jeudi, juillet 20, 2023
lundi, juillet 17, 2023
les algues vertes
vendredi, juillet 14, 2023
mercredi, juillet 12, 2023
dimanche, juillet 09, 2023
mission impossible dead reckoning
signé Christopher Mc Quarry le réalisateur de 2 autres missions impossibles et de Jack Reacher.
Tout commence à bord du sous marin russe le Sébastopol, sous marin furtif mais repéré par un bâtiment américain. S’engage alors une confrontation entre les 2 bâtiments, mais le navire américain n’était qu’un leurre généré par une intelligence artificielle. La mission d’Ethan Hunt (Tom Cruse) sera de mettre la main sur une clé qui pourrait contrôler cette intelligence artificielle.
La qualité de ce thriller est d’être ancré dans l’actualité. On se souvient de ces essais de combats aériens gérés par l’intelligence artificielle aux Etats Unis dans lesquels l’intelligence artificielle avait désobéi aux ordres et s’était retourné contre son concepteur. C’est exactement la problématique de ce mission impossible.
Pour le reste pas de surprises. On traverse le monde d’Abu d’Abi , le désert, Rome en passant par Venise et les Alpes autrichiennes. Les scènes d’actions sont bluffantes notamment sur l’orient express mais aussi poétiques avec cette course poursuite en fiat Mini.
Au final on ne voit pas passer les 2h43 de ce premier épisode de Mission impossible Dead Reckoning. Tout comme Dune et les trois mousquetaires le film a été découpé en deux parties ce qui permet de faire monter une tension narrative à la fin du premier film. Il faudra attendre juin 2024 pour savoir qui de l’homme ou de l’intelligence artificielle l’emportera dans ce mission impossible dead reckoning.
jeudi, juillet 06, 2023
a conretemps
Un film produit par Penelope Cruz, signé par Juan Diego Botto
On est dans l’Espagne contemporaine et on va suivre le combat d’une mère Azucena (Penelope Cruz) qui va être expulsée de chez elle, celui d’un avocat Rafa (Luis Tosar) qui doit retrouver sa cliente qui risque de perdre la garde de sa fille et celui d’un jeune homme qui a coupé les ponts avec sa mère suite à une faillite.
C’est un film éminemment politique. On y voit le rôle des banques qui proposent des prêts toxiques ce qui a pour conséquence de mettre à la rue des familles.
Mais la chaleur provient du travail de ces associations et de cet avocat qui font tout pour éviter ces expulsions. Rafa ira même jusqu’à sacrifier sa famille pour le combat qu’il mène. Mais on a véritablement l’impression que malgré tout leur investissement leur combat semble voué à l’échec.
On est également dans une sorte d’unité de temps. Tout se joue quasiment sur une journée. C’est une véritable course contre la montre qui fait de ce film un véritable thriller social.
C’est un film noir qui prend aux tripes un film cru qui dénonce ces expulsions et un système espagnol au bord du chaos.
mercredi, juillet 05, 2023
une nuit
Le nouveau film d’Alex Lutz écrit par Alex Lutz et Karin Viard. Film de cloture de la section un certain regard du dernier festival de Cannes.
Aymeric et Nathalie (Alex Lutz et Karin Viard) ont une vive altercation dans le métro au milieu des passagers. Après un bref passage dans un photomaton, ils vont errer dans Paris la nuit. Ce sera l’occasion de faire un point sur leurs vies respectives. On comprendra vite que cette nuit est une sorte de parenthèse de temps suspendu dans un quotidien assez sombre.
La caractéristique du film est d’être très verbeux. Les dialogues prennent énormément de place. Cela a tendance à alourdir un peu le rythme du film. Cela délaye aussi les messages que porte le film et c’est un peu dommage.
Le côté intéressant est la dimension itinérante du film. On retrouve un peu l’emission de Thierry Ardisson Paris Dernière. On va d’un endroit à un autre, des bords de Seine, à une fête dans un appartement en passant par un magasin de meuble et une boite de nuit. Ce sont ces changements de décors qui apportent un peu de légèreté dans cette surabondance de dialogues.
Enfin ce film est une sorte de fantasme, tout plaquer tout oublier tout remettre à zéro le temps d’une nuit. Cette parenthèse est rendue encore plus nécessaire quand on comprendra ce qui arrive réellement aux personnages. Dommage que l’omniprésence des dialogues plombe le film.
jeudi, juin 29, 2023
passages
Le nouveau film d’Ira Sachs
Tomas (Franck Rogovski) est un réalisateur marié à Martin (Ben Whishaw). Lors d’une fête il rencontre Agathe (Adele Exarchopoulos). C’est le coup de foudre et une passion assez intense va naître. Mais Tomas reste amoureux de Martin qui lui voudra reprendre son indépendance.
