lundi, décembre 12, 2022

the ordinaries (les arcs)

 


A travers la recherche par une adolescente de son père #theordinaries est une complexe métaphore de nos sociétés profondément inégalitaires #lesarcsfilmfest

dimanche, décembre 11, 2022

les Cyclades (les arcs)

 


Un film de Marc Fitoussi qui fut présenté au festival les arcs.


Magalie et Blandine (Laure Calamy et Olivia Cote) sont deux amies d’enfance qui se sont perdues de vue. Grâce au fils de Blandine elle vont reprendre contact et se retrouver dans un voyage en Grèce dans l’archipel des Cyclades. Sauf que rien de ce qu’elles avaient prévues ne se réalisera.


Marc Fitoussi voulait faire un film de potes au féminin ce qui est assez rare. Et l’opposition entre Blandine la dépressive et Magalie l’extravertie est réellement le moteur du film.


Rien ne se passe comme prévu et ce sont les hasards qui vont donner du piment à ce film.


Ce film est d’autant plus intéressant car on va découvrir que les 3 héroïnes du film (elles vont rejoindre bijou Kristin Scott Thomas) ont été cabossées par la vie.


Et elle vont avoir des manières différentes de réagir. Blandine va se refermer sur elle même alors que bijou et Magalie elles seront beaucoup plus extraverties.


Une belle leçon de vie , quoi qu’il nous soit arrivé dans la vie, il faut continuer de vivre et tenter de profiter des moments à venir, la vie étant plus forte que tout.


Laure Calamy est aussi pétillante que dans Antoinette dans les Cévennes. Olivia Cote elle disait avoir forcé sa nature comique en jouant un personnage très fermé.


Un film léger drôle plein d’espoir et avec beaucoup de soleil, idéal pour passer l’hiver.

les survivants (les arcs)

 


1er film de Guillaume Renusson


Samuel (Denis Menochet) vient de perdre sa femme. Il retourne dans leur chalet et là il tombe nez à nez avec Cheyreh (Zar Amir Ebrahimi) qui a fuit son pays et qui tente de rejoindre son mari en France. Samuel va finir par accepter d’aider la jeune femme. Mais ils vont être traqués par de véritables chasseurs de migrants.


Guillaume Renusson, venu présenter son film aux Arcs, a passé plusieurs mois dans les Alpes pour préparer ce film, en allant à la rencontre de ces migrants qui ont du fuir leur pays. Le film est assez bien documenté et assez réaliste si on excepte le fait que Samuel soit blessé et parcours un grand nombre de kilomètre dans la neige.


Denis Menochet lui a été séduit par ce film de traque. Du début à la fin Samuel et Cheyreh vont devoir fuir, ils vont à plusieurs reprises tomber sur leurs poursuivants ce qui va donner des scènes assez spectaculaires.

Le fait également que l’on évolue dans un milieu désertique, blanc et inhospitalier va renforcer la dimension dramatique.

Enfin, Zar Amir Ebrahimi est une actrice iranienne qui a elle même du tout abandonner à part les clés de sa maison pour sauver sa vie et le fait qu’elle interprète ce personnage de migrante est poignant et nous rappelle que des réalisateurs et des acteurs iraniens sont toujours actuellement emprisonnés.

skin deep (les arcs)


Avec des changements de corps peut être un peu trop complexes #skindeep interroge une quête du bonheur #lesarcsfilmfest
 

Vera (les arcs)

 


L'attention d'une femme pour un jeune enfant et sa famille dans #vera va résister a toutes les désillusions #lesarcsfilmfest

mercredi, décembre 07, 2022

falcon lake

 

Le premier film de la québecoise Charlotte Lebon.


Bastien (Joseph Engel) un jeune adolescent de 14 ans  part en vacances au Quebec avec ses parents chez des amis de sa mère. Durant cet été il va faire la connaissance de Chloé (Sara Montpetit) la fille de l’amie de sa mère. Cette relation va être assez trouble, Bastien tombera sous le charme de Chloé qui elle verra plus Bastien comme un ami. C’est cette chronique adolescente que l’on va suivre tout au long du film.


