Sur fond de corruption #3etes montre un Brésil inventif, joyeux et populaire #cinemavictorhugo #Besancon
lundi, mars 09, 2020
la communion
Avec une photo remarquable et un personnage aussi charismatique qu'attachant #lacommunion est surtout un film émouvant sur le deuil
mercredi, mars 04, 2020
De Gaulle
Gabriel
de Bomin signe étonnement le premier film consacré à un des
personnages les plus importants du XX eme siècle le général De
Gaulle
Tout
commence en 1940, l’armée allemande est en route sur Paris. Paul
Raynaud le président du conseil (Olivier Gourmet) nomme De Gaulle au
gouvernement car il est l’un des seuls à ne pas être défaitistes
et à vouloir continuer le combat. Il l’envoie à Londres
rencontrer Churchill pour tenter de trouver un allié. Mais les
partisans d’une capitulation, emmenés par le maréchal Pétain
gagnent en influence.
On a
réellement 2 films en un, le premier politique dans lequel on va
voir le fonctionnement du gouvernement tiraillé entre ceux qui
veulent continuer la lutte et ceux partisans d’une capitulation.
Dans cette lutte, l’Angleterre de Churchill souhaite aider son
allié mais doit aussi se préparer à la guerre et préserver ses
intérêts.
Le
deuxième aspect du film sera l’exode des populations. Yvonne De
Gaulle la femme du général (Isabelle Carré) va être sur les
routes avec ses deux grands enfants et sa petite fille de deux ans.
Elle sera relativement privilégiée car elle pourra se déplacer en
voiture et aller d’abord chez sa sœurs puis à Brest. Mais le
danger sera toujours présent et témoigne du danger que courraient
les civils qui tentaient de fuir la France.
L’articulation
entre le film politique et le film catastrophe est plutôt bien
réussi.
A
noter également les références au handicap de la dernière fille
du général ce qui rend l’exode de la famille encore plus épique.
mardi, mars 03, 2020
mine de rien
Mathias
Mlekuz nous propose un film plein d’humanité autour de la
requalification d’un site minier.
Nous
sommes de le nord de la France, Arnault et Di Lello (Arnaud Ducret et
Philippe Rebot) enchainent les stages pour essayer de retrouver un
emploi. Ils participent aussi au blocage de la mine qui doit être
vendue à un promoteur. Un soir aidé de Stella (Melanie Benier) ils
vont avoir l’idée de transformer la mine en un parc d’attraction.
La
première partie du film est assez pesante. Arnault est chômeur il
a perdu la garde de ses enfants qui ne veulent plus le voir, il
s’occupe seul de sa mère qui souffre d’Alzeimer, il mène un
combat perdu d’avance pour préserver une mine qui n’a aucun
avenir et il couvre son meilleur ami qui trompe sa femme. Comme ses
amis il ne semble pas avoir d’avenir chez lui.
Et
puis il y a cette idée de transformer la mine en parc d’attraction.
Et là le film va fourmiller d’idées assez saugrenues, des auto
tamponnante avec des caddies, des lances patates ou encore un train
fantôme qui utilise les wagonnets de la mine.
Et
plus le projet va avancer plus les personnages vont reprendre espoir,
vont reprendre goût à la vie donnant à ce film beaucoup
d’humanité.
A
noter enfin la qualité du scénario qui va poser au début du film
un certain nombre d’éléments de petits détails qui auront au
final une importance majeure.
Ce
film n’est pas forcément un comédie mais une belle aventure
humaine qui va recréer du lien et de l’avenir dans une communauté.
lundi, mars 02, 2020
dark Waters
Todd
Haynes nous fait vivre le combat d’un avocat qui va révéler un
problème de santé publique.
Robert
Billot (Mark Buffalo) est un avocat d’affaire assez discret. Un
jour il va recevoir la visite de voisins de sa grand-mère qui voient
leur bétail mourir. Il va alors découvrir la responsabilité d’une
entreprise chimique. Mais arriver à les faire condamner sera un
chemin pavé d’embuches.
Ce
qui est remarquable c’est de voir comment un avocat assez banal va
devenir un véritable héros. On retrouve un peu le même levier que
dans Erin Brockovich. Ce qui est marquant c’est de voir comment un
cabinet qui est là pour faire de l’argent avec des grandes
entreprises va intéresser à un dossier de santé publique dans
l’intérêt général. Et en cela le dévouement de Robert Billot
est remarquable.
Autre
point intéressant c’est de voir comment quand on a de l’argent
on peut dévoyer le système judiciaire en multipliant les procédures
pour décourager les plaignants à persévérer dans leurs démarches.
Les
habitants victimes de pollution vont tomber un à un malade rendant
les poursuites encore plus difficiles. La famille de Robert Billot
sera aussi mise à rude épreuve. Le début de cette procédure v
commencer avec la naissance de ses enfants et cette procédure va
tellement durer qu’il ne va pas pouvoir les voir grandir.
