mercredi, octobre 15, 2025

chien 51

Le nouveau film de Cédric Jimenez le réalisateur de la French, bac nord et novembre. Un film présenté à la mostra de Venise une adaptation du roman de Laurent Gaudé.


On est à Paris dans un futur proche Kessel l’inventeur d’une intelligence artificielle luttant contre la criminalité est assassiné. Salia (Adèle Exarchopulos) est chargée de l’enquête. Elle va solliciter Zem (Gilles Lellouche) un flic de la zone 3 pour l’épauler. Ce qui ressemble à un crime politique se révélera être plus complexe que cela.


On est dans une France de l’apartheid avec des populations pauvres ghettoïsées en zones 3 sans trop d’espoir de gagner la zone 2 où vit confortablement le classe moyenne. On est dans une société du contrôle où tout le monde porte un bracelet d’identification et où une intelligence artificielle mène les enquêtes et combat la crime grâce à des drones. Seul un groupe d’opposant mené par Mafram (Louis Garrel) combat ce système.


L’autre aspect du film est un thriller relativement classique avec un coupable tout désigné qui va être traqué et arrêté. Puis commencera une autre enquête pour tenter de démasquer un complot que l’on pense politique. Ce thriller couplé avec ce film d’action est plutôt spectaculaire agréable à regarder et n’a rien à envier aux blockbusters.


Une très belle réussite que ce chien 51 de Cédric Jimenez


 

lundi, octobre 13, 2025

c'était mieux avant

 

Le premier long métrage de Vincianne Millereau


Michel et Hélène Dupuis (Elsa Zylberstein et Didier Bourdon) vivent en 1958 dans leur maison. Michel travaille dans une banque alors d’Hélène tient la maison. Tout va basculer quand leur fille tombe enceinte du voisin et devra se marier avec lui. Ceci va donner lieu à un accident qui enverra Michel et Hélène en 2025.


Le film dresse d’abord le portrait assez cinglant d’une époque où les femmes étaient reléguées au rang d’épouses et où les hommes savaient tout et ne pouvaient pas avoir tort. Cette sorte de piqûre de rappel est assez saisissante.


Mais surtout le film montre toutes les avancés des droits des femmes, diriger une entreprise ou encore pouvoir se marier avec qui l’on veut notamment. On voit que c’était pas du tout mieux avant. Tout n’est pas parfait, certaines choses étaient quand même mieux avant mais la tendance reste positive.


C’est ce personnage de Michel dont on adore se moquer qui va avoir du mal digérer son voyage dans le temps. Mais on va vite comprendre qu’il est le fruit d’une époque d’une éducation. Et ce qui est assez intelligent c’est que le film juge une époque mais pas les contemporains de cette dernière.


Au final ce film est une ode à la modernité et à l’ouverture d’esprit ce qui rendent les sociétés meilleures et plus fortes.



samedi, octobre 11, 2025

Marcel et monsieur pagnol

Le nouveau film du réalisateur des triplettes de Beleville Sylvain Chomet, un film présenté à Cannes et Annecy avec les voix de Laurent Lafitte et Géraldine Pailhas notamment.


Marcel Pagnol sur la fin de sa vie écrit ses mémoires, l’occasion d’un grand flashback sur la vie de cet enseignant, parti quelques temps à Paris mais qui a ressenti le besoin de retrouver ses racines marseillaises


Le biopic est très linéaire très didactique. C’est finalement cet épisode parisien et le passage de sa vie d’enseignant à celle de réalisateur qui seront les grandes ruptures de sa vie.


Mais ce qui est marquant est que l’on découvre est que Pagnol est un homme de convictions. Il va vouloir créer son propre studio, le créer chez lui à Marseille avec cette technologie innovante pour l’époque à savoir la captation du son dans les tournages.

Et puis il aura d’autres engagements politiques et sociétaux, il va lutter contre les nazis et une ouverture du marché cinématographique aux films américains à travers la création après guerre du centre national du cinéma


C’est enfin un homme marqué par la vie, les décès prématurés de sa mère et de sa fille et ses nombreuses relations dont Augustine qui le suivra à contre coeur à Paris et Josette Day pour qui il écrira de nombreux rôle.


 

jeudi, octobre 09, 2025

nouvelle vague

 


Du critique au réalisateur #nouvellevague est traversé par beaucoup de joie et d'insouciance

mercredi, octobre 08, 2025

meteors

 

Le deuxième film d’Hubert Charruel 8 ans après petit paysans, un film présenté lors du dernier festival de Cannes.


