jeudi, novembre 14, 2024

Une part manquante

 

Le nouveau film de Guillaume Senez qui après nos batailles en 2018 continue d’explorer la paternité.


Jay (Romain Duris) vit au Japon depuis des années dans l’espoir de retrouver sa fille. En effet depuis qu’il s’est séparé de son épouse cette dernière a emmené leur fille au Japon sans donner aucune nouvelle à Jay. Ayant perdu espoir de la retrouvé Jay est sur le point de rentrer en France mais un heureux hasard va le faire changer d’avis.




C’est d’abord un film hyper émouvant sur un père qui va quitter son pays, changer d’emploi dans l’espoir très mince de retrouver sa fille qu’il n’a pas vu depuis 8 ans. Jay a appris à canaliser sa frustration et a tout sacrifier dans l’espoir de revoir celle qui ne souviendra très probablement pas de lui.


Mais ce film mais surtout en exergue le fossé culturel entre la France et le Japon. En France la garde partagée est assez commune, au Japon la stabilité de l’enfant prime au point de le priver d’un de ses deux parents.

C’est aussi un film qui met en lumière une certaine forme de haine des étrangers. Dans les couples bi nationaux les étrangers ont encore moins de droits que les japonnais. Ils ont certes les droit de payer une pension alimentaire mais pas de voir leurs enfants.


Une certaine forme d’aridité et de réserve japonaise va se heurter à un plus fort sentimentalisme français moins enclin au respect des règles.

mercredi, novembre 13, 2024

the substance

 

Un film de Noemie Fargat prix du scénario du dernier festival de Cannes


Elisabeth Sparkle (Demi Moore) est une actrice reconvertie dans les cours d’aérobique à la télévision. Proche des 50 ans son producteur veut la remplacer par quelqu’un de plus jeune. Elle va alors s’inoculer une substance créant un autre elle même plus jeune mais cette nouvelle version d’elle même devra se régénérer pendant une semaine où elle retrouvera son ancien corps. Mais les écarts à cette règle se paieront cher.


Ce film revisite le mythe de la jeunesse éternelle. Le milieu du cinéma de la télévision est particulièrement sensible à ce phénomène.


L’autre côté intéressant est la haine qu’Elisabeth Sparkle aura contre sa version originale de 50 ans. Jeune elle va retrouver la lumière, les fêtes et les excès en méprisant celle qu’elle est originellement. Même si les deux personnages ne sont qu’un elle c’est cette haine de la vieillesse qui est marquante.


Sur la forme un film assez pop avec une image très acidulée très agréable à regarder


C’est enfin un film de genre un film à la limite du fantastique et du gore. On a aussi un petit côté thriller avec ce courrier qui donne accès à un lieu assez glauque où elle ira récupérer les substances.


Enfin mention spéciale à Magaret Qualley fille d’Andy Mc Dowell qui crève l’écran après Star at noon notamment.









lundi, novembre 11, 2024

au boulot

 


Le nouveau documentaire de Gilles Perret et Francois Ruffin


Tout part d’une déclaration de l’avocate parisienne Sarah Saldmann sur RMC dans l’émission les grandes gueules « vivre avec le SMIC soit 1300 euros c’est déjà pas mal » Francois Ruffin va alors l’accompagner à la rencontre de ces personnes qui font des métiers essentiels et qui gagnent le SMIC et qui sont loin d’être des assistés.


Ce film nous permet d’aller à la rencontre de ces métiers essentiels et si peu rémunérés. Livreur, cuisinier, serveur, auxiliaire de vie ,ouvrier,agriculteur, réparateur et j’en passe. Sarah Saldmann sera un vecteur pour nous faire découvrir ces métiers. Elle va souvent se ridiculiser mais sans réellement changer d’avis bien qu’elle sera le plus souvent touchée par le destin de ces personnes.


Mais le côté le plus fort de ce film est qu’il nous fait voir que ce sont des personnes invisibilisés dans la sphère médiatique. Sarah Saldmann ne sait pas de quoi elle parle quand elle parle de ces personnes. Les médias et plus particulièrement ces émissions d’opinion et de débats ne sont pas représentatifs de la société et c’est peut être çà qui est le plus criant dans le documentaire.