Falcon lake est assez classique, une chronique adolescente estival. Néanmoins il flotte dans ce film comme un vent de liberté, on sent beaucoup de bienveillance entre les deux adolescents.La différence d’âge (14 et 16 ans) et de culture pourrait les éloigner mais il n’en est rien.


Les paysages sont aussi magnifiques et la manière dont Charlotte Le bon les filment apportent aussi une dose de bonheur.


Enfin Charlotte Le bon développe à bas bruits dès le début du film une histoire de fantômes qui fera que ce film va fleurter avec le film de genre sans jamais en être un complètement.


Bref un film en apparence très classique mais très agréable à regarder.

lundi, décembre 05, 2022

fumer fait trousser

 

Le dernier film du très prolifique Quentin Dupieux.


La tabac force est un groupe de super héros qui protège la terre de ses ennemis.


Afin de développer leur esprit d’équipe ils partent en stage. Et çà sera l’occasion pour eux de se raconter des histoires terrifiantes.


Le film à sketch est plutôt habile avec 2 histoires qui viennent s’insérer dans l’intrigue. Le fait que le film soit très court le rend très dynamique.


Le tour de force de Quentin Dupieux est de rendre hilarantes des situations assez dramatiques.


Et puis c’est aussi un film plus profond. Les supers héros détruisent leur ennemis grâce à des produits toxiques, benzène, methanol, mercure, amoniac ou nicotine. Le fait qu’un méchant (Benoit Polevorde) veuille détruire la Terre car il la considère comme malade est assez frappant. La volonté de retour dans le passé à une époque plus pure est aussi symptomatique.


Et puis on a des réflexions aussi sur le couple, sur un conjoint avec qui on est sans savoir après des années pourquoi et puis cette fascination pour le pouvoir incarné par cette souris immonde mais dont toutes les femmes tombent amoureuses.


C’est très drôle très dynamique, mais fumer fait tousser nous offre aussi une étude sociétale plus que grincante.

dimanche, décembre 04, 2022

le chat Potté 2

 

Un film dérivé de la série des films Shrek des studios Dreamwork un film signé  Januel P. Mercado et Joel Crawford


Le chat potté libère une ville des mains d’un gouverneur tyranique. Dans la bataille il réveille un géant dont il subit la loi. Ainsi se termine la 8eme vie du chat potté. Contraint et forcé il devra prendre sa retraite et moins s’exposer aux dangers mais il ne pourra pas résister à une dernière aventure.


En plus du film d’animation, le chat potté 2 est aussi un très bon film d’action. Les rebondissements rythment assez bien le film et les combats sont plutôt spectaculaires.


Mais le chat potté 2 propose aussi une réflexion assez intéressante sur la mort. Elle est incarnée par un loup avec des faucilles qui n’aura de cesse que de poursuivre le chat potté, surtout quand celui ci prendra des risques.


Et puis c’est un film avec une morale. Le personnage du petit chien, sans orgueil et très gentil, tranche avec ceux du chat potté de pattes de velours et de boucles d’or qui longtemps essaieront de faire passez leur intérêt particulier en premier.


Bref un film d’animation avec plusieurs niveaux de lecture, à la fois spectaculaire et profond.

jeudi, décembre 01, 2022

le torrent

Le nouveau film d’Anne Le ny qui avait souvenez vous signé en 2009 les invités de mon père.


On est dans les Vosges, Lison (Capucine Valmy) rend visite à son père Alexandre.(José Garcia). Dans la soirée Alexandre va se disputer avec sa femme Juliette (Ophelia Kolb). Celle ci quitte la maison. En la poursuivant sur la route, Alexandre va alors provoquer un accident qui va être fatal à Juliette.


Ce polar repose sur la relation père fille. Ils vont partager un mensonge, Alexandre ayant peur d’être accusé d’un meurtre. Mais Lison tout juste 18 ans aura t’elle le cran nécessaire pour tenir ce mensonge ? Tel est l’enjeu du film.


On a aussi toute une galaxie de personnage qui vont venir tenter d’attaquer ce mensonge père fille, l’amant de Juliette, son père (André Dussolier) et la capitaine de gendarmerie (Anne le Ny).


