sur la TNT plus qu’acceptable.


mercredi, novembre 24, 2021

de son vivant

 

De son vivant


Film d’Emmanuelle Bercot présenté hors compétition au Festival de Cannes.


Emmanuelle Bercot la réalisatrice notamment de Ele s’en va, la fille de Brest, la tête haute et de mes chères études qui avait été tourné à Besançon.


Benjamin (Benoit Magimel) est un acteur de 39 ans souffrant d’un cancer incurable du pancréas. Il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il va être suivi par le Dr Edé (Gabriel Sara) qui s’occupera de lui. Ce film est une chronique des derniers mois de Benjamin entre la clinique et son cours de théâtre. Il sera accompagné par sa mère Crystal (Catherine Deneuve) .


Le film est très fort, peut être trop fort.

Il s’articule entre 3 temps, l’hôpital, le théâtre et les groupes de paroles des soignants.

Le film pose ce postulat, il s’agit de ne pas se tromper de combat et de gagner la seule bataille possible celle d’une fin de vie la plus apaisée possible.


Le Dr Edé et son équipe ne font que très peu de médecine, c’est pour eux l’aspect psychologique qui sera primordial. Et c’est en çà que le film est intéressant. C’est ce qui fait que l’on ne sort pas dévasté de la séance.

J’aurai une réserve sur la fin de film mais je la tairai.


Le film est long, pesant, fort, cru, sans concession comme l’était mes chères études qui parlait de la prostitution étudiante.


Emmanuelle Bercot a l’audace de s’attaquer à un sujet très difficile mais elle le fait de manière honnête dans un film dont on ne sortira pas indemne.








l'événement

L’événement


Audrey Diwan a remporté la dernière Mostra de Venise avec son deuxième film après mais vous êtes fou qu’elle était venu présenté à Besançon avec son producteur E Weil.


Elle adapte un roman autobiographique d’Annie Ernaux, dont passion simple avait été aussi adapté cet été au cinéma.


Ana (Anamaria Vartolomei) est une étudiante en fac de lettres à Angoulème. Elle est très douée et semble se destiné à une carrière d’enseignante. Mais elle n’a plus ses règles, un médecin lui confirmera qu’elle est bien enceinte. Ne voulant pas garder l’enfant elle fera tout pour avorter, ce qui en 1963 est un parcours du combattant, l’avortement étant illègal.


Je retiendrai 3 éléments marquant dans ce film.


D’abord la véritable course contre la montre pour avorter. Les semaines vont s’égrener à l’écran sans qu’Ana n’ait trouvée une solution. On est dans la même mécanique que dans 24h chrono, l’échéance pour Ana sera le moment où l’avortement ne sera plus possible. Cette course contre la montre rend le film étouffant.


Deuxième aspect c’est la solitude dans laquelle Ana va être plongée. Elle ne pourra parler de sa grossesse à personne car la personne qui l’aidera à avorter pourra être poursuivie pénalement. Cette solitude va peser sur Ana et c’est peut être ce qui est le plus révoltant dans ce film.


Enfin je voudrai parler du personnage d’Ana jeune fille intrépide, qui se moque des conventions, du contrôle social dont elle est victime de la part de ses camarades d’université. C’est un personnage pétillant, libre, frais et au final très attachant.


Tous ces éléments font de l’événement un excellent film.



 

lundi, novembre 22, 2021

haut et fort

 Haut et Fort


Après much Loved Nabil Ayouch signe un nouveau film féministe dans un Maroc où les traditions et la religion ont encore un poids important.


Anas (Anas Basbousi) est un ancien rappeur. Il a été engagé dans une maison de quartier où il encadre des jeunes qui souhaitent faire du rap.

L’organisation d’un concert sera le point d’orgue de ces classes, mais la présence de jeunes femmes dans le groupe va considérablement compliquer la tâche d’Anas.


Le premier aspect intéressant du film c’est sa description des bidons villes marocains dans lesquels vivent la plupart des jeunes de l’atelier rap. Anas lui vit dans sa voiture. La directrice du centre elle essaie de faire ce qu’elle peut mais on la sent dépasser par les événements.


L’autre aspect poignant c’est celui de la place des femmes dans la société marocaine. Certaines viennent voilées à l’atelier, d’autres non. On va aussi avoir des jeunes filles dont les parents ou le frère vont juger cet atelier indes cent et non conforme à la religion. Elles vont alors être privées d’un des rares espaces de liberté dont elles disposaient.


On est loin de la série Validé où le milieu du Rap est vu comme une sorte de mafia avec des enjeux économiques assez élevés où les règlements de compte sont légions.

On prend le pouls d’une jeunesse qui veut ouverte sur le monde, qui veut s’affranchir du poids des traditions.

Ce film est très fataliste et ne présente que peux de moments de légèreté ou d’espoir, un portrait très pessimiste de la jeunesse marocaine signé Nabil Ayouch accompagné de Myram Touzani au scénario.

dimanche, novembre 21, 2021

memoria


 

Memoria


Après sa palme d’or avec Oncle Bonnome Apichatpong Weerasethaku est reparti de Cannes avec le prix du Jury.


