vendredi, mai 20, 2022

gouttes d'or (cannes 2022)


Le nouveau film de Clément Cogitore le réalisateur du très remarqué ni le ciel ni la Terre.


Nous sommes dans le quartier de la goutte d’or à Paris. Ramses (Karim Leklou) est un mage. Il rentre en communication avec les personnes disparues. Pour cela il arnaque ses clients tout en les rassurant. Mais l’irruption d’un groupe de jeunes délinquants chez lui va modifier sa vie.


On a affaire dans ce film à deux délinquances bien différentes qui vont ce rencontrer. Celle des mages qui vont profiter de la vulnérabilité des gens. Et celle de ces jeunes mineurs qui vivent de cambriolages et de trafics en tout genre.


Ramses va craindre la violence physique de ces jeunes mais eux vont avoir besoin de Ramses pour retrouver leur ami et ils vont craindre la malédiction que Ramses leur promet.


C’est un rapport de force assez subtil assez changeant dans une réalité sociale très crue.


On a affaire à une économie souterraine à une économie de la débrouille où la concurrence est assez féroce que ce soit chez les mages ou dans le trafic de drogue.


Karim Leklou quand il était venu présenter ce film à la semaine de la critique à Cannes avait loué le talent de ces jeunes acteurs qui découvraient le cinéma. Un film entre polar et mysticisme.




 

plan 75 (cannes 2022)

hie Hayakawa pour son premier film a eu les honneurs de la sélection un certain regard et a remporté le mention spéciale.


Plan 75 suit des personnes âgées de plus de 75 ans ayant choisi de recevoir une allocation de l’État afin de mettre fin à leurs jours. Ils sont suivis par des organismes spécialisés qui assurent un suivi psychologique de leurs derniers jours de vie.


On va suivre à la fois les équipes en charge de ce suivi et quelques personnes âgées ayant choisi de suivre ce programme. Le lien entre les 2 se fera par un membre de cette équipe qui va découvrir que son oncle veut bénéficier de ce programme.


Ce qui est dérangeant est que ces personnes âgées se voient comme une charge pour la société. Seul un groupe de dames verra leur mort après une dernière grand fête, mais dans la plupart des cas on a affaire à des personnes isolées. Et c’est peut être çà que veut montrer ce film, la solitude dans laquelle peuvent se trouver des personnes âgées.


Mais ce film est très dérangeant et tout à fait perturbant sachant que l’on a affaire à des personnes autonomes et sans pathologie invalidante.


Plan 75 nous demande de nous défaire de notre vision occidentale et s’avère ouvertement provocateur pour traiter d’un des sujets les plus tabous de nos sociétés.


 

Hunt ( cannes2022)


 

the woodcutter story (cannes 2022)


 

Premier film du finlandais Mikko Myllylahti un des scénariste d’Olli Maki

Un film présenté à la semaine de la critique en 2022



Pepe et Tuomas travaillent dans une scierie. Celle ci est sur le point de fermer et leur vie va être bouleversée. Mais c’est une histoire d’adultère qui va mettre sans dessus dessous cette petite communauté si paisible.



Ce film est kitsch absurde drôle et surtout très tendre. On est dans la même veine que le cinéma de Gustave Kerven. L’image très acidulé et ce village du bout du monde contribuent à placer ce film dans la dimension du conte.


C’est aussi un film qui montre la rudesse de la vie dans ces petites communautés isolées, ces couples qui se délitent et cette tentation de partir refaire sa vie dans une plus grande film.


Mais surtout par sa tendresse et son absurdité que se distingue cette étrange histoire du coupeur de bois.


jeudi, mai 19, 2022

armageddon Time (cannes 2022)

Le nouveau film de James Gray qui fut présenté à Cannes.

Paul (Banks Repeta) est un jeune garçon faisant sa rentrée en 6eme. Il se lie d’amitié avec Johny Davis (Jaylin Webb). Paul est blanc d’une famille riche et veut devenir dessinateur. Johny lui est orphelin, redoublant et poursuivi par les services sociaux. Cette amitié pas si évidente que çà dans l’Amérique des années 1980 résistera à bien des épreuves.


A travers une banale histoire d’amitié entre 2 enfants ce film met en lumière et dénonce 2 types de discriminations. Une discrimination envers les juifs. Le père de Paul en est particulièrement victime et il va tout faire pour que ses enfants aillent dans les meilleures écoles qui sont aussi les plus chères. Ecole dirigée par le père de Donald Trump qui est l’archétype du mâle blanc de plus de 50 ans.

Et puis cette discrimination envers les afro américains. Johnny vit avec sa grand-mère et à a peine plus de 10 ans va devoir se débrouiller presque tout seul.


C’est un portrait assez amer de l’Amérique des années 1980 assez auto biographique que dresse James Gray. La lueur d’espoir étant ces deux enfants qui sont relativement turbulent et plein de vie, preuve s’il en est que les discriminations sont une pure invention sociale.



 

tirailleurs (cannes2022)

Tirailleurs est un film réalisé par Mathieu Vadepied (directeur artistique sur Intouchables

notamment) et produit par Omar Sy. Il fut présenté dans la section Cannes Première du festival de Cannes.