Au
delà du suspens c’est aussi un film d’utilité publique.
dimanche, mars 01, 2020
judy
Après
les biopics sur Amy Winehouse ou encore Elton John, Rupert Goold
s’intéresse à Judy Garland et plus particulièrement sur ses
dernières années que la star a passé en Angleterre.
Judy
Garland (Renee Zellweger oscar de la meilleure actrice) est fauchée.
Elle ne sait pas où aller avec ses deux enfants. Pour gagner de
l’argent et récupérer la garde de ses enfants elle part en
Angleterre où elle a de nombreux fans. Mais la question sera de
savoir si elle arrivera à dominer son addiction a l’alcool et ses
colère pour mener à bien son projet.
Même
si le film s’intéresse aux dernières années de la chanteuse, le
film reste assez classique. Il montre le côté plus que torturé de
l’artiste, comme dans Amy ou Rocketman. Judy est accro à l’alcool
et au médicaments qui font qu’elle ne trouve pas le sommeil.
Quelques flashback assez anecdotiques tentent en vain d’expliquer
la situation de la chanteuse par une enfance déjà dédiée à
l’art.
Là
où le film devient intéressant c’est quand il s’intéresse non
pas à la chanteuse mais à la mère de famille. Elle a du se
résoudre à ne plus voir ses enfants pour gagner de l’argent et
ainsi récupérer leur garde. Sa relation aux hommes est aussi
trouble. Nombre d’entre eux ont profité de sa célébrité et de
son argent ce qui a peut être mené à sa perte. Mais la encore le
film suggère plus qu’il n’explique et c’est peut être là la
limite sa limite.
C’est
enfin dans les chansons et à travers les vrais fans que le film
retrouve une once de légèreté dont il manque cruellement.
jeudi, février 27, 2020
l'état sauvage
David
Perrault nous livre un film historique sur la fuite de colons
français au moment de la guerre de sécession.
Edmond
(Bruno Todeschini ) est un riche commerçant français aux Etats
Unis. Il a émigré avec sa femme et ses 3 filles. Mais la guerre se
rapproche et il va sentir le besoin de rejoindre Paris. Pour cela il
aura besoin de Victor (Kevin Janssens ) un hors la loi qui aura pour
mission de le mener jusqu’à un bateau pour la France.
Le
principal caractère du film réside dans sa dimension historique. On
y voit une famille française ayant bien réussi et vivant plus que
confortablement. Le mode de vie assez puritain des femmes de la
famille tranche avec celui du père qui a tendance à utiliser des
voyous pour son commerce.
Une
fois le décors planter c’est le moment de l’exil à travers les
paysages de l’ouest sauvage.
Et
c’est là qu’Esther (Alice Isaaz) cette fille de bonne famille va
être séduite par Victor. Le film va alors prendre une dimension
assez fleur bleu qui tranche avec l’exil et la situation plus
qu’inconfortable dans laquelle se trouve cette famille.
Un
film qui vaut essentiellement pour sa dimension historique, les côtés
western et romance étant eux plus que poussifs.
mercredi, février 26, 2020
lucky
12
ans après go fast Olivier Van Hoofstadt nous livre un polar social
plus que réussi.
Tony
et Willy (Mickeal Youn et Alban Ivanov) doivent rapidement trouver de
l’argent, pour l’un, ne pas perdre sa maison et pour l’autre
pouvoir continuer à voir son fils. Ils ont l’idée de voler un
chien de la brigade des stupéfiants qui leur servira à voler et à
revendre de la drogue.
L’idée
du film est assez originale mais c’est le scénario qui est
particulièrement bien construit.
Olivier
Van Hoofstadt va commencer par installer tous ses personnages, on a
donc 2 hommes fauchés mais aussi une commissaire de police corrompus
(Florence Foresti) une riche héritière loufoque (Corinne Masiero) .
Il
va prendre le temps d’installer le décors et tous les personnages
auront le moment venu un rôle important à jouer dans l’intrigue.
Autre
aspect intéressant du film c’est sa dimension populaire et
sociale. On est dans une ville belge ruinée par la
désindustrialisation et où le système D et la criminalité sont la
norme. On retrouve ce le même milieu que dans les invisibles
notamment ;
Et
même si de nombreux rôles sont tenus par des acteurs qui sont
d’abord des humoristes, le film est loin d’être une comédie. On
retrouve l’atmosphère des invisibles ou de rebelles que l’on
avait découvert en début d’année dernière. Un savant mélange
de polar flamand à la Bullhead et de films sociaux des frères
Dardennes. Les humoristes étant probablement là non pas pour faire
rire mais peut être pour donner un peu de légèreté à une
ambiance qui aurait pu être pesante.
dimanche, février 23, 2020
le cas Richard jewell
Après
American Sniper, Sully ou encore la mule, Clint Eastwood continue de
traquer les injustices.
On
est en 1996 à Atlanta au moment des jeux olympiques d’été.
