lundi, mai 23, 2022

Don Juan ( cannes 2022)

La comédie musicale signée Serge Bozon avec l’acteur belfortain Tahar Rahim et Virginie Effira.


Laurent doit épouser Julie, mais Julie n’est jamais venue à la mairie. Laurent lui part dans l’Ouest de la France jouer Don Juan. Sa partenaire ayant abandonné les répétitions, le metteur en scène fait appel à Julie pour la remplacer. Les deux amants vont se retrouver, vivre une nouvelle idylle mais cette nouvelle histoire sera t’elle plus solide que la précédente, c’est tout l’enjeu du film.


La comédie musicale semble un genre un peu désuet dans le cinéma mais ici les passages chantés passent plutôt bien et s’intègrent assez bien à l’histoire.


Le duo que forment Virginie Effira et Tahar Rahim lui fonctionne plutôt bien.


Julie elle aurait pu avoir le mauvais rôle, on aurait pu la détester pour ne pas être venu à son mariage sans prévenir son fiancé. Mais la fin de cet relation, la fin de cet amour semble inéluctable. Et c’est peut être çà ce qui semble infuser tout au long du film. On a du mal à en vouloir au personnage de Julie. Et les deux amants apparaissent comme des victimes d’une relation qui est vouée à se terminer.


Néanmoins on croit à cette nouvelle histoire, à cet amour qui renait.


A noter une apparition d’Alain Chamfort.


L’univers de Serge Bozon, lui est moins clivant moins radical que dans Mme Hyde par exemple ce qui permet une ouverture à de nouveaux publics dont je fais parti.



 

novembre (cannes 2022)

 Novembre est le nouveau film de Cédric Gimenez suit la sous direction anti terroriste au moment des attentats de Paris et la traque des terroristes dans les 5 jours qui ont suivi les attentats des terrasses et du stade de France.


Tout commence lors d’une nuit relativement calme. Dès les premières fusillades, la sous direction anti terroriste va devenir une vraie fourmilière. Des informations vont être traitées, des vérifications opérées que ce soit sur le terrain ou sur Internet. Et en çà Novembre est presque une sorte de documentaire.


Et puis il y aura le grain de sable dans cette mécanique bien huilée. C’est Inès (Anais Demoustier) qui va prendre un certain nombre d’initiative qui s’avéreront à la fois risquées et utiles.


Et c’est à ce moment là que le film va prendre une autre dimension en posant la question de la protection des témoins qui sont très exposés quand il s’agit de terrorisme. Samia (Lyna Khoudri) va collaborer avec Inès pour remonter jusqu’aux terroristes. Mais sa protection en aval ne sera pas si évidente que cela.


Même si le renseignement électronique a pris une part importante, l’humain et la recherche de témoins clés reste essentielles.


Un thriller quasi documentaire sur les attentats de Novembre 2015 qui sortira début octobre au cinéma quelques mois seulement après la fin du procès. A noter enfin un casting exceptionnel avec notamment Jean Dujardin, Sandrine Kiberlain, Jérémie Renier ou encore Cédric Kahn.

dimanche, mai 22, 2022

dérive des continents au sud (cannes 2022)

Le réalisateur suisse Lionel Baier était de retour à la quinzaine des réalisateurs avec la dérive des

continents au sud après les particules.


Nathalie (Isabelle Carré) travaille pour l’Union européenne dans le domaine de l’immigration. Elle

doit organiser un déplacement du président Macron et de la Chancelière Merkel en Italie. Dans ce

camp que les 2 chefs d’État doivent visiter elle retrouve son fils Albert (Théodore Pellerin) qu’elle

n’a pas vu depuis des années. Elle retrouvera également Ute (Ursina Lardi) une de ses anciennes

amantes. Ce sera l’occasion pur Nathalie de remettre un peu d’ordre dans sa vie.


Le film est complexe, on y parle immigration et cet écart qu’il peut y avoir entre les discours

politiques et la réalité du terrain.


Et puis on a ce personnage de Nathalie assez complexe. Elle a fait ce choix de privilégier sa carrière

par rapport à sa vie familiale provoquant la colère de son fils.


Mais cette colère n’est elle pas due au choix de sa mère de vivre avec une femme et d’abandonner

la famille qu’elle avait crée. Même si ce n’est jamais dit c’est une possibilité.


Ceci va donner un film complexe, dense et surtout dans lequel les rancoeurs vont remonter à la

surface.


 

nos cérémonies ( cannes 2022)


 

retour à Séoul (cannes 2022)

Un film de Davy Chou qui fut présenté dans la sélection un certain regard du dernier festival de Cannes.


Freddi (Park Ji Min) avait prévu d’aller passer des vacances au Japon. Mais sur un coup de tête et sans en parler à personne elle décide d’aller en Corée du Sud, pays dans lequel elle est née après avoir été adoptée.


C’est un film poignant sur la quête des origines. Le but premier de Freddi était de découvrir ce pays cette culture sud coréenne. Puis elle va ressentir le besoin de retrouver sa famille biologique. C’est à ce moment là qu’on va mesurer le fossé culturel entre la femme qu’elle est devenue et cette famille marquée par les traditions. Freddi avait besoin de voir sa famille biologique, une famille qui ne correspondait pas à la femme qu’elle est devenue.


