mercredi, février 23, 2022

selon la police

 


Chronique amère #selonlapolice dérange en exacerbant la fragilité de ses personnages #cinemavictorhugo #besancon

lundi, février 21, 2022

mort sur le nil


 Bénéficiant d'une production de qualité #MortsurleNil explore l'exubérance d'une bourgeoisie anglaise

dimanche, février 20, 2022

maigret

 


Patrice Leconte adapte le roman de Simenon Maigret et la jeune morte publié en 1954, un roman qui va nous faire entrer dans l’intimité du commissaire.


Une jeune fille est retrouvée morte dans un square. Maigret mettra du temps à l’identifier, il s’agit de Louise (Clara Antoons). Son enquête le conduira vers une haute bourgeoisie parisienne dont certaines pratiques sont assez inavouables.


La première qualité du film est sa production. La photo les décors tout y est très beau très soigné. Et ce soin, des détails vient magnifier un polar assez classique mais efficace.


L’autre qualité du film réside dans le personnage de Maigret qui au fil du film va finir par se livrer. Maigret semble touché par la mort de cette jeune fille. Il va aussi demander à Betty (Jade Labeste) une autre jeune fille de l’aider dans son enquête. Et c’est quand on comprendra à qui font référence ces 2 jeunes files que le polar prendra une dimension plus humaine. Le commissaire campé par le très austère Gérard Depardieu finira par laisser entrevoir un peu de chaleur.


Le polar est assez classique. On a affaire à un milieu bourgeois qui va profiter de la faiblesse de jeunes filles venues de province tenter d’échapper soit à leur famille soit à la misère. Mais un polar sublimé par une production de qualité.








jeudi, février 17, 2022

la vraie famille

 


Fabien Gorgeat nous plonge dans le quotidien d’une famille d’accueil. Simon (Gabriel Pavie) vit chez Anna et Driss (Melanie Thierry et Lyes Salem) depuis qu’il a perdu sa mère alors qu’il n’avait que 18 mois. Son père Eddy (Felix Moati) ravagé par le chagrin ne pouvait plus s’occuper de son fils. Mais Eddy va vouloir revoir son fils ce qui ne sera pas sans problème.


La première qualité du film est de nous montrer le quotidien d’une famille d’accueil. C’est une famille tout à fait normale avec 2 parents et deux enfants vivant dans un pavillon de banlieue. Bien que Anna et Driss ne soient pas les vrais parents de Simon ils vont le considérer comme un de leurs enfants et c’est ce qui posera problème quand la question de la séparation mais partielle va se poser.

Comme être une famille d’accueil sans s’investir dans la parentalité ? C’est difficile bien que les services sociaux et la juge voudraient que Anna et Driss s’investissent un peu moins pour permettre à Simon de retrouver son père.


Le film pose donc des questions et soulève un dilemme soit les parents d’accueil ne s’investissent pas et l’enfant est malheureux soit ils s’investissent et le retour chez le père biologique est difficile.


C’est donc un rôle essentiel mais aussi ingrat qu’être famille d’accueil car à un moment ou à un autre la question de la séparation va se poser.


Le film est beau car on a affaire à une famille modèle qui pose la question de la famille du sang et de la famille du coeur comme le posait une affaire de famille de Kore Eda palme d’or en 2018


mercredi, février 16, 2022

vous ne désirez que moi

 



Claire Simon n’avait pas fait grand-chose depuis l’excellent Gare du nord qui date de 2013.

Elle adapte le roman de Yann Andréa qui sont des entretiens qu’il a fait avec Michèle Manceaux et dans lesquels il parle de sa relation avec Marguerite Duras.


La forme est assez étrange. On ne voit Marguerite Duras que dans des images d’archives ou des dessins. Une grand partie du film se déroule dans une pièce où Yann Andréa (Swann Arlaud) se confie à Michèle Manceaux (Emmanuelle Devos).


Le chant lexical amoureux est aussi étonnant. On y parle de douleur de domination de peur. Yann Andréa dit qu’il cède qu’il n’existe pas. Les mots sont donc assez violents.


On ne voit pas à l’image les 40 ans qui séparent Yann Andréa et Marguerite Duras. C’est un thème à peine évoqué.

Par contre on comprend toute l’admiration que Yann Andréa a pour Marguerite Duras. Lui même ne comprenant pas comment elle l’a laissé rentrer dans sa vie.


C’est un exercice de style dans lequel la performance de Swann Arlaud est essentielle car on ne voit que lui. Emmanuelle Devos étant là en soutien et elle ne fait que guider les mots de l’amant de Marguerite Duras.


Un film donc très germanopratin dressant un portrait très dur de Marguerite Duras.





lundi, février 14, 2022

les vedettes

 

Ou comment dénoncer habilement l’exploitation mercantile de la crédulité humaine.


Après la folle histoire de Max et Léon le palma show (David Marais, Grégoire Ludwig accompagnés de Jonathan Barré) signe une nouvelle comédie.


Daniel et Stéphane travaillent dans une grande surface d’électro ménager. Ce sont les 2 opposés. Stéphane es carriériste et minutieux Daniel lui est plus bohème.

Leur seul point commun est qu’ils ont besoin d’argent. Pour cela il vont participer à des jeux télévisés et se confronter à un univers qui n’aura aucun scrupule à exploiter leur crédulité.


