lundi, juin 30, 2025

au rythme de vera

Un film d’Ido Fluk présenté lors de la dernière berlinade.


Nous somme à Cologne dans les années 1970, Vera (Mala Emde) est la fille d’un dentiste réputé. Elle adore le jazz, sort beaucoup et va se retrouver à organiser par hasard une tournée pour un trio. Elle va alors s’immerger dans ce milieu, découvrir Keith Jarret et va vouloir lui organiser une date dans l’immense opéra de Cologne.


Ce film est avant tout le portrait d’une jeune femme libre et charismatique. Elle dégage à 17 ans une énergie assez incroyable qui nous transporte tout au long du film.


C’est également un film sur le début de la libéralisation des mœurs en Allemagne dans les années 1970. Vera va affronter un père très conservateur . Il n’aura de cesse de la dénigrer en allant même jusqu’à la considérer comme une prostituée.


Et puis c’est un film musical, on y apprend que le jazz était une musique très populaire en Allemagne. C’est une sorte de double biopic à la fois sur Vera cette productrice autodidacte, mais aussi sur Keith Jarret le maitre de l’improvisation musicale et ce mythique concert de Cologne en 1975.


 

jeudi, juin 26, 2025

le grand déplacement

Le deuxième film de Jean Pascal Zadi le réalisateur de tout simplement noir. Avec Jean Pascal Zadi, Reda Kateb, Déborah Lukumuena et Lous and the Yakuza notamment.


Des militaires et des scientifiques de toute l’Afrique sont réunis pour élaborer une mission spatiale en direction de la planète Nardal. Le but est de préparer un exil des habitants de la Terre une fois qu’elle ne sera plus habitable. Mais la cohésion de cette équipe est des plus précaire.


Ce film est une sorte de macédoine, abordant de nombreux sujets, politiques, environnementaux et sociétaux notamment. Il mélange également la comédie avec le film de science fiction. On a au final une impression de grand chaos assez indigeste n’hésitant pas à empiler les clichés.


Néanmoins le film interroge la place de l’Afrique dans le monde et pose la question de l’unité africaine comme un préalable à l’émergence de ce continent dans le concert des nations.


 

mardi, juin 24, 2025

loveable

 

Un film d’Lilja Ingolfsdottir Grand prix du festival des Arcs


Maria (Helga Guren) après avoir s’être séparé de son premier mari rencontre Singmund (Oddgeir Thune) avec qui elle sera très heureuse, mais cette histoire elle aussi se terminera plongeant la jeune femme dans un grand désarroi.


Ce film pose question et est assez dérangeant car il peut être vu comme un procès à charge de Maria qui n’aurait pas tout fait pour rendre Singmund heureux. Elle s’occupe des enfants, a mis entre parenthèse sa carrière alors que Sigmund lui semble se réfugier dans le travail et les déplacements professionnels.


Ce film reste une sorte d’autopsie d’une passion, d’une histoire d’amour sur le déclin, une histoire d’amour mise à l’épreuve du temps qui passe et des exigences liées à l’éducation des enfants et du travail.


On développe beaucoup d’empathie pour Maria qui évolue dans un environnement assez toxique entre son compagnon et sa mère qui tout en la soutenant insinuera que c’est elle le problème. Et cà sera finalement à Maria de tenter de s’extraire de cet environnement problématique pour se construire un avenir.


jeudi, juin 19, 2025

avignon

Véritable immersion dans l'effervescence du festival #avignon est une belle histoire d'amour réconciliant toutes les formes de théâtre
 

mercredi, juin 18, 2025

peacock


Lente et inexorable descente aux enfers d'un homme a la vie en apparence parfaite #peacock critique en creux des modes de vies normés et aseptisés
 

lundi, juin 16, 2025

differente


 
La très touchante histoire d'amour dans #differente met en lumière la méconnaissance des troubles du spectre autistique et des clichés qui y sont liés

mercredi, juin 11, 2025

a normal family

 

Un film de Jin-Ho Hur


Un film qui va tourner autour de deux faits de violences gratuites. Un automobiliste qui va foncer délibérément sur une personne l’ayant provoqué au volant et deux adolescents qui vont tabasser un SDF dans un tunnel. Le point commun entre ces deux faits seront deux frères, l’un médecin ayant soigné la première victime et l’autre avocat défendant le premier suspect. Mais ils vont découvrir avec effroi qui seront les auteurs des violences sur le SDF.