C’est un film construit autour du personnage de Tomas. Au mieux on pourrait dire qu’il ne sait pas ce qu’il veut, mais on pourrait également penser que c’est un manipulateur. Au final c’est un personnage qui apparaîtra assez peu sympathique.
La question du désir d’enfant qui va apparaître dans le film va apporter un semblant d’humanité à Tomas.
On aura un peu d’empathie pour ses deux victimes, Martin et Agathe. Ils ne sauront pas forcément résister au fort caractère de Tomas. Ce qui est assez impressionnant c’est que Tomas gardera son calme en toutes situations, ne sera jamais violent mais arrivera toujours à ses fins. Cette scène où il rencontre les parents d’Agathe est lunaire, ils le mettent devant ses contradictions et lui arrivera à retourner la situation en se faisant presque passer pour une victime.
mercredi, juin 28, 2023
vers un avenir radieux
Le nouveau film de Nani Moretti en compétition lors du dernier festival de Cannes.
Giovanni (Nani Moretti) tourne son nouveau film qui se déroule dans les années 1950. Une troupe de cirque hongroise arrive en Italie au moment où les chars russes arrivent à Budapest. Mais le tournage de ce film sera tout sauf une partie de plaisir pour Giovanni.
Le personnage central est ce réalisateur assez excentrique et volubile. Il semble terrifier son entourage que ce soit ses acteurs ou sa femme qui est également sa productrice et qui a peur de le quitter. Le fait qu’il s’entende à merveille avec son producteur tête en l’air (Mathieu Amalric) en dit long. On peine à avoir de l’empathie pour ce personnage lunaire symbole d’un temps révolu.
On a aussi une dimension politique qui est peut être un peu passée sous silence. L’histoire de ce parti communiste italien qui revendique son indépendance vis à vis de Moscou et qui va soutenir ces circassiens hongrois qui ne peuvent rentrer chez eux depuis l’arrivée des chars russes.
Autre aspect politique ce sont ces relations entre Netflix et le cinéma. Cette caricature des représentants de Netflix est savoureuse mais aurait pu être creusée.
jeudi, juin 22, 2023
élémentaire
Le dernier film d’animation Pixar signé Peter Sohn film de cloture du dernier festival de Cannes.
Flam émigre avec sa famille. Arrivés à Element city ils vont ouvrir une petite boutique. Mais le père de Flam devient assez âgé et veut transmettre sa boutique à sa fille. Mais cette dernière est elle prête.
La première scène du film fait penser à the Immigrant de James Gray. On voit ces immigrants arrivés à la douane avec juste une valise pour changer de vie.
Le fil rouge du film est assez basique celui d’une fuite d’eau qui doit être colmatée pour que le commerce de la famille de Flam puisse rester ouvert. Cette sorte de thriller est plutôt efficace.
C’est aussi un film sur les discriminations. Les flammes ne peuvent pas forcément s’intégrer au reste de la population car ils ont tendance à faire bouillir les liquides ou brûler le reste.
Enfin ce film est une romance assez classique à la Romeo et Juliette. Deux être que tout oppose vont tomber amoureux contre l’avis de la famille de Flam.
Un film qui regorge de bon sentiments, qui dit qu’on doit suivre ses rêves et ne pas forcément suivre la modèle familial. Mais on évite l’écœurement grace à une animation assez inventive et poétique. Je retiendrait notamment tout ces passages où flack commence à bouillir quand il est près de Flam, ou encore quand Flam fabrique du verre avec du sable.
mercredi, juin 21, 2023
38.5 quai des orfevres
Un film de Benjamin Lehrer grand prix lors du dernier festival de l’Alpe d’huez
Un tueur en série commence à sévir au moment où Clarisse Sterling (Caroline Anglade) intègre la brigade criminelle dirigée par le célèbre commissaire Franck Keller (Didier Bourdon). Clarisse va se révéler assez perspicace pour trouver qui se cache réellement derrière cette série de meurtre.
Les gags dans ce film sont souvent grossiers. Ces parties de ping pong dans les bureaux de la brigade criminelle où encore ce médecin légiste star de « autopchef » sont souvent indigestes.
Mais, le scénario est vraiment très bien construit. On se laisse très facilement berner par les fausses pistes. Et bien que le scénario montre dès le début qui se cache derrière ces meurtres on est loin d’y penser de manière instinctive.