Et c’est l’autre côté intéressant du film, ce très beau portrait de femme. Une femme libre, indépendante, magnifiquement campé par Park Ji Min. On va avoir une sorte d’adéquation entre une femme et un pays. Et c’est en venant chercher une famille biologique que Freddie s’est trouvée elle même et à trouver un pays dans lequel elle s’épanouit.


Une très belle réussite que ce retour à Séoul.


 

chronique d'une laison passagère (cannes 2022)

Le nouveau film d’Emmanuel Mouret qui était présenté dans la section Cannes Première.


Charlotte et Simon (Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne) ont eu un coup de foudre l’un pour l’autre, sauf que Charlotte n’aime pas les élans romantiques et Simon est marié et ne veut pas quitter sa femme. Chaque rendez vous de ce couple illégitime sera peut être le dernier ce qui va donner un peu de sel à cette relation.


Comme tous les films d’Emmanuel Mouret, ce film est très verbeux. Beaucoup de discours sur l’amour. Mais comme à chaque fois ce qui sera parfait pour de beaux discours sera en pratique plus difficile à mettre en place sur le long terme.


Et c’est une troisième personne Louise (Georgia Scalliet ) qui va venir enrayer cette idylle entre 2 personnages qui se sont promis de se quitter très vite mais qui n’y sont pas parvenus.


On reste néanmoins dans une sorte de conte, une utopie très germano pratine on a du mal à pouvoir s’identifier à ces personnages.


Sandrine Kiberlain interprète un personnage très aérien, très libre.


Le personnage de Vincent Macaigne est lui plus gauche plus emprunté. Il se fait emporté par la fraîcheur de sa partenaire. Il semble plus calculateur et conscient des conséquences de son aventure.


 

samedi, mai 21, 2022

aftersun (cannes 2022)

1er film de Charlotte Wells, mention spéciale de la caméra d’or du dernier festival de Cannes, prix french touch de la semaine de la critique et grand prix et prix de la critique du festival de Deauville.


Sophie et son père Callum (Frankie Corio et Paul Mescal) passent quelques jours de vacances dans un club de vacances en Turquie. Ce sont des moments que l’on devine rares, et ils en profitent tant qu’ils le peuvent, à la piscine, au karaoké ou autour d’une table de billard. Mais Sophie commence à avoir l’âge de mener sa propre vie.


C’est un très beau film sur la parentalité où le film va explorer le lien père fille. Le film n’explicite pas les raisons pour lesquels ils ne semblent pas se voir régulièrement.


Le caméscope permet aussi de matérialiser ces moments et de faire le lien avec l’époque contemporaine. Ces quelques flashforward, sont assez originaux et permettent au spectateur de ressentir une certaine nostalgie de quelques moments clés de moments heureux de notre enfance dont on se souviendra toute une vie.


Le pourquoi de la résurgence de ces souvenirs est explicité à la fin du film et fait référence à des moments tendre et charnière dans la vie de Sophie.


Un film tendre sur la parentalité où il ne se passe pas forcément grand-chose mais duquel transpire des émotions.


 

tout le monde aime Jeanne (cannes 2022)

 2eme long métrage de Céline Devaux qui était présenté en séance spéciale à la semaine de la critique.


Jeanne (Blanche Gardin) suite à l’échec retentissant d’un de ses projets est ruinée. Pour s’en sortir elle doit aller au Portugal vendre l’appartement de ses parents. Ce voyage au Portugal sera pour elle une occasion de prendre un peu de recul. Dans l’avion elle va rencontrer Jean (Laurent Lafitte) un opportuniste tout aussi déprimé que Jeanne. Mais lui semble assez indifférents aux aléas de la vie.


Blanche Gardin dans un personnage de femme dépressive, c’est quelque chose de très classique. Et ce n’est pas son personnage et son histoire qui vont être intéressante.


Le côté original de ce film réside dans cette voix off, une sorte de conscience de Jeanne qui va rythmé le film. C’est plutôt bien vu et original. Sur 1h35 c’est un procédé qui est assez efficace.


Et puis il y a bien sur cette rencontre entre 2 dépressifs assez différents. Jeanne elle est anxieuse Jean lui se laisse porter assez négligemment par la vie. Cette opposition de style fonctionne assez bien, jusque sur la scène du Miramar en mai dernier lors de la 1ere du film.


Un film plus tendre que drôle dans lequel on a de l’empathie pour les personnages. A noter la performance de Maxence Tual qui joue le frère de Jeanne et qui crève l’écran dans la série platonique sur OCS.

triangle of sadness (cannes 2022)

Ruben Östlund a obtenu sa deuxième palme d’or après the square. Sans filtre est un film en 3 temps. On suit d’abord le quotidien d’une influenceuse Yaya (Charlbi Dean Kriek) qui est infecte avec son petit ami Carl (Harris Dickinson) qui lui sert également d’assistant. Le jeune couple est invité à participer à une croisière pour riches dont elle devra faire la promotion. Mais une tempête tout à fait épique va remettre à plat toute l’échelle sociale.


Le point marquant de ce film est cette tempête qui survient pendant le dîner du capitaine. La sophistication des menus tranche avec le chaos engendré par la tempête. Le capitaine jusque là invisible et ivre s’avérera très drôle et politiquement incorrect.


