lundi, novembre 01, 2021

aline

 

Aline


Aline c’est Aline Dieu une chanteuse québecoise à succès. Toute ressemblance avec Céline Dion est totalement assumée.


Le biopic est assez linéaire. On commence avec l’enfance de la chanteuse dans une famille nombreuse avec un mère ultra présente (Danielle Fichaud). Puis le déclic cette rencontre assez compliquée avec son agent (Sylvain Marcel) qui deviendra après moultes rebondissements son mari.

Et puis vient une sorte de désenchantement, ce désir d’enfant et ces tournées à rallonge qui sont épuisantes.


La seule chose qui ne fonctionne pas c’est Aline enfant jouée par Valérie Lemercier, c’est grotesque et çà ne fonctionne pas.


Pour le reste le film est attachant, peut être parce qu’il assume le côté kitch de la famille d’Aline. En çà le film a un petit côté Tuches ou Capitaine Marleau.


C’est aussi une belle histoire celle de cette jeune fille autodidacte que rien ne prédestinait au succès qui est devenue une star internationale de la chanson et qui petit à petit a appris les codes du métier.


Celà rend Aline finalement très attachante.


Autre point positif est que l’on n’est pas assommé par les titres de la chanteuse. On peut donc tout à fait voir ce film sans rien connaître à la carrière de Celine Dion. Le film s’ouvre ainsi à un public plus large sans être clivant.


Pour le reste le film est assez linéaire très classique. Mais était il nécessaire d’innover ou de faire preuve d’originalité la star du film restant Céline Dion, pardon Aline Dieu.


samedi, octobre 30, 2021

the medium (ffcp)


 A la manière d'un documentaire #themedium suit de manière sanglante la transformation d'une jeune femme possédée

a distant place (ffcp)

 

S'articulant autour de non dits #adistantplace dévoile peu a peu la complexité d'une cellule "familiale" autour d'une petite fille

vendredi, octobre 29, 2021

hostage : missing celebrity (ffcp)

 

Avec une violence bien esthetisee #hostagemissingcelebrity est un thriller certes classique mais rudement efficace

short vacation (ffcp)


 Véritable épopée des temps modernes #shortvacation ne mène quatre adolescentes que jusqu'au terminus de leur ligne de métro

homeless (ffcp)

 

Froidement opportuniste #Homeless fait se croiser les drames de la solitude et du logement

sinkhole (ffcp)


 Mélange étonnant entre une comédie potache et un film catastrophe #sinkhole nous offre un divertissement genialissime

jeudi, octobre 28, 2021

Moving on (ffcp)

 

Le deuil du grand père dans #movingon est une épreuve supplémentaire pour une famille peu épargnée par la vie

corydoras (ffcp)

 


Utilisant à merveille quasi exclusivement des plans fixes #corydoras est une chronique de la vie d'une personne handicapée trouvant dans la poésie un échappatoire

mardi, octobre 26, 2021

mon légionnaire

 


Chronique quasi documentaire #monlegionnaire n’élude pas certaines questions sensibles

dimanche, octobre 24, 2021

the french dispatch

 


Acidulé et poétique #thefrenchdispatch réinvente le film a sketchs dans une France carte postale pour américains

mercredi, octobre 20, 2021

l'homme de la cave


 Thriller psychologique insidieux #lhommedelacave replonge une famille dans le drame vécu par leurs ancêtres

lundi, octobre 18, 2021

Julie en 12 chapitres

 


Comédie romantique post-moderne #julieen12chapitres flirte avec une douce utopie aussi joyeuse que mélancolique

dimanche, octobre 17, 2021

le dernier duel

 

Particulièrement bien construit #LeDernierDuel montre que le traitement des affaires de viols n'a malheureusement pas beaucoup évolué depuis le moyen âge

jeudi, octobre 14, 2021

Debout les femmes

 

Le nouveau film de François Ruffin et Gilles Perret

Francois Ruffin député de la Somme a été chargé avec Bruno Bonnel député de la Haute Savoie d’un rapport parlementaire sur les métiers du lien.

Pour cela fin 2019 et en 2020 pendant le confinement ils sont partis à la rencontre des auxiliaires de vie, des accompagnantes des élèves en situation de handicap, de femmes de ménages. Toutes ces professions ont en commun d’être essentiellement féminines, d’être payées à l’heure, d’avoir de grandes amplitudes horaires et de procurer des revenues en dessous du SMIC. Le documentaire force le respect en montrant la dévotion de ces femmes envers les publics fragiles qu’elles accompagnent.