Ce film est une double relation père fils. D’abord Thierno (Allasane Diong) engagé de force dans l’armée française et accompagné de son père (Omar Sy) qui voudra absolument le protéger. Et puis celle ce ce jeune lieutenant (Jonas Bloquet) qui voudra briller aux yeux de son général de père.

C’est surtout une des premières fois où l’on voit à l’écran ces véritables rafles dans villagessénégalais, rafles de l’armée française pour recruter des soldats. A cette violence viendra bientôt s’ajouter la violence des tranchées. Ces longues heures d’attentes et ces assauts souvent vains qui feront beaucoup de morts.

Le plus frappant c’est toute cette propagande des officiers pour faire tenir leurs troupes. Thierno et le jeune lieutenant vont y croire, ils vont être comme obnubilés par ces discours mettant en jeu leur

propre vie.

Thierno va se sentir comme habiter par la guerre. Il refusera l’aide de son père qui voudra qu’il travaille à la cantine ou qu’il tente de s’évader en se mêlant aux cadavres des soldats morts au front.

Un film sur les horreurs de la première guerre mondiale, un film sur des relations pères fils, mais surtout un film qui montre comment l’armée française a enrôler des force de jeunes soldats africains et comment elle les a galvaniser avec sa propagande.


 

harka (cannes2022)


 

top gun Maverick (cannes 2022)

36 ans après le premier Top Gun, Joseph Kosinski signe un nouvel opus du film culte.


Maverick (Tom Cruse) est pilote d’essai, mais il est menacé par les avions sans pilotes. Après avoir encore désobéi il est affecté de nouveau dans le programme top gun. Il devra former de jeunes pilotes à une mission particulièrement délicate. Son retour fera émerger chez Maverick des souvenirs plus ou moins douloureux.


On pouvait craindre que la suite ne soit pas au niveau de l’original, mais ce n’est pas le cas. Les scènes d’actions sont à couper le souffle que ce soit au début avec ce vol d’essai ou dans les vols à basse altitude en territoire ennemi. On a vraiment par moment d’être dans le cockpit de l’avion, notamment dans ces scènes où ils doivent remonter à pic subissant une pression considérable.


Top gun maverick n’est pas qu’un film d’action, on aura une histoire d’amour, une bande de stars du pilotages qui vont devenir une équipe et des souvenirs d’un temps ancien qui vont refaire surface. On a notamment cette rancoeur d’un pilote dont Maverick a retardé la carrière. Il assumera cette responsabilité, alors qu’il n’a fait que répondre à la demande du père de ce pilote avec qui il a lui même volé.


L’amalgame entre ces scènes d’actions et ces moments plus sensibles est parfaitement réalisé ce qui fait qu’on ne voit quasiment pas passé ces plus de 2h de film.



 

mercredi, mai 18, 2022

mardi, mai 17, 2022

coupez (cannes 2022)

 Michel Hazanavicius a fait l’ouverture du festival de Cannes avec Coupez.


Tout commence par un film de Zombie. On est clairement dans la série B. On a beaucoup de peine à comprendre là où le réalisateur veut nous emmener. Mais c’est quand on va aller dans l’envers du décors de ce film qu’on va enfin tout comprendre et c’est à ce moment là que le film va prendre de l’ampleur et être tout à fait intéressant.


Ce qui est particulièrement intéressant c’est de voir que le plan séquence tourné en direct ne s’est pas du tout passé comme prévu. On est dans un comique de situation particulièrement efficace.


L’autre point fort du film c’est cet amalgame entre acteurs confirmés et jeunes talents du cinéma français. Romain Duris, Bérénice Béjo ou encore Grégory Gadebois sont parfaits mais des acteurs comme Luàna Bajrami, Sébastien Chassaigne, Finnegan Olfield Raphael Quenard Jean Pascal Zadi ou encore Agnes Hurstel tirent aussi leur épingle du jeu.


Et puis coupez envoie un beau message également, on y parle de solidarité, d’entraide et d’adaptabilité. On y parle aussi de transmission entre un réalisateur et sa fille qui rêve d’embrasser le même métier.


Effectivement on est désarçonné par la première partie du film mais au final coupez est un film qui fait du bien.


mercredi, mai 11, 2022

dimanche, mai 08, 2022

jeudi, mai 05, 2022

les passagers de la nuit

Un film de Mikhaël Hers (Amanda sur les attentats de 2015) inspiré d’une émission de radio de France Inter Les choses de la nuit présentée par Jean-Charles Aschero.


Ce film est d’abord une chronique des années 1980. Elisabeth (Charlotte Gainsbourg) vit maintenant seule avec ses deux enfants Mathias et Judith (Quito Ryan Richter et Meghan Northam). Dans l’émission de radio pour laquelle elle est standardiste elle rencontre Talulah (Noe Abita) une jeune fille de 18 ans partie de chez elle qui vit dans des hôtels ou des squatts. Elle va alors lui proposer de venir chez elle ce qui va modifier un peu les habitudes de la famille.


C’est d’abord une chronique sur les années 1980. La liberté des 2 enfants d’Élisabeth semble aujourd’hui anachronique. Judith s’engage en politique alors que Mathias veut devenir poète. Talulah elle veut devenir actrice et travaille comme ouvreuse dans un cinéma. Le bonheur de cette famille un peu atypique semble plus importante que la réussite professionnelle et pécuniaire.