Le film tourne autour d’un bruit sourd que Jessica (Tilda Swinton) entend. Elle vient de perdre son mari et demande à un de ses collègues de l’aider à trouver d’où il peut bien provenir. Parallèlement elle doit s’occuper de sa sœur malade ce qui l’amènera à s’intéresser à de la paléontologie.


Les quelques scènes contemplatives sont pour moi la réelle originalité du film. Cette scène où un homme va tenter pour Jessica de vivre de l’expérience de la mort est tout à fait étonnante. Apichatpong Weerasethaku ose prendre du temps, filmer un corps inerte sans qu’aucune autre action ne se déroule.


Ce qui est un peu plus problématique est que le film est assez déstructuré. On part dans un certain nombre de directions sans réellement que çà amène une réelle progression au film.

Le rythme est également assez lent ce qui sur les plus de 2h peut finir par poser au spectateur des problèmes de concentration. On est presque dans un film chinois tellement le tempo est faible.


Chacun pourra y voir ce qu’il veut dans ce mémoria ce qui n’a pas été mon cas car je n’y ai pas vu grand-chose ce qui me désole.

mercredi, novembre 17, 2021

Amants

 


Amants


Le nouveau film de Nicole Garcia


Tout commence par une relation torride. Simon (Pierre Niney) deale dans les milieux bourgeois. Lisa (Stacy Martin) termine une école hôtelière. Ils vivent à Paris dans les appartements laissés libre par leurs amis absents. Mais un jour un drame va obliger Simon a partir en cavale laissant Lisa derrière elle. Le hasard de la vie va faire que les anciens amants vont se retrouver.


L’histoire d’amour initiale est belle, intense. Cette intensité est renforcée par la certaine illégalité et la sorte de cavale dans laquelle ils vivent. Et puis le couple se sépare brutalement, avec la même force qu’avait leur histoire.


Ce qui dérange un peu c’est la manière dont le couple va se retrouver. La ficelle scénaristique est à mon sens trop grosse et vient alourdir un film jusque là assez électrique.


Tout comme dans un beau Dimanche, Nicole Garcia va de nouveau interroger la différence de classes. Les deux amants vont alors tenter de vivre aux crochets de Leo (Benoit Magimel) un riche avocat d’affaire. Il est marié à Lisa sans se douter qu’elle continue de voir Simon.


Lisa et Simon vont alors se confronter à une autre sorte de violence, Léo sera d’une brutalité froide quand il s’agira de ne pas laisser partir Léa avec son ex amant.

Autant on aura de la compassion pour ce jeune couple délinquant, autant Léo lui œuvrant toujours à la limite de la légalité sera plus cynique et attirera moins la sympathie.


A noter le personnage de Nathalie (Roxan Duran) qui va être un élément clé dans l’intrigue mais là encore ce rebondissement manque de fluidité. Roxan Duran a a peine 28 ans a une filmographie impressionnante (le ruban blanc, 17 filles, Augustine, la famille Bélier, Respire…)


jeudi, novembre 11, 2021

les illusions perdues


 

Illusions perdues


Le réalisateur d’à l’origine, de Marguerite ou encore de l’apparition signe ici un pamphlet sur la presse du XIX siècle adaptant l’oeuvre d’Honoré de Balzac. Un film en compétition à la Mostra de Venise.


Lucien de Rubempré (Benjamin Voisin) est un jeune poète d’Angoulême qui pour vivre travaille dans une imprimerie. Il est amoureux de Louise (Cécile de France ) une aristocrate avec qui il va partir à Paris. Il ne va pas pouvoir vivre avec elle et va commencer une carrière de critique dans un journal satirique.


La description de l’économie culturelle est tout à fait passionnante. Le rôle des critiques, des éditeurs, celui de ces personnes que l’on paye pour applaudir ou huer lors des premières des pièces est passionnant. On y voit tout ce jeu de pouvoir où les critiques s’offrent au plus offrant pour dire du bien ou du mal d’un livre ou d’une pièce de théâtre. Et qui dit pouvoir dit aussi politique avec à cette période le jeu entre royalistes et libéraux.


Beaucoup d’ingrédients qu’ils soient économiques, culturels ou politiques alimentent ce film tout simplement passionnant.


Ce film finit par avoir quelques longueurs mais on ne voit pas passer ces près de 2h20 de film.


Autre richesse du film est cet amalgame entre jeunes acteurs inconnus Benjamin Voisin et Salomé Dewaels de jeunes acteurs comme Vincent Lacoste et Xavier Dolan et des acteurs reconnus comme Gérard Depardieu ou Cécile de France.


