Un film écrit et réalisé par Maryam Touzani (le bleu du Caftan, Adam) produit et coécrit par Nabil Ayouch.
Maria Angeles (Carmen Maura) est espagnole elle est née et a toujours vécu à Tanger où sa famille a trouvé refuge suite à l’arrivée au pouvoir de Franco. Sa fille Clara (Marta Etura) a besoin de l’argent de la maison où vit sa mère mais qui lui appartient. Elle va alors reloger sa mère dans un hospice. Mais Maria Angeles va rapidement en partir pour revenir chez elle.
Ce film est d’abord un drame assez terrible, une femme mise à la porte de chez elle par sa fille. Une femme très appréciée dans son immeuble dans son quartier et dans sa ville. C’est une femme qui dégage beaucoup de sympathie.
C’est aussi un film de débrouille et d’arnaque. Maria Angeles va manipuler son monde pour revenir chez elle et récupérer petit à petit les meubles de son appartement. Elle trouvera aussi un moyen insolite pour gagner de l’argent et racheter ses meubles.
Mais surtout ce film est une histoire de renaissance, celle d’une nonagénaire à la vie très monotone qui va retrouver la passion et la joie de vivre. Et c’est cet aspect là qui est le plus poignant le plus fort et le plus tendre.
