lundi, octobre 04, 2021

cette musique ne joue pour personne

 


Un couple à l'épreuve de la maladie #LesIntranquilles est sur le fil entre folie et génie créatif

mercredi, septembre 29, 2021

les intranquilles

 


Un film de Joachim Lafosse le réalisateur notamment de l’économie du couple.

Damien et Leila (Damien Bonnard et Leila Bekhti) travaillent dans une grande maison. Lui est peintre, elle restaure des meubles. Ils ont un fils Amine (Gabriel Merz Chammah).

Damien est très exubérant. Mais on va vite se rendre compte qu’il est bi polaire. Cette maladie va l’obliger à des séjours à l’hopital quand il ne prend plus son traitement. L’enjeu du film sera de savoir jusqu’à quand Leila et Amine pourront vivre avec la maladie de Damien.



Ce film pose beaucoup de question et en premier celui des aidants. Leila est d’une dévotion remarquable pour son mari. Elle l’aide tant qu’elle peut mais elle devra se protéger et protéger son fils.

Et puis il y a la question de la création artistique. Damien pour créer devra ne pas prendre son traitement. Tout comme Carrie Mathison dans Homeland ne prenait pas son traitement pour résoudre les affaires d’espionnage auxquelles elle était confronté. Mais cette équilibre entre traitement et création est impossible à tenir ce qui va conduire Damien à l’hopital.

Un film poignant avec 2 grands acteurs peut être un peu moins fort que ne l’était l’économie du couple, mais qui interroge toujours la force de ce dernier quand il est soumis à des crises.



lundi, septembre 27, 2021

stillwater

 


Le réalisateur de Spottlight Tom Mc Carthy adapte une histoire vraie qui s’est déroulée en Italie mais qu’il situe à Marseille.


Bill (Matt Damon) vit dans l’Oklaoma mais se rend à Marseille régulièrement pour voir sa fille Allison (Abigail Breslin) incarcérée aux Bomettes pour le meurtre de sa petite amie. Allison a appris qu’un homme s’est vantée de ce meurtre mais son avocate refuse d’enquêter. C’est Bill qui le fera aidée en cela par Virginie (Camille Cottin).


Le principal intérêt du film c’est à la fois le choc et la proximité des cultures.

Bill est un intérimaire dans une station de forage, Virginie elle est une intermittente du spectacle.

Les deux ont élevés leur fille respective tous seul. Tous les deux vont faire tout ce qu’ils peuvent pour protéger leurs filles quitte à sacrifier leur vie personnelles.

Marseille et l’Oklaoma sont des territoires confrontés à la pauvreté.

Bref malgré le choc des cultures le film met en lumière beaucoup de similitudes qui vont se révéler plus le film va avancer.


L’autre versant du film c’est le polar. Bill pense que sa fille n’a pas tuée sa petite amie. Mais cette réalité est bien plus complexe que çà. Des petits détails distillés tout au long du film font que ce polar est très bien construit. On pourra regretter un trou d’air d’une demi heure à la fin de la première heure du film, mais à part çà le polar fonctionne bien.


Enfin on a ce personnage de Bill très intéressant. Il apparaît très rigide, ancien alcoolique veuf cabossé par la vie. Il va être d’un dévouement incroyable pour sa fille ( et pour celle de Virginie) une sorte de rédemption d’un passé qu’on imagine difficile mais dont on ne sait pas grand-chose.

dimanche, septembre 26, 2021

Eugénie grandet

 


L’adaptation du roman de Balzac par le réalisateur de l’échange des princesses Marc Dugain.


Félix Grandet (Olivier Gourmet) est un tonnelier qui semble en proie à de graves difficultés financières. Il fait vivre sa femme (Valerie Bonneton) et sa fille Eugénie (Joséphine Japy) de manière assez modeste. Il refuse même de marier sa fille au fils de son banquier ou de son notaire car il ne veut pas payer de dote. L’arrivée de son neveu Charles (César Domboy) va bouleverser la vie de sa fille qui va s’éprendre de son cousin.


Le personnage le plus marquant pour moi c’est celui de Félix Grandet. Il est immensément riche mais n’a pas pour ambition d’utiliser cette richesse pour vivre confortablement. Il va au contraire tout faire pour devenir encore plus riche en faisant vivre sa famille de manière très spartiate et en la rendant malheureuse. A ce point la pingrerie est un art et l’interprétation d’Olivier Gourmet est remarquable.