Les portraits de cette dame âgée qui est clouée à son lit ou encore de ce monsieur cloué à son fauteuil roulant suite à un AVC sont très forts.

François Ruffin comme dans ses autres documentaires merci patron ou jveux du soleil se met en scène mais toujours pour mettre dans la lumière les personnages de son documentaire.



Enfin je retiendrai 2 points. D’abord les cuisines, celle de Francois Ruffin est banale celle du député Bonnel est très luxueuse alors que celle de cette vieille dame alité est faite de bric et de broc.

Et puis pendant les auditions on voit en arrière plan ces jeunes assistants parlementaires en costumes cravates qui prennent des notes sur leur ordinateur et qui contrastent avec ces femmes qui s’investissent au service des autres pour un salaire de misère. La rencontre entre ces deux mondes est saisissante.

Un très beau film documentaire qui rend visibles des femmes invisibles telle est l’expression d’Emmanuel Carrère le réalisateur de Ouistream qui traite du même sujet et qui sortira en janvier prochain. Et un documentaire sur ce que devrait être le travail de député.



mercredi, octobre 13, 2021

Eiffel

 

Biopic signé Martin Bourboulon le réalisateur de deux de vos films préférés Christophe, papa ou maman 1 et 2,





Eiffel après avoir participé à la construction de la statue de la liberté voudrait bien construire le métro de Paris. Mais le Ministre a d’autres idées, il voudrait un grand monument pour l’exposition universelle. Ce sera une tour, dont la hauteur dépassera celle de Notre Dame de Paris. Et pour construire cette tour de métal Eiffel aura besoin d’une muse ce sera Adrienne (Emma Mackey) la femme d’un journaliste qui n’est autre qu’un de ses amis de prépa Antoine (Pierre Deladonchamps abonné aux rôle de méchants).






Avant d’être le récit d’une odyssée industrielle ce film est surtout une comédie romantique très sirupeuse. On va voir comment Eiffel et Adrienne se sont rencontrés à Bordeaux, comment ils se sont aimés avant qu’Adrienne ne disparaisse. Et des années plus tard l’amour est toujours présent. Eiffel lui est veuf mais Adrienne est mariée.



La comédie romantique est ultra présente et les nombreux « Adrienne » qui parsèment le film me font penser plus à Rambo à savoir un combat perdu d’avance pour un amour impossible.



Accessoirement on apprend également quelques petites choses sur la construction de la tour Eiffel. Les embûches politiques et surtout les innovations technologiques. Bien sur la structure en métal et ajourée pour la résistance aux intempéries. Mais surtout ces systèmes à air comprimés pour ancrer de manière solide les fondations dans les sols les plus difficiles.

Eiffel le film idéal donc pour avoir sa dose de sucre .

lundi, octobre 11, 2021

mourir peut attendre

 


Un film de Cary Joji Fukunaga et le dernier James Bond pour Daniel Craig.



James Bond passe une retraite assez confortable dans les caraïbes, jusqu’au moment où son ami de la CIA Felix vient le chercher pour récupérer un scientifique russe travaillant pour le MI6 qui s’est enfuit d’un laboratoire ultra secret de Londres.



James Bond va alors reprendre du service pour détruire une arme biologique qui va menacer de supprimer des parties bien précises de l’humanité.



La première faiblesse du film est son scénario. Là où les James Bond et les films similaires d’autres franchises comme mission impossible ou Kingsman affichent une vraie progression, mourir peut attendre fixe tout de suite les enjeux sans laisser de place à une vraie progression. Les nombreuses scènes d’actions et les changements de décors peinent à masquer la faiblesse du scénario. 



Autre faiblesse, mourir peut attendre veut s’afficher dans l’air du temps notamment grâce à la pâte de Phoebe Waller Bridge (la réalisatrice de fleabag) au scénario. La nouvelle 007 est une femme métisse, Q affirme une sensibilité très développée, Marlène Swann (Lea Seydoux) est une mère célibataire avec une belle carrière de psychologue. Mais tout çà sonne faux. On sent que tous les ingrédients sont là mais que l’alchimie a du mal à se faire. Les Kingsmans je trouve s’inscrivent plus dans leur époque en dénonçant des dérives de la société contemporaine.



Mourir peut attendre a quelques points positifs, comme le personnage de Paloma (Ana de Armas) agent secrète en apparence un peu godiche mais très douée sa force étant de ne pas inspirer la crainte de ses adversaires. Il est dommage que ce personnage n’ait pas été plus exploité ou qu’il n’ait pas servit de modèle à d’autres.

mercredi, octobre 06, 2021

le sommet des dieux

 

Adaptation d’un manga signé Patrick Imbert



Entre le polar et l’enquête journalistique, ce film va tenter de déterminer quel a été le premier alpiniste à vaincre l’Everest. Pour cela un appareil photo que l’on croyait disparu va réapparaître. Fukamachi va tenter de mettre la main dessus mais pour cela il devra se frotter à un alpiniste chevronné.