Comme dans la folle histoire de Max et Léon le film repose sur un duo de pieds nickelés mais le film est beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît.


Il dénonce le monde de la Tv et celui de l’entreprise où des producteurs, un présentateur et une patronne de magasin vont exploiter la crédulité des gens.

Il dénonce la société de consommation Stéphane étant surendetté pour se payer tous les gadgets à la mode qui ne servent à rien.


C’est aussi un film dans lequel Daniel et Stéphane seront confronté à leurs parents. Daniel devra quitter la maison familiale ne pouvant payer la succession après avoir été découragé par ses parents de faire une carrière de chanteur , Stéphane lui devra lui payer la maison de retraite de son père.


Ce sont deux beaux personnages dont on va découvrir toute la complexité. Des personnages attachants qui vont bon gré mal gré finir par collaborer par s’entraider et de tout çà finir par donner une belle amitié qui n’allait pas de soi.

Tout le monde ou presque aura tenter de les berner d’abuser de leur crédulité, Daniel essayant même d’exploiter le talent de Stéphane. Finirons t’il par s’en sortir c’est l’enjeu de ce très beau film, il ne faut pas s’arrêter à son apparence potache car le palma show signe un deuxième film tout aussi réussi que la folle histoire de Max et Léon.

samedi, février 12, 2022

enquête sur un scandale d'État

 

Après le très oubliable une vie violente Thierry de Peretti se perd entre documentaire et fiction pour raconter les dessous du trafic de drogue.


Hubert Antoine (Roschdy Zem) est un indic de la police. Il travaille pour Jacques Billard (Vincent Lindon) qui pour démanteler les trafics ne stoppe pas les convois mais les tracent. Le problème est que des cargaisons échappent à la police et ce qui favoriserait certains trafiquants par rapport à d’autres.


Cette histoire est racontée par Hubert Antoine à Stéphane Vilner (Pio Marmai) journaliste à Libération.


Le film est un travail très didactique sur la manière d’enquêter des journalistes.

Et c’est une sorte de deuxième documentaire sur le travail journalistique qui vient se greffer sur le premier sur le trafic de drogue.

Et c’est bien là le problème du film qui se veut une fiction. Mais le mélange des genres donne un résultat assez fade alors que le sujet est potentiellement passionnant.


Les seules scènes d’action étant celle où un journaliste dit à son collègue que ses SMS ont mystérieusement disparus et celle où Hubert Antoine empoigne un peu vigoureusement un journaliste télé. Bref on est plus dans l’inspecteur derrick que dans un film de super héros.






lundi, février 07, 2022

brother

 


Abusant d'un cadrage hyper serré #brother nous plonge dans une communauté franciscaine du Bronx aux missions sociales essentielles

jeudi, février 03, 2022

the souvenir part 1

Un film de Joanna Hogg en 2 parties. La première fut présentée à Sundance en 2019 la seconde à la quinzaine des réalisateurs en juillet dernier.

The souvenir fait référence à ce tableau de Fragonnard montrant une jeune fille gravant sur un arbre les initiales de son amant.


L’amant dans le film c’est Anthony (tom Burk) qui travaille aux affaires étrangères et qui vit avec Julie (Honor Swinton Byrne, la fille de Tida Swinton) une jeune aristocrate faisant des études de cinéma.

Les deux amants vivent le parfait amour, jusqu’au jour où Julie va découvrir qu’Antony est héroïnomane.


Avant d’être une romance ce film est une sorte de radioscopie des années 1980 et de la bourgeoisie anglaise.

Tout y est feutré, les déjeuners chez Harrods sont assez effrayants, et ce jeune couple ne transpire pas la joie de vivre et semble avoir un autre âge.


Est ce pour cela qu’Anthony se drogue ? Peut être. On a surtout un manque de communication assez irréel.


Julie ne veut pas voir qu’Anthony se drogue.

La mère de Julie (Tilda Switon, la vraie mère de Honor) pense que les deux amants n’ont pas couché ensemble et que l’argent qu’elle donne à sa fille est pour son école de cinéma.

C’est une histoire d’un amour triste étouffé par une aristocratie d’un autre temps.

On y revoit notamment un monde dans lequel on tape à la machine à écrire, où la musique s’écoute sur des cassettes audio où les films sont tournés sur des pellicules.



Arthur rambo


 

Athur Rambo


5 ans après l’atelier Laurent Cantet est de retour avec un film qui étrille les réseaux sociaux.


Karim D (Rabah Naït Oufella ) est un jeune écrivain à succès. En plus d’écrire des livres il a une web tv dans laquelle il donne la parole aux habitants des banlieues.

Un soir d’anciens tweets qu’il avait écrit sous le pseudonyme d’Arthur Rambo réapparaissent et vont le mettre au ban d’une société qui le portait aux nues.


Ce qui est très bien mis en avant dans le film c’est la manière dont les réseaux sociaux font et défont aujourd’hui un personnalité publique.


On y voit également une sorte d’entre soi assez détestable où il faut être vu avec des personnalités en vue et surtout pas avec celles qui sont haies. Cette soirée dans la maison d’édition de Karim D en est un parfait exemple.


Après la question à laquelle le film n’arrive pas à répondre est de savoir qui est Karim D. Est t’il un odieux antisémite ou jeune homme qui se bat pour donner une meilleure image des cités dans lesquelles il a grandit.