Et puis bien sur c’est un film féministe. La femme de Félix va se laisser mourir voyant sa fille malheureuse d’être séquestrée par son père. Elle va toujours également soutenir sa fille.

Eugénie elle va faire preuve d’indépendance. Elle va tenir tête à son père dans la gestion de son argent et dans sa vie amoureuse. Mais c’est à la mort de son père qu’Eugénie va pouvoir faire preuve d’indépendance. Et elle va se rendre compte que le plus beau cadeau que son père lui ait fait c’est de ne pas l’avoir mariée et de lui avoir léguée l’intégralité de sa fortune ce qui en a fait une femme indépendante. Elle n’aura peut être pas trouvé l’amour mais deviendra libre et indépendante ce qui était au 19eme siècle vu comme une anomalie.


mercredi, septembre 22, 2021

la troisième guerre

 


Giovanni Aloi réalise une chronique sur l’opération sentinelle, ce sont ces patrouilles de l’armée en France qui luttent contre le terrorisme.


Leo, Hicham et Yasmine (Antony Bajon, Karim Leklou et Leila Bekthi) patrouillent dans les rues de Paris. Le reste du temps ils logent dans une caserne de la région parisienne. Le film est basé sur cette alternance assez monotone.


Ce qui est marquant c’est la performance de ces trois acteurs. Anthony Bajon campe un personnage qui veut s’émanciper qui n’a plus forcément de famille à part une mère alcoolique.

Karim Leklou est inquiétant dans le rôle d’un militaire de retour du Mali, solitaire, un peu mythomane, que l’on soupçonne de souffrir de stress post traumatique.


Leila Bekthi elle cache une grossesse. Elle a envie d’obtenir une promotion avant d’accoucher mais çà ne sera pas sans difficulté.


Ce sont trois personnages avec beaucoup de part d’ombre. On n’en saura pas forcément beaucoup plus sur eux à la fin du film. Et c’est peut être çà aussi qui les rend interessants.


Le scénario lui est assez pauvre ce qui renforce encore le poids pris par les portraits de ces trois militaires dans le film. Il y a cette frustration de ne pas pouvoir intervenir à la place de la police quand ils constatent des délits. Cette frustration va venir encore renforcer la fragilité de ces trois personnages.

Un film fort avec beaucoup de non dits, un portrait d’une jeunesse française. Un film surtout porté par trois acteurs exceptionnels qui compensent largement la faiblesse du scénario.


lundi, septembre 20, 2021

mercredi, septembre 15, 2021

dune

 

2eme version de l’adaptation du roman de science fiction de Franck Herbert après celle de David Lychn, Alejandro Jodorovski ayant lui du renoncer à son film.


Adaptation signée Denis Villeneuve le réalisateur de Sicarion Premier contact ou Ennemy .


Le duc Atreids (Oscar Issac) doit prendre le contrôle de la planete Arrakis à la demande de l’Empereur. Il doit continuer l’exploitation d’épices dans le désert et ainsi remplacer les Harkonnen,

Mais une fois arrivé sur cette planète le fils du duc Paul (Timothee Chalame) va être victime d’une tentative de meurtre. Ce ne sera que le début d’une lutte entre les Atreids et les Harkonnen pour le contrôle de la planète.


Denis Villeneuve nous livre une véritable fresque, un film à la réalisation remarquable. Les images sont magnifiques et il arrive très bien à rendre l’aridité de cette planète très inhospitalière.


Mais ce film manque de rythme. On doit attendre une bonne heure avant les premières scènes d’actions un tant soit peu dynamiques. Mais çà ne contribue pas à redonner de l’allant au film.


Néanmoins le film évoque des problématiques contemporaines, le manque d’eau, l’exploitation de peuples pour des ressources naturelles (les épices qui s’apparentent plus à une drogue qu’autre chose),et puis ces jeux de pouvoirs avec un empereur au double jeu et deux styles de gouvernances celui des Harkonnen assez autoritaire et celui des Atreids plus humain.


Bref un film qui reste moins marquant de mon point de vue que premier contact si on s’arrête à la production de science fiction de Denis Villeneuve.


lundi, septembre 13, 2021

les méchants

 

Dominique Baumard et Mouloud Achour signent un film assez conceptuel et générationnel.


Sébastien (Roman Frayssinet) est un petit arnaqueur pas très doué. Il va croiser la route de Carcéral (Anthony Bajon) à qui il va vendre une boule rouge pour des dizaines de milliers d’euros.