Autre aspect marquant c’est le courage d’Elisabeth qui a vaincu un cancer du sein, dont le mari est parti et qui va trouver du travail tout en accueillant cette jeune fille qu’elle ne connaissait pas. Cette force de caractère d’Elisabeth traverse le film et lui donne énormément d’humanité.


Mikhaël Hers en fait peut être un peu trop avec cette image granuleuse qui est censée nous plonger dans les années 1980, mais c’est un très beau film que ces passagers de la nuit avec une très grande Charlotte Gainsbourg.


 

hit the road

 Panah Panai signe un premier film en forme de road movie vers l’exil.


Une famille, la mère (Pantea Panahiha) le père (Hassan Madjooni) un enfant insupportable (Rayan Sarlak) et son grand frère (Amin Simiar) sont sur la route. Ce film montre d’abord des chamailleries assez classiques. Un enfant qui ne veut pas lacher son téléphone portable, un père avec une jambe dans le plâtre et une mère qui essaie de gérer au mieux les choses. Seul le conducteur le grand frère est inquiet.


Le but de ce voyage sera de rencontrer un passeur qui devra emmener le grand frère probablement à l’étranger. Comme si l’agitation dans cette famille cachait une situation plus grave.


La force du film réside dans sa mise en scène assez inventive. On est d’abord dans une voiture puis dans un village isolé ce qui implique de trouver des astuces de mise en scène.


L’autre axe du film c’est cet exil. Les derniers moments d’une famille réunie. La cause de l’exil en elle même est survolée c’est une histoire de divorce il me semble. Mais l’important ce sont ces derniers moments en famille avec un petit frère qui ne semble pas mesurer ce qui se passe, une mère inquiète et un beau père plus préoccupé par sa jambe.


Le résultat est assez foutraque peut être le résultat de cet exil forcé sur le fonctionnement d’une cellule familialle.





dimanche, mai 01, 2022

tenor

Un film de Claude Zidi Junior qui rappelle au bout des doigts film dans lequel un pianiste amateur avait été recruté par le conservatoire pour passer des auditions prestigieuses.


Ici pas de piano on est dans le chant. Antoine (MB 14 ancien candidat de the voice) en parallèle de son BTS comptabilité travaille dans une enseigne de livraison de sushi. Lors d’une livraison à l’opéra de Paris, il se fait remarquer par Mademoiselle Loizeau (Michèle Laroque) qui fera tout pour qu’Antoine intègre sa classe ce qui ne sera pas sans poser de problèmes.


Comme dans au bout des doigts comme dans intouchable le personnage principal, Antoine, ne se sentira pas à sa place ni à l’Opéra ni dans sa banlieue. En essayant de s’intégrer dans un nouveau monde il va se sentir exclu de chez lui.


Dans sa volonté de raconter une belle histoire, ce film a une fâcheuse tendance à en faire trop et c’est peut être là que çà pose problème. A vouloir trop émouvoir le film n’hésite pas à tirer toutes les ficelles du mélo, la maladie, le frère qui se sacrifie en faisant des combats clandestins, l’histoire d’amour à la Roméo et Juliette et j’en passe.


Le biais de ce film est qu’il serait une sorte d’alibis, de contre exemple qui viendrait à contre exemple d’une réalité d’une société inégalitaire. Ce qui est peut être gênant est de faire un film tire larme sur ce type de sujet des inégalités qui traversent la société française.



 

vendredi, avril 29, 2022

la ruse

Un film historique signé John Madden sur cet épisode de la seconde guerre mondiale où les anglais ont fait croire aux allemands qu’ils allaient débarquer en Grèce alors que leur objectif était la Sicile.


Ewen Montagu et Charles Cholmondeley (Colin Firth et Mattew Mc Fadyen) sont chargés de préparer un stratagème à la demande du premier Ministre et un peu contre l’avis des services de renseignements. Ils vont utiliser un cadavre qui va devoir transporté de faux documents. Mais pour que cela soit crédible ce cadavre devra avoir une identité et une vie bien réelle.


Le thriller est à la fois passionnant mais aussi hyper pudique hyper réservé. On est dans l’action tout en gardant une pointe de flegme britannique. Et le mélange des deux fonctionne plutôt bien.


C’est également un film historique dans lequel personnellement j’ai appris un certain nombre de choses.


On a aussi une histoire d’amour une attirance plutôt Jean (Kelly Mc Donalds) sera attirée par Ewen mais ils vont faire passer leur devoir en premier. Et avec ce flegme cette retenu cette attirance est presque anecdotique et vient presque parasiter l’intrigue principale du film.


La ruse ne révolutionne pas le film d’espionnage mais reste très efficace dans un genre plutôt flegmatique.




 

mercredi, avril 27, 2022

sentinelle sud

Mathieu Gerault nous propose un film sur des soldats revenus d’Afghanistan et qui sont tombés dans la délinquance. Christian (Niels Schneider) est revenu d’Afghanistan avec Mounir (Sofian Khammes) qui a presque perdu l’usage d’une jambe et Henry (Thomas Daloz) qui lui est hospitalisé.


Les 3 amis vont se retrouver mêlés à une histoire de trafic de drogue, et soumis à la pression de voyous qui voudront récupérer leur marchandise.


Lucie (Hindia Hair) l’infirmière d’Henry va tomber elle amoureuse de Christian.