Et cerise sur le gâteau en plus d’être passionnant ce film est totalement contemporain. On y parle fake news que l’on appelait canard à l’époque (pour cette information qui cours dans tous les sens qui n’est pas vérifiée et dont ne sait pas du tout d’où elle vient). On y parle aussi de cette collusion entre médias pouvoirs et intérêts économiques.


Bref les illusions perdues est aussi un film utile pour comprendre le monde des médias d’aujourd’hui.

mercredi, novembre 10, 2021

cry macho


 
Road movie attachant et tendre #CryMacho est néanmoins marqué par quelques rebondissements qui donnent du rythme au film #megaramabeauxarts #Besancon

lundi, novembre 08, 2021

burning Casablanca

 


Rencontre choc entre deux personnages aux caractères auto-destructeurs #casablancaburning nous plonge dans un Casablanca rock et insoupçonnable #cinemavictorhugo #Besancon

mercredi, novembre 03, 2021

Les olympiades

 


Les Olympiades


Le nouveau film de Jacques Audiard qui s’est entouré de 2 co scénaristes de talent Céline Sciamma et Léa Mysius la réalisatrice d’Ava.


Les Olympiades c’est ce quartier du 13ème arrondissement de Paris aussi appelé Chinatown. 


On y suit la vie de 4 jeunes adultes à la vie amoureuse plus que complexe.


Emilie (Lucie Zhang) a fait science po mais travaille dans un centre d’appel dont elle a été licenciée. Elle a pour co locataire Camille (Makita Samba) professeur de lettres qui s’apprête à faire une pause dans sa carrière. Nora (Noémie Merlant) elle va travailler avec Camille dans une agence immobilière après le fiasco de sa reprise d’études. Enfin, Amber (Jehnny Beth) elle gagne sa vie en faisant des vidéos sur internet.


Tout le film repose sur un jeu complexe d’amitié et d’attirance entre ces jeunes gens.

On l’aura compris leurs vies sentimentales sera aussi sinueuses que leurs vies professionnelles.

Et en cela le film est une ode à la tolérance pour des personnes dont la vie n’est pas rectiligne.


Les propos sont crus sont cash il y a même de la violence mais on sent un véritable respect entre les personnages ce qui les rend attachants.


Un film qui met en lumière les modes de vies des jeunes générations plus forcément interessés par de grandes carrières mais qui tentent de trouver un sens à leur vie.

albatros

 

Albatros


Xavier Beauvois le réalisateur des hommes et des dieux ou encore du petit lieutenant revient avec un double drame


On est en Bretagne dans une zone rurale, Laurent (Jeremie Reinier) est adjudant de gendarmerie et dirige une petite caserne. Il fait face à ce que le quotidien peut apporter de plus sordide, des suicides , des accidents de voitures ou encore des viols.

Un jour il devra épauler des fonctionnaires des la direction départementale de la protection des populations qui effectuent un contrôle chez Julien (Geoffroy Sery) un agriculteur qui n’est pas tout à fait en règle. Julien va alors disparaître. C’est quand il va revenir dans son exploitation avec un fusil pour mettre fin à ses jours que le drame va se produire.


Ce film est avant tout une chronique assez réaliste de la vie rurale contemporaine. Xavier Beauvois va bien prendre une heure pour arriver à cet accident ce drame qui verra Laurent tuer Julien et c’est ce qui est intéressant.

Au cœur de cette chronique se situe la gendarmerie. Il y règne une ambiance assez familiale. On y voit toute la bienveillance de l’adjudant et de son équipe qui sont au service de leur territoire.

Puis le film va basculer dans un second drame celui de Laurent qui culpabilise qui est sidéré par son geste malheureux qui était fait à l’origine pour sauver Laurent.


Le film aurait pu se focaliser sur ce seul drame du monde rural, celui de ces exploitations qui ne fournissent pas assez de revenus et qui peuvent entraîner certains agriculteurs jusqu’au suicide. Mais il va plus loin en montrant le drame d’un homme qui est au service de ses concitoyens, un père et un mari modèle qui usé par son métier va commettre l’irréparable sans pouvoir s’en remettre.


Un film fort, émouvant,intimiste que cet albatros de Xavier Beauvois.

lundi, novembre 01, 2021

aline

 

Aline


Aline c’est Aline Dieu une chanteuse québecoise à succès. Toute ressemblance avec Céline Dion est totalement assumée.


Le biopic est assez linéaire. On commence avec l’enfance de la chanteuse dans une famille nombreuse avec un mère ultra présente (Danielle Fichaud). Puis le déclic cette rencontre assez compliquée avec son agent (Sylvain Marcel) qui deviendra après moultes rebondissements son mari.

Et puis vient une sorte de désenchantement, ce désir d’enfant et ces tournées à rallonge qui sont épuisantes.


La seule chose qui ne fonctionne pas c’est Aline enfant jouée par Valérie Lemercier, c’est grotesque et çà ne fonctionne pas.


Pour le reste le film est attachant, peut être parce qu’il assume le côté kitch de la famille d’Aline. En çà le film a un petit côté Tuches ou Capitaine Marleau.