Enfin ce documentaire met en lumière le dynamisme et la richesse du tissu associatif français qu’il soit sportif ou caritatif. Un tissu associatif qui se substitue à l’État et qui atténue la précarité des vies de ces personnes souvent touchés par un accident de la vie.



jeudi, novembre 07, 2024

anora

Le nouveau film de Sean Baker (Florida Project) palme d’or lors du dernier festival de Cannes.



Ivan (Mark Eydelshteyn) est un jeune homme issu d’une famille d’oligarques russes. Dans un club de strip tease il rencontre Anora (Mikey Madison). Ivan va s’éprendre de la jeune femme qu’il va fréquenter de plus en plus au point de l’épouser lors d’un voyage à Las Vegas. Mais cela ne sera pas du goût des parents du jeune homme.


C’est d’abord un histoire d’amour, une sorte de conte de fée dans lequel un jeune fille qui doit travailler dans un club de strip tease pour survivre va tomber amoureuse et va voir sa vie changer. Elle va passer brutalement d’un club glauque et d’une colocation à une maison de luxe.


Et puis on va voir comment l’argent et la famille d’Yvan vont tout détruire. On va surtout voir comment l’argent va être au dessus des lois. Les hommes de mains de la famille d’Yvan auront des méthodes dignes du grand banditisme pour le traquer et faire annuler ce mariage. Ils utiliseront tout à la fois la violence et l’intimidation car ils savent qu’avec la richesse et l’influence de la famille d’Yvan ils sont au dessus des lois.


C’est un film de lutte des classes où les pauvres seront exploités mais dans lequel l’espoir viendra d’une solidarité naissant entre ces personnes exploitées.


 

lundi, novembre 04, 2024

flow

 

Un film d’animation de Gints Zilbalodis qui est reparti avec un prix lors du festival d’Annecy


Flow est un chat. Il vit paisiblement dans une maison abandonnée par les hommes et se dispute occasionnellement avec une meute de chiens. Jusqu’au jour ou une terrible inondation va menacer sa vie et le forcer à l’exil.


L’animation est d’une rare qualité. Elle est encore magnifié par une absence de dialogues ce qui fait que l’on se focalise encore plus sur les images.


C’est aussi un film catastrophe des plus haletants. Plusieurs fois Flow manquera de finir noyé. Il va aussi être contraint à l’exil sur un bateau à la dérive. On est littéralement scotché à son siège pendant 90 minutes. Les rebondissements sont parfois un peu grossier mais cela n’enlève rien à l’intensité du film.


C’est enfin un film qui est une métaphore assez extraordinaire. Flow ce sont ces migrants climatiques. Ces inondations sont le résultat du dérèglement climatique. Et dans cette galère on va avoir différents types de comportements. Flow va collaborer avec un cochon d’inde un marsupial et un chien. Il va être aussi en conflit avec d’autres chiens et d’autres animaux qui vont faire passer leur intérêt leur confort et leur survie avant tout. Ces métaphores sont magnifiques et traduisent un scénario assez extraordinaire.


Un magnifique Flow de Gints Zilbalodis






dimanche, novembre 03, 2024

trois amies

 

Emmanuel Mouret continue son exploration du sentiment amoureux.


Alice, Rebecca et Joan (Camille Cottin, Sara Forestier et India Hair) sont trois amies. Alice n’a jamais été amoureuse de son compagnon, Rebecca a un amant qu’elle doit cacher à ses amies et Joan elle est malheureuse car elle a perdu tout désir pour son compagnon.


C’est un film qui éclate les tabous sur le couple, le désir, le sentiment amoureux et l’amitié.


Ce qui semble paradoxal c’est qu’il fait l’éloge de la communication tout en montrant que garder des secrets permet de vivre heureux.


Un autre côté intéressant est que tous ces éléments évoluent dans le temps. Rien ne semble figé. C’est dans l’évolution de ces personnages que réside un des grands intérêts du film.


C’est aussi une douce utopie, une sorte de monde merveilleux où les pires trahisons finalement ne sont pas si graves et renforcent les liens qui unissent les personnages.