On peut se demander aussi pourquoi il a écrit ces tweets antisémites. Étais ce pour exister, Etais ce pour faire du second degré, Etais ce de l’humour, ou cela reflète t’il ses opinions ?


Enfin dernier point intéressant c’est la mise en image de ces tweets en surimpression à l’écran. C’est plutôt fluide et efficace. Et c’est une procédé de mise en scène qui va prendre de l’importance dans des sociétés où les SMS et les messageries quelles qu’elles soient prennent une importance démesurées.

Un film qui pose des questions plutôt pertinente même s’il ne prétend pas savoir y répondre.

lundi, janvier 31, 2022

l'ennemi

 


L’ennemi


Un thriller signé du réalisateur belge Stephan Streker


On est en Flandres Louis Durieux (Jérémie Regnier) passe un séjour en amoureux avec sa femme Maeva (Alba Jodorowsky). Mais après une dispute Maeva quitte leur hôtel. Quelques heures après son retour Louis demande à la réception d’avertir la police, Maeva se serait suicider.


La question sera de savoir ce qui est arrivé à Maeva. On apprendra que Louis est parlementaire ce qui pimentera encore cette intrigue.


Sur la forme le film est assez classique avec quelques flash-back qui vont tenter d’expliquer ce qui c’est passé le soir de la mort de Maeva.


Mais et c’est peut être çà le plus fort, le film nous laissera tout le temps dans le brouillard un peu comme le personnage de Louis Durieux un lendemain de cuite. Une des explications du titre peut être l’alcool qui au final est le principal ennemi de Louis.

Mais ce brouillard peut être plus gênant dans l’hypothèse où on aurait affaire à un féminicide.


Toute le phase judiciaire à défaut de nous apporter des éléments de compréhension sera assez intéressante. Notamment toute cette période que Louis passera en prison dans la cellule d’un trafiquant de drogue français avec lequel il se liera d’amitié.


Et puis il y a la relation avec son fils (Zaccharie Chasseriaud aperçu dans la série Hippocrate) qui au final sera plus mature que son père.


Suicide ou féminicide maquillé en accident, le film nous laisse sur notre faim et laisse le verdict à l’intime conviction du spectateur.

dimanche, janvier 30, 2022

super héros malgré lui


Super héros malgré lui


Le nouveau film de Philippe Lachaux avec la bande à Fifi après le très bon 30 jours max.


Cédric (Philippe Lachaux) est un comédien qui tourne peux. Suite à un incroyable concours de circonstances on lui propose un rôle de super héros, Badman. Sur le tournage il va perdre la mémoire ce qui va l’amener à vivre d’étranges aventures.


Evacuons d’abord les aspects potaches du film. Ils sont assez nombreux et dès le début du film. Ils sont surtout assez graveleux ce qui pourrait contribuer le visionnage du film pour un trop jeune public. Seul le personnage testant des médicaments provoquant des effets secondaires loufoques est à mes yeux un minimum drôle.


Après le scénario est assez intéressant et plutôt solide. On retrouve l’équipe de scénaristes d’alibi.com, Nicky larson ou 30 jours max. On a un polar qui vient se confronter à un film plus profond sur la reconnaissance du père (Jean Hughes Anglade).

L’amnésie elle joue un rôle central dans l’intrigue en apportant les rebondissements nécessaires à l’intrigue et en venant régulièrement brouiller les pistes.











mercredi, janvier 26, 2022

Les promesses

 


Les promesses



Trop rare film sur la politique signé Thomas Kruithof et écrit avec Jean-Baptiste Delafon

un des scénaristes de l’excellente série Baron noir.


On est en Seine St Denis, Clémence (Isabelle Huppert) termine son dernier mandat de maire. Elle est épaulée par Yazid (Reda Kateb) son directeur de cabinet. Avant de passer la main, ils voudront obtenir une subvention pour la réhabilitation d’un immeuble insalubre. Mais ils devront convaincre les habitants de payer leurs charges condition sine qua non à son versement.


Le film est intéressant car on part de l’infra local la situation d’un immeuble et on remonte dans des jeux de pouvoirs assez improbables.

A elle les jeux de pouvoirs avec les agences d’État et le national, son directeur de cabinet lui étant plus sur le terrain et dans les relais locaux comme ce dirigeant d’entreprise de sécurité ou ce président d’association de propriétaires.


Dans ces jeux de pouvoirs le plus intéressant est ce directeur du Grand Paris qui gravite aussi à Matignon et qui mesure son pouvoir et son influence à sa capacité à faire nommer des Ministres ou à orienter des crédits.


On a aussi une radiographie passionnante et sans concession de ces grands ensembles avec des habitants qui sont à mille lieux comme nous de ces jeux de pouvoirs et qui sont lassés de l’inaction de l’État. Et puis on a cette intrigue dans l’intrigue avec ces marchands de sommeils dont on va comprendre la mécanique qui va se révéler très surprenante.


Un film passionnant tout comme l’est baron noir, un film qui tire principalement son intérêt de son scénario signé Jean-Baptiste Delafon.

mardi, janvier 25, 2022

lundi, janvier 24, 2022

les jeunes amants


 

les jeunes amants



Une film de Carine Tardieu qui avait signé le très beau Otez moi d’un doute. Elle reprend un film qu’aurait du réaliser la regrettée Solveig Anspach (la réalisatrice de l’effet aquatique)


Pierre (Melvil Poupaud) rencontre Shauna (Fanny Ardant) lors du décès d’une amie d’une de ses collègues Georges (Sharif Andoura). Il a eu un coup de foudre mais Shauna a disparu. Il ne la reverra qu’une dizaine d’année plus tard. Et c’est toujours le coup de foudre. Mais Pierre est marié à Jeanne (Cecile de France).