Ce qui est intéressant dans ce polar c’est qu’il nous mène dans une espèce de zone grise. On est à la frontière du féminicide et de l’accident. Le mensonge de Lison et Alexandre a un intérêt non négligeable qui est de protéger Darius le demi frère de Lison. Toute vérité est elle bonne à dire chacun se fera son idée.


Enfin, ces paysages des Vosges viennent renforcer le côté inquiétant de ce polar qui fait le job sans être génial.

jeudi, novembre 24, 2022

les miens

 

Le premier film de Roschdy Zem écrit avec Maiwen. Roschdy Zem qui sera le prochain président du jury du festival des arcs à vivre sur RCF en Franche Comté.


Ryad ( Roschdy Zem) est un journaliste sportif très connu et surtout très occupé. Il ne va pas se rendre compte des épreuves que traversent certains membres de sa famille. Son frère Moussa (Sami Bouajila) va lui traverser une phase de dépression qui va le mener à un accident. Mais Ryad arrivera t’il pour autant à consacrer plus de temps à sa famille, c’est l’enjeu du film.


Le personnage de Moussa est incroyablement fort et riche mais également assez banal. Il refuse de croire que sa deuxième femme l’a quitté, travaille trop et semble assez invisible pour le reste de sa famille. Son accident va alors le transformer. Il va faire preuve d’une sincérité et d’un franc parlé qui peuvent paraître cruels et très durs mais qui seront pour lui comme une sorte de libération.

On aurait tendance à rendre l’accident responsable de ce changement, mais ce n’est que l’élément déclencheur d’une dépression plus profonde.


Ce personnage relègue la chronique familiale au second plan. Une famille ordinaire où chacun mène sa vie où chacun semble très occupé, où seuls certains se sentent responsables des autres membres de leur famille, même si au final cela n’empêche pas une solidarité familiale inconditionelle malgré les liens qui semblent distendus.

mercredi, novembre 23, 2022

aucun ours

 Le nouveau film de Jafar Panahi qui est emprisonné à Téhéran depuis le 11 juillet dernier.


On suit le réalisateur contraint de s’exiler dans un petit village près de la frontière pendant que son équipe tourne dans le plus grand secret un film parlant d’émigration clandestine. Mais une histoire de photo qu’aurait prise le réalisateur va venir envenimer voir hystériser le village.


On va parler émigration à travers deux histoires certes différentes mais qui disent beaucoup de la société iranienne actuelle. Celle d’un couple de Téhéran à la recherche de passeports volés sésame pour un exil rapide qui doit se faire avant que le passeport ne soit annulé. Et puis celle d’un autre couple que l’on ne verra qu’à peine qui lui vit dans ce village, couple illégitime qui va devoir partir pour vivre.


Jafar Panahi sera au milieu de ces deux histoires tragiques. Il gardera une sorte de flegme, en tout cas un calme assez incroyable face à ces deux situations.


La folie qui s’empare des villageois et de leur chef pourrait être drôle tant cette chasse à cette photo qui n’existe peut être pas est ridicule. Mais le drame qui est derrière est tout à fait terrifiant.


Un film qui montre donc la diversité de la société iranienne et le peu d’avenir d’une jeunesse qui est contrainte à un exil des plus périlleux

lundi, novembre 21, 2022

plus que jamais

Un film de Emily Atef qui donna à Gaspard Ulliel un de ses derniers rôle.


Hélène (Vicky Kripes) est atteinte d’une fibrose une maladie incurable. Elle n’a plus que quelques temps à vivre dans l’espoir une éventuelle greffe, qui n’est pas sans risque. Mathieu (Gaspard Ulliel) voudra qu’elle tente l’opération, mais Hélène ne sera pas forcément de cette avis.


La thématique de la fin de vie a déjà été évoquée dans plan 75 ou encore tout s’est bien passé. Ici il met en scène une femme dans la force de l’age.


Ce qui est très fort c’est l’impuissance des proches et ici de Mathieu. Il ne peut pas comprendre ce que vit sa femme. Il va tout faire pour la convaincre de se battre, de tenter le tout pour le tout. Mais est ce par pur égoisme, lui a peu de vivre sans Hélène.