Direction Saint Dizier, Mika (Paul Kircher) et Daniel (Idir Azougli) volent un chat de concours pour essayer de gagner un peu plus d’argent. Après avoir fini leur course dans un fossé ils sont arrêté par la police. Pour échapper à une lourde condamnation, ils devront se sevrer de l’alcool et du cannabis. Tony (Salif Cissé) essaiera d’aider les deux amis à sortir de la galère.


C’est un film qui est d’un fatalisme et d’une amertume assez sidérant. Daniel sera le plus crédule des deux amis alors que Mika fera tout pour l’aider mais sans réel succès.


Ce film parle aussi d’alcoolisme, d’alcoolisme chronique, celui qui mène à la dépendance et à la maladie. Celle de Daniel est décrite de manière très froide provoquant le déni du jeune homme.


C’est enfin un film social. Une région où l’emploi est rare. Tony lui profite des deux jeunes hommes pour s’enrichir en leur faisant faire des travaux dangereux. C’est dans cette misère que la corruption, les petits arrangements entre amis vont prospérer.


Un film âpre


lundi, octobre 06, 2025

a big bold beautiful journey

 

Un film de Kogonada


David (Colin Farrell) est obligé de louer une voiture pour se rendre à un mariage. Il y rencontre Sarah (Margot Robbie) avec qui le courant semble passer. Mais cà sera le GPS de la voiture de David qui va transformer une simple rencontre en un prémisse d’histoire d’amour.


Ce qui est intéressant c’est de matérialiser le hasard des rencontres de la vie par un GPS. C’était aussi la cas dans l’ange de Luis Ortega sorti en 2019. Il va faire se croiser deux personnages qui ne croient plus aux relations amoureuses.


Et puis il y a ces portes que les personnages vont emprunter pour revivre des moments forts de leurs existences. Ils ne vont pas pouvoir changer le passé mais peut être essayer de faire la paix avec ce dernier.


Le postulat du film est de montrer qu’un avenir heureux n’est possible qu’en ayant fait la paix avec son passé. C’est un film hyper métaphorique flirtant avec du développement personnel.


Mais cela reste une belle histoire d’amour en apparence impossible avec des personnages attachants et cabossés par la vie.


jeudi, octobre 02, 2025

moi qui t'aimais

 


Dépassant la douleur viscérale de l'infidélité #moiquitaimais est l'histoire d'un amour inconditionnel et éternel

mercredi, octobre 01, 2025

un simple accident

 

Le nouveau film de Jafar Panahi palme d’or du dernier festival de Cannes pour le réalisateur de Taxi Téhéran ou aucun ours


Eghbal (Ebrahim Azizi) cabosse sa voiture après avoir heurté un chien. Il est obligé de s’arrêter chez Vahid (Vahid Mobasseri) qui reconnaît le crissement de la prothèse d’Eghbal. Il va alors le suivre et le kidnapper pensant que c’est l’agent des services de renseignement qui l’a torturé. Mais avant de se venger il devra en être sur.


Toute la question est de savoir comment on reconnaît son geôlier sans l’avoir vu. Différents anciens prisonnier vont essayer de l’identifier. Si le sujet n’était pas aussi grave cette quête d’identification pourrait apparaître comme burlesque ou drôle avec cet homme enfermé sous le siège d’un van.


Mais çà sera l’occasion pour les personnages de parler de leurs conditions de détention et des raisons de cette dernière. En creux on va découvrir les pratiques de la police politique et de la manière dont les présumés opposants sont torturés. Cette dimension de farce sera accentuée par la paranoia des personnages face aux agents du renseignement.


Et toute la question sera de savoir si ces victimes vont se venger. Est ce qu’elles vont finalement s’abaisser aux mêmes tortures ou est ce qu’au contraire elles ne vont pas se comporter comme les agents du régime en ne répondant pas à la violence par la violence.



La fin est bouleversante.



lundi, septembre 29, 2025

kontinental 25

Ours d’argent du meilleur scénario pour Radu Jude, libre adaptation contemporaine du film d’Europe 51 de Roberto Rosselinni.


Orsolya (Eszter Tompa) est huissière de justice et elle doit expulser un homme de son petit souplex qui lui sert de logement. Mais après l’avoir laissé seul quelques instants, elle le retrouve mort, il s’est donné la mort en se pendant à un radiateur. Orsolya va alors sombrer dans la culpabilité.


C’est presque un film à sketchs durant lesquels le film va aborder des thématiques de la Roumanie contemporaine. L’aide à l’Ukraine, la difficile intégration de la minorité hongroise, un sportif de haut niveau devenu sdf ou encore la difficile intégration de la jeunesse dans la société.