Comme dans Otez moi d’un doute on a affaire à un amour en apparence impossible, Pierre ayant 25 ans de moins que Shauna. Au delà de la différence d’âge Pierre devra se séparer de Jeanne avec qui il a vécu des épreuves douloureuses ce qui a renforcé leur couple.

Mais Pierre va se comporter comme un adolescent et trouvera toutes les excuses pour reprendre contact avec Shauna et pour aller à Paris la retrouver.


Ce qui est fort c’est le côté irrationnel de cette relation et cette attirance qui resurgit des années après cette première rencontre. Carine Tardieu arrive à transcrire à l’écran l’évidence de cette relation.


L’autre point intéressant c’est la grande maturité des personnages. Jeanne a trompé son mari, et son mari l’a trompé mais elle lui dit qu’elle sait qu’ils finiront leur vie ensemble. Et puis Jeanne aime tellement son mari qu’elle sait qu’il a besoin de Shauna. Pierre lui ne voudra pas faire souffrir sa femme et ses enfants. Enfin Shauna sait très bien qu’il lui reste peu d’années à vivre et tentera de décourager Pierre.


Et c’est peut être çà le plus beau dans le cinéma de Carine Tardieu montrer que l’amour c’est vouloir ce qu’il y a de meilleur pour l’autre et non pour soi.


mercredi, janvier 19, 2022

la place d'une autre

 

La place d’une autre


Un film sélectionné à Locarno signé Aurélia Georges


Nélie (Lyna Khoudri, l’héroïne de Papicha) s’est engagé dans la croix rouge durant la 1ere guerre mondiale. Sur le front elle rencontre Rose (Maud Wyler) une suissesse qui veut rejoindre une amie de son père Eléonore (Sabine Azema) à Nancy. Rose est touchée par un obus. Rose la croyant morte elle va se faire passer pour elle auprès d’Eleonore. Mais Nélie n’avait pas prévu le retour de Rose.


Avant d’être un film sur la guerre c’est un film sur deux classes sociales et Nélie qui doit faire illusion dans une classe sociale qui n’est pas la sienne.

Elle y réussit plutôt bien car elle va se lier d’amitié avec Eléonore qui en a fait sa lectrice, mais Nélie semble combler un vide plus important.


Les deux femmes s’entendent peut être aussi bien car elles sont toutes les deux très opportunistes et n’hésitent pas à se jouer des autres pour arriver à leurs fins. C’est sûrement ce côté manipulatrice qui les réunit.


Et puis il y a le retour de la vraie Rose. Personne ne la croit quand elle se présente à Eleonore comme la fille d’une ses amis. Et c’est peut être parce que la vraie Rose va se plaindre sur son sort et aura eu moins l’habitude de se battre au cours de sa vie qu’elle va perdre son identité.


Sur fond de guerre ce film va réunir 2 femmes certes de milieux sociaux différents mais qui seront prêtes à tout pour réussir.

jeudi, janvier 13, 2022

Adieu monsieur haffman

Adieu Monsieur Haffmann


Fred Cavayé renoue avec le film noir après pour elle ou mea Culpa en adaptant le livre de Jean Philippe Daguerre


On est à Paris pendant la seconde guerre mondiale. Joseph Haffmann (Daniel Auteil) est un bijoutier très apprécié. Il emploie François Mercier (Gilles Lelouche) blessé pendant la guerre qui vit petitement avec sa femme Blanche (Sara Gireaudeau).

Joseph Haffmann décide de faire partir se famille en zone libre et de l’y retrouver quand il aura vendu son magasin à Francois Mercier. Mais il n’aura pas le temps de rejoindre la zone libre et devra se cacher dans son sous sol.


La force du film est de nous montrer comment un homme ordinaire va lentement glisser vers la collaboration.  Cet homme c’est François Mercier. Il va aider son ancien patron à se cacher. Il va ensuite commercer avec les allemands pour ne pas attirer l’attention et faire vivre sa famille. Mais il va vite être dépassé par les événements. Il va finir par contraindre son ancien patron à travailler pour lui pour que ce dernier puisse envoyer de l’argent à sa femme. Ce qui n’est pas trancher dans le film c’est comment François Mercier va finir par collaborer. C’est très probablement qu’il n’est pas assez malin pour berner les allemands mais aussi par appât du gain et par souci de voir son travail reconnu.


2 bémols néanmoins, le désir d’enfant de Francois et Blanche est une intrigue secondaire peut être trop présente et apporte un peu de confusion au film. 2ème bémols le film ne prend vraiment toute sa dimension que dans les 10 dernières minutes ce qui renforce un peu cette confusion qui sous tend ce film de Fred Cavayé.

mercredi, janvier 12, 2022

licorice pizza

 

Licorice Pizza


Littéralement la pizza au réglisse le nouveau film Paul Thomas Anderson le réalisateur de there will be blood ou encore phantom thread


Gary (Cooper Hoffman) est un ado star de la télévision. Au lycée il rencontre Alana (Alana Haim) une assistante photographe de 25 ans. Gary tombe sous le charme d’Alana qui elle va se lier d’amitié avec le jeune adolescent.