On a deux aspects dans ce film. Le premier est un thriller avec un chargement de drogue qui est manquant. Henry souffrant de problèmes psychatrique étant le seul à savoir où se trouve la marchandise.


Et puis on a ce difficile retour de soldats de retour de mission, avec ces opérations qui tournent mal qui tournent mal qui hantent les soldats. C’est un thème qui avait déjà été évoqué dans voir du pays avec Ariane Labed et Soko.


Ici l’ambiance est plus noire, plus dure. On a ces soldats qui vivent presque dans des squats ou dans un hôpital presque hors d’âge et qui semblent abandonnés par leur hiérarchie. Celle ci est incarné par le père (Denis Lavant) dont le rôle sera trouble à la fois protecteur mais aussi plus trouble quand il s’agira d’évoquer son action en Afghanistan.


Un film sombre avec des performances d’acteurs remarquables.



 

mardi, avril 26, 2022

i comete


 

jeudi, avril 21, 2022

murina

 La murène en croate pour ce film de Antoneta Alamat Kusijanovi présenté la quinzaine des réalisateur qui a obtenu la caméra d’or du dernier festival de Cannes, prix récompensant le meilleur premier film.


On est en Croatie, Julija (Gracija Filipovic) est une jeune fille vivant avec ses parents Nela et Ante (Danica Curcic et Leon Lučev) sur une île. Les réves de départ de Julija vont se faire plus précis quand Javier (Cliff Curtis) un ami d’Ante va leur rendre visite pour négocier l’achat d’un terrain. Mais de vieilles histoires vont se raviver et provoquer des tensions dans la famille.


Ce film parle d’abord de nostalgie, celle d’une époque où Nela et Javier étaient amoureux et celle où Ante et Javier écumaient les mers du globe. Nostalgie aussi d’un mode de vie assez traditionnel qui est menacé par un projet de complexe touristique qui viendrait dénaturé l’île.


C’est également un film d’émancipation. Julija a pour projet de partir de son île, partir loin de ses parents elle parle d’Havard ou plus modestement de Zagreb. Mais Ante est un père autoritaire hyper protecteur qui va se heurter au caractère bien trempé de sa fille. On a cette confrontation père fille qui est un peu le fil rouge de ce film.


Un film qui navigue donc constamment entre traditions et émancipation que ce soit pour ces iles et pour cette jeune fille. Tout çà avec une photo magnifique gorgée de chaleur et des plus agréables.



mercredi, avril 20, 2022

un talent en or massif

 Un thriller remplit d’auto dérision signé Tom Gormican


Nicolas Cage (dans son propre rôle) est un acteur sur le déclin. Après son divorce il vit à l’hôtel et est endetté. Son agent recoit une proposition assez atypique, un riche propriétaire terrien espagnol Javi (Pedro Pascal) lui propose un million de dollar pour assister à son anniversaire. L’acteur accepte et va se trouver mêlé à une affaire d’État.


Le film vaut d’abord par son auto dérision. Un acteur Nicolas Cage ayant accepté de jouer son propre rôle celui d’un acteur sur le déclin, imbu de lui même et dépressif. Même si ce trait de caractère finit par lasser il est dans un premier temps assez drôle.


Ce film est également un thriller assez classique. On est dans le milieu du grand banditisme et une organisation tente de faire pression sur des politiques. Là encore on est plus dans le Mister Bean que dans des James Bond, mais l’intrigue fonctionne plutôt pas mal.















lundi, avril 18, 2022

a l'ombre des filles

 Deuxième film du réalisateur de Django (Etienne Comar)

A l’ombre c’est pour la prison, une prison pour femme dans laquelle Luc (Alex Lutz) un chanteur lyrique va donner des cours de chant.


Comme dans un triomphe dans lequel un acteur montait une pièce de théâtre en prison, le projet est louable mais la motivation du chanteur ici reste floue. Si la finalité du projet reste énigmatique, le film reste une fiction documentaire sur la vie en prison.


Autre intérêt du film son casting, Alex Lutz, Agnès Jaoui, Hafsia Herzi et Veerle Beatens (vue notamment dans le formidable Alabama Monroe dans au nom de la terre ou encore la série Cheyenne et Lola).


Il existe néanmoins au moins un point commun entre ces détenues et ce chanteur, ils ne semblent plus avoir d’espoir dans la vie. Luc après le décès de sa mère et ces détenues après les crimes qu’elles ont commis mais dont on va pas savoir grand-chose.


Le point le plus intéressant reste donc cet aspect documentaire du film sur la vie en prison, sa dureté et ce manque de perspective qui va même jusqu’aux gardiennes de prison souvent en grève.


Un film âpre donc que cet à l’ombre des filles d’Etienne Comar.


jeudi, avril 14, 2022

la revanche des crevettes paillettees

 2ème opus de la franchise signée Cédric le Gallo et Maxime Govare avec toujours Nicolas Kob, Alban Lenoir ou encore Roland Menou.


Les crevettes pailletées sont en route pour les gay games à Tokyo. Une escale est prévue en Russie. Elle devait durée 32 minutes mais un quiproquo fera que cette escale durera 1 jour et 32 minutes.


Durant cette période les crevettes pailletées dont faire l’expérience d’une Russie homophobe entre chasse aux homosexuels et camps de conversions.


Comme le premier opus la revanche des crevette pailletées n’est pas communautaire et s’adresse au plus grand nombre. C’est avant tous l’histoire d’une bande de potes, d’une bande de fêtards que nous allons suivre.


