dimanche, mai 08, 2022

jeudi, mai 05, 2022

les passagers de la nuit

Un film de Mikhaël Hers (Amanda sur les attentats de 2015) inspiré d’une émission de radio de France Inter Les choses de la nuit présentée par Jean-Charles Aschero.


Ce film est d’abord une chronique des années 1980. Elisabeth (Charlotte Gainsbourg) vit maintenant seule avec ses deux enfants Mathias et Judith (Quito Ryan Richter et Meghan Northam). Dans l’émission de radio pour laquelle elle est standardiste elle rencontre Talulah (Noe Abita) une jeune fille de 18 ans partie de chez elle qui vit dans des hôtels ou des squatts. Elle va alors lui proposer de venir chez elle ce qui va modifier un peu les habitudes de la famille.


C’est d’abord une chronique sur les années 1980. La liberté des 2 enfants d’Élisabeth semble aujourd’hui anachronique. Judith s’engage en politique alors que Mathias veut devenir poète. Talulah elle veut devenir actrice et travaille comme ouvreuse dans un cinéma. Le bonheur de cette famille un peu atypique semble plus importante que la réussite professionnelle et pécuniaire.


Autre aspect marquant c’est le courage d’Elisabeth qui a vaincu un cancer du sein, dont le mari est parti et qui va trouver du travail tout en accueillant cette jeune fille qu’elle ne connaissait pas. Cette force de caractère d’Elisabeth traverse le film et lui donne énormément d’humanité.


Mikhaël Hers en fait peut être un peu trop avec cette image granuleuse qui est censée nous plonger dans les années 1980, mais c’est un très beau film que ces passagers de la nuit avec une très grande Charlotte Gainsbourg.


 

hit the road

 Panah Panai signe un premier film en forme de road movie vers l’exil.


Une famille, la mère (Pantea Panahiha) le père (Hassan Madjooni) un enfant insupportable (Rayan Sarlak) et son grand frère (Amin Simiar) sont sur la route. Ce film montre d’abord des chamailleries assez classiques. Un enfant qui ne veut pas lacher son téléphone portable, un père avec une jambe dans le plâtre et une mère qui essaie de gérer au mieux les choses. Seul le conducteur le grand frère est inquiet.


Le but de ce voyage sera de rencontrer un passeur qui devra emmener le grand frère probablement à l’étranger. Comme si l’agitation dans cette famille cachait une situation plus grave.


La force du film réside dans sa mise en scène assez inventive. On est d’abord dans une voiture puis dans un village isolé ce qui implique de trouver des astuces de mise en scène.


L’autre axe du film c’est cet exil. Les derniers moments d’une famille réunie. La cause de l’exil en elle même est survolée c’est une histoire de divorce il me semble. Mais l’important ce sont ces derniers moments en famille avec un petit frère qui ne semble pas mesurer ce qui se passe, une mère inquiète et un beau père plus préoccupé par sa jambe.


Le résultat est assez foutraque peut être le résultat de cet exil forcé sur le fonctionnement d’une cellule familialle.





dimanche, mai 01, 2022

tenor

Un film de Claude Zidi Junior qui rappelle au bout des doigts film dans lequel un pianiste amateur avait été recruté par le conservatoire pour passer des auditions prestigieuses.


Ici pas de piano on est dans le chant. Antoine (MB 14 ancien candidat de the voice) en parallèle de son BTS comptabilité travaille dans une enseigne de livraison de sushi. Lors d’une livraison à l’opéra de Paris, il se fait remarquer par Mademoiselle Loizeau (Michèle Laroque) qui fera tout pour qu’Antoine intègre sa classe ce qui ne sera pas sans poser de problèmes.


Comme dans au bout des doigts comme dans intouchable le personnage principal, Antoine, ne se sentira pas à sa place ni à l’Opéra ni dans sa banlieue. En essayant de s’intégrer dans un nouveau monde il va se sentir exclu de chez lui.