Le plus glaçant peut être c’est cette émission de télévision mettant en scène des jeunes enfants et de jeunes enfants qui a fait de Gary une star. A la tête de cette troupe d’enfant on retrouve une dame âgée assez acariâtre qui semble exploitée ces jeunes acteurs.


Après le film est une sorte de longue chronique des Etats unis des années 1970 jusqu’à la crise pétrolière.

Ce qui est marquant c’est la liberté et l’opportunisme dans lequel Gary va emporter Alana. Il va notamment monter son affaire de vente de matelas à eau. Alana elle sera plus tentée de s’engager en politique.


C’est une chronique, le film n’a pas de réelle intrigue et 2h14 de véritable errance finit par lasser.

Le jeu de cache cache amoureux est lui aussi lassant. Gary est ouvertement amoureux d’Alana. Alana elle est elle fascinée par Gary ou le voit il comme un ami, un petit frère, un mentor en affaire, on s’y perd et au final on a plus réellement envie de savoir.

lundi, janvier 10, 2022

mes frères et moi

 

Mes frères et moi


1er long métrage de Yohan Manca d’après la pièce de théatre de Hedi Tilette de Clermont Tonnere.


On est à Sete. Durant l’été Nour (Mael Roin Berrandou) réalise des travaux d’intérêt général, il repeint notamment son collège. Là il rencontre Sarah (Judith Chemla) qui donne des cours de chants. Nour voudra chanter pour sa mère qui est dans le coma.


Ce film est incroyablement poignant. Quel destin tragique de ce jeune adolescent de 12 ans 13 ans qui sait que sa mère va mourir et qui vit avec ses 3 frères dont l’un trafique de la drogue, l’autre des objets volés alors que le troisième écume les hôtels à la recherche de riche touristes solitaires.


La seule à s’intéresser à Nour çà sera Sarah qui est bluffée par les talents de chanteur de Nour. Les relations seront parfois électriques entre les 2 mais au final ils vont arriver par s’apprivoiser.


Ce qui est marquant également c’est courage et la pudeur dont va faire preuve Nour qui est dans une détresse que l’on a du mal à identifier. Il y a notamment ces scènes ou il va couper l’alarme de l’appareil qui surveille le coeur de sa mère. Il le fait avec tel détachement et d’habitude que s’en est glaçant. Mais ce qui est magnifique c’est l’amour qu’il a pour ses parents. Il a appris le chant en écoutant les chansons que son père chantait pour sa mère et qu’il voudra apprendre.


On a aussi ce tableau de la pauvreté et de la débrouille dans les quartiers populaires. Ce qui est peut être cliché s’est de le placer à Sète comme dans les films de Kechiche ou dans fragile sorti en aout dernier.


jeudi, janvier 06, 2022

355

 

355


Un film de Simon Kinberg.


Une arme capable de prendre le contrôle et de détruire tout appareil connecté à un réseau informatique a été volée par un agent des services secrets colombiens. Elle est convoitée par un trafiquant international lors d’une ventre aux enchères.

5 femmes membres de différentes agences de renseignements vont unir leurs efforts pour retrouver cette arme.


On est dans un film d’espionnage assez classique. On part de Colombie on passe par la France, l’Angleterre le Maroc et la Chine.


Le scénario est lui rythmé par des rebondissements auxquels on ne s’attendait pas forcément. Néanmoins quelques éléments assez irréalistes viennent l’alourdir quelque peux.


Les scènes d’actions sont plutôt bien réalisée. La course poursuite dans le métro parisien est probablement la plus intense.


La grande qualité du film est qu’il ne tombe pas dans les clichés du film d’action féminin. Si toutes les protagonistes (Diane Kruger, Jessica Chastin, Penelope Cruz, Bing bing Fan et Lupita Nyong o) sont des femmes ce n’est pas çà qui va le différencier de films d’autres franchises comme les Kings man, mission impossible ou James Bond.


L’originalité de ce film d’espionnage est son côté chorale. Les personnages sont différents et complémentaires et aucun d’entre eux ne prend le pas sur les autres. Et force est de constater que dans les franchises que je viens de citer on était habitué à un personnage principal autour duquel gravitait des faire valoir. Ici le parti pris est différent.


Est ce le début d’une franchise ou un film unique l’avenir nous le dira.


mercredi, janvier 05, 2022

Twist a Bamako

 

Twist à Bamako


Robert Guediguian quitte Marseille et utilise une très belle romance pour mettre en lumière une période un peu méconnue de l’histoire malienne.


On est juste après l’indépendance et le jeune Etat malien veut mettre en place un état socialiste. Pour cela des jeunes gens parcourent le pays pour défendre l’idée socialiste dans les villages du pays. Après une de ses missions Samba (Stéphane Bak) va trouver à l’arrière de son pick up Lara (Alicia Da luz Gomez) une jeune fille mariée de force et qui veut rejoindre Bamako pour commencer une nouvelle vie. Samba et Lara vont tomber amoureux. Mais leur amour va être contrarié par la famille du mari de Lara qui voudra qu’elle revienne au village.


C’est avant tout une très belle histoire d’amour, mais c’est aussi un film sur une jeunesse en quête de liberté. On pourrait faire la comparaison avec les magnétiques. Dans les deux cas on a affaire à une jeunesse en quête de liberté.