Autre intérêt du film c’est son engagement. On est censé être en Russie (alors que le tournage s’est déroulé en Ukraine) et on va voir comment des groupes vont utiliser des applications de rencontres pour tendre des pièges à des homosexuels. On va voir également le fonctionnement d’un camp de conversion pour encourager des homosexuels à retrouver une sexualité plus conventionnelle.


Ce film aurait pus être grave et plombant mais comme on a affaire à une bande de copains à des bras cassés et bien on est souvent dans le comique de situation. Ici la comédie sert de vecteur pour faire passer un message sociétal assez lourd et force est de constater que cela fonctionne.

mercredi, avril 13, 2022

en même temps

Le nouveau film de Gustave Kervern et Benoit Delepine


Pascal Molitor (Vincent Macaigne) et Didier Béquet (Jonathan Cohen) sont deux élus que tout oppose. Didier Béquet doit convaincre son collègue vert de voter pour la construction d’un centre de loisir qui va détruire une foret. L’intervention de Sandra, une militante féministe va faire vivre une folle nuit aux deux élus.


En même temps se veut d’abord le reflet d’une époque avec deux visions du monde symbolisées par ces deux élus et le fait qu’ils se retrouvent collés l’un à l’autre symbolise assez le fait que ces deux visions du mondes doivent cohabiter non sans mal.


Le film est aussi une comédie plus basé sur du comique de situation que ce soit dans la boite de nuit, chez le vétérinaire ou encore chez la sophrologue (Laetitia Dosch). Là encore cela symbolise bien un certain nombre d’antagonisme qui traversent la société française.


 

lundi, avril 11, 2022

contes du hasard et autres fantaisies

Ryūsuke Hamaguchi le réalisateur de drive my car réinvente le film à sketchs.

La première histoire est celle d’un amour qui va être compromise par l’ex petite ami du jeune homme qui par hasard est la meilleure amie de la jeune femme. Cet ex petite amie regrettant finalement d’avoir rompu sa relation passée.

Dans la seconde histoire une femme va séduire un professeur pour venger son petit ami. Mais là encore çà tournera mal.

Enfin dans le troisième histoire une femme pense retrouver son amour de jeunesse mais s’agit il de la bonne personne on ne le saura pas réellement.


Le point commun, le liant de ces histoires est le regret de relations passées ce qui apporte une pointe d’amertume.


On est également dans un Japon assez conservateur dans lequel la pudeur est très présente et ces histoires vont un peu trancher avec cet état d’esprit qui est quand même assez présent dans le film.


















 

dimanche, avril 10, 2022

qu'est ce qu'on a tous fait au bon Dieu

3eme opus de la série signée Philippe de Chauveron, avec toujours Christian Clavier, Chantal Lauby, Frederique Bel, Elodie Fontan entre autres.


Les Verneuil vivent toujours une retraite heureuse bien que leurs enfants soient très présents dans leur vie. Pour ressouder la famille, les filles Verneuil ont décider d’organiser une fête surprise pour l’anniversaire de mariage de leurs parents. Pour cela ils vont inviter toutes leurs belles familles ce qui ne sera pas sans heurts.


Ce film est avant tout un festival d’égo. L’égo de Claude Verneuil écrivain raté, celui de sa fille artiste peintre plus que déprimante. Mais plus on va creuser plus chacun des personnages aura une très haute opinion de lui même. Et force est de constater que ces fortes personnalités auront du mal à coexister. Et c’est là dessus que fonctionne le film.


Mais au lieu d’être drôle çà finit par être lassant les personnages ne dégageant pas forcément d’empathie.


Ce qui est plutôt positif c’est la solidarité inconditionnelle dont va faire preuve cette famille malgré les désaccords qui la traversent. Ce sont les femmes les sœurs Verneuil, leur mères et leurs belles mère qui seront le liant de cette famille.


C’est cette dimension sociologique qui ne se révèle que sur la fin du film qui va sauver cette comédie plutôt potache rendue pénible par des personnages sans réels reliefs qui seront mus par un besoin d’exister.



mardi, avril 05, 2022

media crash

Enquête passionnante sur la manière dont les propriétaires de titres de presse orientent le débat public #MediaCrash laisse deviner une importante face immergée de l'iceberg

jeudi, mars 31, 2022

en corps

 

Quel film de Cédric Klapisch après ce qui nous lie qui avait explorer les liens d’une fratrie.


Ici on est dans le monde de la danse. Elise (Marion Barbeau, une vraie danseuse de l’Opéra de Paris) se blesse lors d’une représentation. Elle va devoir se remettre en cause pour avancer dans la vie.


Ce film est une galerie de portraits tout à fait extraordinaire. On a cette danseuse qui a grandit avec son père et ses sœurs et qui va devoir vivre une sorte de renaissance alors que sa carrière de danseuse étoile semble compromise. On a son père (Denys Podalydes) qui s’est occupé comme il a pu de ses filles depuis la mort de sa femme et hyper pudique et réservé.

On a ce couple Sabrina et Loic (l’excellente Souheila Yacoub et Pio Marmai) deux gueules cassées qui se sont reconvertis dans la restauration et dont les disputes sont des preuves d’amour. Josiane (Muriel Robin) dont la vie a été stoppée par un accident et qui s’ouvre aux artistes. Seul Yann le kiné (François Civil) semble a peine caricatural.