Ce portrait de la Roumanie contemporaine est passionnant et souvent cruel. La forme est plus aride avec ces discussions entre Orsolya et d’autres personnages. Ce sont souvent les arrières plans qui sont les plus parlants, avec une télévision ou encore des jeunes gens dans un bar.


On a du mal à développer de l’empathie pour le personnage d’Orsolya qui semble avoir réussi sa vie mais qui semble totalement dépassée par une société qui a l’air d’avancer plus vite qu’elle. Et c’est peut être cette nostalgie d’une Roumanie qui n’existera plus qui a tendance à plomber le film.


jeudi, septembre 25, 2025

rembrandt

Un film du réalisateur de l’exercice de l’état Pierre Scholler

Claire et Yves (Camille Cottin et Romain Duris) sont ingénieurs dans le domaine nucléaire. A Londres dans la national gallery, Claire est prise d’angoisse devant un Rembrandt. Son attitude va alors radicalement changer, elle va imaginer les pires catastrophes.


C’est un thriller scientifique dans lequel Claire va imaginer que des situations hautement improbables vont s’enchainer au point de mettre en danger l’humanité. Les hypothèses qu’elle met en avant sont possibles mais hautement improbables et leurs enchainement conduisent à un scénario quasi impossible.


Plus généralement le film interroge le fait que l’on doit absolument vivre malgré les risques inhérents. Ce qui n’est pas le cas de Claire. En s’interrogeant sur d’hypothétiques catastrophes elle va sombrer dans une forme d’angoisse qui ne fera que s’accroitre.


Même si le travail des scientifiques est de prévoir le pire pour l’éviter on tombe ici dans des excès qui dépassent de loin l’éco anxiété.


L’autre intérêt du film est de s’intéresser au milieu du nucléaire. On est proche du milieu de l’espionnage. On a des secrets industriels qui ne devront pas être révélés et le fait que Claire ait tendance à se transformer en lanceuse d’alerte va entrainer des réactions en chaine au point de devenir incontrôlable.


Un thriller qui pose des questions loin d’être inintéressantes.


 

mercredi, septembre 24, 2025

classe moyenne

Le nouveau film d’Antony Cordier, le réalisateur de douches froides, Gaspard va au mariage et de nombreux épisodes de la formidable série OVNI

Un film présenté à la quinzaine des cinéastes.


Philippe et Laurence Trousselard (Laurent Laffite et Elodie Bouchez) avec leur fille Garance (Noée Abita) sont en vacances dans leur résidence secondaire. Ils retrouvent Nadine et Tony Azizi (Laure Calamy et Ramzy Bedia) qui a l’année veillent sur leur maison. Mais Tony ne va plus supporter la condescendance des Trousselard ce qui va entrainer des réactions en chaine.


Les Trousselard sont une famille que l’on adore détester. Laurent Lafitte est excellent dans ce rôle d’avocat odieux qui s’extasie en ayant cuisiné des légumes farcis. Sa femme actrice elle a deux mains gauches alors que leur fille se rêve d’un destin d’actrice.


Dans cette lutte des classes le personnage le plus intéressant c’est Sami (Medhi El Glaoui) petit ami de Garance qui va être une sorte de pont, un médiateur entre les deux familles. Il est le symbole de cet ascenseur social, mais est comme coincé entre deux étages, il est déjà exclu de la classe populaire mais loin d’être intégré a cette bourgeoisie.


Ce film parle de lutte des classes mais au final que l’on soit riche ou modeste au final les deux familles feront preuves de la même immoralité, du même cynisme, ce qui semble démontrer que cette différence de classe n’est qu’une différence de façade.



 

lundi, septembre 22, 2025

la tour de glace

Un film de Lucile Hadzihalilovic présenté à la Berlinade


On est dans les années 1950, Jeanne (Clara Pacini) vit dans un foyer duquel elle va partir , elle trouve refuge dans un grand hangar qui abrite le tournage de la reine des neiges. Le rôle titre est tenu par Christina (Marion Cotillard) une actrice des plus exigeante mais qui va prendre sous son aile la jeune femme.


Ce film a une dimension onirique. La jeune orpheline qui par accident va faire ses premiers pas au cinéma et tenter de retrouver un amour maternel auprès d’une femme ayant la réputation d’être assez froide.

La photographie assez granuleuse, rappelant la pellicule renforce cette impression d’être d’une certaine manière hors du temps.


On plonge également dans la vie d’un tournage. Les équipes techniques qui préparent les décors et les costumes et cette actrice, cette diva qui impose ses caprices. Mais bizarrement elle sera très bienveillante avec Jeanne.

La dimension hautaine de Christina cache surtout une grande souffrance qui fait écho à celle de Jeanne qui vit dans un foyer après la perte de ses parents.