Mais c’est aussi un film historique assez complexe sur une révolution, une indépendance qui a du mal à se mettre en place. Elle va être menacée par un certain nombre de conservatismes. Le premier est sociétal avec le poids des traditions qui est encore fort et qui fait obstacle à l’amour des 2 jeunes gens. Le second est économique avec cette indépendance qui menace les profits des commerçants.










dimanche, janvier 02, 2022

en attendant bojangles


 

En attendant Bojangles



Adaptation par Regis Roinsard du roman d’Olivier Bourdeaut vendu à près de 225000 exemplaires et adapté déjà en bande dessinée.


Camille et Georges (Virgine Effira et Romain Duris) sont deux personnes exubérantes. A leur première rencontre c’est le coup de foudre ils iront même jusqu’à se marier le jour même.


Va s’en suivre une vie de couple tout aussi enlevée. Ils vont élever leur fils Gary de manière non conventionnelle. Mais jusqu’où peut aller cette vie c’est la question que pose ce film.


C’est d’abord une utopie. Une vie que l’on réverait presque tous de mener. Une vie dans laquelle le travail et les contraintes seraient secondaires. Une vie rythmée par les fêtes, les dîners et les soirées à n’en plus finir.


Et puis cette utopie est rattrapée par la réalité de la maladie, celle de Camille. Sa famille va la soutenir en restant égale à elle même en vivant dans une sorte de réalité parallèle.


A noter enfin ce personnage de sénateur incarné par Grégory Gadebois. Amant éconduit de Camille, il restera proche d’elle et de Georges. Il va leur permettre de vivre leur vie hors du commun en les soutenant financièrement en usant notamment de son pouvoir législatif.


Ce sont enfin des histoires d’amour, un amour inconditionnel malgré les épreuves de la vie. Georges continuera à aider Camille malgré la maladie. Le sénateur bien qu’il ait été éconduit fera tout pour permettre au couple de vivre sa vie hors norme. Ce film au final est une très belle romance



jeudi, décembre 30, 2021

spiderman no way home

Spiderman no way home


Faut il risquer sa vie pour sauver des méchants menaçant le monde ? Vous avez 2h13 Christophe le temps que dure ce 3eme Spiderman signé Jon Watts.


Peter Parker (Tom Holland) dont l’identité a été dévoilée se voit refuser l’admission dans de nombreuses Universités après avoir été accusé de meurtre.

Pour tenter de calmer la vindicte populaire, il va demander l’aide du Dr Strange (Benedict Cumberbatch). Celui ci pourra peut être faire oublier au monde entier l’identité de spiderman. Mais cette manipulation du temps va faire apparaître de nombreux délinquants que Spiderman va devoir combattre.


Sur la forme les effets spéciaux sont réussis. On est dans un film à grand spectacle. Les scènes de combats qui rythment le film sont plutôt efficaces.


Le fond de l’histoire est lui plus fragile et moins intéressant. Toute l’intrigue se base sur la manière assez maladroite dont Peter Parker va essayer rattraper l’injustice qui le frappe ainsi que ses amis.


La deuxième étage de la fusée scénaristique se base sur la volonté de Spiderman de ne pas régler les choses simplement mais de donner une seconde chance à ces criminels.


Et c’est le fait de vouloir être le plus vertueux possible qui va au final entraîner les plus grandes catastrophes.


Un point à sauver néanmoins c’est ce personnage populiste qui produit sa propre émission de télévision sur le web et qui n’arrête pas de vilipender spiderman. Cette critique des néo médias amateurs est plutôt grinçante et à propos.


Bref n’ayez pas peur de la guimauve pour ce nouvel opus de spiderman signé John Watts



 

mercredi, décembre 29, 2021

the card counter

 

The card counter


Un film de Paul Schrader un des scénaristes de Reservoir dog ou raging bull.


William (Oscar Isaac) est un joueur de carte qui écume les casinos en comptant les cartes. Il gagne petit à chaque fois pour ne pas se faire repérer. Il mène une vie de solitaire après de nombreuses années en prison.

Mais sa rencontre avec Cirk (Tye Sheridam) va le pousser à intégrer des circuits de poker. Il voudra gagner de l’argent pour remettre le jeune homme sur le droit chemin.


Ce film me fait penser à Las Vegas 21 (Robert Luketic) où un étudiant comptait les cartes pour se payer ses études. Ici on parle pas précarité étudiante mais stress post traumatique.

Plus le film va avancer plus on va comprendre la colère froide de William qui a payé pour les exactions commises dans les prisons secrètes de l’armée américaines après les attentats du 11 septembre. En çà on retrouve la thématique évoquée dans Bac nord où là encore de simples exécutants ont assumé les conséquences d’ordres qui venaient de plus haut.


Alors oui le film est ambigu. Quelques flash back viennent éclairer ce qu’ont vécu William et le père de Cirk.

Mais ce n’est pas pour çà que le message ne passe pas et qu’il n’est pas explicite.

Un film dans une ambiance assez feutré mais avec un message très fort.


mardi, décembre 28, 2021

Kingsman première mission

 

Kingsman première mission.


Matthew Vaughn signe le 3ème opus de cette franchise après services secrets et le cercle d’or.


On remonte ici aux origines des Kingmans cette agence de renseignement neutre et internationale dont l’objectif est de promouvoir la paix.