C’est le dernier tiers du film sur une île déserte qui aura le plus de sens avec le retour à de vraies valeurs, celles mobilisées quand il s’agit de survie. C’est à ce moment là que l’on va découvrir la vraie nature de la relation entre Yaya et Carl.


Ce film est long 2h30 mais son découpage en trois parties apporte 2 respirations plutôt bien venues et cette scène de naufrage en préambule de la conclusion du film vient rebooster l’attention du spectateur.


 

la nuit du 12 (cannes 2022)

Dominik Moll le réalisateur du très remarqué seules les bêtes était invité de la section Cannes Première avec son nouveau film la nuit du 12 qui sort aujourd’hui.


On est dans les Alpes et la police judiciaire de Grenoble est appelée pour enquêter sur le meurtre de Clara qui a été brûlée vive alors qu’elle rentrait chez elle. L’enquête est confiée à Yohan (Bastien Bouillon) tout juste promu chef de groupe.


Ce qui est marquant c’est le caractère féministe de ce film. Les enquêteurs vont non pas ouvertement mais de manière insidieuse remettre en cause le comportement de Clara qui n’est juste que celui d’une jeune fille de son âge. Ils vont interroger un à un ses anciens petits amis. Mais comme le dit une de ses amis dans le film le problème n’est pas dans la vie personnelle de Clara mais dans le fait qu’elle a été brûlée vive.


L’autre point intéressant est la manière dont Dominik Moll arrive à entretenir le mystère. Il ne se passe pas vraiment grand-chose dans la nuit du 12 mais ce film est passionnant et d’une rare intensité.


A noter l’interprétation remarquable de Boullie Laners, ce flic un peu de la vieille école, bouleversé par une rupture et hyper impulsif. Son caractère assez bourru et peu ouvert tranche avec une jeunesse sans complexe.


C’est aussi un des points intéressant ce portrait d’une jeunesse de zones pavillonnaire ou rurale un peu en marge de la société.


Un film à la fois atypique et passionnant qu’est la nuit du 12 de Dominik Moll à découvrir aujourd’hui au cinéma.



 

vendredi, mai 20, 2022

dalva (cannes 2022)

Dalva est le premier film de la réalisatrice belge Emmanuelle Nicot présenté à la semaine de la critique.


Dalva (Zelda Samson) est une jeune fille qui arrive un soir dans un centre pour jeune mineurs. Elle ne comprend pas ce qu’elle y fait. Elle demande à voir son père. Ce dernier est en garde à vue, il est soupçonné d’inceste sur sa fille.

Dalva va nous montrer comment cette jeune fille va prendre conscience qu’elle est une victime et une jeune fille et non une femme.


C’est au contact de ses camarades du centre et surtout de sa camarade de centre que Dalva va enfin devenir une jeune fille de son âge.


Dans ce centre personne ne va la juger car tous ces enfants sont dans des situations difficiles, c’est plutôt dans son école face à des enfants sans problème que des tensions vont apparaître.


Même si le film est relativement court, il va prendre le temps de montrer cette évolution dans l’attitude de la jeune fille.


Ce qui est révoltant c’est la manière dont le père de Dalva a isolé sa fille de sa mère et l’a convaincu qu’elle était amoureuse de lui.


Un film poignant donc où cette jeune actrice Zelda Samson est remarquable dans un rôle de jeune fille à la fois révoltée et sous emprise. Il faudra attendre le 22 mars prochain pour découvrir Dalva sur vos écrans.



 

gouttes d'or (cannes 2022)


Le nouveau film de Clément Cogitore le réalisateur du très remarqué ni le ciel ni la Terre.


Nous sommes dans le quartier de la goutte d’or à Paris. Ramses (Karim Leklou) est un mage. Il rentre en communication avec les personnes disparues. Pour cela il arnaque ses clients tout en les rassurant. Mais l’irruption d’un groupe de jeunes délinquants chez lui va modifier sa vie.


On a affaire dans ce film à deux délinquances bien différentes qui vont ce rencontrer. Celle des mages qui vont profiter de la vulnérabilité des gens. Et celle de ces jeunes mineurs qui vivent de cambriolages et de trafics en tout genre.


Ramses va craindre la violence physique de ces jeunes mais eux vont avoir besoin de Ramses pour retrouver leur ami et ils vont craindre la malédiction que Ramses leur promet.


C’est un rapport de force assez subtil assez changeant dans une réalité sociale très crue.


On a affaire à une économie souterraine à une économie de la débrouille où la concurrence est assez féroce que ce soit chez les mages ou dans le trafic de drogue.


Karim Leklou quand il était venu présenter ce film à la semaine de la critique à Cannes avait loué le talent de ces jeunes acteurs qui découvraient le cinéma. Un film entre polar et mysticisme.




 

plan 75 (cannes 2022)

hie Hayakawa pour son premier film a eu les honneurs de la sélection un certain regard et a remporté le mention spéciale.


Plan 75 suit des personnes âgées de plus de 75 ans ayant choisi de recevoir une allocation de l’État afin de mettre fin à leurs jours. Ils sont suivis par des organismes spécialisés qui assurent un suivi psychologique de leurs derniers jours de vie.


On va suivre à la fois les équipes en charge de ce suivi et quelques personnes âgées ayant choisi de suivre ce programme. Le lien entre les 2 se fera par un membre de cette équipe qui va découvrir que son oncle veut bénéficier de ce programme.