Et puis il y a cette solitude dans laquelle se trouve Hélène. Celle ci ne sera brisée que par des personnes qui sont dans la même situation qu’elle. Et c’est pourquoi elle va entreprendre un voyage en Norvège à la rencontre d’un homme qu’elle a rencontré sur internet et qui ne va pas la juger.


Toute la question sera pour Hélène de choisir sa mort et dans le cas d’une femme dans la force de l’âge c’est atroce mais d’une force assez incroyable.




mercredi, novembre 16, 2022

les amandiers

 

Un film de Valérie Bruni Tedeschi qui était en compétition à Cannes.


Les Amandiers c’est un théâtre dirigé par Patrice Chéreau et un cours de théâtre gratuit très prisé de jeunes acteurs. Ils seront 12 à y être admis. On va suivre leurs aventures, leur insouciance mais surtout les drames des années 1980.


C’est un film donc avec deux aspects. Le premier que l’on retrouvait dans les magnétiques c’est ce vent de liberté qui courait dans la jeunesse des années 1980. Ces amitiés qui naissaient, cette soif de liberté qui va même jusqu’à l’inconscience (notamment ce jeu en voiture de griller des feux rouges). Bref on a cette jeunesse qui brûle la chandelle par les deux bouts.


L’autre aspect c’est celui traité dans 120 battements par minutes, les années SIDA, la drogue et cette terreur de savoir pour ces jeunes gens s’ils étaient contaminés ou pas. Stella (Nadia Tereszkiewicz) elle est amoureuse d’Etienne (Sofiane Bennacer ) qui sombre petit à petit dans la drogue. Elle semble impuissante à pouvoir l’aider.

Cette dimension dramatique dans les Amandiers est tout à fait glaçante et vient contrebalancer l’insouciance de cette jeunesse libre.


C’est sur cette dualité que repose ce film plutot fort en émotion.

les femmes du square

 

Une comédie écrite et réalisée par Julien Rambaldi que vous avez pu découvrir en avant première lors du dernier festival Lumières d’Afrique.


Angèle (Eye Haïdara) vit de petits boulots illégaux car elle est sans papiers et rêve de pouvoir faire venir son fils avec elle en France. Sa voisine Wassla (Bwanga Pilipili) lui propose alors de garder des enfants dans les beaux quartiers parisiens. Elle finit par accepter. Elle ira même jusqu’à défendre Wassla que son employeuse ne rémunère pas correctement, mais çà sera pour elles deux le débuts des ennuis.


Oui ce film est assez léger, il y a beaucoup de petites combines assez rigolotes, on se surprend même à lâcher quelques rires de temps en temps, mais les femmes du square est avant tout un film social terriblement efficace.


Il montre comment des riches utilisent la faiblesse de femmes peu qualifiée pour les payer le moins possible. En çà on rejoint la thématique qui était abordée dans le documentaire de François Ruffin debout les femmes. Et c’est quand le film prend une dimension à la Erin Brokovich qu’il devient passionnant.


Eye Haïdara confirme tout le talent qu’elle avait montré notamment dans le sens de la fête rendant son personnage au fort caractère très attachant. On ajoute un peu de romance, de polar et d’éducation, et on obtient un film très riche très fort mais qui sait rester léger.

dimanche, novembre 13, 2022

saint omer (lda)

1er film de fiction de la documentariste Alice Diop qui est reparti avec le Lion d’argent à Venise et le prix du 1er film de fiction.


Rama (Kayije Kagame) est une autrice. Elle s’apprête à aller à assister au procès de Laurence Coly (Guslagie Malanda ) une femme accusée d’avoir tué son enfant en l’abandonnant sur la plage à marée montante. Saint Omer raconte ce procès.


Ce qui est assez déroutant c’est que le lien entre Rama et Laurence Coly ne sera jamais explicité. Peut être qu’il n’y en a pas. Rama est probablement le personnage d’Alice Diop qui a assisté à un procès similaire.


Sur la forme encore ce qui est aussi déstabilisant ce sont ces contre champs, cette caméra qui reste sur un protagoniste pendant qu’un autre est entrain de parler.


Surtout Saint Omer essaie de comprendre un crime, comment Laurence Coly a abandonné et tué son enfant. Le spectateur est placé dans la peau d’un juré c’est à lui de se faire sa propre opinion. Au final il peut y avoir autant de manières de voir le film que de spectateurs.