Un film dont la dimension onirique peut surprendre mais décrivant sans aucune originalité l’envers du milieu du cinéma.


jeudi, septembre 18, 2025

left handed girl

Un film de la taiwainaise Shih-Ching Tsou, prix fondation Gan de la dernière semaine de la critique, un film co écrit avec Sean Baker le réalisateur d’Anora.


Une mère de famille avec ses deux filles revient à Taipei. Elle loue un stand pour faire un restaurant dans le plus grand marché nocturne de la ville. On va peu à peu découvrir l’histoire de cette famille, un destin parsemé d’embuches.


C’est avant tout un film social, cette mère de famille avec des dettes, le loyer de son stand à payer et qui doit payer les obsèques de son ex mari. La plus grande fille elle a arrêté rapidement ses études et travaille dans une boutique tout en entretenant une relation ambigüe avec son patron. La petite fille est elle un peu livrée à elle même et apporte un peu d’innocence à ce film assez sombre.


Mais ce film montre dénonce la place des femmes dans la société de Taipei. Cette mère de famille qui paye les dettes de son ex mari qui l’a ruinée, ce grand-père qui dispute sa petite fille qui utilise sa main gauche (la main du diable), cet appartement destiné exclusivement au fils de la famille et non a ses deux sœurs, cette femme dont la grossesse illégitime a été dissimulée pour qu’elle puisse un jour se marier ou encore ce couple qui fera tout pour avoir un garçon.


Un film a l’ambiance très lourde mais avec quelques lueurs d’espoir, cette petite fille espiègle, ce vendeur ambulant au grand cœur tout çà servi par une photographie assez pop sublimant une ville débordant d’activité.


 

mercredi, septembre 17, 2025

dalloway

Un film de genre un film présenté en séance de minuit, un film écrit et réalisé par Yann Gozlan le réalisateur de boite noire, une adaptation du roman de Tatiana de Rosnay les fleurs de l’ombre


Clarissa (Cecile de France) est une autrice qui a rejoint une fondation dirigée par Anne Dewinter (Anna Mouglalis) pour une résidence d’écriture. Elle est logée dans un appartement où tout est géré par Dalloway (voix de Mylene Farmer) un robot conversationnel.


Le séjour de Clarissa dans cet environnement aseptisé et le fait qu’elle va écrire sur la mort de son fils vont plonger l’autrice dans un grand désarroi.


La science fiction est très réaliste ce qui la rend d’autant plus crédible. Dalloway est surtout un outil domotique qui se commande à la voix. Le film ne cherche jamais à en faire trop et veille toujours à rester crédible.


Clarissa elle restera sur une ligne de crête entre la folie et le désespoir d’avoir perdu un fils et le complotisme. Elle pense qu’elle est filmée tout le temps et va finir par croire comme Mathias Nielsen un autre artiste que son séjour ne va servir qu’à perfectionner une intelligence artificielle qui remplacera à terme les écrivains.


Mais au-delà de la dimension complotiste assez affirmée, le film pose néanmoins une question s’est toujours posée à savoir comment les artistes doivent ils utiliser les nouveaux outils et les nouvelles technologies.


 

jeudi, septembre 11, 2025

une place pour pierrot

Premier film de fiction écrit et réalisé par Hélène Medigue


Pierrot (Gregorie Gadebois) est autiste. Il vit dans une institution dans laquelle on le shoote de médicament. Sa sœur Camille (Marie Gillain) va alors décider de l’accueillir chez elle, mais cela ne sera pas sans conséquences.


Ce film transpire d’humanité et de bienveillance. Camille aura une patience infinie pour son frère. Mais tous l’entourage de Camille sera aussi dans cette posture que ce soit sa fille, ses amis restaurateurs ou son ex mari.


Mais ce film parle surtout du rôle des aidants et de l’épuisement auquel ils peuvent arriver au point de mettre en danger leur famille ou leur carrière professionnelle.


Enfin ce film pose la question de la place des personnes autistes dans notre société. Il y a bien sur ces institutions qui ne semblent être des solutions de dernier recours. Et puis il y a le travail qui est montré comme un facteur d’intégration, mais l’adaptation des taches de travail aux personnes autistes est une vraie problématique , hyper complexe et trop rarement résolue.


Un film très tendre et militant qu’une place pour Pierrot.


 

mercredi, septembre 10, 2025

libre echange

Deuxième film de Michael Angelo Covino après the Climb ce film sur 2 cyclistes en 2019


Paul et Julie (Michael Angelo Covino et Dakota Johnson) vivent dans une belle villa au bord de la mer. Ashley et Carey (Adria Arjona et Kyle Marvin) les rejoignent pour y passer quelques jours. Mais en chemin, Ashley va rompre avec Carey. Ce ne sera que le début d’une série de rebondissements assez loufoques.