Ce qui est dérangeant est que ces personnes âgées se voient comme une charge pour la société. Seul un groupe de dames verra leur mort après une dernière grand fête, mais dans la plupart des cas on a affaire à des personnes isolées. Et c’est peut être çà que veut montrer ce film, la solitude dans laquelle peuvent se trouver des personnes âgées.


Mais ce film est très dérangeant et tout à fait perturbant sachant que l’on a affaire à des personnes autonomes et sans pathologie invalidante.


Plan 75 nous demande de nous défaire de notre vision occidentale et s’avère ouvertement provocateur pour traiter d’un des sujets les plus tabous de nos sociétés.


 

Hunt ( cannes2022)


 

the woodcutter story (cannes 2022)


 

Premier film du finlandais Mikko Myllylahti un des scénariste d’Olli Maki

Un film présenté à la semaine de la critique en 2022



Pepe et Tuomas travaillent dans une scierie. Celle ci est sur le point de fermer et leur vie va être bouleversée. Mais c’est une histoire d’adultère qui va mettre sans dessus dessous cette petite communauté si paisible.



Ce film est kitsch absurde drôle et surtout très tendre. On est dans la même veine que le cinéma de Gustave Kerven. L’image très acidulé et ce village du bout du monde contribuent à placer ce film dans la dimension du conte.


C’est aussi un film qui montre la rudesse de la vie dans ces petites communautés isolées, ces couples qui se délitent et cette tentation de partir refaire sa vie dans une plus grande film.


Mais surtout par sa tendresse et son absurdité que se distingue cette étrange histoire du coupeur de bois.


jeudi, mai 19, 2022

armageddon Time (cannes 2022)

Le nouveau film de James Gray qui fut présenté à Cannes.

Paul (Banks Repeta) est un jeune garçon faisant sa rentrée en 6eme. Il se lie d’amitié avec Johny Davis (Jaylin Webb). Paul est blanc d’une famille riche et veut devenir dessinateur. Johny lui est orphelin, redoublant et poursuivi par les services sociaux. Cette amitié pas si évidente que çà dans l’Amérique des années 1980 résistera à bien des épreuves.


A travers une banale histoire d’amitié entre 2 enfants ce film met en lumière et dénonce 2 types de discriminations. Une discrimination envers les juifs. Le père de Paul en est particulièrement victime et il va tout faire pour que ses enfants aillent dans les meilleures écoles qui sont aussi les plus chères. Ecole dirigée par le père de Donald Trump qui est l’archétype du mâle blanc de plus de 50 ans.

Et puis cette discrimination envers les afro américains. Johnny vit avec sa grand-mère et à a peine plus de 10 ans va devoir se débrouiller presque tout seul.


C’est un portrait assez amer de l’Amérique des années 1980 assez auto biographique que dresse James Gray. La lueur d’espoir étant ces deux enfants qui sont relativement turbulent et plein de vie, preuve s’il en est que les discriminations sont une pure invention sociale.



 

tirailleurs (cannes2022)

Tirailleurs est un film réalisé par Mathieu Vadepied (directeur artistique sur Intouchables

notamment) et produit par Omar Sy. Il fut présenté dans la section Cannes Première du festival de Cannes.

Ce film est une double relation père fils. D’abord Thierno (Allasane Diong) engagé de force dans l’armée française et accompagné de son père (Omar Sy) qui voudra absolument le protéger. Et puis celle ce ce jeune lieutenant (Jonas Bloquet) qui voudra briller aux yeux de son général de père.

C’est surtout une des premières fois où l’on voit à l’écran ces véritables rafles dans villagessénégalais, rafles de l’armée française pour recruter des soldats. A cette violence viendra bientôt s’ajouter la violence des tranchées. Ces longues heures d’attentes et ces assauts souvent vains qui feront beaucoup de morts.

Le plus frappant c’est toute cette propagande des officiers pour faire tenir leurs troupes. Thierno et le jeune lieutenant vont y croire, ils vont être comme obnubilés par ces discours mettant en jeu leur

propre vie.

Thierno va se sentir comme habiter par la guerre. Il refusera l’aide de son père qui voudra qu’il travaille à la cantine ou qu’il tente de s’évader en se mêlant aux cadavres des soldats morts au front.

Un film sur les horreurs de la première guerre mondiale, un film sur des relations pères fils, mais surtout un film qui montre comment l’armée française a enrôler des force de jeunes soldats africains et comment elle les a galvaniser avec sa propagande.


 

harka (cannes2022)


 

top gun Maverick (cannes 2022)

36 ans après le premier Top Gun, Joseph Kosinski signe un nouvel opus du film culte.


Maverick (Tom Cruse) est pilote d’essai, mais il est menacé par les avions sans pilotes. Après avoir encore désobéi il est affecté de nouveau dans le programme top gun. Il devra former de jeunes pilotes à une mission particulièrement délicate. Son retour fera émerger chez Maverick des souvenirs plus ou moins douloureux.


On pouvait craindre que la suite ne soit pas au niveau de l’original, mais ce n’est pas le cas. Les scènes d’actions sont à couper le souffle que ce soit au début avec ce vol d’essai ou dans les vols à basse altitude en territoire ennemi. On a vraiment par moment d’être dans le cockpit de l’avion, notamment dans ces scènes où ils doivent remonter à pic subissant une pression considérable.