Enfin, comme dans ce type de procès le personnage avec la mission la plus difficile est celui de l’avocat. Il doit défendre son client en le sachant ici coupable.


Le film arrivera t’il a expliqué ce crime ? Un film déstabilisant pas non moins fort.

samedi, novembre 12, 2022

marchand de sable (lda)

 


Toujours sur le fil entre humanitaire et l'exploitation d'êtres humains
#lemachanddesable documente cette criminalité de marchand de sommeil

vendredi, novembre 11, 2022

houria (lda)

 


L'agression d'une jeune danseuse dans #houria met en lumière les affres de la société algérienne

mercredi, novembre 09, 2022

Couleurs de l'incendie

 

Le nouveau film de Clovis Cornillac sur un scénario de Pierre Lemaitre dans la suite d’au revoir la haut.


Madeleine Pericourt (Lea Dricker) hérite d’un empire familial la banque Péricourt. Celle ci est gérée par Gustave Joubert (Benoit Poelevoorde). Il va avec Charles Péricourt (Olivier Gourmet) ruiner Madeleine mais la vengeance de celle ci sera plus que terrible.


C’est certes un film d’époque mais c’est surtout un thriller plutôt bien construit. On ne verse pas dans le spectaculaire mais tout est calculé, anticipé, réfléchi.



Ce qui est assez intéressant c’est la manière dont Madeleine va se transformer. Elle était une héritière assez crédule et va apprendre la vie. Elle vit désormais dans un modeste appartement en s’occupant de son fils handicapée, va gagner l’amitié de son ancien chauffeur M Dupré (Clovis Cornillac) qui va l’aider dans son entreprise.


Enfin, c’est un film qui s’inscrit dans son époque à savoir l’avant 2nd guerre mondiale. On y voit la montée du nazisme en Allemagne avec cet anti sémitisme dont certains n’étaient pas conscient. Et le thriller va utiliser cette dimension géopolique pour gagner en complexité.


C’est un film relativement long, 2h16, mais on ne s’ennuie pas bien que le film ne soit jamais spectaculaire. On est captivé par le projet de vengeance de Madelaine et surtout par sa métamorphose qui en fait un personnage incroyablement sympatique.

Une belle réussite que cette couleurs de sentiments d’après l’oeuvre de Pierre Lemaitre.


lundi, novembre 07, 2022

la derniere reine (lda)

 


Film d'époque peu commun #ladernierereine est surtout un complexe jeu de pouvoirs #megaramabeauxarts #besancon

samedi, novembre 05, 2022

le conspiration du Caire (lda)

 Le réalisateur de le caire confidentiel Tarik Saleh est de retour avec la conspiration du Caire

Adam (Tawfeek Barhom ) est un fils de pécheur. Il a été retenu pour suivre des études de théologie au Caire dans la célèbre université Al-Azhar. Peu de temps après son arrivée le grand imam meurt. Adam va se retrouver malgré lui au cœur d’une lutte de pouvoir pour désigner son successeur.


Le thriller en lui même est magistral. On a affaire à un jeune homme un peu candide qui va retrouver à travailler pour la sûreté de l’État. Collaborera t’il pour son pays, par peur des représailles, ou seulement pour éliminer les membres de l’Université qui s’éloignent un peu trop des préceptes religieux, la question est posée et reste ouverte.


L’image de la société égyptienne renvoyée par le film est assez critique. On a des services de renseignements au ordres du président qui interfèrent dans des affaires religieuses qui sont aussi liées au pouvoir. Et le personnage de l’agent des renseignements (Fares Fares) est particulièrement charismatique. Et sa relation avec Adam sera assez complexe. Il va le manipuler en essayant également de le protéger de sa hiérarchie.


Bref un thriller politique particulièrement haletant et qui montre une société gangrenée dans des décors assez magiques.

jeudi, novembre 03, 2022

Jacky Caillou

 

1er film de Lucas Delangle qui a eu les honneurs d’une sélection à l’ACID lors du dernier festival de Cannes.


