Le premier film de Joséphine Japy présenté en séance spéciale lors du dernier festival de Cannes
Un film d’une certaine manière auto biographique car la sœur de Joséphine Japy est atteinte d’un trouble du spectre autistique.
Bertille (qui signifie qui brille au combat) a 14 ans et ne parle pas. Elle est entourée par sa mère Madeleine (Mélanie Laurent) et son père Gilles (Pierre Yves Cardinal) mais aussi par sa grande sœur Marion (Angelina Woreth, révélée dans leurs enfants après eux). On va suivre le quotidien d’une famille unie et aimante.
Le film montre l’investissement colossal des parents d’un enfant souffrant de handicap. Madeleine ne travaille plus, son mari haut fonctionnaire passe beaucoup de temps avec sa fille même si çà lui arrive de rater un avion pour avoir un peu de répits et Marion met un peu entre parenthèse son adolescence et ses choix d’orientation et d’avenir pour être auprès de sa sœur.
Mais là où le film est marquant c’est quand il montre l’isolement de cette famille. Les proches de la famille sont maladroits ou ont un comportement misérabiliste envers Bertille ce qui va faire que cette famille va se recroqueviller sur elle même.
Le film pose aussi la question du diagnostique de ces maladies, de la brutalité parfois des équipes soignantes et qui montre que la meilleure réponse possible est celle d’une famille aimante qui tâtonne certes dans la prise en charge de leur fille.
Un film joyeux plein d’espoir mais qui pose de vraies questions de société.