L’intrigue commence un peu avant la seconde guerre mondiale, au moment où le duc d’Oxfort (Ralph Fiennes) perd sa femme. Il élève seul son fils qu’il a tendance à couver.

Mais les prémices de la 1ere guerre mondiale vont l’obliger à l’impliquer pour tenter de sauver la paix.


Force est de constater que l’on ne s’ennuie pas pendant les 2h11 de ce film d’action.


L’intrigue s’appuie sur la 1ere guerre mondiale, l’assassinat de l’archiduc Francois Ferdinand. Puis on part en Russie et aux Etats Unis pour démêler des intrigues qui seront au cœur de leur implication dans le conflit.


A cette base historique Matthew Vaughn ajoute un personnage secret qui du haut de sa montagne va tirer les ficelles d’un grand jeu tout autant militaire que diplomatique.


Polly et Shola (Gemma Atterton et Djimon Hounsou) vont épauler le duc d’Oxfort. Ce sont en apparence ses domestiques mais leur rôle sera plus important qu’en apparence. Ils seront à la tête d’un véritable réseau mondiale d’espionnage, les puissants de ce monde ne se méfiant pas des personnes à leur service.


The Kings man reste un subtil équilibre entre espionnage, action et raffinement à l’anglaise. Peut être toujours la plus intéressante franchise des films d’espionnage devant les james Bond et mission impossible


lundi, décembre 27, 2021

Madeleine collins


 
Baignant dans une utopie des plus agréable #EnAttendantBojangles confronte l'exubérance aux limites de la folie #megaramabeauxarts #Besancon

mercredi, décembre 22, 2021

Bad Luck banging or loony porn


 
Derrière l'affaire de sextape #badluckbangingorloonyporn propose une vision d'une société roumaine fracturée #cinemavictorhugo #besancon

mercredi, décembre 15, 2021

chère Léa


 
Construit autour d'une chronique de quartier #cherelea explore la dimension maladive du sentiment amoureux #cinemavictorhugo #besancon

lundi, décembre 13, 2021

les amants sacrifiés


 
Construit autour d'un brillant stratagème pour faire éclater la vérité #lesamantssacrifies fustige le replis nationaliste #cinemavictorhugo #besancon

jeudi, décembre 09, 2021

une femme du monde

 

Une femme du monde.


Cecile Ducrocq offre à Laure Calamy un superbe rôle de mère courage.

Premier film pour Cécile Ducrocq qui fut scénariste d’épisodes des séries, 10 % et du bureau des légendes. Et elle dirigea l’excellente série l’opéra.


Marie est une travailleuse du sexe. Son fils Adrien (Nissim Renard) vit dans une résidence étudiante. Il s’est fait exclure de son bac professionnel et n’est pas très motivé pour chercher une nouvelle formation. C’est un client de Marie qui lui parlera d’une école de cuisine très réputée mais très coûteuse. Va alors s’engager une course contre la montre pour Marie qui devra réunir l’argent pour le premier acompte.


Cette course contre la montre apporte beaucoup de tension à ce film. On voit bien là tout le savoir faire de Cécile Ducrocq dans le domaine scénaristique. Elle va également placer un certain nombre d’éléments qui vont au final prendre de l’importance.


Ce film a également un aspect documentaire sur les travailleuses du sexe. Cette précarité de travailleur indépendant qui ne permet pas l’accès au crédit, la concurrence déloyale de groupes mafieux, la pénalisation des clients qui fait baisser les prix et la travail en maisons closes en Allemagne notamment.


Et puis c’est un portrait de femme dans toute sa complexité. Elle est à la fois mère et cheffe d’entreprise. En çà l’interprétation de Laure Calamy dans son premier vraie rôle dramatique est convainquant, et c’est peut être aussi çà le talent de Cecile Ducroq casser les codes et oser parler de sujets tabous.

lundi, décembre 06, 2021

la pièce rapportée

 

La pièce rapportée


Nouveau film du réalisateur des délicieux la loi de la jungle et la fille du 14 juillet Antonin Peretjatko


Il adapte ici un texte de Noëlle Renaude pour un magazine féminin belge à la portée sociale cinglante.


Paul (Philippe Katherine) est l’héritier d’une grande famille bourgeoise d’inventeurs. Il vit avec sa mère (Josiane Balasko) clouée sur un fauteuil roulant depuis un accident de chasse.

Il rencontre Ava (Anais Demoustier) une guichetière du métro parisien dont il tombe amoureux ce qui ne va pas plaire à sa mère.


On est pleinement dans la satire sociale. Une jeune roturière rêveuse rencontre un jeune héritier que sa mère prédestinait à un mariage avec une femme de son monde. On retrouve ce que disait Thomas Piquetty dans son film le capital au XIX eme siècle à savoir que le mariage avait plus une portée économique que sentimentale.


Ce film baigne également dans l’absurde. La haine maladive de la reine mère à prouver que sa belle fille trompe son fils frise avec le génie surtout quand on verra apparaître Jérôme (William Legbil) le détective privé censé suivre Ava. Le film ose le ridicule ce qui apporte beaucoup de légèreté à cette comédie qui ne se prend pas au sérieux.


