Un film de Park Chan-Wook le réalisateur de Old boy, Mademoisselle ou encore decision to leave. Un film qui totalise déjà 1,2 m d’entrée en corée du sud depuis sa sortie en septembre. Une adaptation du couperet de Costa Gavras
Man Su s’est fait licencié d’une papeterie. Il doit vite retrouver du travail pour maintenir le train de vie de sa famille. Mais la concurrence est rude. Il va alors avoir l’idée de supprimer ses concurrents. Mais s’improviser tueur ne sera pas si simple.
C’est un film qui repose beaucoup sur l’absurde et le comique de situation. Bien que cela soit un polar voir un film social, on rit des situations incongrues dans lesquelles se retrouvent les personnages et des répliques parfois cinglantes. On a notamment ce moment où Man su et sa femme annoncent à leur deux enfants qu’ils ne peuvent plus se permettre de nourrir autant de bouches.
Mais ce film est surtout une allégorie assez cinglante du monde du travail. L’automatisation des productions et la mécanisation ont détruits de nombreux emplois plaçant les travailleurs dans des situations de concurrences exacerbées, faisant sombrer certains d’entre eux dans la dépression et l’alcool.
Ce film montre aussi une société de plus en plus vénale. Des entrepreneurs recherchant les profits à tout prix mais aussi Man Su lui même qui était habitué à un certain train de vie et qui fera tout même le plus abjecte pour le conserver. Sa femme finira même par l’approuver car elle aussi voudra retrouver sa vie d’avant.
Un film âpre mais au message limpide