C’est un film qui interroge sur les violences gratuites et les remords que n’auront pas leurs auteurs. On peut également s’interroger sur le fait qu’un avocat puisse remettre en cause le caractère délibéré d’une violence volontaire et filmée. L’argent au final permettant presque tous les crimes.


Et puis il y a cette famille en apparence unie mais très divisée. Ces tensions entre les deux frères et leurs enfants qui en profitent pour manipuler leurs parents. Ce qui choque encore plus c’est la violence de ces adolescents. Le film cherche à mettre en place des éléments pour la comprendre, le harcèlement scolaire et la pression qu’ont les jeunes coréens pour réussir leurs études.


C’est un film assez feutré mais d’une rare violence mais surtout un film dans lequel le cynisme est partout et surtout à un niveau assez terrible.


lundi, juin 09, 2025

ballerina

Un film dérivé de la série des John Wick réalisé par Len Wiseman et produit par Keanu Rives l’acteur titre des 4 John Wick


Eve (Ana de Armas) petite fille a vu son père assassiné devant ses yeux. Travaillant pour une société de protection elle a l’occasion de retrouver celui qui a tué son père et qui est à la tête d’une grande organisation sectaire.


Ce n’est pas un film d’action, mais une frénésie de scènes d’actions qui se succèdent laissant finalement peu de place à l’intrigue en elle même. Oui tout est spectaculaire et très chorégraphié tout en passant de continents en continents.


On a également deux organisations sectaires qui coexistent dans une sorte de pacte de non agression. L’une d’entre elle regroupant tous ses membres dans un village de montagne peu accessible. C’est cette dérive qui est le fil rouge de ce thriller, un fil assez mince qui aurait surement mérité d’être développé.


A noter enfin quelques rares moments un peu plus poétique avec ces opératrices téléphoniques regroupant les contrats sur la tête de personnes et cette scène où chaque coup porté change de chaine sur la TV. Mais ce sont des exceptions à un film d’action assez répétitif .


 

dimanche, juin 08, 2025

dragons

 

Un film de Dean Du bois qui adapte avec de vrais acteurs ses 4 films d’animations éponymes


Harold (Mason Thames) est le fils du chef d’un village viking. Ce village subit régulièrement des attaques dévastatrices de dragons venus piller du bétail. Tous les habitants combattent ces dragons sauf Harold bien trop maladroit pour çà. Mais un jour il va capturer un dragon et découvrir la cause réelle de leur agressivité envers les humains.


Visuellement le film est très réussi. Les scènes de combats entre humains et dragons sont vraiment impressionnantes. On a d’une certaine manière une chorégraphie qui bien réalisée.


Mais c’est surtout les valeurs que le film véhicule qui sont intéressantes.


On a une guerre ancestrales entre humains et dragons et des violences qui se répètent de générations en générations sans réelle réflexion. Et Harold sera le seul à se poser la question de l’origine de cette guerre. Il sera d’une certaine manière seul contre tous et va petit à petit fédérer tous le monde autour de lui en commençant par les plus jeunes générations moins marquées par cette guerre. Et c’est l’universalité de ce message qui est intéressant.


Autre aspect marquant ce sont ces innovations techniques développées par Harold sorte de géo trouve tout inventif.



vendredi, juin 06, 2025

Freud la dernière confession

 

Un film de Matt Brown d’après le livre de Mark Saint James



Sigmund Freud (Anthony Hopkins) est sur la fin de sa vie. Il s’est exilé à Londres avec sa fille Anna (Liv Lisa Fries). Il reçoit la visite de CS Lewis (Matthew Goode), écrivain et théologien anglais. Celà va donner lieu à des échanges assez singuliers.



Le film est assez verbeux dans les échanges que CS Lewis et Freud auront autour de l’existence de Dieu. Mais là n’est pas selon moi le cœur du film.