C’est aussi une belle histoire celle de cette jeune fille autodidacte que rien ne prédestinait au succès qui est devenue une star internationale de la chanson et qui petit à petit a appris les codes du métier.


Celà rend Aline finalement très attachante.


Autre point positif est que l’on n’est pas assommé par les titres de la chanteuse. On peut donc tout à fait voir ce film sans rien connaître à la carrière de Celine Dion. Le film s’ouvre ainsi à un public plus large sans être clivant.


Pour le reste le film est assez linéaire très classique. Mais était il nécessaire d’innover ou de faire preuve d’originalité la star du film restant Céline Dion, pardon Aline Dieu.


samedi, octobre 30, 2021

the medium (ffcp)


 A la manière d'un documentaire #themedium suit de manière sanglante la transformation d'une jeune femme possédée

a distant place (ffcp)

 

S'articulant autour de non dits #adistantplace dévoile peu a peu la complexité d'une cellule "familiale" autour d'une petite fille

vendredi, octobre 29, 2021

hostage : missing celebrity (ffcp)

 

Avec une violence bien esthetisee #hostagemissingcelebrity est un thriller certes classique mais rudement efficace

short vacation (ffcp)


 Véritable épopée des temps modernes #shortvacation ne mène quatre adolescentes que jusqu'au terminus de leur ligne de métro

homeless (ffcp)

 

Froidement opportuniste #Homeless fait se croiser les drames de la solitude et du logement

sinkhole (ffcp)


 Mélange étonnant entre une comédie potache et un film catastrophe #sinkhole nous offre un divertissement genialissime

jeudi, octobre 28, 2021

Moving on (ffcp)

 

Le deuil du grand père dans #movingon est une épreuve supplémentaire pour une famille peu épargnée par la vie

corydoras (ffcp)

 


Utilisant à merveille quasi exclusivement des plans fixes #corydoras est une chronique de la vie d'une personne handicapée trouvant dans la poésie un échappatoire

mardi, octobre 26, 2021

mon légionnaire

 


Chronique quasi documentaire #monlegionnaire n’élude pas certaines questions sensibles

dimanche, octobre 24, 2021

the french dispatch

 


Acidulé et poétique #thefrenchdispatch réinvente le film a sketchs dans une France carte postale pour américains

mercredi, octobre 20, 2021

l'homme de la cave


 Thriller psychologique insidieux #lhommedelacave replonge une famille dans le drame vécu par leurs ancêtres

lundi, octobre 18, 2021

Julie en 12 chapitres

 


Comédie romantique post-moderne #julieen12chapitres flirte avec une douce utopie aussi joyeuse que mélancolique

dimanche, octobre 17, 2021

le dernier duel

 

Particulièrement bien construit #LeDernierDuel montre que le traitement des affaires de viols n'a malheureusement pas beaucoup évolué depuis le moyen âge

jeudi, octobre 14, 2021

Debout les femmes

 

Le nouveau film de François Ruffin et Gilles Perret

Francois Ruffin député de la Somme a été chargé avec Bruno Bonnel député de la Haute Savoie d’un rapport parlementaire sur les métiers du lien.

Pour cela fin 2019 et en 2020 pendant le confinement ils sont partis à la rencontre des auxiliaires de vie, des accompagnantes des élèves en situation de handicap, de femmes de ménages. Toutes ces professions ont en commun d’être essentiellement féminines, d’être payées à l’heure, d’avoir de grandes amplitudes horaires et de procurer des revenues en dessous du SMIC. Le documentaire force le respect en montrant la dévotion de ces femmes envers les publics fragiles qu’elles accompagnent.



Les portraits de cette dame âgée qui est clouée à son lit ou encore de ce monsieur cloué à son fauteuil roulant suite à un AVC sont très forts.

François Ruffin comme dans ses autres documentaires merci patron ou jveux du soleil se met en scène mais toujours pour mettre dans la lumière les personnages de son documentaire.



Enfin je retiendrai 2 points. D’abord les cuisines, celle de Francois Ruffin est banale celle du député Bonnel est très luxueuse alors que celle de cette vieille dame alité est faite de bric et de broc.

Et puis pendant les auditions on voit en arrière plan ces jeunes assistants parlementaires en costumes cravates qui prennent des notes sur leur ordinateur et qui contrastent avec ces femmes qui s’investissent au service des autres pour un salaire de misère. La rencontre entre ces deux mondes est saisissante.