Jacky Caillou (Thomas Carigi) vit avec sa grand-mère qui lui apprend à maîtriser son don de magnétiseur. Au décès de cette dernière il va devoir exercer seul et soigner Elsa (Lou Lampros) une jeune fille qui a une plaque dans le dos


Jacky Caillou flirte avec le fantastique. On a Elsa et ses plaques, une louve qui s’attaque aux troupeaux et ce jeune magnétiseur livré à lui même.

On a aussi des personnages assez charismatiques et cette ruralité assez sombre qui renforce une dimension assez angoissante.


Jacky Caillou arrivera t’il a soigner Elsa, arrivera t’il à maîtriser son don de magnétiseur. Quelle est le lien entre cette histoire et l’arrivée du loup ?

Beaucoup de mystère dans ce Jacky Caillou.


Jacky Caillou va dégager tout au long du film beaucoup d’empathie et de sympathie.


Une vraie réussite pour ce premier film de Lucas Delangle qui réhabilite le film de genre sans oublier d’apporter beaucoup d’humanité et de mystère


mercredi, novembre 02, 2022

mascarade

 Le nouveau film de Nicolas Bedos qui avait signé les très enjoués OSS 117 alerte rouge en Afrique noire et la belle époque.

On part ici à Nice, Adrien (Pierre Niney) et Margot (Marine Vacht) gagnent leur vie en tenant compagnie à de riches notables. Adrien et Margot vont tomber amoureux l’un de l’autre et mettre en place une arnaque qui leur permettra de vivre une vie meilleure.

C’est un film qui transpire l’amertume. Celui de cette actrice sur le déclin (Isabelle Adjani) et celui de cet agent immobilier blasé (Francois Cluzet)

Meme les deux personnages principaux eux semblent vivre dans l’opulence mais au prix d’une activité peu enviable.

On a bien une histoire d’amour assez légère et insouciante. On a également cette arnaque qui aurait pu être amusante. Mais on arrive pas à se détacher de cette ambiance désabusée, celle de ces riches que leur argent ne rend pas heureux.

Et plus de 2h dans cette ambiance assez lourde et triste a tendance à plomber le film.

Seul le personnage de Jeanne (Laura Morante) et son côté mystérieux et manipulateur apporte un peu de piquant et de légèreté à cette mascarade dont la tristesse et l’amertume écrase un thriller dont le potentiel est loin d’être exploité.

mardi, novembre 01, 2022

défense d'atterrir (ffcp)

Un film catastrophe de Jae-rim Han qui fut présenté à Cannes en 2021 et au festival du film coréen à Paris ce mois de Novembre.


Un avion doit relier la Corée du sud à Hawai. Un homme va introduire dans cet avion une mystérieuse poudre blanche. Les passagers vont être un à un touchés. L’avion ne pourra pas atterrir à Hawaï,  il devra faire demi tour. A terre l’enjeu sera de trouver un antidote à ce mystérieux produit.


C’est un film dans lequel on retrouve Song Kang Ho le héros de Parasite de Memeories of murder et qui sera à l’affiche des bonnes étoiles qui sortira la semaine prochaine. Il interprète un flic dont la femme à pris ce fameux vol et qui va tout faire pour trouver l’antidote.


Il y a aussi une dimension plus sensible avec cet ancien pilote de ligne traumatisé par un incident et qui reprend pour la première fois l’avion.


Même si le film dure 2h20 on est scotché à son siège du début à la fin. Les scènes d’actions sont dignes des plus grands blockbuster hollywoodien.

Et à cela s’ajoute une dimension plus sensible plus complexe. Le film va prendre le temps de développer ses personnages et c’est passionnant.

the girl on a bulldozer (ffcp)


 
Autour d'une jeune femme au caractère bien trempé #thegirlonabulldozer semble une lutte en apparence perdue contre les injustices #ffcp #paris

lundi, octobre 31, 2022

seire (ffcp)


Rythmé par des syncopes entre rêves et réalité #seire exploite à merveille une croyance séculaire et une histoire d'amour passée #ffcp #paris
 

doom doom (ffcp)


En utilisant un son hyper contrasté #doomdoom montre l'abnégation d'une jeune femme luttant à la fois pour garder son enfant et sa carrière de DJ #ffcp #paris
 

kingmaker (ffcp)