On est déjà dans une époque, celle de l’entrée en guerre de l’Angleterre avec ces alertes. Sigmund Freud a lui fuit l’Autriche avec sa fille pour échapper aux nazis.


Et puis le plus intéressant selon moi c’est cette relation que Sigmund Freud a avec sa fille. Elle a suivi la même voie que lui. Mais on va bien voir qu’il a un contrôle une emprise quasi totale sur elle. Elle est fasciné par son père et répond à tous ses désirs. Elle sera assez terrifiée à l’idée de lui révéler son homosexualité, attirance pour les femmes dont il est pleinement conscient sûrement depuis longtemps.


mercredi, juin 04, 2025

le répondeur

Une comédie de Fabienne Godet tiré du roman de Luc Blanvillain


Baptiste (Salif Cissé) est un humoriste, un imitateur qui se produit dans un petit théatre parisien en plus de son métier de télé conseiller. Pierre Chozène (Denis Podalydes) un célèbre écrivain va l’engager pour qu’il réponde à son téléphone et lui laisser le temps d’écrire. Mais cette mascarade va engendrer beaucoup d’évolutions dans la vie de Pierre.


C’est une comédie fraîche agréable et d’une grande humanité avec des péripéties assez extraordinaires.


Le film montre comment un regard neuf, un œil extérieur peut nous aider à évoluer. Baptiste va aider bien involontairement Pierre à retrouver son amour perdu et reconstruire une relation avec sa fille. Ce sont de tout petit rien des accidents des maladresses qui vont faire évoluer les postures dans lesquelles Pierre s’étaient enfermées.


Les personnages secondaires Clara Bertheaux vu dans les Amandier est parfaite dans le rôle de la fille de Pierre, Manon Clavel une des révélation du dernier festival de Cannes pour son rôle dans Kika (nov 2025) irradie dans son rôle de costumière meilleure amie de Baptiste. Et Aure Atika trop rare est parfaite dans le rôle de cette compagne de Pierre.


Une ode à la vie à la simplicité et au bonheur que ce répondeur de Fabienne Godet.



 

jeudi, mai 29, 2025

jeunes meres

 


Chronique quasi documentaires suivant des jeunes filles aux parcours semés d'embûches #jeunesmeres va jusqu'à interroger l'instinct maternel 

mercredi, mai 28, 2025

partir un jour

 


Évocation habile et émouvante des traumas de jeunesse #partirunjour abuse néanmoins des reprises de chansons iconique

vendredi, mai 23, 2025

the mastermind (cannes 2025)

Un film de l’américaine Kelly Richard avec Josh O Connor, Alana Haim ou encore John Magaro.


JB est menuisier, il gagne mal sa vie et est raillé par ses beaux parents. Lors d’une visite au musée où il va dérober une statuette il aura l’idée de commettre un braquage plus important et de voler des tableaux. Mais l’amateurisme des braqueurs sera criant.


Ce film est d’abord une comédie avec ces bras cassés qui vont préparer un vol qui ne se passera pas du tout comme prévu. JB aura ce jour là ses enfants à garder et au moment de la sortie du musée il mettra un temps fou à faire rentrer les tableaux dans le coffre. On développe une sorte d’attachements pour ce personnage à qui rien ne réussi.


Mais ce film est surtout le témoin d’une époque, d’une Amérique conservatrice dans laquelle JB tentera d’exister et de s’affranchir de ses beaux parents. JB est dans une sorte de fatalité qui le conduit à commettre un vol qui semble voué à l’échec.


Une Amérique de la guerre au Vietnam dans laquelle beaucoup de jeunes ne veulent pas aller combattre. Et que ce soit pour JB ou ces jeunes américains la seule solution est celle de partir d’un pays qui ne semble pas vouloir d’eux.


woman and child (cannes 2025)

Un film de Saeed Roustaee le réalisateur de la loi de Téhéran ou de Leila et ses frères. Un film en compétition lors du dernier festival de Cannes.


Mahnaz (Parinaz Izadyar) est une infirmière qui a perdu son mari et élève seule ses deux enfants. Elle pense à se remarier avec Hamid (Payman Maadi) un ambulancier qui arrondit ses fins de mois avec des petits trafics. Mais la famille d’Hamid va décider qu’il va se marier avec la sœur de Mahanaz. S’en suivra un enchaînements d’évènements tragiques dont la mort du fils de Mahnaz.