Ce film définit l’alpinisme comme une passion irrationnelle qui pousse un certain nombre de ses pratiquants à risquer leur vie. Il y a cette forme de dépassement de soi et de recherche de performance et de record qui ne peut être atteinte qu’en mettant sa vie en danger. Et parfois quand cela ne passe pas cela conduit à la mort.



On a donc tout au long du film ce rapport assez humble et métaphysique des alpinisme à la mort et aux éléments.



Autre réussite du film c’est sa réalisation, son animation et ses dessins. Tout cela est remarquable. On a notamment ces scènes sur des parois rocheuses où les personnages sont dans le vide. On a alors vite le vertige et on arrive à ressentir ce que peuvent éprouver ces alpinistes plongés dans le vide et dont le vie ne tient qu’à un ou deux cordes.



Enfin on a un vrai scénario une vraie enquête avec de nombreux rebondissements qui vont mener ce journaliste sur différentes pistes.  Une très belle réussite que ce sommet des dieux de Patrick Imbert.

lundi, octobre 04, 2021

cette musique ne joue pour personne

 


Un couple à l'épreuve de la maladie #LesIntranquilles est sur le fil entre folie et génie créatif

mercredi, septembre 29, 2021

les intranquilles

 


Un film de Joachim Lafosse le réalisateur notamment de l’économie du couple.

Damien et Leila (Damien Bonnard et Leila Bekhti) travaillent dans une grande maison. Lui est peintre, elle restaure des meubles. Ils ont un fils Amine (Gabriel Merz Chammah).

Damien est très exubérant. Mais on va vite se rendre compte qu’il est bi polaire. Cette maladie va l’obliger à des séjours à l’hopital quand il ne prend plus son traitement. L’enjeu du film sera de savoir jusqu’à quand Leila et Amine pourront vivre avec la maladie de Damien.



Ce film pose beaucoup de question et en premier celui des aidants. Leila est d’une dévotion remarquable pour son mari. Elle l’aide tant qu’elle peut mais elle devra se protéger et protéger son fils.

Et puis il y a la question de la création artistique. Damien pour créer devra ne pas prendre son traitement. Tout comme Carrie Mathison dans Homeland ne prenait pas son traitement pour résoudre les affaires d’espionnage auxquelles elle était confronté. Mais cette équilibre entre traitement et création est impossible à tenir ce qui va conduire Damien à l’hopital.

Un film poignant avec 2 grands acteurs peut être un peu moins fort que ne l’était l’économie du couple, mais qui interroge toujours la force de ce dernier quand il est soumis à des crises.



lundi, septembre 27, 2021

stillwater

 


Le réalisateur de Spottlight Tom Mc Carthy adapte une histoire vraie qui s’est déroulée en Italie mais qu’il situe à Marseille.


Bill (Matt Damon) vit dans l’Oklaoma mais se rend à Marseille régulièrement pour voir sa fille Allison (Abigail Breslin) incarcérée aux Bomettes pour le meurtre de sa petite amie. Allison a appris qu’un homme s’est vantée de ce meurtre mais son avocate refuse d’enquêter. C’est Bill qui le fera aidée en cela par Virginie (Camille Cottin).


Le principal intérêt du film c’est à la fois le choc et la proximité des cultures.

Bill est un intérimaire dans une station de forage, Virginie elle est une intermittente du spectacle.

Les deux ont élevés leur fille respective tous seul. Tous les deux vont faire tout ce qu’ils peuvent pour protéger leurs filles quitte à sacrifier leur vie personnelles.

Marseille et l’Oklaoma sont des territoires confrontés à la pauvreté.

Bref malgré le choc des cultures le film met en lumière beaucoup de similitudes qui vont se révéler plus le film va avancer.


L’autre versant du film c’est le polar. Bill pense que sa fille n’a pas tuée sa petite amie. Mais cette réalité est bien plus complexe que çà. Des petits détails distillés tout au long du film font que ce polar est très bien construit. On pourra regretter un trou d’air d’une demi heure à la fin de la première heure du film, mais à part çà le polar fonctionne bien.