Top gun maverick n’est pas qu’un film d’action, on aura une histoire d’amour, une bande de stars du pilotages qui vont devenir une équipe et des souvenirs d’un temps ancien qui vont refaire surface. On a notamment cette rancoeur d’un pilote dont Maverick a retardé la carrière. Il assumera cette responsabilité, alors qu’il n’a fait que répondre à la demande du père de ce pilote avec qui il a lui même volé.


L’amalgame entre ces scènes d’actions et ces moments plus sensibles est parfaitement réalisé ce qui fait qu’on ne voit quasiment pas passé ces plus de 2h de film.



 

mercredi, mai 18, 2022

mardi, mai 17, 2022

coupez (cannes 2022)

 Michel Hazanavicius a fait l’ouverture du festival de Cannes avec Coupez.


Tout commence par un film de Zombie. On est clairement dans la série B. On a beaucoup de peine à comprendre là où le réalisateur veut nous emmener. Mais c’est quand on va aller dans l’envers du décors de ce film qu’on va enfin tout comprendre et c’est à ce moment là que le film va prendre de l’ampleur et être tout à fait intéressant.


Ce qui est particulièrement intéressant c’est de voir que le plan séquence tourné en direct ne s’est pas du tout passé comme prévu. On est dans un comique de situation particulièrement efficace.


L’autre point fort du film c’est cet amalgame entre acteurs confirmés et jeunes talents du cinéma français. Romain Duris, Bérénice Béjo ou encore Grégory Gadebois sont parfaits mais des acteurs comme Luàna Bajrami, Sébastien Chassaigne, Finnegan Olfield Raphael Quenard Jean Pascal Zadi ou encore Agnes Hurstel tirent aussi leur épingle du jeu.


Et puis coupez envoie un beau message également, on y parle de solidarité, d’entraide et d’adaptabilité. On y parle aussi de transmission entre un réalisateur et sa fille qui rêve d’embrasser le même métier.


Effectivement on est désarçonné par la première partie du film mais au final coupez est un film qui fait du bien.


mercredi, mai 11, 2022

dimanche, mai 08, 2022

jeudi, mai 05, 2022

les passagers de la nuit

Un film de Mikhaël Hers (Amanda sur les attentats de 2015) inspiré d’une émission de radio de France Inter Les choses de la nuit présentée par Jean-Charles Aschero.


Ce film est d’abord une chronique des années 1980. Elisabeth (Charlotte Gainsbourg) vit maintenant seule avec ses deux enfants Mathias et Judith (Quito Ryan Richter et Meghan Northam). Dans l’émission de radio pour laquelle elle est standardiste elle rencontre Talulah (Noe Abita) une jeune fille de 18 ans partie de chez elle qui vit dans des hôtels ou des squatts. Elle va alors lui proposer de venir chez elle ce qui va modifier un peu les habitudes de la famille.


C’est d’abord une chronique sur les années 1980. La liberté des 2 enfants d’Élisabeth semble aujourd’hui anachronique. Judith s’engage en politique alors que Mathias veut devenir poète. Talulah elle veut devenir actrice et travaille comme ouvreuse dans un cinéma. Le bonheur de cette famille un peu atypique semble plus importante que la réussite professionnelle et pécuniaire.


Autre aspect marquant c’est le courage d’Elisabeth qui a vaincu un cancer du sein, dont le mari est parti et qui va trouver du travail tout en accueillant cette jeune fille qu’elle ne connaissait pas. Cette force de caractère d’Elisabeth traverse le film et lui donne énormément d’humanité.


Mikhaël Hers en fait peut être un peu trop avec cette image granuleuse qui est censée nous plonger dans les années 1980, mais c’est un très beau film que ces passagers de la nuit avec une très grande Charlotte Gainsbourg.


 

hit the road

 Panah Panai signe un premier film en forme de road movie vers l’exil.


Une famille, la mère (Pantea Panahiha) le père (Hassan Madjooni) un enfant insupportable (Rayan Sarlak) et son grand frère (Amin Simiar) sont sur la route. Ce film montre d’abord des chamailleries assez classiques. Un enfant qui ne veut pas lacher son téléphone portable, un père avec une jambe dans le plâtre et une mère qui essaie de gérer au mieux les choses. Seul le conducteur le grand frère est inquiet.


Le but de ce voyage sera de rencontrer un passeur qui devra emmener le grand frère probablement à l’étranger. Comme si l’agitation dans cette famille cachait une situation plus grave.


La force du film réside dans sa mise en scène assez inventive. On est d’abord dans une voiture puis dans un village isolé ce qui implique de trouver des astuces de mise en scène.


L’autre axe du film c’est cet exil. Les derniers moments d’une famille réunie. La cause de l’exil en elle même est survolée c’est une histoire de divorce il me semble. Mais l’important ce sont ces derniers moments en famille avec un petit frère qui ne semble pas mesurer ce qui se passe, une mère inquiète et un beau père plus préoccupé par sa jambe.


Le résultat est assez foutraque peut être le résultat de cet exil forcé sur le fonctionnement d’une cellule familialle.





dimanche, mai 01, 2022

tenor

Un film de Claude Zidi Junior qui rappelle au bout des doigts film dans lequel un pianiste amateur avait été recruté par le conservatoire pour passer des auditions prestigieuses.