Dans sa volonté de raconter une belle histoire, ce film a une fâcheuse tendance à en faire trop et c’est peut être là que çà pose problème. A vouloir trop émouvoir le film n’hésite pas à tirer toutes les ficelles du mélo, la maladie, le frère qui se sacrifie en faisant des combats clandestins, l’histoire d’amour à la Roméo et Juliette et j’en passe.


Le biais de ce film est qu’il serait une sorte d’alibis, de contre exemple qui viendrait à contre exemple d’une réalité d’une société inégalitaire. Ce qui est peut être gênant est de faire un film tire larme sur ce type de sujet des inégalités qui traversent la société française.



 

vendredi, avril 29, 2022

la ruse

Un film historique signé John Madden sur cet épisode de la seconde guerre mondiale où les anglais ont fait croire aux allemands qu’ils allaient débarquer en Grèce alors que leur objectif était la Sicile.


Ewen Montagu et Charles Cholmondeley (Colin Firth et Mattew Mc Fadyen) sont chargés de préparer un stratagème à la demande du premier Ministre et un peu contre l’avis des services de renseignements. Ils vont utiliser un cadavre qui va devoir transporté de faux documents. Mais pour que cela soit crédible ce cadavre devra avoir une identité et une vie bien réelle.


Le thriller est à la fois passionnant mais aussi hyper pudique hyper réservé. On est dans l’action tout en gardant une pointe de flegme britannique. Et le mélange des deux fonctionne plutôt bien.


C’est également un film historique dans lequel personnellement j’ai appris un certain nombre de choses.


On a aussi une histoire d’amour une attirance plutôt Jean (Kelly Mc Donalds) sera attirée par Ewen mais ils vont faire passer leur devoir en premier. Et avec ce flegme cette retenu cette attirance est presque anecdotique et vient presque parasiter l’intrigue principale du film.


La ruse ne révolutionne pas le film d’espionnage mais reste très efficace dans un genre plutôt flegmatique.




 

mercredi, avril 27, 2022

sentinelle sud

Mathieu Gerault nous propose un film sur des soldats revenus d’Afghanistan et qui sont tombés dans la délinquance. Christian (Niels Schneider) est revenu d’Afghanistan avec Mounir (Sofian Khammes) qui a presque perdu l’usage d’une jambe et Henry (Thomas Daloz) qui lui est hospitalisé.


Les 3 amis vont se retrouver mêlés à une histoire de trafic de drogue, et soumis à la pression de voyous qui voudront récupérer leur marchandise.


Lucie (Hindia Hair) l’infirmière d’Henry va tomber elle amoureuse de Christian.


On a deux aspects dans ce film. Le premier est un thriller avec un chargement de drogue qui est manquant. Henry souffrant de problèmes psychatrique étant le seul à savoir où se trouve la marchandise.


Et puis on a ce difficile retour de soldats de retour de mission, avec ces opérations qui tournent mal qui tournent mal qui hantent les soldats. C’est un thème qui avait déjà été évoqué dans voir du pays avec Ariane Labed et Soko.


Ici l’ambiance est plus noire, plus dure. On a ces soldats qui vivent presque dans des squats ou dans un hôpital presque hors d’âge et qui semblent abandonnés par leur hiérarchie. Celle ci est incarné par le père (Denis Lavant) dont le rôle sera trouble à la fois protecteur mais aussi plus trouble quand il s’agira d’évoquer son action en Afghanistan.


Un film sombre avec des performances d’acteurs remarquables.



 

mardi, avril 26, 2022

i comete


 

jeudi, avril 21, 2022

murina

 La murène en croate pour ce film de Antoneta Alamat Kusijanovi présenté la quinzaine des réalisateur qui a obtenu la caméra d’or du dernier festival de Cannes, prix récompensant le meilleur premier film.


On est en Croatie, Julija (Gracija Filipovic) est une jeune fille vivant avec ses parents Nela et Ante (Danica Curcic et Leon Lučev) sur une île. Les réves de départ de Julija vont se faire plus précis quand Javier (Cliff Curtis) un ami d’Ante va leur rendre visite pour négocier l’achat d’un terrain. Mais de vieilles histoires vont se raviver et provoquer des tensions dans la famille.