Ce film explore une chimère celle de couples dans lesquels l’attachement affectif serait dissocier de l’attraction physique, ou pour faire simple de couples libres d’avoir des aventures. Et oh surprise çà ne marche pas. Dans cette thématique c’est une pale copie d’Happy Few d’Anthony Cordier avec Marina Fois, Roschy Zem et Maiwenn.


Mais ce qui est peut être plus problématique est que ce film fait le portrait de couples assez aisés qui s’ennuient et en mal de sensations fortes. Le plus affligeant est que l’on a affaire à des couples qui sont restés très puérils qui n’ont aucune maturité. Cela aurait pu être le ressort comique de ce film qui au final est assez gênant.



 

lundi, septembre 08, 2025

chroniques d'Haifa

Un film écrit et réalisé par Scandar Copti prix Orizzonti du meilleur scénario à la mostra de Venise 2024


Dans une famille assez aisée Fifi (Manhar Shebab) fait croire que son dossier médical a été échangé alors que son frère Rami (Tofic Danial) a rompu avec sa copine qui est enceinte et qui veut garder l’enfant. Tous ces événements interviennent alors que les affaires du pères sont de plus en plus compliquées.


L’intérêt du film est que ces histoires seront racontées de différents points de vues chacun d’entre eux apportant un peu plus d’éléments aux destins des deux jeunes. Plus le film va avancer plus on va lever le voile sur des mystères.


Mais ce que le film veut montrer c’est cette jeunesse israélienne qui est corcetée dans des traditions. La mère de famille est très sensible a sa position sociale, à ce que l’on va pouvoir dire sur sa famille. Tout ce statut social passe tout aussi bien par la taille de sa maison que par la vie affective de ses enfants.

Un portrait donc assez sensible d’une jeunesse qui doit essayer d’exister face au poids des traditions.



 

jeudi, septembre 04, 2025

adieu jean pat


En explorant un trauma d'enfance #adieujeanpat distille avec beaucoup de justesse des moments l'hilarité lors de funérailles
 

mercredi, septembre 03, 2025

la voie du serpent

Un film de Kiyoshi Kurosawa avec Kô Shibasaki, Damien Bonnard, Grégoire Colin et Mathieu Amalric


Albert est dévasté par le meurtre de sa fille. Avec l’aide de Sayoko il va kidnappé Thibault le comptable d’une fondation pour obtenir des informations. Son enquête va le conduire à kidnapper d’autres personnes pour tenter désespérément de trouver le coupable.


C’est un film assez répétitif, l’enlèvement d’une personne qui finit par donner le nom d’un autre suspect qui sera à son tour kidnappé et ainsi de suite.


On va surtout voir comment Sayoko et Albert vont sombrer dans la folie. Le traitement qu’ils réservent à leurs prisonniers est plus que dégradant.


La perte d’un enfant mérite t’il un tel comportement la question se pose.


On est pas vraiment dans le film de genre, pas tout à fait dans le thriller. Un film qui comporte beaucoup d’invraisemblances la première étant la raison pour laquelle la fille d’Albert a été tué.


Un film angoissant mais malheureusement générant plus de malaise qu’autre chose.



 

lundi, septembre 01, 2025

miroirs n 3

Un film présenté à la quinzaine des cinéaste, un film du réalisateur allemand de Barbara, Phoenix, Transit ou encore du ciel rouge.


Laura (Paula Beer) vient de perdre son ami dans un accident de la route. Elle trouve refuge un peu accidentellement chez Betty (Barbara Auer). Elle va aider la jeune femme à traverser cette épreuve difficile. Mais Betty vit elle aussi une période difficile.


C’est un très beau film sur une amitié transgénérationnelle. Une amitié inconditionnelle qu’aura Betty pour quelqu’un qu’elle ne connaît pas mais qu’elle va accepter d’aider.


La jeune femme va elle permettre à Betty de retrouver son fils et son mari qui sont partis vivre dans l’atelier automobile qu’ils gèrent.


Petit à petit on va comprendre qu’il se passe quelque chose dans cette famille sans comprendre vraiment quoi. Et c’est quand ce secret sera révélé que le film prendre alors toute sont ampleur.


Le film pose la question de savoir comment se reconstruire après la perte d’un proche et montre les conséquences d’un deuil sur la structure familiale.


Il montre également les dangers d’un repli sur soi d’une absence de communication qui peut devenir comme une sorte de cocote minute prête à exploser.


 

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