Un très beau film documentaire qui rend visibles des femmes invisibles telle est l’expression d’Emmanuel Carrère le réalisateur de Ouistream qui traite du même sujet et qui sortira en janvier prochain. Et un documentaire sur ce que devrait être le travail de député.



mercredi, octobre 13, 2021

Eiffel

 

Biopic signé Martin Bourboulon le réalisateur de deux de vos films préférés Christophe, papa ou maman 1 et 2,





Eiffel après avoir participé à la construction de la statue de la liberté voudrait bien construire le métro de Paris. Mais le Ministre a d’autres idées, il voudrait un grand monument pour l’exposition universelle. Ce sera une tour, dont la hauteur dépassera celle de Notre Dame de Paris. Et pour construire cette tour de métal Eiffel aura besoin d’une muse ce sera Adrienne (Emma Mackey) la femme d’un journaliste qui n’est autre qu’un de ses amis de prépa Antoine (Pierre Deladonchamps abonné aux rôle de méchants).






Avant d’être le récit d’une odyssée industrielle ce film est surtout une comédie romantique très sirupeuse. On va voir comment Eiffel et Adrienne se sont rencontrés à Bordeaux, comment ils se sont aimés avant qu’Adrienne ne disparaisse. Et des années plus tard l’amour est toujours présent. Eiffel lui est veuf mais Adrienne est mariée.



La comédie romantique est ultra présente et les nombreux « Adrienne » qui parsèment le film me font penser plus à Rambo à savoir un combat perdu d’avance pour un amour impossible.



Accessoirement on apprend également quelques petites choses sur la construction de la tour Eiffel. Les embûches politiques et surtout les innovations technologiques. Bien sur la structure en métal et ajourée pour la résistance aux intempéries. Mais surtout ces systèmes à air comprimés pour ancrer de manière solide les fondations dans les sols les plus difficiles.

Eiffel le film idéal donc pour avoir sa dose de sucre .

lundi, octobre 11, 2021

mourir peut attendre

 


Un film de Cary Joji Fukunaga et le dernier James Bond pour Daniel Craig.



James Bond passe une retraite assez confortable dans les caraïbes, jusqu’au moment où son ami de la CIA Felix vient le chercher pour récupérer un scientifique russe travaillant pour le MI6 qui s’est enfuit d’un laboratoire ultra secret de Londres.



James Bond va alors reprendre du service pour détruire une arme biologique qui va menacer de supprimer des parties bien précises de l’humanité.



La première faiblesse du film est son scénario. Là où les James Bond et les films similaires d’autres franchises comme mission impossible ou Kingsman affichent une vraie progression, mourir peut attendre fixe tout de suite les enjeux sans laisser de place à une vraie progression. Les nombreuses scènes d’actions et les changements de décors peinent à masquer la faiblesse du scénario. 



Autre faiblesse, mourir peut attendre veut s’afficher dans l’air du temps notamment grâce à la pâte de Phoebe Waller Bridge (la réalisatrice de fleabag) au scénario. La nouvelle 007 est une femme métisse, Q affirme une sensibilité très développée, Marlène Swann (Lea Seydoux) est une mère célibataire avec une belle carrière de psychologue. Mais tout çà sonne faux. On sent que tous les ingrédients sont là mais que l’alchimie a du mal à se faire. Les Kingsmans je trouve s’inscrivent plus dans leur époque en dénonçant des dérives de la société contemporaine.



Mourir peut attendre a quelques points positifs, comme le personnage de Paloma (Ana de Armas) agent secrète en apparence un peu godiche mais très douée sa force étant de ne pas inspirer la crainte de ses adversaires. Il est dommage que ce personnage n’ait pas été plus exploité ou qu’il n’ait pas servit de modèle à d’autres.

mercredi, octobre 06, 2021

le sommet des dieux

 

Adaptation d’un manga signé Patrick Imbert



Entre le polar et l’enquête journalistique, ce film va tenter de déterminer quel a été le premier alpiniste à vaincre l’Everest. Pour cela un appareil photo que l’on croyait disparu va réapparaître. Fukamachi va tenter de mettre la main dessus mais pour cela il devra se frotter à un alpiniste chevronné.



Ce film définit l’alpinisme comme une passion irrationnelle qui pousse un certain nombre de ses pratiquants à risquer leur vie. Il y a cette forme de dépassement de soi et de recherche de performance et de record qui ne peut être atteinte qu’en mettant sa vie en danger. Et parfois quand cela ne passe pas cela conduit à la mort.



On a donc tout au long du film ce rapport assez humble et métaphysique des alpinisme à la mort et aux éléments.



Autre réussite du film c’est sa réalisation, son animation et ses dessins. Tout cela est remarquable. On a notamment ces scènes sur des parois rocheuses où les personnages sont dans le vide. On a alors vite le vertige et on arrive à ressentir ce que peuvent éprouver ces alpinistes plongés dans le vide et dont le vie ne tient qu’à un ou deux cordes.



Enfin on a un vrai scénario une vraie enquête avec de nombreux rebondissements qui vont mener ce journaliste sur différentes pistes.  Une très belle réussite que ce sommet des dieux de Patrick Imbert.

lundi, octobre 04, 2021

cette musique ne joue pour personne

 


Un couple à l'épreuve de la maladie #LesIntranquilles est sur le fil entre folie et génie créatif

mercredi, septembre 29, 2021

les intranquilles

 


Un film de Joachim Lafosse le réalisateur notamment de l’économie du couple.