Ce film parle d’abord de nostalgie, celle d’une époque où Nela et Javier étaient amoureux et celle où Ante et Javier écumaient les mers du globe. Nostalgie aussi d’un mode de vie assez traditionnel qui est menacé par un projet de complexe touristique qui viendrait dénaturé l’île.


C’est également un film d’émancipation. Julija a pour projet de partir de son île, partir loin de ses parents elle parle d’Havard ou plus modestement de Zagreb. Mais Ante est un père autoritaire hyper protecteur qui va se heurter au caractère bien trempé de sa fille. On a cette confrontation père fille qui est un peu le fil rouge de ce film.


Un film qui navigue donc constamment entre traditions et émancipation que ce soit pour ces iles et pour cette jeune fille. Tout çà avec une photo magnifique gorgée de chaleur et des plus agréables.



mercredi, avril 20, 2022

un talent en or massif

 Un thriller remplit d’auto dérision signé Tom Gormican


Nicolas Cage (dans son propre rôle) est un acteur sur le déclin. Après son divorce il vit à l’hôtel et est endetté. Son agent recoit une proposition assez atypique, un riche propriétaire terrien espagnol Javi (Pedro Pascal) lui propose un million de dollar pour assister à son anniversaire. L’acteur accepte et va se trouver mêlé à une affaire d’État.


Le film vaut d’abord par son auto dérision. Un acteur Nicolas Cage ayant accepté de jouer son propre rôle celui d’un acteur sur le déclin, imbu de lui même et dépressif. Même si ce trait de caractère finit par lasser il est dans un premier temps assez drôle.


Ce film est également un thriller assez classique. On est dans le milieu du grand banditisme et une organisation tente de faire pression sur des politiques. Là encore on est plus dans le Mister Bean que dans des James Bond, mais l’intrigue fonctionne plutôt pas mal.















lundi, avril 18, 2022

a l'ombre des filles

 Deuxième film du réalisateur de Django (Etienne Comar)

A l’ombre c’est pour la prison, une prison pour femme dans laquelle Luc (Alex Lutz) un chanteur lyrique va donner des cours de chant.


Comme dans un triomphe dans lequel un acteur montait une pièce de théâtre en prison, le projet est louable mais la motivation du chanteur ici reste floue. Si la finalité du projet reste énigmatique, le film reste une fiction documentaire sur la vie en prison.


Autre intérêt du film son casting, Alex Lutz, Agnès Jaoui, Hafsia Herzi et Veerle Beatens (vue notamment dans le formidable Alabama Monroe dans au nom de la terre ou encore la série Cheyenne et Lola).


Il existe néanmoins au moins un point commun entre ces détenues et ce chanteur, ils ne semblent plus avoir d’espoir dans la vie. Luc après le décès de sa mère et ces détenues après les crimes qu’elles ont commis mais dont on va pas savoir grand-chose.


Le point le plus intéressant reste donc cet aspect documentaire du film sur la vie en prison, sa dureté et ce manque de perspective qui va même jusqu’aux gardiennes de prison souvent en grève.


Un film âpre donc que cet à l’ombre des filles d’Etienne Comar.


jeudi, avril 14, 2022

la revanche des crevettes paillettees

 2ème opus de la franchise signée Cédric le Gallo et Maxime Govare avec toujours Nicolas Kob, Alban Lenoir ou encore Roland Menou.


Les crevettes pailletées sont en route pour les gay games à Tokyo. Une escale est prévue en Russie. Elle devait durée 32 minutes mais un quiproquo fera que cette escale durera 1 jour et 32 minutes.


Durant cette période les crevettes pailletées dont faire l’expérience d’une Russie homophobe entre chasse aux homosexuels et camps de conversions.