Tout aussi cynique que réaliste sur le déroulement d'une élection #kingmaker garde toujours néanmoins à l'esprit une dose d'idéalisme #ffcp #paris
 

the widow (ffcp)


Quand les apparences sont trompeuses dans un quadrilatère amoureux #thewidow montre un bel élan de solidarité juste après la guerre #ffcp
 

dimanche, octobre 30, 2022

special delivery (ffcp)


Film noir plus qu'intense #specialdelivery est magnifié par des poursuites à couper le souffle sans oublier une certaine tendresse #ffcp #paris
 

confession (ffcp)


Polar dense et complexe #Confession ne cesse de nous mener en bateau avec brio #ffcp #paris
 

miracle lettres to the président (ffcp)


D'une inventivité et d'une sensibilité incroyables #miracleletterstothepresident a également une dimension sociale importante #ffcp #paris


 

gyeong ah s daughthers (ffcp)


Comment une vidéo à caractère sexuel détruit une vie #lafilledegyeongah s'articule autour d'une relation mère fille complexe #ffcp #paris
 

jeudi, octobre 27, 2022

bowling saturne

 Un thriller glaçant signé de la dijonnaise Patricia Mazuy


Jean Paul et Guillaume (Frederic Van Den Driessche et Arieh Worthalter) sont 2 frères qui viennent de perdre leur père. Jean Paul a hérité d’un bowling mais comme il est policier il a décidé d’en donner la gérance à Guillaume que sont père a déshérité. Jean Paul va enquêter sur une série de meurtres particulièrement atroces sans se douter que son frère y est meler.


La scène de meurtre dans le premier tiers du film est particulièrement atroce et difficile à supporter ce qui explique l’interdiction du film pour les moins de 16 ans.

Il traduit malheureusement une réalité celles de ces femmes qui sont assassinées par leur compagnon.


Le personnage de Guillaume lui est plus qu’inquiétant. Derrière son visage froid se cache une personnalité étant capable de la plus grande des violences.


Tous ces ingrédients du thriller sont renforcés par une photo d’une grande qualité qui renforce le côté angoissant de ce thriller.


Et puis enfin, on a un personnage qui est absent, celui du père, mais qui a peu être façonné le caractère trouble de ses deux enfants. On croit deviner qu’il a été présent pour Jean Paul mais pas pour Guillaume, ce dernier étant fasciné par la passion qu’avait son père pour la chasse.


Là où le film est dérangeant au de là de sa violence tant physique que psychologique c’est quand il va tenter d’expliquer les motivations de ces meurtres, pas sur qu’il les excuse car là on basculerait dans l’intolérable.

mercredi, octobre 26, 2022

plancha

Le nouveau film d’Eric Lavaine


Yves (Guillaume de Tonquenec) va avoir 50 ans. Ses amis l’emmènent à l’aéroport pour une destination inconnue. Mais l’avion est annulé. Ce sera direction la Bretagne chez Yves pour des vacances qui seront plus l’occasion d’un grand déballage.


Ce film met en scène des personnages avec des névroses assez marquées. Baptiste (Franck Duboc) est un paranoïaque vexé par la réussite de sa femme, Yves lui est obsédé par ses origines bretonnes, Laurent (Lionel Abelanski) lui est complexé de n’avoir pas fait d’études, Antoine (Lambert Wilson) lui est acariâtre depuis le décès de son père. Heureusement que leurs femmes elles sont plus équilibrées et ne pensent qu’à profiter de leurs vacances, tout comme Jean Mich (Jérôme Commandeur).


Ce n’est qu’à la toute fin du film quand on parle amitié que le film devient plus intéressant. Préserver ses amis c’est savoir leur mentir sur certains sujets pour ne pas les enfoncer. Un film qui place le mensonge comme une espèce de ciment d’amitiés et de relations de couples heureuses.


Ne vous attendez pas par contre à une comédie potache, mais plutôt à un nième volet du coeur des hommes en moins réussi.



 

dimanche, octobre 23, 2022

reprise en main

Après des documentaires engagés (debout les femmes ou jveux du soleil) Gilles Peret s’essaye à la comédie sans oublier bien sur ses engagements.