Et c’est dans cet environnement qu’Elise va tout à la fois se reconstruire, grandir et trouver qui elle est vraiment.

Ce film comme tous les films de Klapisch transpirent d’humanité et çà fait du bien.

Seul le premier 1/4 d’heure très contemplatif exclusivement composé d’images de spectacle d’Opéra aurait pu être allégé.

Mais cela reste un très grand Klapisch

mercredi, mars 30, 2022

le monde d'hier

 

Un film de Patrick Asté qui nous emmène dans les entrailles du palais de l’Elysée.


Isabelle de Raincy (Léa Drucker) est la présidente de la République sortante. Elle ne se représente pas à cause d’une maladie qu’elle a tenu secrète. Willem (Thierry Godard) un candidat populiste est sur le point de l’emporter, car son opposant Gaucher (Jacques Weber) va voir sa campagne détruite par une vidéo compromettante. La présidente de la République interviendra t’elle pour assurer sa succession telle est l’enjeu du film.


Avant d’être dans un film politique on est dans un film théâtral avec beaucoup d’emphase. Cette dimension avec une grande attention portée sur les dialogues, l’emporte sur le thriller politique qui est presque relégué au second plan.


Le film politique est lui assez bien fait. Une présidente qui doit gérer les affaires du pays, sa fille, sa maladie et la campagne électorale en cours.


Le personnage du secrétaire général (Denys Podalydès) est lui aussi fort. Il sera la tête pensante des opérations de l’ombre. Enfin le garde du corps de la présidente (Alban Lenoir) parle peu mais dégage à la fois confiance et crainte.


Le seul regret que l’on peut avoir est que ce film semble surjoué et plus adapté pour le théâtre. L’emphase des personnages colle avec leurs fonctions mais vient plomber un thriller qui aurait pu être magnifique.



lundi, mars 28, 2022

l'ombre d'un mensonge

 

Hélier Cisterne adapte sur grand écran la vie de Fernand Iveton militant communiste ayant rejoint le FLN afin de défendre les droits des algériens durant la colonisation française.


Fernant Iveton est interprété par Vincent Lacoste. Il rencontre Hélène (Vicky Krieps) une mère célibataire polonaise ayant fuit la répression communiste dans son pays.


Après leur rencontre à Paris ils partent vivre en Algérie, Hélène découvrant peu à peu les agissements de son mari.


Ce film est avant tout une histoire d’amour. Hélène dont le premier mari a été victime du régime communiste se marie avec Fernant. Leur histoire d’amour dépasse l’engagement de Fernant dans le parti communiste.


Une fois de retour en Algérie Fernant devra faire un choix entre sa famille, sa femme et son fils adoptif et son engagement. Ce dilemme sera un peu la pierre angulaire du film.


S’il est arrêté Fernant abandonnera sa femme et son fils. Mais s’il décide d’arrêter de militer, ce son les algériens avec qui il a grandit qu’il abandonnera.


Vous l’aurez compris ce film a une dimension historique forte. Avec notamment cette scène où Fernant joue au basket avec des algériens. Des policiers découvrent des journaux interdits. Seuls les algériens seront arrêtés.


C’est pour combattre cette injustice, le fait que les ouvriers algériens soient moins bien payés que les français que Fernant s’est engagé.


On aura enfin une dimension géopolitique qui interviendra très tard dans le film et qui va apporter un peu de perspective à cette histoire vraie assez glaçante.


vendredi, mars 25, 2022

de nos frères blessés

 

Hélier Cisterne adapte sur grand écran la vie de Fernand Iveton militant communiste ayant rejoint le FLN afin de défendre les droits des algériens durant la colonisation française.


Fernant Iveton est interprété par Vincent Lacoste. Il rencontre Hélène (Vicky Krieps) une mère célibataire polonaise ayant fuit la répression communiste dans son pays.


Après leur rencontre à Paris ils partent vivre en Algérie, Hélène découvrant peu à peu les agissements de son mari.


Ce film est avant tout une histoire d’amour. Hélène dont le premier mari a été victime du régime communiste se marie avec Fernant. Leur histoire d’amour dépasse l’engagement de Fernant dans le parti communiste.


Une fois de retour en Algérie Fernant devra faire un choix entre sa famille, sa femme et son fils adoptif et son engagement. Ce dilemme sera un peu la pierre angulaire du film.


S’il est arrêté Fernant abandonnera sa femme et son fils. Mais s’il décide d’arrêter de militer, ce son les algériens avec qui il a grandit qu’il abandonnera.


Vous l’aurez compris ce film a une dimension historique forte. Avec notamment cette scène où Fernant joue au basket avec des algériens. Des policiers découvrent des journaux interdits. Seuls les algériens seront arrêtés.


C’est pour combattre cette injustice, le fait que les ouvriers algériens soient moins bien payés que les français que Fernant s’est engagé.


On aura enfin une dimension géopolitique qui interviendra très tard dans le film et qui va apporter un peu de perspective à cette histoire vraie assez glacante.


mercredi, mars 23, 2022

une mère

 

Premier film en temps que réalisatrice signé Sophie Audcoeur.