Mais le sentiment qui traverse le film son plus petit dénominateur commun c’est la bienveillance. Ces trois amies se soutiendront et protègeront leurs conjoints même si en apparence ces deux aspects seront paradoxaux.





vendredi, novembre 01, 2024

exhuma (ffcp)

 


La chasse aux esprits pour sauver les vivants dans
#exhuma developpe une tension psychologique incroyable sans trop virer dans le film d'horreur #ffcp #paris

escape (ffcp)

 


Histoire d'un passage au sud beaucoup plus compliqué que prévu
#escape égratigne des postures politiques du nord #ffcp #paris

Land of happinness(ffcp)

 


Revenant sur une période trouble de l'histoire coréenne
#landofhapiness pose la question de l'exécution d'ordres illégaux #ffcp #paris

jeudi, octobre 31, 2024

a story of Hong Gil Dong (ffcp)


 

Combat pavé de bonnes intentions d'un ado contre l'arbitraire #astoryofhonggildong magnifie une animation assez extraordinaire pour la fin des années 1960 #ffcp #paris

lesson (ffcp)


Explorant les questions d'engagement, de mariage et de parentalité de la société coréenne
#lesson renversé la question de l'amour non partagé #ffcp #paris

 

house of the seasons (ffcp)

 


Ponctué par des dialogues parfois cinglants
#housesofseasons dépeint avec énormément de justesse une famille toxique #ffcp #paris

mercredi, octobre 30, 2024

at the end of the film (ffcp)


 

Dans le chaos de la vie d'un homme #attheendofthefilm n'a pas de longueurs n'est pas désagréable a regarder sans être cohérent #ffcp #paris

citizen of a kind (ffcp)

 


Combat d'une mère de famille contre la mafia
#citizenofakind est un thriller tout aussi drôle qu'attachant #ffcp #paris

voices of the silenced (ffcp)

 


A travers le travail de toute une vie d'une documentariste
#voicesofthesilenced dénonce les discriminations et les crimes subis par les coréens envoyés de force travailler au Japon #ffcp #paris

lundi, octobre 28, 2024

Carla et moi

 


Autour d'une relation plus qu'ambiguë #carlaetmoi peine a provoquer de l'empathie

lundi, octobre 21, 2024

Miséricorde

 


Les non-dits et les désirs secrets de
#misericorde en font un thriller tout aussi âpre que loufoque 

jeudi, octobre 17, 2024

barbes little algerie

 


Chronique des années COVID #barbeslittlealgerie dresse l'attachant portait d'un homme en quête d'identité 

mercredi, octobre 16, 2024

sauvages

 


Les aventures d'une petite fille dans une forêt menacée dans #sauvages montre les synergies entre deux mondes que tout semble opposer #megaramabeauxarts #besancon

lundi, octobre 14, 2024

sur un fil

 

Le premier film de Reda Kateb


Jo (Aloise Sauvage) est une jeune circassienne qui suite à une chute ne peut plus faire son numéro. Gilles (Philippe Rebot) va alors lui proposer de l’accompagner dans son métier de clown pour une association qui intervient dans les services de pédiatrie des hôpitaux. La découverte de cet univers par Jo sera semer d’embûches.


Ce film rend d’abord hommage à cette association le rire médecin fondé par Caroline Simonds qui a été partie prenante dans le scénario et qui a permis à Reda Kateb de s’immerger dans cet univers si particulier.


Le rôle des soignants est aussi mis en valeur. Le personnage interprété par Sarah Giraudeau est aussi en, proie au doutes et va aussi retrouver le sourire grâce aux clowns.


Et puis ce qui est remarquable c’est que l’on est toujours sur un fil. Comment faire rire des enfants malades sans en faire trop sans les brusquer et sans brusquer les familles. Comment trouver les mots les attitudes au bon moment. Comment établir un contact avec un enfant à priori réfractaire à toute interaction sociale.


Il y a enfin la question de l’échec de la faute que l’on peut commettre.

L’autre question est celle de l’attachement avec des enfants malades. Les clowns doivent t’ils s’impliquer totalement au risque d’en souffrir.


Enfin les clown le rire la poésie sont vues comme une part importante de la thérapie au point d’inclure les clowns dans l’équipe soignante meme s’ils ne sont pas des personnels soignants.


Un film âpre mais d’une humanité débordante.

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