Deux personnages sont de plus intéressants Clarisse Sterling, qui sous ses airs assez candides suivra coûte que coûte son instinct et ne se laissera pas influencer par une vérité qu’on voudra lui imposer. C’est aussi un personnage de femme forte qui ne se laissera pas intimider par son chef.
Autre personnage celui de Morvick (Pascal Demolon) qui rend hommage à celui d’Ahnnibal lecter. C’est quand on comprendra pourquoi dans sa cellule il est au courant des meurtres avant tout le monde que le film prendra une tout autre dimension.
jeudi, juin 15, 2023
stars at noon
On est en Amérique centrale, Trish (Margaret Qualley) se présente comme journaliste. Un soir au bar d’un hotel elle rencontre Daniel (Joe Alwin). A partir de ce moment un amour passionnel va naitre. Mais les réalités géopolitiques vont vite rattraper les deux amants.
Ce film nous plonge dans un brouillard profond. On ne sait pas qui sont réellement Trish et Daniel. Une journaliste et un entrepreneur comme ils le prétendent, ou sont ils des espions qui seraient là pour déstabiliser les équilibres géopolitiques.
C’est aussi et surtout un film d’ambiance. On est dans la torpeur de l’Amérique centrale où la chaleur et l’humidité semblent ralentir la vie.
Cette histoire d’amour est aussi intense peut être parce qu’elle semble éphémère au regard du danger qui semblent poursuivre ces deux personnages.
C’est enfin un film politique dans une Amérique centrale soumise à l’instabilité politique, dans laquelle l’armée et les puissances étrangères semblent dicter la loi.
Un film d’ambiance très lassif mais assez passionnant que ce stars at noon de Claire Denis.
mercredi, juin 14, 2023
fifi
Premier film écrit et réalisé par Jeanne Aslan et Paul saintillan
Sophie (Fifi, Celest Brunnquell) vit avec sa mère et ses frères et sœurs dans appartement de la banlieue de Nancy. Un jour elle revoit Jade une de ses amies qui l’invite chez elle. Fifi va dérober un double des clés de la maison pour pouvoir y passer l’été. Mais Stéphane (Quentin Dolmaire) va la surprendre dans la maison. Devenus amis ils vont finalement passer l’été ensemble.
C’est un film qui met en lumière des inégalités sociales. Et le temps d’un été et grâce à Stéphane Fifi va transcender à la fois son âge et sa classe sociale. Chez elle est à l’étroit et elle va pouvoir le temps d’un été bénéficier d’un peu d’attention et d’un peu d’espace.
C’est aussi une opposition entre une jeune fille d’origine modeste et débrouillarde et un jeune homme un peu gauche mais issu d’une famille riche.
On ne peut être qu’ému face au sort de cette jeune fille qui n’a pas été gâtée par la vie mais qui est assez maligne pour s’en sortir.
C’est un film relativement classique sur des expériences d’adolescents le temps d’un été mais hyper émouvant. La fin du film est assez surprenante mais traduit bien le fait que Fifi est une jeune fille plus que volontaire.
lundi, juin 12, 2023
dernière nuit a Milan
Le dernier film d’Andrea Di Stefano
Franco Amore est un policier qui est à quelques heures de la retraite. Sa femme Viviana (Linda Caridi) lui a organisé une fête de départ. C’est pendant celle ci qu’il va apprendre qu’un de ses collègues a été retrouvé mort. Il va alors se rendre sur les lieux du crime. Mais la vérité se révélera bien plus complexe que çà.
Le scénario est tout à fait remarquable. On va découvrir petit à petit ce qui s’est passé cette nuit là et comment on en est arrivé au meurtre de ce policier.
C’est aussi un film de mafia sans en être vraiment un. On a une organisation chinoise qui fait des trafics avec la bienveillance et parfois l’aide de la police.
La photo est aussi superbe avec notamment toutes ces scènes tournées sous un pont, sur le lieu du crime. C’est peut être du au fait que ce film ait été tournée en 35mm.
Et puis on a des personnages secondaires assez charismatiques. Ce courtier en pierres précieuses assez sympathiques mais terriblement manipulateur. Viviana qui semble très superficielle mais qui se révélera au final être assez maligne. Et puis Franco use certes de sa position de policier pour arrondir ses fins de mois, mais c’est au final un personnage droit et attachant.
jeudi, juin 08, 2023
Marinette
Un film de Virginie Verrier, un biopic sur Marinette Pichon probablement la star la plus méconnue du football français.