Enfin on a ce personnage de Bill très intéressant. Il apparaît très rigide, ancien alcoolique veuf cabossé par la vie. Il va être d’un dévouement incroyable pour sa fille ( et pour celle de Virginie) une sorte de rédemption d’un passé qu’on imagine difficile mais dont on ne sait pas grand-chose.

dimanche, septembre 26, 2021

Eugénie grandet

 


L’adaptation du roman de Balzac par le réalisateur de l’échange des princesses Marc Dugain.


Félix Grandet (Olivier Gourmet) est un tonnelier qui semble en proie à de graves difficultés financières. Il fait vivre sa femme (Valerie Bonneton) et sa fille Eugénie (Joséphine Japy) de manière assez modeste. Il refuse même de marier sa fille au fils de son banquier ou de son notaire car il ne veut pas payer de dote. L’arrivée de son neveu Charles (César Domboy) va bouleverser la vie de sa fille qui va s’éprendre de son cousin.


Le personnage le plus marquant pour moi c’est celui de Félix Grandet. Il est immensément riche mais n’a pas pour ambition d’utiliser cette richesse pour vivre confortablement. Il va au contraire tout faire pour devenir encore plus riche en faisant vivre sa famille de manière très spartiate et en la rendant malheureuse. A ce point la pingrerie est un art et l’interprétation d’Olivier Gourmet est remarquable.


Et puis bien sur c’est un film féministe. La femme de Félix va se laisser mourir voyant sa fille malheureuse d’être séquestrée par son père. Elle va toujours également soutenir sa fille.

Eugénie elle va faire preuve d’indépendance. Elle va tenir tête à son père dans la gestion de son argent et dans sa vie amoureuse. Mais c’est à la mort de son père qu’Eugénie va pouvoir faire preuve d’indépendance. Et elle va se rendre compte que le plus beau cadeau que son père lui ait fait c’est de ne pas l’avoir mariée et de lui avoir léguée l’intégralité de sa fortune ce qui en a fait une femme indépendante. Elle n’aura peut être pas trouvé l’amour mais deviendra libre et indépendante ce qui était au 19eme siècle vu comme une anomalie.


mercredi, septembre 22, 2021

la troisième guerre

 


Giovanni Aloi réalise une chronique sur l’opération sentinelle, ce sont ces patrouilles de l’armée en France qui luttent contre le terrorisme.


Leo, Hicham et Yasmine (Antony Bajon, Karim Leklou et Leila Bekthi) patrouillent dans les rues de Paris. Le reste du temps ils logent dans une caserne de la région parisienne. Le film est basé sur cette alternance assez monotone.


Ce qui est marquant c’est la performance de ces trois acteurs. Anthony Bajon campe un personnage qui veut s’émanciper qui n’a plus forcément de famille à part une mère alcoolique.

Karim Leklou est inquiétant dans le rôle d’un militaire de retour du Mali, solitaire, un peu mythomane, que l’on soupçonne de souffrir de stress post traumatique.


Leila Bekthi elle cache une grossesse. Elle a envie d’obtenir une promotion avant d’accoucher mais çà ne sera pas sans difficulté.


Ce sont trois personnages avec beaucoup de part d’ombre. On n’en saura pas forcément beaucoup plus sur eux à la fin du film. Et c’est peut être çà aussi qui les rend interessants.


Le scénario lui est assez pauvre ce qui renforce encore le poids pris par les portraits de ces trois militaires dans le film. Il y a cette frustration de ne pas pouvoir intervenir à la place de la police quand ils constatent des délits. Cette frustration va venir encore renforcer la fragilité de ces trois personnages.

Un film fort avec beaucoup de non dits, un portrait d’une jeunesse française. Un film surtout porté par trois acteurs exceptionnels qui compensent largement la faiblesse du scénario.


lundi, septembre 20, 2021

mercredi, septembre 15, 2021

dune

 

2eme version de l’adaptation du roman de science fiction de Franck Herbert après celle de David Lychn, Alejandro Jodorovski ayant lui du renoncer à son film.


Adaptation signée Denis Villeneuve le réalisateur de Sicarion Premier contact ou Ennemy .


Le duc Atreids (Oscar Issac) doit prendre le contrôle de la planete Arrakis à la demande de l’Empereur. Il doit continuer l’exploitation d’épices dans le désert et ainsi remplacer les Harkonnen,

Mais une fois arrivé sur cette planète le fils du duc Paul (Timothee Chalame) va être victime d’une tentative de meurtre. Ce ne sera que le début d’une lutte entre les Atreids et les Harkonnen pour le contrôle de la planète.


Denis Villeneuve nous livre une véritable fresque, un film à la réalisation remarquable. Les images sont magnifiques et il arrive très bien à rendre l’aridité de cette planète très inhospitalière.


