Le dernier film d’Alice Winocur la réalisatrice d’Augustine et Proxima notamment.
Maxine Walker (Angelina Jolie) est une réalisatrice américaine venu en France pour tourner un clip pour un défilé de mode. Ce sera l’occasion de se plonger dans l’écosystème de la mode en suivant notamment une maquilleuse (Ella Rumpf césar de la meilleure révélation pour le théorème de Marguerite), une couturière (Garance Mariller) ou encore une mannequin Ada (Anyier Anei) Mais tout va basculer quand Maxine découvrira qu’elle a un cancer du sein.
C’est un film autobiographique à plus d’un titre car on a diagnostiqué un cancer à Alice Winocur et Angelina Jolie a subi une double mastectomie en éviter un.
Ce parcours va plonger Maxine dans une grande précarité et une grande solitude. Elle devra digérer la nouvelle, continuer à travailler et réfléchir à comment l’annoncer à ses proches. On est dans une dimension quasi documentaire assez saisissante.
Mais ce films montre différentes précarités, différentes fragilités. La santé on l’a vu mais aussi cette maquilleuse enchaînant les contrats et ne sachant pas de quoi demain sera fait. Mais aussi ces mannequins tout le temps sur les routes et aux histoires souvent terribles. Et puis cette couturière qui confectionne sa première robe et qui passe sa vie dans son atelier effectuant un travail de minutie.
Même si on l’a l’impression que ce sont des histoires sans réel rapport les unes avec les autres, tout finit par se rejoindre en montrant que derrière le rêve que provoque la mode se cachent des destins précaires que se soit économiquement, humainement ou sanitairement parlant.