Marinette (Garance Marillier) est une petit fille passionnée de football. Avec la complicité de sa mère (Emilie Dequenne) elle commence à jouer avec les garçons. Se révélant très douée et ne pouvant plus jouer avec eux après 16 ans elle intégrera une équipe féminine avant de connaître un succès hors du commun.
C’est un film sur une double résilience. D’abord une résilience familiale. Son père est violent, il frappe sa femme. Elle va devoir mener sa passion sans lui. Et puis une résilience sportive. Elle est la seule fille de son équipe de football et a du faire sa place partout où elle est passée.
C’est un film qui met en lumière une carrière hors norme. Marinette Pichon a été la première française à signer un contrat professionnel aux Etats Unis. Le film insiste bien sur le retard pris par le football français. Un stage en équipe de France était indemnisé 210 francs alors qu’aux Etats Unis elle touchait un salaire qui lui permettait de se consacrer à sa pratique sportive. Les mentalités étaient aussi différentes, en France les joueuses étaient des concurrentes, aux Etats Unis non.
Un film engagé sur le statut professionnel des joueuses de football, sur les violences faites au femmes notamment dans la sphère familiale et sur les droits des couples LGBT.
Ce film met en lumière, rend justice à une femme méconnue qui a été une pionnière dans le football mais pas que.
Et enfin Garance Mariller après Grave confirme tout son talent.
mercredi, juin 07, 2023
wahou!
Le nouveau film de Bruno Podalydes dans lequel il incarne Oracio un agent immobilier. Avec sa collègue interprétée par Karin Viard ils vont essayer de vendre une vieille maison et un appartement neuf. Ces visites serviront de prétexte à une galerie de portraits.
On est presque dans un film à sketchs avec cette récurrence de deux lieux et de deux personnages. Seuls les propriétaires de la maison (Sabine Azema et Eddi Mitchell) seront une sorte de lien tout au long du film.
C’est un film qui sociologique qui explore les travers de notre société contemporaine. Ce jeune couple standardisé à l’extrême, ces entrepreneurs intéressés par de la spéculation foncière, cette injonction faite à ce jeune couple à avoir un enfant ou encore l’inadaptation des personnes âgées dépendantes.
Sous un air de comédie assez légère ce film se révèle au final assez riche et engagé.
Pour faire contre point à ces dérives sociétales on note néanmoins quelques ilots de résistances, comme cette femme qui ne voudra pas vendre sa maison à n’importe qui ou encore cette troupe de chanteurs qui révera d’habiter ensemble.
Un film qui essaie de faire émerger une once d’humanité avec néanmoins quelques airs de « c’était mieux avant »
lundi, juin 05, 2023
le cours de la vie
Un film du réalisateur belge Frédéric Sojcher
Noemie (Agnès Jaoui) va à Toulouse dans l’école de cinéma que dirige son ami Vincent (Jonathan Zacchai) Elle doit faire une master classe de scénario. Plus la journée va avancer plus on va comprendre les liens qui ont unis Noemie et Vincent et ce passé qui n’est pas soldé.
Ce qui est intéressant c’est tout ce passé entre Vincent et Noémie qui va petit à petit être révélé. Et surtout en quoi des blessures du passé peuvent affecter le présent des deux personnages. En çà le scénario est bien construit et révélant au compte goutte des éléments nouveaux.
Mais ce film est surtout émouvant dans l’évocation qui est faite à mon sens de Jean Pierre Bacri. Noémie parle de son frère qui est mort et qu’elle a accompagné dans ses derniers jours. Le lien avec Jean Pierre Bacri est évident surtout quand c’est le personnage interprété par Agnès Joui qui l’évoque. Tout est dans la suggestion et le non dit.
Et puis on va avoir des personnages secondaires assez nombreux qui vont enrichir le film, Louison (Géraldine Nakache) qui va filmer la masterclasse et qui dissimule également un deuil, ce serveur de restaurant, scénariste amateur et passionné et enfin ces étudiants très différents qui incarnent la relève du cinéma.
Un film très bien écrit mais aussi un très émouvant hommage à JP Bacri
jeudi, juin 01, 2023
l'île rouge
Le dernier film de Romain Campillo avec notamment Nadia Tereszkiewicz
On est à Madagascar. On va suivre les dernières années d’une base de l’armée de l’air française. Même si l’île est indépendante, la présence française est bien plus que pesante.
L’ambiance est celle d’une certaine nostalgie du colonialisme. La vie de ces militaires est certes très loin de la France très loin de leurs familles mais on peut y déceler une certaine fièreté de mener cette vie d’expatrié.