Mais ce film manque de rythme. On doit attendre une bonne heure avant les premières scènes d’actions un tant soit peu dynamiques. Mais çà ne contribue pas à redonner de l’allant au film.


Néanmoins le film évoque des problématiques contemporaines, le manque d’eau, l’exploitation de peuples pour des ressources naturelles (les épices qui s’apparentent plus à une drogue qu’autre chose),et puis ces jeux de pouvoirs avec un empereur au double jeu et deux styles de gouvernances celui des Harkonnen assez autoritaire et celui des Atreids plus humain.


Bref un film qui reste moins marquant de mon point de vue que premier contact si on s’arrête à la production de science fiction de Denis Villeneuve.


lundi, septembre 13, 2021

les méchants

 

Dominique Baumard et Mouloud Achour signent un film assez conceptuel et générationnel.


Sébastien (Roman Frayssinet) est un petit arnaqueur pas très doué. Il va croiser la route de Carcéral (Anthony Bajon) à qui il va vendre une boule rouge pour des dizaines de milliers d’euros.


Mais Partrick (Djimo) le propriétaire de cette boule veut la récupérer. Il vont alors retrouver carcéral sur le plateau de débat TV sur lequel Sébastien va gifler carcéral. S’en suivra une polémique qui permettra à Virginie (Ludivine Sagnier) de relancer sa carrière à la télévision.



Ce film a un casting incroyable, outre les acteurs que j’ai déjà nommé on retrouve Omar Sy, Kyan Khojandi, Matthieu Kassovitz, Samy Naceri, Oxmo Puccino, Pierre Palmade, Alejandro Jodoroswsky et Vincent Cassel.


La forme du film est déconcertante et les personnages assez atypiques et nonchalants. Il n’y pas de rythme et la réalisation est assez lourde voir négligente. Tout çà fait que le film a du mal à se lancer s’engluant dans une sorte de cacophonie.


Mais parce que oui il y a quand même un mais, le message que veulent faire passer les réalisateurs est assez intéressant. Un peu comme dans France de Bruno Dumont, le film dénonce une société de l’image dans laquelle pour des intérêts individuels (les carrières de carcéral et de Virginie) on va monter un micro évènement en une polémique qui va prendre des proportions démesurées. Et c’est quand on va voir ce petit incident monté en épingle que le film va prendre un peu de volume.

Dommage que comme dans le film de Bruno Dumont la forme soit rédhibitoire car le message véhiculé par les méchants n’est pas si dénué d’intérêt que çà.

jeudi, septembre 09, 2021

boite noire

 

Yann Gozlan retrouve Pierre Niney, 6 ans après avoir réalisé un homme idéal.


Matthieu Vasseur est acousticien au bureau d’enquête et d’analyse. Il est l’adjoint de Pollock( Olivier Rabourdin) l’enquêteur du crash d’un avion de ligne dans les Alpes. Mais il ne va pas prendre Matthieu Vasseur sur cet enquête. La disparition soudaine de Pollock va contraindre le directeur du BEA (André Dussolier) à nommer Matthieu Vasseur sur cette enquête qui se révélera beaucoup plus complexe qu’attendu.


Ce fim fait penser tout de suite au chant du loup où un spécialiste acoustique était capable de reconnaître n’importe quel son dans l’océan.


Ici l’oreille de Matthieu Vasseur va le trahir, au moins dans un premier temps. Il mettra du temps à comprendre la vérité qui va se dévoiler petit à petit.


On est fasciné par tout la partie technique de l’enquête qui se révèle indispensable car les dispositifs électroniques sont omniprésents dans l’aviation. Une dash cam (caméra fixée sur le rétro viseur d’une voiture permettant de déterminer les responsabilités en cas d’accident) va elle aussi être importante dans cette enquête.


Et puis l’autre aspect c’est ce thriller industriel. On est presque dans la politique, tellement les grands groupes industriels aéronotiques concentrent des enjeux de pouvoirs. La femme de Mathhir Vasseur, Noémie (méconessable Lou de Laage) va nous plonger dans les méandres de ces jeux de pouvoirs.


Certains pourront voir un film construit autour d’un personnage paranoïaque et coupé du monde, je préfère moi y voir un thriller industriel qui certes est moins intense que pouvait l’être le chant du loup.

mercredi, septembre 08, 2021

serre moi fort

 

Mathieu Amalric réalise un film sur une femme qui en apparence est partie.