Mais Partrick (Djimo) le propriétaire de cette boule veut la récupérer. Il vont alors retrouver carcéral sur le plateau de débat TV sur lequel Sébastien va gifler carcéral. S’en suivra une polémique qui permettra à Virginie (Ludivine Sagnier) de relancer sa carrière à la télévision.



Ce film a un casting incroyable, outre les acteurs que j’ai déjà nommé on retrouve Omar Sy, Kyan Khojandi, Matthieu Kassovitz, Samy Naceri, Oxmo Puccino, Pierre Palmade, Alejandro Jodoroswsky et Vincent Cassel.


La forme du film est déconcertante et les personnages assez atypiques et nonchalants. Il n’y pas de rythme et la réalisation est assez lourde voir négligente. Tout çà fait que le film a du mal à se lancer s’engluant dans une sorte de cacophonie.


Mais parce que oui il y a quand même un mais, le message que veulent faire passer les réalisateurs est assez intéressant. Un peu comme dans France de Bruno Dumont, le film dénonce une société de l’image dans laquelle pour des intérêts individuels (les carrières de carcéral et de Virginie) on va monter un micro évènement en une polémique qui va prendre des proportions démesurées. Et c’est quand on va voir ce petit incident monté en épingle que le film va prendre un peu de volume.

Dommage que comme dans le film de Bruno Dumont la forme soit rédhibitoire car le message véhiculé par les méchants n’est pas si dénué d’intérêt que çà.

jeudi, septembre 09, 2021

boite noire

 

Yann Gozlan retrouve Pierre Niney, 6 ans après avoir réalisé un homme idéal.


Matthieu Vasseur est acousticien au bureau d’enquête et d’analyse. Il est l’adjoint de Pollock( Olivier Rabourdin) l’enquêteur du crash d’un avion de ligne dans les Alpes. Mais il ne va pas prendre Matthieu Vasseur sur cet enquête. La disparition soudaine de Pollock va contraindre le directeur du BEA (André Dussolier) à nommer Matthieu Vasseur sur cette enquête qui se révélera beaucoup plus complexe qu’attendu.


Ce fim fait penser tout de suite au chant du loup où un spécialiste acoustique était capable de reconnaître n’importe quel son dans l’océan.


Ici l’oreille de Matthieu Vasseur va le trahir, au moins dans un premier temps. Il mettra du temps à comprendre la vérité qui va se dévoiler petit à petit.


On est fasciné par tout la partie technique de l’enquête qui se révèle indispensable car les dispositifs électroniques sont omniprésents dans l’aviation. Une dash cam (caméra fixée sur le rétro viseur d’une voiture permettant de déterminer les responsabilités en cas d’accident) va elle aussi être importante dans cette enquête.


Et puis l’autre aspect c’est ce thriller industriel. On est presque dans la politique, tellement les grands groupes industriels aéronotiques concentrent des enjeux de pouvoirs. La femme de Mathhir Vasseur, Noémie (méconessable Lou de Laage) va nous plonger dans les méandres de ces jeux de pouvoirs.


Certains pourront voir un film construit autour d’un personnage paranoïaque et coupé du monde, je préfère moi y voir un thriller industriel qui certes est moins intense que pouvait l’être le chant du loup.

mercredi, septembre 08, 2021

serre moi fort

 

Mathieu Amalric réalise un film sur une femme qui en apparence est partie.

Cette femme c’est Clarrisse (Vicky Krieps) qui semble quitter le domicile conjugal son mari Marc (Arieh Worthalter) et ses deux enfants.


Mais l’histoire va se révéler plus complexe, notamment quand il s’agira d’une avalanche et d’un accident.


Le film est très complexe, il nous mène à la vérité par de nombreux détours qui soit peuvent finir par lasser soit peuvent aiguiser notre curiosité.


Ce personnage de Clarisse est lui aussi très flou. Elle semble dans un premier temps dépressive mais ce que l’on ne sait pas c’est la cause de ce chagrin.


En çà ce personnage ressemble beaucoup à celui d’Elena (Marta Nieto) dans Madre qui était sorti l’année dernière.


La force du film est qu’il va remettre en question une situation, une vérité qui semblait évidente mais qui sera différente des apparences.


Vous aurez compris qu’il est difficile de parler plus avant de ce film sans le divulgacher.


Un film que j’ai trouvé peut être trop complexe et qui n’a pas la même force et la même intensité que Madre.