C’est aussi un film sur les enfants de ces expatriés. Une amitié notamment entre un petit garçon et la petite fille d’un personnel local. L’évocation du personnage de fantomette vient encore plus casser le rythme du film qui n’était déjà pas bien dynamique.
La dimension politique du film est finalement peu présente. On y voit comment l’armée française a soutenu le pouvoir malgache. On y voit une certaine forme de révolution mais là encore le sujet est survolé. Le comportement des militaires montre les pires aspects du colonialisme.
Un film avec une ambiance assez lascive qui ne portera pas votre coeur à 120 battements par minutes.
mercredi, mai 31, 2023
croque mitaine
Un film de genre un film d’horreur signé Rob Savage
Will (Chis Messina) est un psychologue qui vient juste de perdre sa femme dans un accident de voiture. Il vit avec ses deux filles Sadie et Sawyer (Sophie Tatcher et Vivian Lyra Blair). Un jour un patient de Will va venir apporter encore plus de chaos dans leurs vies.
C’est d’abord un film sur le deuil et le tristesse. Will et son patient ont connu un destin assez similaire.
Et puis il y a ces phénomènes étranges qui vont rendre petit à petit la vie de la famille de Will impossible, surtout depuis que son patient s’est suicidé chez lui.
La force du film réside dans le fait que ces phénomènes paranormaux sont crédibles ce qui apporte un peu plus d’angoisse. On est dans un film de genre assumé et plutôt bien réalisé.
Mais ce qui est intéressant c’est le message que le film propose. Il voit ce monstre qui rend la vie de ces deux familles impossible comme une sorte d’allégorie du deuil. Un monstre qui affecte les plus faibles et qui entraîne ses victimes dans le noir.
C’est cette allégorie cette métaphore donne une tout autre dimension à ce film d’horreur certes bien fait mais plutôt classique.
vendredi, mai 26, 2023
la fille de son père (Cannes 2023)
Le film de clôture de la semaine de la critique le nouveau film d’Erwan Leduc le réalisateur de Perdrix
Etienne (Nahuel Perez Biscayart ) vit seul avec sa fille Rosa (Celeste Brunnquell) depuis que sa femme est partie de la maison sans donner de nouvelles. Mais Rosa est sur le point d’aller faire ses études à Metz ce qui va encore bouleverser l’équilibre familial fragile.
La relation père fille est assez atypique. On y retrouve de la complicité de l’amitié et pas du tout une relation familiale classique. L’épreuve qu’ils ont vécu a soudé cette famille laissant peu de place à leurs entourages respectifs.
On retrouve dans ce film beaucoup d’espièglerie que ce soit dans le personnage du père mais aussi dans celui de la fille ce qui donne beaucoup de légèreté au film.
Mais finalement le personnage le plus important est invisible et très pesant c’est cette mère absente. Cette légèreté n’est qu’une façade masquant le désarroi de cette jeune fille et de son père.
La quête de cette mère disparue suffira t’elle à refermer ces blessures et à permettre leur permettre d’avance dans la vie tel est l’enjeu de ce film.
The old oak (Cannes 2023)
Le nouveau film de Ken Loach était en compétition lors du dernier festival de Cannes.
Nous sommes dans une petite ville anglaise qui accueille des réfugiés syriens. A leur descente du bus ils sont molestés par des habitants. Yara (Ebla Mari) se fera volé et détérioré son appareil photo. Elle va rencontrer TJ (Dave Turner) qui va l’aider à s’intégrer.
Ce film fait se croiser deux précarités. Celle de ceux qui ont fuit leur pays sans rien et les habitants de cette petite ville paupérisée par la disparition d’activités.
Et malgré l’opposition d’une partie de la population ces migrants seront pour cette ville une chance de sortir de la torpeur dans laquelle elle vivotait.
Un film plein d’espoir un film plein de vie sur deux communautés qui doivent construire leur futur. Et le symbole de cet avenir c’est l’arrière salle du pub « the old oak » « le vieux chêne » qui sera tant bien que mal réhabilité. Mais sa renaissance sera comme le symbole de ces difficultés tout à fait artificielle de vivre ensemble.
Un film qui dénonce le replis sur soi qui prend tout son sens après le brexit, un film à découvrir en salles le 1er novembre.
le procès goldman (Cannes 2023)
Le film d’ouverture de la quinzaine des cinéastes signé Cédric Khan
Encore un film de procès après notamment Saint Omer et Anatomie d’une chute.