Cette femme c’est Clarrisse (Vicky Krieps) qui semble quitter le domicile conjugal son mari Marc (Arieh Worthalter) et ses deux enfants.


Mais l’histoire va se révéler plus complexe, notamment quand il s’agira d’une avalanche et d’un accident.


Le film est très complexe, il nous mène à la vérité par de nombreux détours qui soit peuvent finir par lasser soit peuvent aiguiser notre curiosité.


Ce personnage de Clarisse est lui aussi très flou. Elle semble dans un premier temps dépressive mais ce que l’on ne sait pas c’est la cause de ce chagrin.


En çà ce personnage ressemble beaucoup à celui d’Elena (Marta Nieto) dans Madre qui était sorti l’année dernière.


La force du film est qu’il va remettre en question une situation, une vérité qui semblait évidente mais qui sera différente des apparences.


Vous aurez compris qu’il est difficile de parler plus avant de ce film sans le divulgacher.


Un film que j’ai trouvé peut être trop complexe et qui n’a pas la même force et la même intensité que Madre.


Dans le même genre ce film fait penser à la série de Canalplus les revenants. On retrouve cette même atmosphère.


Vicky Krieps elle a un rôle tout en introspection au risque de laisser les spectateurs sur le bord du chemin.


lundi, septembre 06, 2021

chers camarades

 


Un film de
Andrei Konchalovskiy


On est en URSS, Lioudmila (Julia Vysotskaya) est une veuve de guerre et membre du comité municipale. Elle s’occupe également de son père et de sa fille ce qui lui laisse peu de temps pour avoir des aventures. Un jour sa vie bien rangée va basculer quand une grève pour des hausses de salaire va intervenir à l’usine de la ville.


Toutes proportions gardées Chers camarades m’a fait pensée à la série Chernobyl. L’important n’étant pas de combattre la grève ou la catastrophe, mais bien de faire en sorte que l’information ne sorte pas de la ville afin de préserver l’image du Parti.


Et en çà la stratégie du parti pour verrouiller l’information rend le film tout aussi passionnant qu’il est dramatique.



Car oui l’autre aspect du film est cette répression sans aucune forme de complaisance des autorités soviétiques.

Pour tenter de sauver sa fille Louidmila va alors devoir trouver un équilibre entre l’armée, le KGB et les autorités soviétiques régionales qui orchestrent à la fois la répression et le contrôle de l’information.


Il y aura malgré tout dans ce film quelques petites touches d’humanité qui vont donner un peu d’espoir à une situation plus que plombantes.


Un film très fort qui donne envie de revoir l’excellent mini série Chernobyl

samedi, septembre 04, 2021

une histoire d'amour et de desir

 

Précis amoureux aussi sensible qu'intense #unehistoiredamouretdedesir pose aussi la question de la sexualité en banlieue

lundi, août 30, 2021

un triomphe

 

Deuxième film d’Emmanuel Courcol après le très oubliable cessez le feu.


Film tiré d’une histoire vraie, celle de détenus suédois qui ont monté une pièce de théâtre avec l’aide d’un acteur.


Ici cet acteur c’est Etienne (Kad Merad) qui faute de rôles fait des petits boulots dont celui de s’occuper d’un atelier théâtre en prison. Cette expérience l’a transformé au point de proposer à la directrice de la prison (Marina Hands) de monter une vraie pièce (en attendant Godot) avec les 5 détenus de cet atelier.


Au fil des 6 mois de préparation on va voir les détenus évoluer et se dépasser, Etienne devant lui gérer en plus de la mise en scène beaucoup de problèmes administratifs.



L’enjeu du film sera de savoir si cette troupe de théâtre totalement improbable arrivera à se produire sur scène devant un public, pour l’unique représentation hors de prison.


C’est avant tout une très belle histoire, celle de 5 détenus et d’un acteur qui vont retrouver un peu d’espoir avec ce projet théâtral. Car ce qui réunit ces 5 détenus et cet acteur c’est une sorte de désespoir et un certain manque de perspectives.


Ce qui est aussi intéressant c’est que ces 5 acteurs petit à petit vont finir par créer du collectif, ils vont finir par créer une troupe.


Au delà de çà c’est un film qui pose la question de la place de la culture en prison et de la préparation à la réinsertion des détenus. Une directrice et un acteur vont se battre contre une institution qui prévoit peu de choses pour les détenus, c’est un peu le combat de David contre Goliath et c’est ce qui rend ce film très attachant.

jeudi, août 26, 2021

fragile

 

Emma Benestan nous emmène à Sète à la rencontre d’une jeunesse un peu hétéroclite.