Comme le premier opus la revanche des crevette pailletées n’est pas communautaire et s’adresse au plus grand nombre. C’est avant tous l’histoire d’une bande de potes, d’une bande de fêtards que nous allons suivre.


Autre intérêt du film c’est son engagement. On est censé être en Russie (alors que le tournage s’est déroulé en Ukraine) et on va voir comment des groupes vont utiliser des applications de rencontres pour tendre des pièges à des homosexuels. On va voir également le fonctionnement d’un camp de conversion pour encourager des homosexuels à retrouver une sexualité plus conventionnelle.


Ce film aurait pus être grave et plombant mais comme on a affaire à une bande de copains à des bras cassés et bien on est souvent dans le comique de situation. Ici la comédie sert de vecteur pour faire passer un message sociétal assez lourd et force est de constater que cela fonctionne.

mercredi, avril 13, 2022

en même temps

Le nouveau film de Gustave Kervern et Benoit Delepine


Pascal Molitor (Vincent Macaigne) et Didier Béquet (Jonathan Cohen) sont deux élus que tout oppose. Didier Béquet doit convaincre son collègue vert de voter pour la construction d’un centre de loisir qui va détruire une foret. L’intervention de Sandra, une militante féministe va faire vivre une folle nuit aux deux élus.


En même temps se veut d’abord le reflet d’une époque avec deux visions du monde symbolisées par ces deux élus et le fait qu’ils se retrouvent collés l’un à l’autre symbolise assez le fait que ces deux visions du mondes doivent cohabiter non sans mal.


Le film est aussi une comédie plus basé sur du comique de situation que ce soit dans la boite de nuit, chez le vétérinaire ou encore chez la sophrologue (Laetitia Dosch). Là encore cela symbolise bien un certain nombre d’antagonisme qui traversent la société française.


 

lundi, avril 11, 2022

contes du hasard et autres fantaisies

Ryūsuke Hamaguchi le réalisateur de drive my car réinvente le film à sketchs.

La première histoire est celle d’un amour qui va être compromise par l’ex petite ami du jeune homme qui par hasard est la meilleure amie de la jeune femme. Cet ex petite amie regrettant finalement d’avoir rompu sa relation passée.

Dans la seconde histoire une femme va séduire un professeur pour venger son petit ami. Mais là encore çà tournera mal.

Enfin dans le troisième histoire une femme pense retrouver son amour de jeunesse mais s’agit il de la bonne personne on ne le saura pas réellement.


Le point commun, le liant de ces histoires est le regret de relations passées ce qui apporte une pointe d’amertume.


On est également dans un Japon assez conservateur dans lequel la pudeur est très présente et ces histoires vont un peu trancher avec cet état d’esprit qui est quand même assez présent dans le film.


















 

dimanche, avril 10, 2022

qu'est ce qu'on a tous fait au bon Dieu

3eme opus de la série signée Philippe de Chauveron, avec toujours Christian Clavier, Chantal Lauby, Frederique Bel, Elodie Fontan entre autres.


Les Verneuil vivent toujours une retraite heureuse bien que leurs enfants soient très présents dans leur vie. Pour ressouder la famille, les filles Verneuil ont décider d’organiser une fête surprise pour l’anniversaire de mariage de leurs parents. Pour cela ils vont inviter toutes leurs belles familles ce qui ne sera pas sans heurts.


Ce film est avant tout un festival d’égo. L’égo de Claude Verneuil écrivain raté, celui de sa fille artiste peintre plus que déprimante. Mais plus on va creuser plus chacun des personnages aura une très haute opinion de lui même. Et force est de constater que ces fortes personnalités auront du mal à coexister. Et c’est là dessus que fonctionne le film.


Mais au lieu d’être drôle çà finit par être lassant les personnages ne dégageant pas forcément d’empathie.


Ce qui est plutôt positif c’est la solidarité inconditionnelle dont va faire preuve cette famille malgré les désaccords qui la traversent. Ce sont les femmes les sœurs Verneuil, leur mères et leurs belles mère qui seront le liant de cette famille.