On est dans les Alpes dans une entreprise de décolletage (fabrication de pièces pour l’automobile notamment) qui est sur le point d’être revendue à un fond de pension basé à Londres. Cédric (Pierre Deladonchamps) et ses collègues pour sauver leurs emplois vont avoir l’idée de racheter leur entreprise. Pour cela ils devront faire baisser la valeur de cette dernière et monter leur propre fond de pension.


Avant d’être un film social, c’est un véritable thriller, basé sur une idée complètement folle. Les ouvriers vont travailler avec des banquiers (Grégory Montel et Finnegan Oldfield) et avec la DRH de l’entreprise Julie (Laetita Dosch) qui elle voudra rester dans la vallée alors qu’on lui propose une promotion à Londres. C’est tout l’apprentissage de ces néo investisseurs qui sera intéressant. Ils vont passer par des hauts et des bas au fil de rebondissements qui seront souvent imprévus. Le rachat de leur entreprise sera loin d’être évident et c’est cette incertitude qui donne du sel au film.


Ce qui fait aussi la force de ce film c’est toute la sympathie que l’on va avoir pour cette équipe de bras cassés. Même si au final ils vont user de menaces de mensonges et de manipulations comme leurs adversaires, çà sera fait uniquement pour sauver leur entreprise et toujours dans une bonne humeur assez communicative.


Avant d’être un film militant reprise en main est avant tout un thriller social, qui met en lumière les SCOP ces entreprises coopératives gérées par leurs salariés.


 

samedi, octobre 22, 2022

eo


 

lundi, octobre 17, 2022

dimanche, octobre 16, 2022

mercredi, octobre 12, 2022

16 ans

 


Le nouveau film de Philippe Lioret le réalisateur de Welcome ou encore du fils de Jean.


Nora (Sabrina Levoye) et Léo (Teilo Azais) sont dans la même classe. Ils vont vite tomber amoureux l’un de l’autre. Sauf que tout les sépare. Nora est issue d’une famille modeste et gagne un peu d’argent en faisant du baby-sitting. Leo lui est issue d’une famille aisée. Tout va dégénérer quand le frère de Nora va être licencié du super marché dirigé par le père de Léo.


C’est une version moderne de Roméo et Juliette. Une histoire d’amour impossible.


Ce qui est dénoncé c’est le contrôle que la famille de Nora et surtout son frère et son père vont avoir sur sa vie amoureuse. Et puis cette force économique invisible la direction du super marché qui va mettre en congé le père de Léo car le frère de Nora est venu se venger dans le super marché suite à son licenciement.


Une tension va naître entre les 2 familles rendant très compliquées les rencontres entre les 2 amants.


Les contraintes religieuses et économiques sont ici mises sur le même plan, les 2 amants vont devoir trouver un moyen de les dépasser comme ils sont encore mineurs les solutions sont limitées.


Une histoire d’amour assez convenue mais une radioscopie assez intéressante de notre société contemporaine.

le petit Nicolas qu'est ce qu'on attend pour être heureux

Un film d’Amandine Fredon et Benjamin Massoubre qui a eu les honneurs de sélections à Cannes et à Annecy


Les réalisateurs prennent le parti de provoquer une rencontre entre le Petit Nicolas et ses créateurs René Goscinny (Alain Chabat) et Jean Jaques Sempé (Laurent Lafitte). On va alors découvrir le parcours hors du commun de cet auteur et de ce dessinateur. Cette partie documentaire sera interrompue par des petites histoires enfantines plus que divertissantes.


Bien qu’on soit dans un biopic assez linéaire on ne s’ennuie pas un seul instant tant la vie de ces 2 artistes a été passionnante et riche. Des voyages à New York et en Amérique du sud pour l’un et un voyage de Bordeaux à Paris pour l’autre.


Et puis on a ces petites sketchs très joyeux dans lesquels le petit Nicolas et ses amis font la plupart du temps des bêtises.


Que ce soit dans les 2 aspects du films une sorte de bonheur désuet et de joie de vivre transpire. Même si on ne connaissait pas le Petit Nicolas on ressort de ce film heureux et souriant, les réalisateurs ayant réussi à passer aux spectateurs cette joie de vivre, cette liberté qu’avaient Sempé Goscinny et bien sur le petit Nicolas.


 

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