Ici pas de piano on est dans le chant. Antoine (MB 14 ancien candidat de the voice) en parallèle de son BTS comptabilité travaille dans une enseigne de livraison de sushi. Lors d’une livraison à l’opéra de Paris, il se fait remarquer par Mademoiselle Loizeau (Michèle Laroque) qui fera tout pour qu’Antoine intègre sa classe ce qui ne sera pas sans poser de problèmes.


Comme dans au bout des doigts comme dans intouchable le personnage principal, Antoine, ne se sentira pas à sa place ni à l’Opéra ni dans sa banlieue. En essayant de s’intégrer dans un nouveau monde il va se sentir exclu de chez lui.


Dans sa volonté de raconter une belle histoire, ce film a une fâcheuse tendance à en faire trop et c’est peut être là que çà pose problème. A vouloir trop émouvoir le film n’hésite pas à tirer toutes les ficelles du mélo, la maladie, le frère qui se sacrifie en faisant des combats clandestins, l’histoire d’amour à la Roméo et Juliette et j’en passe.


Le biais de ce film est qu’il serait une sorte d’alibis, de contre exemple qui viendrait à contre exemple d’une réalité d’une société inégalitaire. Ce qui est peut être gênant est de faire un film tire larme sur ce type de sujet des inégalités qui traversent la société française.



 

vendredi, avril 29, 2022

la ruse

Un film historique signé John Madden sur cet épisode de la seconde guerre mondiale où les anglais ont fait croire aux allemands qu’ils allaient débarquer en Grèce alors que leur objectif était la Sicile.


Ewen Montagu et Charles Cholmondeley (Colin Firth et Mattew Mc Fadyen) sont chargés de préparer un stratagème à la demande du premier Ministre et un peu contre l’avis des services de renseignements. Ils vont utiliser un cadavre qui va devoir transporté de faux documents. Mais pour que cela soit crédible ce cadavre devra avoir une identité et une vie bien réelle.


Le thriller est à la fois passionnant mais aussi hyper pudique hyper réservé. On est dans l’action tout en gardant une pointe de flegme britannique. Et le mélange des deux fonctionne plutôt bien.


C’est également un film historique dans lequel personnellement j’ai appris un certain nombre de choses.


On a aussi une histoire d’amour une attirance plutôt Jean (Kelly Mc Donalds) sera attirée par Ewen mais ils vont faire passer leur devoir en premier. Et avec ce flegme cette retenu cette attirance est presque anecdotique et vient presque parasiter l’intrigue principale du film.


La ruse ne révolutionne pas le film d’espionnage mais reste très efficace dans un genre plutôt flegmatique.




 

mercredi, avril 27, 2022

sentinelle sud

Mathieu Gerault nous propose un film sur des soldats revenus d’Afghanistan et qui sont tombés dans la délinquance. Christian (Niels Schneider) est revenu d’Afghanistan avec Mounir (Sofian Khammes) qui a presque perdu l’usage d’une jambe et Henry (Thomas Daloz) qui lui est hospitalisé.


Les 3 amis vont se retrouver mêlés à une histoire de trafic de drogue, et soumis à la pression de voyous qui voudront récupérer leur marchandise.


Lucie (Hindia Hair) l’infirmière d’Henry va tomber elle amoureuse de Christian.


On a deux aspects dans ce film. Le premier est un thriller avec un chargement de drogue qui est manquant. Henry souffrant de problèmes psychatrique étant le seul à savoir où se trouve la marchandise.


Et puis on a ce difficile retour de soldats de retour de mission, avec ces opérations qui tournent mal qui tournent mal qui hantent les soldats. C’est un thème qui avait déjà été évoqué dans voir du pays avec Ariane Labed et Soko.


Ici l’ambiance est plus noire, plus dure. On a ces soldats qui vivent presque dans des squats ou dans un hôpital presque hors d’âge et qui semblent abandonnés par leur hiérarchie. Celle ci est incarné par le père (Denis Lavant) dont le rôle sera trouble à la fois protecteur mais aussi plus trouble quand il s’agira d’évoquer son action en Afghanistan.


Un film sombre avec des performances d’acteurs remarquables.



 

mardi, avril 26, 2022

i comete


 

jeudi, avril 21, 2022

murina

 La murène en croate pour ce film de Antoneta Alamat Kusijanovi présenté la quinzaine des réalisateur qui a obtenu la caméra d’or du dernier festival de Cannes, prix récompensant le meilleur premier film.


On est en Croatie, Julija (Gracija Filipovic) est une jeune fille vivant avec ses parents Nela et Ante (Danica Curcic et Leon Lučev) sur une île. Les réves de départ de Julija vont se faire plus précis quand Javier (Cliff Curtis) un ami d’Ante va leur rendre visite pour négocier l’achat d’un terrain. Mais de vieilles histoires vont se raviver et provoquer des tensions dans la famille.


Ce film parle d’abord de nostalgie, celle d’une époque où Nela et Javier étaient amoureux et celle où Ante et Javier écumaient les mers du globe. Nostalgie aussi d’un mode de vie assez traditionnel qui est menacé par un projet de complexe touristique qui viendrait dénaturé l’île.