C’est cette dimension sociologique qui ne se révèle que sur la fin du film qui va sauver cette comédie plutôt potache rendue pénible par des personnages sans réels reliefs qui seront mus par un besoin d’exister.



mardi, avril 05, 2022

media crash

Enquête passionnante sur la manière dont les propriétaires de titres de presse orientent le débat public #MediaCrash laisse deviner une importante face immergée de l'iceberg

jeudi, mars 31, 2022

en corps

 

Quel film de Cédric Klapisch après ce qui nous lie qui avait explorer les liens d’une fratrie.


Ici on est dans le monde de la danse. Elise (Marion Barbeau, une vraie danseuse de l’Opéra de Paris) se blesse lors d’une représentation. Elle va devoir se remettre en cause pour avancer dans la vie.


Ce film est une galerie de portraits tout à fait extraordinaire. On a cette danseuse qui a grandit avec son père et ses sœurs et qui va devoir vivre une sorte de renaissance alors que sa carrière de danseuse étoile semble compromise. On a son père (Denys Podalydes) qui s’est occupé comme il a pu de ses filles depuis la mort de sa femme et hyper pudique et réservé.

On a ce couple Sabrina et Loic (l’excellente Souheila Yacoub et Pio Marmai) deux gueules cassées qui se sont reconvertis dans la restauration et dont les disputes sont des preuves d’amour. Josiane (Muriel Robin) dont la vie a été stoppée par un accident et qui s’ouvre aux artistes. Seul Yann le kiné (François Civil) semble a peine caricatural.

Et c’est dans cet environnement qu’Elise va tout à la fois se reconstruire, grandir et trouver qui elle est vraiment.

Ce film comme tous les films de Klapisch transpirent d’humanité et çà fait du bien.

Seul le premier 1/4 d’heure très contemplatif exclusivement composé d’images de spectacle d’Opéra aurait pu être allégé.

Mais cela reste un très grand Klapisch

mercredi, mars 30, 2022

le monde d'hier

 

Un film de Patrick Asté qui nous emmène dans les entrailles du palais de l’Elysée.


Isabelle de Raincy (Léa Drucker) est la présidente de la République sortante. Elle ne se représente pas à cause d’une maladie qu’elle a tenu secrète. Willem (Thierry Godard) un candidat populiste est sur le point de l’emporter, car son opposant Gaucher (Jacques Weber) va voir sa campagne détruite par une vidéo compromettante. La présidente de la République interviendra t’elle pour assurer sa succession telle est l’enjeu du film.


Avant d’être dans un film politique on est dans un film théâtral avec beaucoup d’emphase. Cette dimension avec une grande attention portée sur les dialogues, l’emporte sur le thriller politique qui est presque relégué au second plan.


Le film politique est lui assez bien fait. Une présidente qui doit gérer les affaires du pays, sa fille, sa maladie et la campagne électorale en cours.


Le personnage du secrétaire général (Denys Podalydès) est lui aussi fort. Il sera la tête pensante des opérations de l’ombre. Enfin le garde du corps de la présidente (Alban Lenoir) parle peu mais dégage à la fois confiance et crainte.


Le seul regret que l’on peut avoir est que ce film semble surjoué et plus adapté pour le théâtre. L’emphase des personnages colle avec leurs fonctions mais vient plomber un thriller qui aurait pu être magnifique.



lundi, mars 28, 2022

l'ombre d'un mensonge

 

Hélier Cisterne adapte sur grand écran la vie de Fernand Iveton militant communiste ayant rejoint le FLN afin de défendre les droits des algériens durant la colonisation française.


Fernant Iveton est interprété par Vincent Lacoste. Il rencontre Hélène (Vicky Krieps) une mère célibataire polonaise ayant fuit la répression communiste dans son pays.


Après leur rencontre à Paris ils partent vivre en Algérie, Hélène découvrant peu à peu les agissements de son mari.


Ce film est avant tout une histoire d’amour. Hélène dont le premier mari a été victime du régime communiste se marie avec Fernant. Leur histoire d’amour dépasse l’engagement de Fernant dans le parti communiste.