Azz (Yasin Houicha) travaille dans un restaurant de fruits de mer. Il vit avec Jessica (Tiphaine Daviot) la star d’une série policière à succès.

Mais Jessica va tomber amoureuse de Giaccomo (Guillermo Guiz) et quitter Azz. Ce dernier va se rapprocher de Lila (Oulaya Amamra) une de ses amies d’enfances de retour à Sète après une expérience ratée de danseuse à Paris.


Ce film est une très belle histoire d’amour qui casse les milieux sociaux. On est à Sète dans une cité ouvrière du sud de la France qu’Abdelatif Kechiche a déjà dépeint dans Mektoub my love.



C’est aussi un film avec de très jeunes acteurs. Oulaya Amamra a crevé l’écran dans divines, Tiphaine Daviot a été révélée dans le court métrage les bigorneaux et dans des séries TV notamment HP, Guillermo Guiz est un humoriste en devenir et Yasin Houicha est déjà apparu dans Papicha.


Celà donne un film frais, avec une histoire d’amour qui se termine et une autre qui paraissait évidente qui va enfin se concrétiser.


Fragile c’est aussi la fragilité d’un jeune homme Azz. Il a une famille omniprésente avec qui il va devoir vivre. Une ex petite amie qui la vite remplacé et cette amie d’enfance qui va lui apprendre à danser pour se rapprocher de lui. Si vous ajoutez ses amis ingérables, Azz va devoir se reconstruire dans un environnement qu’il aura du mal à maîtriser, montrant ainsi des signes de fragilité.


C’est aussi la fragilité d’un homme et c’est en çà le film est frais et novateur.

mercredi, août 25, 2021

playlist

 


Avec une photo atypique
#Playlist est à la fois pop et féministe

mardi, août 24, 2021

France

 


Le nouveau film du très atypique Bruno Dumont le réalisateur de Jeanne ou encore Jeannette l’enfance de Jeanne d’arc. Un film qui est repartit bredouille du festival de Cannes cet été où il était en compétition officielle .


France c’est France de meurs (Lea Seydoux) une journaliste spécialiste des questions internationale qui a un talent certain pour se mettre en scène sur le terrain. Elle est aidée par sa productrice sans scrupules, Lou (Blanche Gardin)


C’est un film qui épingle le journalisme spectacle. On voit comment par d’habiles montages elle détourne la réalité pour se mettre en scène.


Mais victime de son succès et de sa notoriété elle va arrêter l’antenne et même là son image va la rattraper.


C’est un film avec un message fort, celui du journalisme spectacle. La chaîne de télévision où travaille France c’est I et on ne peut pas s’empêcher de penser à i télé une chaîne d’information qui en devenant c news a pris ce virage de l’info spectacle en confiant son antenne à de nombreux polémistes.


Ce qui est un peu gênant c’est que tout semble artificiel et cela crée une certaine distance avec le spectateur. On a du mal à s’identifier à ces personnages tellement ils sonnent faux. Léa Seydoux, Blanche Gardin ou encore Benjamin Biolay interprète remarquablement ces personnages totalement hors sol où la célébrité et l’apparence l’emportent largement sur le journalisme.


Tout comme dans ces précédents films Bruno Dumont crée un malaise peut être pour nous faire mieux réfléchir à notre manière de consommer l’information.

mardi, août 17, 2021

kaammelot premier volet

 


Maniant à merveille le second degré
#Kaamelottpremiervolet se base sur un scénario efficace

bac nord

 


Un film de Cedric Jimenez présenté à Cannes cet été


On est dans les quartiers nord de Marseille, Greg Antoine et Yass ( Gilles Lelouche, François Civil et Karim Leklou) forment un équipage de la brigade anti criminalité. Ils prennent parfois des risques inconsidérés pour effectuer de petites prises de stupéfiants. Mais ce que veut leur hiérarchie c’est du chiffre et pour cela ils se concentrent sur les petits délits. Mais un jour cette même hiérarchie va vouloir frapper fort et démanteler un réseau de drogue. Pour cela cet équipage va devoir se mettre hors la loi et en payer les conséquences.


Avant de raconter une histoire vraie, ce film est un très bon film d’action. On est souvent scotché à son fauteuil. Beaucoup d’intensité beaucoup de rythme.


Autre point fort du film ce sont ses personnages tous aussi attachants les uns que les autres. S’ils font ce métier c’est pour combattre le crime. Et ne pas pouvoir rentrer dans certaines cités va provoquer chez cet équipage des frustrations bien compréhensibles.