Ce film est d’abord une critique assez cinglante d’une société iranienne très conservatrice et patriarcale. Mahnaz comme elle a déjà eu des enfants aura beaucoup de mal à se remarier. La présence de sa belle famille est très forte et le comportement de son beau père est révoltant envers son petit fils. Elle devra également affronter sa sœur et son ex petit ami qui ont décidé de se marier suite aux directives de la famille d’Hamid.


Mais Mahnaz ne va pas se laisser faire et voudra obtenir justice pour son fils et se venger de son mariage annulé. Ceci va donner un film haletant et terriblement énergique. Une sorte de guerre dans laquelle les enfants seront les otages et dans laquelle tous les coups seront permis faisant fi de tout décence.

Un film qui montre que la morale n’est pas forcément dans le camp qui la revendique

la venue de l'avenir (cannes 2025)

La quête des origines entre deux époques dans #lavenuedelavenir est une ode à la peinture et à la photographie
 

jeudi, mai 22, 2025

l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme (cannes2025)

Pierre Richard était au mois de mai dernier à Cannes dans la salle Agnès Varda pour présenter sont dernier film. Il a dit qu’il avait voulu montrer sa région proche de Perpignan et faire un film onirique.


Grégoire vit dans un petit cabanon au confort très précaire mais est heureux en vivant de la pêche et avec les amis de son village. Il a sous son aile Michel (Timi joy Marbot) qui souffre d’un trouble du spectre autistique. Mais son passé va vite le rattraper.


Ce film est un éloge à une vie simple et heureuse. C’est quand on découvrira qui est réellement Grégoire que le film prendra tout son sens.


C’est également un film qui porte un message environnemental. A quoi bon détruire la foret amazonienne si c’est pour assouvir les caprices d’une famille qui n’a pas le sens des affaires et de la réalité du monde. L’image aussi de cette carrière blanche avec un animal ressemblant à un pingouin est assez poétique tout comme cet ours échappé d’un zoo qui n’a que pour but de vivre loin des hommes sans leur nuire.


Le film propose également une sorte de vision idéalisée de la vie, être entouré de ses amis, vivre à son rythme dans le respect de la nature et des différences des autres.


C’est effectivement un conte, une vision idéalisée du monde, mais Pierre Richard qui fêtera dans 3 jours ses 91 ans porte un message d’une modernité assez saisissante.


 

ma frère (cannes 2025)



Le nouveau film des réalisatrices des pires (Lise Akoka et Romane Gueret) Elles étaient dans la salle Debussy pour présenter dans la section Cannes premières leur nouveau film ma frère.



On est dans le XIX eme arrondissement de Paris, place des fêtes et les enfants du quartier sont sur le point de partir dans la Drôme en colonie de vacances. Il manque des monitrices et Shai (Shirel Nataf) est sur le point de découvrir ce métier. Ce séjour très joyeux et très vivants nous plongera dans le quotidien et les trajectoires chaotiques de ces enfants et de ces jeunes adultes.


En voyant ma frère on pense tout de suite à nos jours heureux de Todélano et Nackache. On est dans la même veine avec ces histoires d’enfants, notamment cette petite fille qui décrète qu’un garçon de la colonie sera son petit ami.


Et puis il y a la contraste assez radical avec les parcours de ces personnages. Une accompagnatrice qui devrait faire un signalement pour son petit frère d’un an que sa mère à abandonner durant des semaines sans donner de nouvelles et qui a été une vrai tyran avec elle. Shai elle voudrait se marier avec son copain mais leurs religions les en empêchent. Et puis ces enfants qui parfois ont fait des séjours en famille d’accueil et dont on découvrira les galères qu’ils essayent de masquer par leur joie de vivre.


 

pile ou face (cannes 2025)



 
Dans une ambiance de western #testaocroche est l'émancipation d'une femme pistolet au poing d'un système patriarcal

Caravan (cannes 2025)


La solitude d'une mère face au handicap de son fils dans #caravan la force à un road movie épique et tendre
 

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