Premier long métrage de Akihiro Hata
On est à Thionville sur le chantier d’une grande tour. Vincent (Damien Bonnard) est un ouvrier dont le contrat n’est pas sur d’être renouvelé. Mais la disparition soudaine d’un de ses collègues va changer la donne, mais surtout alimenter une psychose dont Said (Samir Guesmi) sera un des principaux relais.
Le film tire partie du milieu du bâtiment. On est de nuit souvent en sous sol avec une lumière artificielle. On a aussi ce travail dissimulé et ces conditions de travail très dures à la limite de la légalité avec des chefs d’équipes très exigeants. Tous ces éléments sont exploités pour alimenter ce thriller qui arrive facilement à nous faire croire que des cadavres d’ouvriers peuvent être ensevelies sous des dalles.
Et puis on a un film social plus classique, un territoire un plein renouveau, un couple qui galère et qui a besoin de travailler quel-qu’en soit le prix et ce milieu de la construction hyper concurrentiel avec beaucoup d’intérimaires.
Et puis une fin assez improbable à la Bugonia qui tranche de manière assez radicale avec le reste du film.