Dans le même genre ce film fait penser à la série de Canalplus les revenants. On retrouve cette même atmosphère.


Vicky Krieps elle a un rôle tout en introspection au risque de laisser les spectateurs sur le bord du chemin.


lundi, septembre 06, 2021

chers camarades

 


Un film de
Andrei Konchalovskiy


On est en URSS, Lioudmila (Julia Vysotskaya) est une veuve de guerre et membre du comité municipale. Elle s’occupe également de son père et de sa fille ce qui lui laisse peu de temps pour avoir des aventures. Un jour sa vie bien rangée va basculer quand une grève pour des hausses de salaire va intervenir à l’usine de la ville.


Toutes proportions gardées Chers camarades m’a fait pensée à la série Chernobyl. L’important n’étant pas de combattre la grève ou la catastrophe, mais bien de faire en sorte que l’information ne sorte pas de la ville afin de préserver l’image du Parti.


Et en çà la stratégie du parti pour verrouiller l’information rend le film tout aussi passionnant qu’il est dramatique.



Car oui l’autre aspect du film est cette répression sans aucune forme de complaisance des autorités soviétiques.

Pour tenter de sauver sa fille Louidmila va alors devoir trouver un équilibre entre l’armée, le KGB et les autorités soviétiques régionales qui orchestrent à la fois la répression et le contrôle de l’information.


Il y aura malgré tout dans ce film quelques petites touches d’humanité qui vont donner un peu d’espoir à une situation plus que plombantes.


Un film très fort qui donne envie de revoir l’excellent mini série Chernobyl

samedi, septembre 04, 2021

une histoire d'amour et de desir

 

Précis amoureux aussi sensible qu'intense #unehistoiredamouretdedesir pose aussi la question de la sexualité en banlieue

lundi, août 30, 2021

un triomphe

 

Deuxième film d’Emmanuel Courcol après le très oubliable cessez le feu.


Film tiré d’une histoire vraie, celle de détenus suédois qui ont monté une pièce de théâtre avec l’aide d’un acteur.


Ici cet acteur c’est Etienne (Kad Merad) qui faute de rôles fait des petits boulots dont celui de s’occuper d’un atelier théâtre en prison. Cette expérience l’a transformé au point de proposer à la directrice de la prison (Marina Hands) de monter une vraie pièce (en attendant Godot) avec les 5 détenus de cet atelier.


Au fil des 6 mois de préparation on va voir les détenus évoluer et se dépasser, Etienne devant lui gérer en plus de la mise en scène beaucoup de problèmes administratifs.



L’enjeu du film sera de savoir si cette troupe de théâtre totalement improbable arrivera à se produire sur scène devant un public, pour l’unique représentation hors de prison.


C’est avant tout une très belle histoire, celle de 5 détenus et d’un acteur qui vont retrouver un peu d’espoir avec ce projet théâtral. Car ce qui réunit ces 5 détenus et cet acteur c’est une sorte de désespoir et un certain manque de perspectives.


Ce qui est aussi intéressant c’est que ces 5 acteurs petit à petit vont finir par créer du collectif, ils vont finir par créer une troupe.


Au delà de çà c’est un film qui pose la question de la place de la culture en prison et de la préparation à la réinsertion des détenus. Une directrice et un acteur vont se battre contre une institution qui prévoit peu de choses pour les détenus, c’est un peu le combat de David contre Goliath et c’est ce qui rend ce film très attachant.

jeudi, août 26, 2021

fragile

 

Emma Benestan nous emmène à Sète à la rencontre d’une jeunesse un peu hétéroclite.


Azz (Yasin Houicha) travaille dans un restaurant de fruits de mer. Il vit avec Jessica (Tiphaine Daviot) la star d’une série policière à succès.

Mais Jessica va tomber amoureuse de Giaccomo (Guillermo Guiz) et quitter Azz. Ce dernier va se rapprocher de Lila (Oulaya Amamra) une de ses amies d’enfances de retour à Sète après une expérience ratée de danseuse à Paris.


Ce film est une très belle histoire d’amour qui casse les milieux sociaux. On est à Sète dans une cité ouvrière du sud de la France qu’Abdelatif Kechiche a déjà dépeint dans Mektoub my love.



C’est aussi un film avec de très jeunes acteurs. Oulaya Amamra a crevé l’écran dans divines, Tiphaine Daviot a été révélée dans le court métrage les bigorneaux et dans des séries TV notamment HP, Guillermo Guiz est un humoriste en devenir et Yasin Houicha est déjà apparu dans Papicha.