Damien et Leila (Damien Bonnard et Leila Bekhti) travaillent dans une grande maison. Lui est peintre, elle restaure des meubles. Ils ont un fils Amine (Gabriel Merz Chammah).

Damien est très exubérant. Mais on va vite se rendre compte qu’il est bi polaire. Cette maladie va l’obliger à des séjours à l’hopital quand il ne prend plus son traitement. L’enjeu du film sera de savoir jusqu’à quand Leila et Amine pourront vivre avec la maladie de Damien.



Ce film pose beaucoup de question et en premier celui des aidants. Leila est d’une dévotion remarquable pour son mari. Elle l’aide tant qu’elle peut mais elle devra se protéger et protéger son fils.

Et puis il y a la question de la création artistique. Damien pour créer devra ne pas prendre son traitement. Tout comme Carrie Mathison dans Homeland ne prenait pas son traitement pour résoudre les affaires d’espionnage auxquelles elle était confronté. Mais cette équilibre entre traitement et création est impossible à tenir ce qui va conduire Damien à l’hopital.

Un film poignant avec 2 grands acteurs peut être un peu moins fort que ne l’était l’économie du couple, mais qui interroge toujours la force de ce dernier quand il est soumis à des crises.



lundi, septembre 27, 2021

stillwater

 


Le réalisateur de Spottlight Tom Mc Carthy adapte une histoire vraie qui s’est déroulée en Italie mais qu’il situe à Marseille.


Bill (Matt Damon) vit dans l’Oklaoma mais se rend à Marseille régulièrement pour voir sa fille Allison (Abigail Breslin) incarcérée aux Bomettes pour le meurtre de sa petite amie. Allison a appris qu’un homme s’est vantée de ce meurtre mais son avocate refuse d’enquêter. C’est Bill qui le fera aidée en cela par Virginie (Camille Cottin).


Le principal intérêt du film c’est à la fois le choc et la proximité des cultures.

Bill est un intérimaire dans une station de forage, Virginie elle est une intermittente du spectacle.

Les deux ont élevés leur fille respective tous seul. Tous les deux vont faire tout ce qu’ils peuvent pour protéger leurs filles quitte à sacrifier leur vie personnelles.

Marseille et l’Oklaoma sont des territoires confrontés à la pauvreté.

Bref malgré le choc des cultures le film met en lumière beaucoup de similitudes qui vont se révéler plus le film va avancer.


L’autre versant du film c’est le polar. Bill pense que sa fille n’a pas tuée sa petite amie. Mais cette réalité est bien plus complexe que çà. Des petits détails distillés tout au long du film font que ce polar est très bien construit. On pourra regretter un trou d’air d’une demi heure à la fin de la première heure du film, mais à part çà le polar fonctionne bien.


Enfin on a ce personnage de Bill très intéressant. Il apparaît très rigide, ancien alcoolique veuf cabossé par la vie. Il va être d’un dévouement incroyable pour sa fille ( et pour celle de Virginie) une sorte de rédemption d’un passé qu’on imagine difficile mais dont on ne sait pas grand-chose.

dimanche, septembre 26, 2021

Eugénie grandet

 


L’adaptation du roman de Balzac par le réalisateur de l’échange des princesses Marc Dugain.


Félix Grandet (Olivier Gourmet) est un tonnelier qui semble en proie à de graves difficultés financières. Il fait vivre sa femme (Valerie Bonneton) et sa fille Eugénie (Joséphine Japy) de manière assez modeste. Il refuse même de marier sa fille au fils de son banquier ou de son notaire car il ne veut pas payer de dote. L’arrivée de son neveu Charles (César Domboy) va bouleverser la vie de sa fille qui va s’éprendre de son cousin.


Le personnage le plus marquant pour moi c’est celui de Félix Grandet. Il est immensément riche mais n’a pas pour ambition d’utiliser cette richesse pour vivre confortablement. Il va au contraire tout faire pour devenir encore plus riche en faisant vivre sa famille de manière très spartiate et en la rendant malheureuse. A ce point la pingrerie est un art et l’interprétation d’Olivier Gourmet est remarquable.


Et puis bien sur c’est un film féministe. La femme de Félix va se laisser mourir voyant sa fille malheureuse d’être séquestrée par son père. Elle va toujours également soutenir sa fille.

Eugénie elle va faire preuve d’indépendance. Elle va tenir tête à son père dans la gestion de son argent et dans sa vie amoureuse. Mais c’est à la mort de son père qu’Eugénie va pouvoir faire preuve d’indépendance. Et elle va se rendre compte que le plus beau cadeau que son père lui ait fait c’est de ne pas l’avoir mariée et de lui avoir léguée l’intégralité de sa fortune ce qui en a fait une femme indépendante. Elle n’aura peut être pas trouvé l’amour mais deviendra libre et indépendante ce qui était au 19eme siècle vu comme une anomalie.


mercredi, septembre 22, 2021

la troisième guerre

 


Giovanni Aloi réalise une chronique sur l’opération sentinelle, ce sont ces patrouilles de l’armée en France qui luttent contre le terrorisme.