On suit le nouveau procès de Pierre Goldman (Arieh Worthalter) accusé d’avoir assassiné 2 pharmacienne et dont la 1ere condamnation a été cassé par la cour de cassation. Ce procès sera t’il celui de l’accusé ou celui de la police ?
C’est un film avant tout historique dont on connaît la fin à savoir le verdict qui sera rendu.
Il faut aller chercher l’intérêt ailleurs, à savoir dans l’interprétation de Pierre Goldmann par Arieh Worthalter qui fait preuve de beaucoup d’emphase.
Pour le reste le retour sur l’enquête est assez poussif. Oui la police semble avoir fait pression sur les témoins. Est elle pour autant antisémite le film est loin d’apporter une réponse tranchée.
jeudi, mai 25, 2023
l'été dernier (Cannes 2023)
Anne (Léa Drucker) accueille chez elle Theo 17 ans (Samuel Kircher) le fils de son mari. L’adolescent comme chez sa mère se montre rebelle et renfermé. C’est quand Anne va lui promettre de ne pas le dénoncer pour un vol qu’il a commis que la glace va se rompre entre Anne et Théo. Il y aura même une attirance entre eux qu’Anne ne parviendra pas à refréner.
C’est un film sur 2 grands manipulateurs et 2 personnages blessés. Anne va noyer une certaine forme d’ennui dans un alcool mondain. Elle fera tout également pour ne pas perdre son statut social même si cela doit détruire Théo.
Théo lui a souffert du divorce de ses parents. Il est agressif et rebelle. Il va séduire Anne dans l’espoir peut être de rendre son père malheureux.
Et c’est la rencontre de ces 2 personnages forts qui donne du sel à ce film. Léa Drucker est remarquable dans ce personnage de femme manipulatrice.
Le personnage de Mina (Clotilde Courreau) la sœur d’Anne est particulièrement révélateur. Elle sera une des premières à découvrir cette liaison. Elle va aider sa sœur à garder ce statut social dont elle bénéfice un peu elle aussi.
Un film d’un cynisme absolument glaçant.
rien à perdre (Cannes 2023)
Delphine Deloget était dans la section un certain regard pour présenter son dernier film.
Sylvie (Virginie Effira) travaille de nuit et ne peut pas garder tous les soirs ses deux enfants.
Un soir Sofiane échappe à la surveillance de son grand frère et se brûle en voulant faire des frites. Les services sociaux vont alors placer Sofiane dans un centre d’accueil le temps de l’enquête. S’en suivra un long chemin pour la famille pour tenter de se reconstruire.
Ce film a un aspect social très marqué. Une femme élevant seul ses enfants et travaillant avec des horaires décalés. Il documente une situation pas si rare de çà. Le fait qu’il soit incarné par V Effira peut mettre en lumière ces destins qui sont souvent invisibilisés dans notre société.
L’autre question que pose ce film sera de savoir où cet enfant sera le mieux. Chez sa mère et avec son frère ou dans un foyer où il ne recevra pas l’amour nécessaire à son développement. La sécurité absolue de l’enfant est elle nécessaire si elle doit se faire au détriment de son développement affectif.
Les personnages d’éducateurs (India Hair) peuvent paraître antipathiques et froids mais ils ne font que leur travail et c’est la question de l’intérêt de l’enfant qui est ici posé.
mercredi, mai 24, 2023
l'amour et les forêts (Cannes 2023)
Le dernier film de Valérie Donzelli présenté dans la section Cannes première.
Blanche (Virgine Effira) retrouve lors d’une soirée un de ses amis d’enfance Greg (Melvil Poupaud). Ils finissent par tomber amoureux se marier et avoir des enfants. Greg semble en apparence être un homme bien sous tout rapports.
Le personnage de Greg est plus que déroutant. Il est attentionné peut être trop mais se révèle être un manipulateur assez incroyable. Blanche va d’abord découvrir par petites touches le vrai visage de son mari. Puis sa vrai personnalité va apparaître laissant la place à une violence psychologique d’une rare violence.
Ce film fait écho à une actualité assez prégnante des violences faites aux femme notamment par leur conjoint. En çà Melville Poupaud est incroyablement efficace dans ce rôle de mari manipulateur.
Les solutions pour Blanche seront plus que limitées. D’abord son travail de professeur de lettre qui la passionne et puis sa famille dont elle est isolée.
Un thriller psychologique plus que glaçant que l’amour et les forets de Valérie Donzelli.
la passion de Dodin Bouffant (Cannes 2023)
Prix de la mise en scène du dernier festival de Cannes.