Celà donne un film frais, avec une histoire d’amour qui se termine et une autre qui paraissait évidente qui va enfin se concrétiser.


Fragile c’est aussi la fragilité d’un jeune homme Azz. Il a une famille omniprésente avec qui il va devoir vivre. Une ex petite amie qui la vite remplacé et cette amie d’enfance qui va lui apprendre à danser pour se rapprocher de lui. Si vous ajoutez ses amis ingérables, Azz va devoir se reconstruire dans un environnement qu’il aura du mal à maîtriser, montrant ainsi des signes de fragilité.


C’est aussi la fragilité d’un homme et c’est en çà le film est frais et novateur.

mercredi, août 25, 2021

playlist

 


Avec une photo atypique
#Playlist est à la fois pop et féministe

mardi, août 24, 2021

France

 


Le nouveau film du très atypique Bruno Dumont le réalisateur de Jeanne ou encore Jeannette l’enfance de Jeanne d’arc. Un film qui est repartit bredouille du festival de Cannes cet été où il était en compétition officielle .


France c’est France de meurs (Lea Seydoux) une journaliste spécialiste des questions internationale qui a un talent certain pour se mettre en scène sur le terrain. Elle est aidée par sa productrice sans scrupules, Lou (Blanche Gardin)


C’est un film qui épingle le journalisme spectacle. On voit comment par d’habiles montages elle détourne la réalité pour se mettre en scène.


Mais victime de son succès et de sa notoriété elle va arrêter l’antenne et même là son image va la rattraper.


C’est un film avec un message fort, celui du journalisme spectacle. La chaîne de télévision où travaille France c’est I et on ne peut pas s’empêcher de penser à i télé une chaîne d’information qui en devenant c news a pris ce virage de l’info spectacle en confiant son antenne à de nombreux polémistes.


Ce qui est un peu gênant c’est que tout semble artificiel et cela crée une certaine distance avec le spectateur. On a du mal à s’identifier à ces personnages tellement ils sonnent faux. Léa Seydoux, Blanche Gardin ou encore Benjamin Biolay interprète remarquablement ces personnages totalement hors sol où la célébrité et l’apparence l’emportent largement sur le journalisme.


Tout comme dans ces précédents films Bruno Dumont crée un malaise peut être pour nous faire mieux réfléchir à notre manière de consommer l’information.

mardi, août 17, 2021

kaammelot premier volet

 


Maniant à merveille le second degré
#Kaamelottpremiervolet se base sur un scénario efficace

bac nord

 


Un film de Cedric Jimenez présenté à Cannes cet été


On est dans les quartiers nord de Marseille, Greg Antoine et Yass ( Gilles Lelouche, François Civil et Karim Leklou) forment un équipage de la brigade anti criminalité. Ils prennent parfois des risques inconsidérés pour effectuer de petites prises de stupéfiants. Mais ce que veut leur hiérarchie c’est du chiffre et pour cela ils se concentrent sur les petits délits. Mais un jour cette même hiérarchie va vouloir frapper fort et démanteler un réseau de drogue. Pour cela cet équipage va devoir se mettre hors la loi et en payer les conséquences.


Avant de raconter une histoire vraie, ce film est un très bon film d’action. On est souvent scotché à son fauteuil. Beaucoup d’intensité beaucoup de rythme.


Autre point fort du film ce sont ses personnages tous aussi attachants les uns que les autres. S’ils font ce métier c’est pour combattre le crime. Et ne pas pouvoir rentrer dans certaines cités va provoquer chez cet équipage des frustrations bien compréhensibles.


Et puis en creux on a cette critique de cette politique du chiffre qui a cours dans la police nationale. On a aussi ces ordres données de manière orale sans trace écrite et sans moyens pour les exécuter.

Ce fonctionnement de la police ne permet pas d’apporter des réponses aux problèmes de drogues dans le banlieues et l’actualité récente l’a bien mis en exergue.


Un excellent film qui mêle à merveille action, divertissement et politique.

jeudi, août 12, 2021

rouge

 


Entre thriller et documentaire
#rouge interroge sur le difficile équilibre entre santé et sauvegarde des emplois

mercredi, août 11, 2021

passion simple

 


Très cru sur la forme
#passionsimple place l'amour au niveau de l'addiction

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