Une fois de retour en Algérie Fernant devra faire un choix entre sa famille, sa femme et son fils adoptif et son engagement. Ce dilemme sera un peu la pierre angulaire du film.


S’il est arrêté Fernant abandonnera sa femme et son fils. Mais s’il décide d’arrêter de militer, ce son les algériens avec qui il a grandit qu’il abandonnera.


Vous l’aurez compris ce film a une dimension historique forte. Avec notamment cette scène où Fernant joue au basket avec des algériens. Des policiers découvrent des journaux interdits. Seuls les algériens seront arrêtés.


C’est pour combattre cette injustice, le fait que les ouvriers algériens soient moins bien payés que les français que Fernant s’est engagé.


On aura enfin une dimension géopolitique qui interviendra très tard dans le film et qui va apporter un peu de perspective à cette histoire vraie assez glaçante.


vendredi, mars 25, 2022

de nos frères blessés

 

Hélier Cisterne adapte sur grand écran la vie de Fernand Iveton militant communiste ayant rejoint le FLN afin de défendre les droits des algériens durant la colonisation française.


Fernant Iveton est interprété par Vincent Lacoste. Il rencontre Hélène (Vicky Krieps) une mère célibataire polonaise ayant fuit la répression communiste dans son pays.


Après leur rencontre à Paris ils partent vivre en Algérie, Hélène découvrant peu à peu les agissements de son mari.


Ce film est avant tout une histoire d’amour. Hélène dont le premier mari a été victime du régime communiste se marie avec Fernant. Leur histoire d’amour dépasse l’engagement de Fernant dans le parti communiste.


Une fois de retour en Algérie Fernant devra faire un choix entre sa famille, sa femme et son fils adoptif et son engagement. Ce dilemme sera un peu la pierre angulaire du film.


S’il est arrêté Fernant abandonnera sa femme et son fils. Mais s’il décide d’arrêter de militer, ce son les algériens avec qui il a grandit qu’il abandonnera.


Vous l’aurez compris ce film a une dimension historique forte. Avec notamment cette scène où Fernant joue au basket avec des algériens. Des policiers découvrent des journaux interdits. Seuls les algériens seront arrêtés.


C’est pour combattre cette injustice, le fait que les ouvriers algériens soient moins bien payés que les français que Fernant s’est engagé.


On aura enfin une dimension géopolitique qui interviendra très tard dans le film et qui va apporter un peu de perspective à cette histoire vraie assez glacante.


mercredi, mars 23, 2022

une mère

 

Premier film en temps que réalisatrice signé Sophie Audcoeur.


Aline (Karine Viard) est une mère dévastée depuis la mort de son fils passé à tabac par Maxime (Darren Musselet). A la sortie de prison de ce dernier, Aline va vouloir se venger trouvant les 5 années de prison trop légères. Mais aura t’elle le courage d’aller jusqu’au bout.


Ce qui est glaçant c’est le sang froid et de côté calculateur du personnage d’Aline. Elle va suivre sa victime et l’attirer dans un piège.


Le personnage de Maxime est toujours aussi violent et ne semble pas maîtriser ses émotions. On a donc une opposition de styles entre 2 personnages totalement différents.


Une limite à ce film réside dans son scénario un peu tirer par les cheveux. C’est assez peu crédible qu’un plombier accepte en urgence la rénovation d’une salle de bain et arrive chez vous un vendredi soir pour commencer les travaux dès le samedi matin.


Le fait que Maxime accepte également de travailler chez la mère de sa victime paraît peu crédible.


Ce film a aussi une dimension sociale assez marquée. Aline travaille à la poste et vit dans un appartement modeste après son divorce. Maxime lui est issue d’une cité et a été délaissé par sa mère suite à son crime. Elle et son nouveau mari ont cessé tout contact avec lui au grand désespoir du jeune homme.


Dommage donc qu’un scénario un peu léger vienne plomber un film à haut potentiel.


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