C’est également un film d’émancipation. Julija a pour projet de partir de son île, partir loin de ses parents elle parle d’Havard ou plus modestement de Zagreb. Mais Ante est un père autoritaire hyper protecteur qui va se heurter au caractère bien trempé de sa fille. On a cette confrontation père fille qui est un peu le fil rouge de ce film.


Un film qui navigue donc constamment entre traditions et émancipation que ce soit pour ces iles et pour cette jeune fille. Tout çà avec une photo magnifique gorgée de chaleur et des plus agréables.



mercredi, avril 20, 2022

un talent en or massif

 Un thriller remplit d’auto dérision signé Tom Gormican


Nicolas Cage (dans son propre rôle) est un acteur sur le déclin. Après son divorce il vit à l’hôtel et est endetté. Son agent recoit une proposition assez atypique, un riche propriétaire terrien espagnol Javi (Pedro Pascal) lui propose un million de dollar pour assister à son anniversaire. L’acteur accepte et va se trouver mêlé à une affaire d’État.


Le film vaut d’abord par son auto dérision. Un acteur Nicolas Cage ayant accepté de jouer son propre rôle celui d’un acteur sur le déclin, imbu de lui même et dépressif. Même si ce trait de caractère finit par lasser il est dans un premier temps assez drôle.


Ce film est également un thriller assez classique. On est dans le milieu du grand banditisme et une organisation tente de faire pression sur des politiques. Là encore on est plus dans le Mister Bean que dans des James Bond, mais l’intrigue fonctionne plutôt pas mal.















lundi, avril 18, 2022

a l'ombre des filles

 Deuxième film du réalisateur de Django (Etienne Comar)

A l’ombre c’est pour la prison, une prison pour femme dans laquelle Luc (Alex Lutz) un chanteur lyrique va donner des cours de chant.


Comme dans un triomphe dans lequel un acteur montait une pièce de théâtre en prison, le projet est louable mais la motivation du chanteur ici reste floue. Si la finalité du projet reste énigmatique, le film reste une fiction documentaire sur la vie en prison.


Autre intérêt du film son casting, Alex Lutz, Agnès Jaoui, Hafsia Herzi et Veerle Beatens (vue notamment dans le formidable Alabama Monroe dans au nom de la terre ou encore la série Cheyenne et Lola).


Il existe néanmoins au moins un point commun entre ces détenues et ce chanteur, ils ne semblent plus avoir d’espoir dans la vie. Luc après le décès de sa mère et ces détenues après les crimes qu’elles ont commis mais dont on va pas savoir grand-chose.


Le point le plus intéressant reste donc cet aspect documentaire du film sur la vie en prison, sa dureté et ce manque de perspective qui va même jusqu’aux gardiennes de prison souvent en grève.


Un film âpre donc que cet à l’ombre des filles d’Etienne Comar.


jeudi, avril 14, 2022

la revanche des crevettes paillettees

 2ème opus de la franchise signée Cédric le Gallo et Maxime Govare avec toujours Nicolas Kob, Alban Lenoir ou encore Roland Menou.


Les crevettes pailletées sont en route pour les gay games à Tokyo. Une escale est prévue en Russie. Elle devait durée 32 minutes mais un quiproquo fera que cette escale durera 1 jour et 32 minutes.


Durant cette période les crevettes pailletées dont faire l’expérience d’une Russie homophobe entre chasse aux homosexuels et camps de conversions.


Comme le premier opus la revanche des crevette pailletées n’est pas communautaire et s’adresse au plus grand nombre. C’est avant tous l’histoire d’une bande de potes, d’une bande de fêtards que nous allons suivre.


Autre intérêt du film c’est son engagement. On est censé être en Russie (alors que le tournage s’est déroulé en Ukraine) et on va voir comment des groupes vont utiliser des applications de rencontres pour tendre des pièges à des homosexuels. On va voir également le fonctionnement d’un camp de conversion pour encourager des homosexuels à retrouver une sexualité plus conventionnelle.


Ce film aurait pus être grave et plombant mais comme on a affaire à une bande de copains à des bras cassés et bien on est souvent dans le comique de situation. Ici la comédie sert de vecteur pour faire passer un message sociétal assez lourd et force est de constater que cela fonctionne.

mercredi, avril 13, 2022

en même temps

Le nouveau film de Gustave Kervern et Benoit Delepine


Pascal Molitor (Vincent Macaigne) et Didier Béquet (Jonathan Cohen) sont deux élus que tout oppose. Didier Béquet doit convaincre son collègue vert de voter pour la construction d’un centre de loisir qui va détruire une foret. L’intervention de Sandra, une militante féministe va faire vivre une folle nuit aux deux élus.


En même temps se veut d’abord le reflet d’une époque avec deux visions du monde symbolisées par ces deux élus et le fait qu’ils se retrouvent collés l’un à l’autre symbolise assez le fait que ces deux visions du mondes doivent cohabiter non sans mal.


Le film est aussi une comédie plus basé sur du comique de situation que ce soit dans la boite de nuit, chez le vétérinaire ou encore chez la sophrologue (Laetitia Dosch). Là encore cela symbolise bien un certain nombre d’antagonisme qui traversent la société française.


 

lundi, avril 11, 2022

contes du hasard et autres fantaisies

Ryūsuke Hamaguchi le réalisateur de drive my car réinvente le film à sketchs.