Enfin on a une satire savoureuse et caricaturale de la grande bourgeoisie. Et ce personnage de la reine mère qui est d’une méchanceté crasse. Mais c’est surtout son hypocrisie qui est assez remarquable. C’est avant tout faites ce que je dis mais pas ce que je fais. Mais le plus glaçant c’est de voir la ressemblance entre Ava et la reine mère la question sera de savoir si Ava deviendra à son tour une reine mère….


dimanche, décembre 05, 2021

les tuches 4


 

Les Tuches 4


Un film d’Olivier Baroux (de Kad et Olivier) qui se base toujours sur un sketch des Robin des bois « radio biere foot » dans lequel Jean Paul Rouve jouait déjà un personnage très proche de Jeff Tuche. Des Sketch mis en scene par Isabelle Nanty (Cathy Tuche)


Les Tuches sont de retour à Bouzolle. Cathy voudrait revoir sa sœur pour son anniversaire. Mais Jeff est en froid avec son beau frère Jean Yves Marteau (Michel Blanc) le directeur de l’entrepôt local de Magazone. Jeff va décider de racheter une entreprise de jouet pour faire de l’ombre à son beau frère, et pour perpétuer la magie de Noël.


Dans ce Tuche j’ai vu du Ken Loach ou du Astérix. Des villageois ayant fait fortune dans les énergies renouvelables vont racheter une usine et produire local pour s’opposer à une forme de capitalisme international incarné par Jean Yves Marteau et son adjoint tout juste sorti d’une grande école de commerce.


Et on se prend au jeu, l’intrigue est passionnante, ces villageois arriveront ils à reconstruire l’usine et à produire un jouet qui plaira au plus grand nombre.

Évidemment c’est un conte, un conte de Noël peut être où le côté poétique finit par l’emporter sur le côté kitch de la famille Tuche.


Et puis c’est un film engagé avec des valeurs humanistes auxquelles on ne peut pas être insensible. La réhabilitation de cette usine est une aventure humaine assez incroyable dans un monde de plus en plus déshumanisé par notamment la vente en ligne.

jeudi, décembre 02, 2021

compartiment numéro 6

 

Compartiment numéro 6


Le grand prix du dernier festival de Cannes signé Juho Kuhosmanen le réalisateur du très beau la ville d’Olli Maki.


Laura (Seidi Haarla) est une jeune finlandaise vivant à Moscou. Elle est amoureuse d’Inna (Dinara Drukarova) une enseignante avec qui elle devait partir en train à Mourmank admirer des petroglyphes.

Mais Inna ayant un empêchement Laura fera seule les quelques jours de voyages en train pendant lequel elle va rencontrer Lioha (Yurih Borisov) un jeune homme absolument détestable.


Moscou Mourmansk c’est 1940 km, soit 2 fois Lille Marseille, et en train dans les année 1970 – 1980 çà prenait des jours avec un confort rudimentaire. Mais c’est surtout une aventure humaine qui peut tourner au cauchemar quand votre voisin est ivre et agressif et que vous êtes en froid avec votre petite amie.

Et puis plus le voyage va avancer plus le courant va passer entre Lioha et Laura.

On reste sur une romance assez classique où 2 personnages opposés vont se rapprocher.


Mais le film est surtout intéressant pour sa photo et pour le portrait qu’il dresse de l’URSS et de ses habitants.

C’est cette ambiance qui transpire tout au long du film qui va lui donner un cachet intéressant.


On est aux antipodes du dernier train pour Busan qui était un film d’horreur coréen, mais force est de constater que le train donne un cachet particulier à ce film grand prix du dernier Festival de Cannes.












mercredi, décembre 01, 2021

madres parallelas


 

Madres Paralelas


Un film de Almodivar comme il est inscrit dans le générique.


Janis (Penelope Cruz) est une photographe dans un grand magazine. Elle demande à un de ses amis Arturo (Israel Alejalde) expert judiciaire de l’aider à ouvrir une fosse commune dans laquelle des membres de sa famille auraient été enstérée à l’époque franquiste.

Ils deviennent amants et Janis tombe enceinte. Arturo étant marié Janis décide de garder l’enfant et de l’élever seule. A la maternité elle rencontre Ana (Milena Smit) qui est dans la même situation qu’elle.

Un hasard va faire que le destin des deux jeunes femmes va être lié.


Le scénario est la vraie force du film. Il est parsemé de nombreux rebondissements qui vont donner de l’ampleur à l’intrigue et au film. Almodovar nous surprend nous étonne ce qui rend le film passionnant. La dimension historique du film et de ces fosses communes est éclipsé pendant une bonne partie du film ce qui ne va pas empêcher Almodovar d’y revenir.

Les maternités de ces femmes étant une sorte de parenthèse dans le temps long historique. Le coup de force d’Almodovar étant de réduire à une parenthèse le sujet principal de son film.

C’est aussi une manière pour le réalisateur de nous montrer l’évolution rapide de la société espagnole qui est passé d’une phase traditionaliste et anti moderniste à une société plus moderne, tolérante dans laquelle les femmes pris le contrôle de leurs vies.


Autre point fort, la photo qui est réellement remarquable. Elle est très lumineuse et apporte du peps et contraste avec le destin assez rocambolesque et parfois tragique de ces deux mères.


On reste néanmoins dans des milieux sociaux assez favorisés et artistiques ce qui à mon sens limite un peu le poids du message porté par le film.


Un Almodovar passionnant, extrêmement subtile et bienveillant.


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