Aline (Karine Viard) est une mère dévastée depuis la mort de son fils passé à tabac par Maxime (Darren Musselet). A la sortie de prison de ce dernier, Aline va vouloir se venger trouvant les 5 années de prison trop légères. Mais aura t’elle le courage d’aller jusqu’au bout.


Ce qui est glaçant c’est le sang froid et de côté calculateur du personnage d’Aline. Elle va suivre sa victime et l’attirer dans un piège.


Le personnage de Maxime est toujours aussi violent et ne semble pas maîtriser ses émotions. On a donc une opposition de styles entre 2 personnages totalement différents.


Une limite à ce film réside dans son scénario un peu tirer par les cheveux. C’est assez peu crédible qu’un plombier accepte en urgence la rénovation d’une salle de bain et arrive chez vous un vendredi soir pour commencer les travaux dès le samedi matin.


Le fait que Maxime accepte également de travailler chez la mère de sa victime paraît peu crédible.


Ce film a aussi une dimension sociale assez marquée. Aline travaille à la poste et vit dans un appartement modeste après son divorce. Maxime lui est issue d’une cité et a été délaissé par sa mère suite à son crime. Elle et son nouveau mari ont cessé tout contact avec lui au grand désespoir du jeune homme.


Dommage donc qu’un scénario un peu léger vienne plomber un film à haut potentiel.


lundi, mars 21, 2022

entre les vagues

 

La fureur de vivre d'#entrelesvagues cache un drame inéluctable

dimanche, mars 20, 2022

la brigade

 

Après Discount et les invisibles Louis Julien Petit signe un troisième film a la dimension sociale très marquée.


Cathy ( Audrey Lamy) est seconde dans un grand restaurant. En conflit avec sa cheffe elle décide de démissionner. Mais elle devra trouver un travail le temps de monter son propre restaurant. Un peu forcée elle acceptera de s’occuper de la restauration d’un foyer pour mineurs non accompagnés.


Ce film transpire d’humanité. On va voir comment des adolescents vont s’émanciper au contact du monde de la restauration très structuré et très hiérarchisé.


C’est aussi un film sur le travail de ces structures qui font ce qu’elles peuvent pour apprendre le français à ces jeunes migrants et leur préparer un avenir.


C’est enfin un film sur une époque où l’image est reine. Une époque où un chef de cuisine ou une cause ne peuvent exister que si elles sont visibles dans des émissions à succès. En çà bien que le film soit très juste le constat est assez amère.


Audrey Lamy crève l’écran dans ce personnage de cheffe sévère ce qu’il faut et terriblement humaine.


Cathy va transmettre au directeur du foyer (Francois Cluzet) l’art de se battre jusqu’au bout et d’être un peu fourbe pour arriver à ses fins. Elle va utiliser avec les jeunes un vocabulaire qui leur parle sans rien renier de ses principes et c’est comme çà qu’elle leur transmettra sa passion.


On a l’impression d’un film fait avec des bouts de ficelles, mais çà marche. C’est une sorte de dentelle très précise. Un très beau film que cette brigade de Louis Julien Petit

vendredi, mars 18, 2022

trois fois rien

 

Autour de 3 personnages attachants #TroisFoisRien montre que l'argent ne suffit pour sortir de la précarité

mercredi, mars 16, 2022

l'histoire de ma femme

 


Une fresque de 2h49 de la réalisatrice hongroise Ildiko Enyedi.


Jakob Storr (Gijis Naber) est un capitaine de bateaux de fret. Il a le mal du marin et décide presque sur un coup de tête de se marier. Dans un café il rencontre Lizzy (Léa Sydoux) à qui il demande si elle veut bien l’épouser. Elle dit oui et cà sera le début d’un mariage un peu original.


Ce qui est marquant c’est l’espièglerie dont fait preuve Lizzy et qui tranche avec le caractère un peu austère mais néanmoins humain de Jakob.


Pendant qu’il est en mer Lizzy écume les soirées dans lesquels sont mari est peu à l’aise.

Elle va rencontrer Dedin (Louis Garrel) un écrivain, un rentier que Jakob va prendre pour l’amant de sa femme sans jamais en avoir la preuve.


Pendant les 2h49 du film on va plonger dans un couple qui se jauge dans un couple qui va essayer de se comprendre. Le début à Paris avec un Jakob absent est plus captivant que la seconde partie à Hambourg où Jakob restera à terre.


Il ne se passe pas grand-chose dans les 2h49 du film, on a pas de réelle intrigue qui va se développer. Mais même si on ne va nulle part on ne s’ennuie pas forcément. Et c’est peut être là la force de film qui reste contemplatif. On arrivera jamais vraiment à sonder qui est Lizzy. Elle va entretenir un mystère qui va finir par rendre fou son mari. On a cette sorte d’emprise de Lizzy sur son mari qui est assez remarquable.

mardi, mars 15, 2022

goliath

 


Frédéric Tellier le réalisateur de l’affaire SK1 et de Sauver ou périr est de retour avec un film politique qui nous plonge dans l’univers des lobbys.


Un avocat (Gilles Lelouche) est chargé de défendre des agriculteurs victimes de cancers suite à l’exposition à un pesticide. Il va se heurter à Mathias (Pierre Niney) un lobbyiste dans une entreprise chimique qui travaille activement au renouvellement de l’autorisation de mise sur le marché de ce pesticide.