Leo, Hicham et Yasmine (Antony Bajon, Karim Leklou et Leila Bekthi) patrouillent dans les rues de Paris. Le reste du temps ils logent dans une caserne de la région parisienne. Le film est basé sur cette alternance assez monotone.


Ce qui est marquant c’est la performance de ces trois acteurs. Anthony Bajon campe un personnage qui veut s’émanciper qui n’a plus forcément de famille à part une mère alcoolique.

Karim Leklou est inquiétant dans le rôle d’un militaire de retour du Mali, solitaire, un peu mythomane, que l’on soupçonne de souffrir de stress post traumatique.


Leila Bekthi elle cache une grossesse. Elle a envie d’obtenir une promotion avant d’accoucher mais çà ne sera pas sans difficulté.


Ce sont trois personnages avec beaucoup de part d’ombre. On n’en saura pas forcément beaucoup plus sur eux à la fin du film. Et c’est peut être çà aussi qui les rend interessants.


Le scénario lui est assez pauvre ce qui renforce encore le poids pris par les portraits de ces trois militaires dans le film. Il y a cette frustration de ne pas pouvoir intervenir à la place de la police quand ils constatent des délits. Cette frustration va venir encore renforcer la fragilité de ces trois personnages.

Un film fort avec beaucoup de non dits, un portrait d’une jeunesse française. Un film surtout porté par trois acteurs exceptionnels qui compensent largement la faiblesse du scénario.


lundi, septembre 20, 2021

mercredi, septembre 15, 2021

dune

 

2eme version de l’adaptation du roman de science fiction de Franck Herbert après celle de David Lychn, Alejandro Jodorovski ayant lui du renoncer à son film.


Adaptation signée Denis Villeneuve le réalisateur de Sicarion Premier contact ou Ennemy .


Le duc Atreids (Oscar Issac) doit prendre le contrôle de la planete Arrakis à la demande de l’Empereur. Il doit continuer l’exploitation d’épices dans le désert et ainsi remplacer les Harkonnen,

Mais une fois arrivé sur cette planète le fils du duc Paul (Timothee Chalame) va être victime d’une tentative de meurtre. Ce ne sera que le début d’une lutte entre les Atreids et les Harkonnen pour le contrôle de la planète.


Denis Villeneuve nous livre une véritable fresque, un film à la réalisation remarquable. Les images sont magnifiques et il arrive très bien à rendre l’aridité de cette planète très inhospitalière.


Mais ce film manque de rythme. On doit attendre une bonne heure avant les premières scènes d’actions un tant soit peu dynamiques. Mais çà ne contribue pas à redonner de l’allant au film.


Néanmoins le film évoque des problématiques contemporaines, le manque d’eau, l’exploitation de peuples pour des ressources naturelles (les épices qui s’apparentent plus à une drogue qu’autre chose),et puis ces jeux de pouvoirs avec un empereur au double jeu et deux styles de gouvernances celui des Harkonnen assez autoritaire et celui des Atreids plus humain.


Bref un film qui reste moins marquant de mon point de vue que premier contact si on s’arrête à la production de science fiction de Denis Villeneuve.


lundi, septembre 13, 2021

les méchants

 

Dominique Baumard et Mouloud Achour signent un film assez conceptuel et générationnel.


Sébastien (Roman Frayssinet) est un petit arnaqueur pas très doué. Il va croiser la route de Carcéral (Anthony Bajon) à qui il va vendre une boule rouge pour des dizaines de milliers d’euros.


Mais Partrick (Djimo) le propriétaire de cette boule veut la récupérer. Il vont alors retrouver carcéral sur le plateau de débat TV sur lequel Sébastien va gifler carcéral. S’en suivra une polémique qui permettra à Virginie (Ludivine Sagnier) de relancer sa carrière à la télévision.



Ce film a un casting incroyable, outre les acteurs que j’ai déjà nommé on retrouve Omar Sy, Kyan Khojandi, Matthieu Kassovitz, Samy Naceri, Oxmo Puccino, Pierre Palmade, Alejandro Jodoroswsky et Vincent Cassel.


La forme du film est déconcertante et les personnages assez atypiques et nonchalants. Il n’y pas de rythme et la réalisation est assez lourde voir négligente. Tout çà fait que le film a du mal à se lancer s’engluant dans une sorte de cacophonie.


Mais parce que oui il y a quand même un mais, le message que veulent faire passer les réalisateurs est assez intéressant. Un peu comme dans France de Bruno Dumont, le film dénonce une société de l’image dans laquelle pour des intérêts individuels (les carrières de carcéral et de Virginie) on va monter un micro évènement en une polémique qui va prendre des proportions démesurées. Et c’est quand on va voir ce petit incident monté en épingle que le film va prendre un peu de volume.