Et puis en creux on a cette critique de cette politique du chiffre qui a cours dans la police nationale. On a aussi ces ordres données de manière orale sans trace écrite et sans moyens pour les exécuter.

Ce fonctionnement de la police ne permet pas d’apporter des réponses aux problèmes de drogues dans le banlieues et l’actualité récente l’a bien mis en exergue.


Un excellent film qui mêle à merveille action, divertissement et politique.

jeudi, août 12, 2021

rouge

 


Entre thriller et documentaire
#rouge interroge sur le difficile équilibre entre santé et sauvegarde des emplois

mercredi, août 11, 2021

passion simple

 


Très cru sur la forme
#passionsimple place l'amour au niveau de l'addiction

lundi, août 09, 2021

le soupir des vagues

 


Entre poésie et science fiction #lesoupirdesvagues est aussi teinté de géopolitique

de bas étage

 


Thriller efficace
#debasetage est aussi l'histoire d'un homme tiraillé par deux femmes

mercredi, août 04, 2021

OSS 117 alerte rouge en Afrique noire

 


Le nouvel opus des aventures d’Hubert Bonnisseur de la Bath signé Nicolas Bedos et film de cloture du dernier festival de Cannes


Hubert (Jean Dujardin) va laisser la main à OSS 1001 (Pierre Niney) qui doit partir effectuer une mission en Afrique. Mais OSS 1001 est porté disparu. OSS 117 va donc aller à sa recherche et essayer d’empêcher un coup d’État.


Même si le réalisateur à changer Michel Hazanavizius étant remplacé par Nicolas Bedos on garde le même scénariste Jean Fancois Hallin qui connu ses heures de gloires aux guignoles de l’info.

Ce film regorge de clichés sur la France Afrique au moment de l’élection de François Mitterrand.


Mais ce n’est pas là l’essentiel, on est toujours dans l’absurde, dans le grotesque ceci étant renforcé par un personnage de OSS 1001 qui est l’exact opposé de OSS 117.


C’est enfin un film d’action assez simple mais efficace avec beaucoup de rebondissements qui donnent du rythme au film.


Un film avec déjà 1400 000 un vrai succès au box office surement parce qu’on peut s’identifier facilement au côté franchouillard de OSS 177. Mais ce dernier n’oublie pas d’être moderne les premières scènes du film qui font référence au mouvement me too en sont la preuve.


Un film à prendre au 2eme ou 3eme degré, qu’il faut prendre pour un bon divertissement et pour rien d’autre, qui tient plus à mon sens au talent de Jean Francois Hallein que de Nicolas Bedos.

mercredi, juillet 28, 2021

c'est la vie

 


Bien que caricatural
#cestlavie explore la pluralité des maternités

lundi, juillet 26, 2021

présidents

 


Fiction peut être trop réaliste #presidents force le trait sur la caricature

mercredi, juillet 21, 2021

désigné coupable

 Derrière le contexte juridique de #designecoupable finit par apparaître un système de tortures habilement dénoncé

mardi, juillet 13, 2021

Tromperie (Cannes 2021)

 

Tromperie


Après Roubaix une lumière le nouveau film d’Arnaud Desplechin.


C’est une adaptation du roman éponyme de Philippe Roth.


Philip (Denys Podalydes) est un écrivain vivant à Londres. Il recoit régulièrement dans son bureau sa maîtresse (Lea Seydoux) avec laquelle il entretien une relation passionnée.

Mais ce que nous voyons à l’écran est il bien la réalité c’est l’enjeu de ce film.


C’est un film très verbeux. Les discussions entre l’écrivain et sa maîtresse sont le fil rouge du film. Elle lui raconte que son mari la délaisse.


A cette trame viennent s’ajouter deux autres intrigues. La première en République Tchèque suit les aventures d’un écrivain menacé par la police.

La seconde raconte les échanges de l’écrivain avec une de ses amies américaine atteinte d’un cancer.

Le scénario est un peu complexe et fouillis, le tout s’éclairant à peine quand la femme de Philip va lire le carnet que son mari tient relatant les rencontres avec sa maîtresse.


Sur la forme on est proche du théâtre. Le choix d’un acteur de théâtre, Denis Podalydes, pour le rôle principal a tout son sens. Vous l’aurez compris ce film repose plus sur les performances de ses acteurs principaux que sur la qualité de son scénario.


Malgré la qualité se ses acteurs Tromperie lasse très vite, la pirouette finale intervenant bien trop tard pour ne pas réduire ce film à une simple performance d’acteurs.


titane (Cannes 2021)

 Avec une entame assez époustouflante #Titane est une véritable pépite du film de genre #cannes2021

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