Entre les 2 c’est un peu David contre Goliath tellement les moyens dont disposent les deux camps sont disproportionnés.


Effectivement ce film est manichéen. On a d’un côté une agricultrice dont la compagne est morte d’un cancer et un homme malade lui aussi car exposé aux pulvérisations de son voisin agriculteur.

Et puis de l’autre on a une entreprise de la chimie avec un communiquant et lobbyiste très doué qui va tout faire pour faire passer son pesticide comme tout à fait sur.


Mais le plus intéressant est de voir ces jeux de pouvoirs. Comment on touche des sénateurs ou des ministres. Comment on produit une littérature scientifique favorable à coups de millions et de closes de confidentialités.

Et puis on a ces éléments de langages que les communicants vont marteler et faire reprendre aux politiques et à la presse. Ici çà sera qu’il a moins de produits nocifs dans le pesticide que dans les bonbons qui sont en vente libre pour les enfants. Un autre élément de langage sera de dire que sans pesticides on arrivera pas à nourrir tout le monde.


Bref si l’intrigue est certes classique ce film met en lumière le travail de l’ombre des lobbyistes.


jeudi, mars 10, 2022

Kung fu Zohra

 


Mabrouk el Mechri traite d’un sujet assez rare au cinéma à savoir les violences conjugales.


Zohra (Sabrina Ouazani) semble tout à fait heureuse avec son mari Omar (Ramzy Bedia) et sa meilleure amie Binta (Eye Haidara, vue notamment dans le sens de la fête).


Mais Omar va finir par e montrer jaloux au point de frapper sa femme. Zohra ne voudra pas partir car elle aura peur de perdre sa fille qui est très proche de son père. Elle va alors compléter son travail de caissière en faisant le ménage dans un complexe sportif ce qui lui permettra d’apprendre les arts martiaux avec Chang Sue (Shue Tien)


La qualité du film est d’être très didactique sur les violences conjugales. Le refus de porter plainte, le déni avec les conjonctivites dont souffre Zohra et l’emprise psychologique qu’exerce le conjoint. Le rapport de domination est glaçant on est dans le même intensité que jusqu’à la garde ou l’économie du couple.

Sans excuser il explique comment Omar en est arrivé là se faisant traiter de bougnoule à longueur de journée. Mais encore une fois le film n’excuse pas il apporte un élément d’explication.


Pour le reste le film enchaîne les clichés. On est dans la mauvaise parodie de film d’arts martiaux. La dispute finale entre les deux conjoints est tout bonnement grotesque.


Et cette mise en scène à la limite du supportable dessert le message que porte le film qui lui est grave et très peu mis en avant que ce soit au cinéma ou dans les médias.

mardi, mars 08, 2022

a plein temps

 

Eric Gravel le réalisateur de Crash test Aglaé signe un thriller du quotidien tout à fait haletant.


Julie (Laure Calamy) est une mère célibataire de 2 enfants vivants loin de Paris. Elle doit s’y rendre chaque jour pour encadrer une équipe de femme de chambre d’un palace parisien. Mais Julie veut retrouver un poste dans son domaine de formation et doit passer une série d’entretiens d’embauches. Mais une grève général va très significativement compliquer la vie de Julie.


Ce qui est marquant c’est la détermination dont va faire preuve Julie. Elle va être pendant tout le film sur une corde raide. Elle jouera avec la patiente de sa voisine et baby-sitter, elle jouera avec sa patronne en s’absentant illégalement pour ses entretiens. Elle va devoir aussi gérer l’anniversaire d’un de ses enfants, ses entretiens d’embauche, une situation financière précaire et des déplacements devenus impossibles.


On est au même niveau d’intensité que dans le chant du loup ou dans boite noire. Mais ici on a affaire à un thriller qui n’est ni politique ni militaire on a affaire à un thriller du quotidien.


Julie devra faire preuve de pragmatisme et de culot pour arriver à ses fins. Elle dégage aussi une force et une sérénité assez incroyable. Tous les éléments sont contre elles mais elle ne va pas se décourager, elle ne va pas abandonner ses objectifs et pour çà c’est un personnage qui impose le respect.


mercredi, mars 02, 2022

Belfast

 


Le film de l’acteur et réalisateur natif de Belfast Kenneth Branagh


Golden globe du meilleur scénario


On suit les aventures de Buddy (Jude Hill) enfant protestant dans une rue de catholiques dans les années 1960. Les émeutes dans cette rue détruisent les maisons des catholiques les maisons des amis de Buddy.


On est aussi dans une période de crise économique, le père de Buddy (Jamie Dorman) comme son grand-père est parti travailler en Angleterre. Buddy vit avec sa mère (Catriona Balfe). Le couple a des dettes et tente de vivre du mieux possible.


Malgré les difficultés Buddy semble heureux, il adore ses grands parents et est amoureux d’une de ses camarades de classe. Il semble vivre la vie heureuse d’un enfant de son âge.


Tout le ressort du film est ce contraste entre des problématiques économiques et politiques et cette chronique enfantine plutôt joyeuse.


L’autre question du film sera la question du départ pour cette famille. Ils sont heureux car leur famille a toujours vécu à Belfast mais ils devront peut être partir pour survivre et avoir une vraie vie de famille.


Un film qu vaudra peut être à Kenneth Branagh un oscar du meilleur scénario original ou du meilleur réalisateur aux prochains oscars.

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