La première histoire est celle d’un amour qui va être compromise par l’ex petite ami du jeune homme qui par hasard est la meilleure amie de la jeune femme. Cet ex petite amie regrettant finalement d’avoir rompu sa relation passée.

Dans la seconde histoire une femme va séduire un professeur pour venger son petit ami. Mais là encore çà tournera mal.

Enfin dans le troisième histoire une femme pense retrouver son amour de jeunesse mais s’agit il de la bonne personne on ne le saura pas réellement.


Le point commun, le liant de ces histoires est le regret de relations passées ce qui apporte une pointe d’amertume.


On est également dans un Japon assez conservateur dans lequel la pudeur est très présente et ces histoires vont un peu trancher avec cet état d’esprit qui est quand même assez présent dans le film.


















 

dimanche, avril 10, 2022

qu'est ce qu'on a tous fait au bon Dieu

3eme opus de la série signée Philippe de Chauveron, avec toujours Christian Clavier, Chantal Lauby, Frederique Bel, Elodie Fontan entre autres.


Les Verneuil vivent toujours une retraite heureuse bien que leurs enfants soient très présents dans leur vie. Pour ressouder la famille, les filles Verneuil ont décider d’organiser une fête surprise pour l’anniversaire de mariage de leurs parents. Pour cela ils vont inviter toutes leurs belles familles ce qui ne sera pas sans heurts.


Ce film est avant tout un festival d’égo. L’égo de Claude Verneuil écrivain raté, celui de sa fille artiste peintre plus que déprimante. Mais plus on va creuser plus chacun des personnages aura une très haute opinion de lui même. Et force est de constater que ces fortes personnalités auront du mal à coexister. Et c’est là dessus que fonctionne le film.


Mais au lieu d’être drôle çà finit par être lassant les personnages ne dégageant pas forcément d’empathie.


Ce qui est plutôt positif c’est la solidarité inconditionnelle dont va faire preuve cette famille malgré les désaccords qui la traversent. Ce sont les femmes les sœurs Verneuil, leur mères et leurs belles mère qui seront le liant de cette famille.


C’est cette dimension sociologique qui ne se révèle que sur la fin du film qui va sauver cette comédie plutôt potache rendue pénible par des personnages sans réels reliefs qui seront mus par un besoin d’exister.



mardi, avril 05, 2022

media crash

Enquête passionnante sur la manière dont les propriétaires de titres de presse orientent le débat public #MediaCrash laisse deviner une importante face immergée de l'iceberg

jeudi, mars 31, 2022

en corps

 

Quel film de Cédric Klapisch après ce qui nous lie qui avait explorer les liens d’une fratrie.


Ici on est dans le monde de la danse. Elise (Marion Barbeau, une vraie danseuse de l’Opéra de Paris) se blesse lors d’une représentation. Elle va devoir se remettre en cause pour avancer dans la vie.


Ce film est une galerie de portraits tout à fait extraordinaire. On a cette danseuse qui a grandit avec son père et ses sœurs et qui va devoir vivre une sorte de renaissance alors que sa carrière de danseuse étoile semble compromise. On a son père (Denys Podalydes) qui s’est occupé comme il a pu de ses filles depuis la mort de sa femme et hyper pudique et réservé.

On a ce couple Sabrina et Loic (l’excellente Souheila Yacoub et Pio Marmai) deux gueules cassées qui se sont reconvertis dans la restauration et dont les disputes sont des preuves d’amour. Josiane (Muriel Robin) dont la vie a été stoppée par un accident et qui s’ouvre aux artistes. Seul Yann le kiné (François Civil) semble a peine caricatural.

Et c’est dans cet environnement qu’Elise va tout à la fois se reconstruire, grandir et trouver qui elle est vraiment.

Ce film comme tous les films de Klapisch transpirent d’humanité et çà fait du bien.

Seul le premier 1/4 d’heure très contemplatif exclusivement composé d’images de spectacle d’Opéra aurait pu être allégé.

Mais cela reste un très grand Klapisch

mercredi, mars 30, 2022

le monde d'hier

 

Un film de Patrick Asté qui nous emmène dans les entrailles du palais de l’Elysée.


Isabelle de Raincy (Léa Drucker) est la présidente de la République sortante. Elle ne se représente pas à cause d’une maladie qu’elle a tenu secrète. Willem (Thierry Godard) un candidat populiste est sur le point de l’emporter, car son opposant Gaucher (Jacques Weber) va voir sa campagne détruite par une vidéo compromettante. La présidente de la République interviendra t’elle pour assurer sa succession telle est l’enjeu du film.


Avant d’être dans un film politique on est dans un film théâtral avec beaucoup d’emphase. Cette dimension avec une grande attention portée sur les dialogues, l’emporte sur le thriller politique qui est presque relégué au second plan.


Le film politique est lui assez bien fait. Une présidente qui doit gérer les affaires du pays, sa fille, sa maladie et la campagne électorale en cours.


Le personnage du secrétaire général (Denys Podalydès) est lui aussi fort. Il sera la tête pensante des opérations de l’ombre. Enfin le garde du corps de la présidente (Alban Lenoir) parle peu mais dégage à la fois confiance et crainte.


Le seul regret que l’on peut avoir est que ce film semble surjoué et plus adapté pour le théâtre. L’emphase des personnages colle avec leurs fonctions mais vient plomber un thriller qui aurait pu être magnifique.



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