Dommage que comme dans le film de Bruno Dumont la forme soit rédhibitoire car le message véhiculé par les méchants n’est pas si dénué d’intérêt que çà.

jeudi, septembre 09, 2021

boite noire

 

Yann Gozlan retrouve Pierre Niney, 6 ans après avoir réalisé un homme idéal.


Matthieu Vasseur est acousticien au bureau d’enquête et d’analyse. Il est l’adjoint de Pollock( Olivier Rabourdin) l’enquêteur du crash d’un avion de ligne dans les Alpes. Mais il ne va pas prendre Matthieu Vasseur sur cet enquête. La disparition soudaine de Pollock va contraindre le directeur du BEA (André Dussolier) à nommer Matthieu Vasseur sur cette enquête qui se révélera beaucoup plus complexe qu’attendu.


Ce fim fait penser tout de suite au chant du loup où un spécialiste acoustique était capable de reconnaître n’importe quel son dans l’océan.


Ici l’oreille de Matthieu Vasseur va le trahir, au moins dans un premier temps. Il mettra du temps à comprendre la vérité qui va se dévoiler petit à petit.


On est fasciné par tout la partie technique de l’enquête qui se révèle indispensable car les dispositifs électroniques sont omniprésents dans l’aviation. Une dash cam (caméra fixée sur le rétro viseur d’une voiture permettant de déterminer les responsabilités en cas d’accident) va elle aussi être importante dans cette enquête.


Et puis l’autre aspect c’est ce thriller industriel. On est presque dans la politique, tellement les grands groupes industriels aéronotiques concentrent des enjeux de pouvoirs. La femme de Mathhir Vasseur, Noémie (méconessable Lou de Laage) va nous plonger dans les méandres de ces jeux de pouvoirs.


Certains pourront voir un film construit autour d’un personnage paranoïaque et coupé du monde, je préfère moi y voir un thriller industriel qui certes est moins intense que pouvait l’être le chant du loup.

mercredi, septembre 08, 2021

serre moi fort

 

Mathieu Amalric réalise un film sur une femme qui en apparence est partie.

Cette femme c’est Clarrisse (Vicky Krieps) qui semble quitter le domicile conjugal son mari Marc (Arieh Worthalter) et ses deux enfants.


Mais l’histoire va se révéler plus complexe, notamment quand il s’agira d’une avalanche et d’un accident.


Le film est très complexe, il nous mène à la vérité par de nombreux détours qui soit peuvent finir par lasser soit peuvent aiguiser notre curiosité.


Ce personnage de Clarisse est lui aussi très flou. Elle semble dans un premier temps dépressive mais ce que l’on ne sait pas c’est la cause de ce chagrin.


En çà ce personnage ressemble beaucoup à celui d’Elena (Marta Nieto) dans Madre qui était sorti l’année dernière.


La force du film est qu’il va remettre en question une situation, une vérité qui semblait évidente mais qui sera différente des apparences.


Vous aurez compris qu’il est difficile de parler plus avant de ce film sans le divulgacher.


Un film que j’ai trouvé peut être trop complexe et qui n’a pas la même force et la même intensité que Madre.


Dans le même genre ce film fait penser à la série de Canalplus les revenants. On retrouve cette même atmosphère.


Vicky Krieps elle a un rôle tout en introspection au risque de laisser les spectateurs sur le bord du chemin.


lundi, septembre 06, 2021

chers camarades

 


Un film de
Andrei Konchalovskiy


On est en URSS, Lioudmila (Julia Vysotskaya) est une veuve de guerre et membre du comité municipale. Elle s’occupe également de son père et de sa fille ce qui lui laisse peu de temps pour avoir des aventures. Un jour sa vie bien rangée va basculer quand une grève pour des hausses de salaire va intervenir à l’usine de la ville.


Toutes proportions gardées Chers camarades m’a fait pensée à la série Chernobyl. L’important n’étant pas de combattre la grève ou la catastrophe, mais bien de faire en sorte que l’information ne sorte pas de la ville afin de préserver l’image du Parti.


Et en çà la stratégie du parti pour verrouiller l’information rend le film tout aussi passionnant qu’il est dramatique.



Car oui l’autre aspect du film est cette répression sans aucune forme de complaisance des autorités soviétiques.

Pour tenter de sauver sa fille Louidmila va alors devoir trouver un équilibre entre l’armée, le KGB et les autorités soviétiques régionales qui orchestrent à la fois la répression et le contrôle de l’information.


Il y aura malgré tout dans ce film quelques petites touches d’humanité qui vont donner un peu d’espoir à une situation plus que plombantes.


Un film très fort qui donne envie de revoir l’excellent mini série Chernobyl

samedi, septembre 04, 2021

une histoire d'amour et de desir

 

Précis amoureux aussi sensible qu'intense #unehistoiredamouretdedesir pose aussi la question de la sexualité en banlieue

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