Un film de Tran Anh Hung adapté du Roman du suisse Marcel Rouff
On est au XIXeme siécle, Eugénie et Dodin (Juliette Binoche et Benoit Magimel) sont deux cuisiniers hors pairs. Dodin recoit beaucoup et s’est constitué un cercle d’amis et de notables assez conséquent.
Eugénie refusera toujours de se marier à Dodin, ce qui ne l’empêchera pas de lui laisser assez souvent la porte de sa chambre ouverte.
Ce film est avant tout un exercice de style, filmer la nourriture filmer la cuisine.
Et en çà le pari est réussi, c’est presque sans dialogue que l’on assiste à la préparation de ces repas assez pantagruéliques.
La question de la frontière entre les sentiments professionnels et personnel est aussi posée. Dodin et Eugénie aiment travailler ensemble et cette relation semble leur suffire.
C’est à la disparition d’Eugénie que tout va être remis en cause.
Un film certes très bien filmé mais assez terne et dans lequel il ne se passe pas grand-chose.
mardi, mai 23, 2023
l'enlèvement (Cannes 2023)
Le nouveau film de Marco Bellochio.
On est dans la cité pontificale de Bologne au XIXeme siècle. Des policiers viennent un soir dans une famille juive. Ils sont là pour prendre avec eux un des enfants de la famille qui aurait été baptisé et qui ne peut donc plus vivre dans sa famille. La séparation sera brutale. Cet enfant va alors rejoindre Rome et un pensionnat proche du pape Pie IX.
On est à la fin des états pontificaux, le moment où le royaume d’Italie va reprendre des territoires sur les états pontificaux.
Paradoxalement ce film montre des religions coexistaient en paix. C’était le cas à Bologne où cette famille juive vivait tout à fait normalement jusqu’à ce qu’un de ses enfant lui soit enlevé.
L’enjeu du film sera de savoir si ce jeune garçon s’investira dans la foie catholique de part sa nouvelle éducation ou si comme il l’a promis à ses parents il restera juif.
C’est à la fois un film historique sur cette période où les Etats pontificaux se sont réduits et un film plus dramatique sur ce petit garçon séparé de sa famille qui va retrouver de nouveaux amis qu’il va essayer de copier pour s’intégrer au mieux.
asteroid city (Cannes 2023)
Le nouveau film de Wes Anderson, présenté en compétion lors du dernier festival de Cannes.
Augie Steenbeck (Jason Swartzman) emmène ses enfants à Asteroid City pour un concours de sciences. Il en profitera également pour leur annoncer une terrible nouvelle. Mais durant ce concours une asteroid va disparaître ce qui va obliger les autorités à mettre en quarantaine asteroid city.
Thierry Fremaux disait que les films de Wes Anderson étaient un genre cinématographique à eux tout seul et çà se confirme.
On a énormément de poésie et une absurdité féerique. On plonge donc de nouveau avec bonheur dans cet univers si familier des films de Wes Anderson.
Les photos du père, le distributeur automatique de terrains à construire, cette file d’attente, ces petits bungalows, le comportement souvent absurde des militaires seront autant d’éléments qui viendront nourrir la rêverie qui traverse le film.
Asteroid city fait aussi référence à beaucoup d’éléments de pop culture américaine celle des westerns et des mythes extraterrestres notamment.
Tous ces éléments viendront éclipser l’annonce de la disparition de la mère, comme si la vie l’enfance étaient plus forts que tout.
Un film qui nous plonge dans le rêve et dans l’univers si douillet et bienveillant qu’est celui de Wes Anderson.
terrestrial verses (Cannes 2023)
Sur la forme c’est un film à sketchs de nombreuses séances en plan fixe car ce film a été tourné en caméra caché. Même si cette mise en scène est le résultat de contraintes assez terrible elle n’en reste pas innovante et inventive.
On aura l’histoire d’une chauffeuse de taxi accusée de ne pas avoir porté de voile, un entretien d’embauche avec un patron très insistant sur la vie privée d’une candidate, une femme qui a perdu son chien, un homme qui veut appeler son fils David ou encore une lycéenne qu’un aveugle accuse d’être venu au lycée avec un homme.
Ces sketchs en disent long sur toute l’absurdité des préceptes appliqués par le régime iranien. Cette ironie pourrait prêté à sourire si les contrevenant ne risquaient pas de lourdes peines de prison ou la mort. Mais c’est ce harcèlement des autorités iraniennes sur leur peuple qui est ainsi mis en lumière.
la fleur de buriti (Cannes 2023)
Lost country (Cannes 2023)
Un film de Vladimir Perišić prix révélation de la dernière semaine de la critique.
On est dans les années 1990, la Serbie faisait encore partie de la Yougoslavie. Les élections municipales donnent gagnante l’opposition. Mais la cheffe du partie socialiste Marklena (Jasna Djuricic) va alors truquer les élections ce qui va affecter la relation avec son fils Stefan (Pavle Cemerikic) qu’elle élève seule.
C’est avant tout l’histoire d’un ado rebelle. Son père est absent, il est très proche de son grand-père qui vit à la campagne.
On va aussi voir les manifestions contre ces élections truquées à hauteur de cet adolescent. As t’il déjà une conscience politique ou est il entraîné par ses amis dans de vastes entreprises de chahut la question peut se poser.
Ce film fait se télescoper une dimension politique avec un régime autoritaire qui veut garder le contrôle et le destin d’un adolescent un peu cabossé par la vie et qui se construit.
Un film tendre historique mais aussi rebelle.
lundi, mai 22, 2023
club zero (Cannes 2023)
Miss Novak (Mia Wasikowska) est engagée pour donner des cours dans un internat que fréquentent des filles et fils de familles très riches. Sa matière est un peu particulière elle enseigne la nutrition de pleine conscience.
L’image est très acide et l’ambiance est plus qu’aseptisée distillant pendant tout le film une sensation de malaise. Les enfants semblent malheureux on est proche d’un esprit de sectaire. La mère de famille interprétée par Elsa Zylberstein est comme le symbole de ces familles qui vivent dans l’opulence mais incapables de ressentir le moindre bonheur.
Dans cet univers Miss Novak ne déteint pas. Elle commettra une faute impardonnable dans cet univers délétère ce qui lui coûtera sa place.
Paradoxalement ceci lui permettra de renforcer l’emprise qu’elle a sur ses élèves et sur les préceptes qu’elle leur enseigne.
Club Zero dénonce une forme de remplis communautaire élitiste dans lequel l’important est d’être dans la norme reconnu par les autres. Toute forme de bonheur et d’émancipation étant bien sur proscrite.
project silence (Cannes 2023)
Un film de Tae-gon Kim réalisateur coréen qui a lui aussi eu les honneurs de la séance de minuit du dernier festival de Cannes.
Un membre du cabinet de la présidence coréenne doit aller amener sa fille à l’aéroport. Sur un pont le brouillard provoque un carambolage. Dans un des véhicules accidenté se trouvait un prototype de l’armée coréenne.
C’est un film extrêmement bien construit. Des personnages très différents vont se retrouver dans ce carambolage et vont devoir collaborer pour sauver leur vie.
La menace est double d’abord les voitures qui vont s’encastrer puis ces chiens robots tueurs qui se sont échappés d’un camion de l’armée.
On est dans un film à grand spectacle qui n’a pas grand-chose à envier aux blockbuster américains.
La dimension politique n’est pas non plus absente. Cet employé de la présidence était il au courant de ce programme. Son chef l’avait il autorisé ? Le retard dans la mise en œuvre des secours laisse à penser que le gouvernement souhaiterait récupérer les chiens avant de secourir les blessés.
Ce personnage de pompiste à la fois très paranoïac et très original apparaît comme l’opposé parfait de cet employé de la présidence.
acide 'Cannes 2023)
Le nouveau film de Just Philippot le réalisateur de la nuée qui après la semaine de la critique a été invité cette année en séance de minuit au festival de Cannes.
Elise et Michal (Laetitia Dosh et Guillaume Canet) sont séparés et s’occupent alternativement de leur fille Selma. Une vague de pluies acides venue d’Amérique du nord menace la France, Elise et Michal vont alors aller ensemble chercher leur fille à l’internat pour tenter ensuite de se mettre à l’abri.
La principale force du film est de placer les migrations climatiques en Europe. Des européens vont fuir leur région, tenter de passer des frontières qui seront fermées pour se mettre à l’abri.
C’est aussi un film de genre un film catastrophe, plutôt haletant alternant moments de répits et scènes de panique.
Un film également dans lequel le cynisme sera à son comble. Elise et Michal vont collaborer pour sauver leur fille. Mais Elise voudra rejoindre son frère qui est apparemment en lieu sur alors que Michal lui fera tout pour retrouver sa nouvelle compagne.
Un film également qui montre que dans des situations de crise le chacun pour soi est la seule loi qui tienne.
Un film également avec deux acteurs notoirement engagés dans des causes sociales et environnementales Lætitia Dosch et Guillaume Canet.





