Richard Jewell ( Paul Walter Hauser ) est un employé qui rêve de
devenir agent de sécurité. Il parvient à se faire embaucher pour
surveiller la fan zone des jeux olympiques. Un jour il découvre un
sac à dos abandonné. Il n’aura que quelques instants avant de
faire évacuer la zone avant l’explosion. Mais rapidement Richard
Jewell va être accusé d’être le poseur de bombe.
Ici
les deux institutions que va dénoncer Clint Estwood seront le FBI et
la presse. Le FBI pour chercher la facilité et pour la précipitation
à trouver un coupable. Et la presse qui voudra absolument trouver un
coupable pour faire vendre des journaux.
Et
au milieu de tout çà on a Richard Jewell, qui vit encore chez sa
mère. Il est hyper serviable et aime tellement les forces de l’ordre
(dont il a été un membre) qu’il fera tout pour faciliter
l’enquête contre lui.
Mais
l’autre vrai héros c’est Watson Bryant (Sam Rockwell ) avocat un
peu dilétant qui va presque obliger Richard Jewell à se défendre.
On
est dans un film assez binaire où le bien va combattre le mal. Mais
comme dans ses précédent films, Clint Eastwood, va mettre en avant
la modestie de ses héros. L’autre côté intéressant de ses films
est que l’on plonge encore une fois dans une Amérique populaire et
ce qui tranche avec les productions que l’on à l’habitude de
voir.
mercredi, février 19, 2020
l'appel de la forêt
Chris
Sanders le réalisateur de la série Dragons et de Lilo & Stitch
nous livre un film mêlant de manière assez bluffante images de
synthèses et acteurs en chaire et en os.
Buck
est un chien turbulent vivant chez son maître en Californie. Il va
être kidnappé pour être revendu en Alaska. Il va alors intégré
un attelage qui livrera le courrier dans le grand nord.
Le
film est divisé en deux. On a d’abord cette épopée qui va le
conduire dans un village isolé au Canada. Buck va alors croisé la
route de Perrault (Omar Sy) qui livre le courrier dans le grand nord.
Dans
la seconde partie du film il rencontrera John (Harrison Ford) un
vieux messieurs cabossé par la vie.
La
transition entre ces parties n’est pas des plus fluides, mais on
reste dans une beau conte tiré de l’œuvre de Jack London, idéal
pour les vacances d’hiver.
Là
où le film est remarquable c’est dans l’animation de ce chien et
de son interaction avec le jeu d’Omar Sy ou Harrison Ford. On a
presque l’impression que le chien est réel et que le film a
réellement été tourné dans le grand nord. Et en çà la prouesse
technique est de taille.
Le
rendu notamment des aurores boréales est très réussi.
La
référence à l’œuvre de Jack London est plutôt fidèle avec
cette ode à la nature et à la vie sauvage qui comblera autant
petits et grands spectateurs.
une mère incroyable
Franco
Lolli pour son deuxième film a eu les honneurs du film d’ouverture
de la dernière semaine de la critique du dernier festival de Cannes.
On
est en Colombie Silvia (Carolina Sanín) est une brillante avocate
dans une collectivité. Elle va devoir s’occuper de sa mère
malade, travailler avec un patron corrompu tout en s’occupant seule
de son fils.
Ce
film est avant tout un beau portrait de femme. Ce qui remarquable
c’est que tous les aspects de la personnalité de Silvia vont être
disséqués.
C’est
une fille qui s’occupe de sa mère malade. C’est une mère qui
pour le moment élève seule son fils. C’est une femme qui tombe
amoureuse. Et c’est enfin une avocate intègre.
On a
presque 4 histoires différentes qui s’emmêlent pour ne plus en
former qu’une. Et c’est toute cette complexité qui est
formidablement décrite.
Dans
retour chez ma mère d’Eric Lavaine, Josiane Balasko interprétait
une mère sont les enfants ne comprenaient pas qu’elle était
également une femme. Ici le portait est plus complexe.
Autre
point marquant c’est la dignité dont va faire preuve Silvia face
aux épreuves qu’elle va devoir surmonter. Par moment le film est
très dur, mais c’est ce qui le rend authentique.
Enfin,
on est également immergé dans une Colombie contemporaine, avec sa
corruption, mais aussi dans laquelle la structure familiale et la
solidarité jouent un rôle important.
lundi, février 17, 2020
la fille au bracelet
Stéphane
Demoustier nous place littéralement à la place des jurés d’une
cours d’assise qui doit juger une jeune fille de 18 ans accusée
d’avoir tué sa meilleure amie.
Lise
(Melissa Guers) attend chez elle son procès entouré de ses parents
Bruno et Céline (Roschdy Zem et Chiara Mastroianni) Elle semble
complètement indifférente au procès qui pourrait changer sa vie.
Le
procès va tourner autour de la nuit du crime, une nuit de fête dans
une maison avec des adolescents. L’avocat général (Anais
Demoustier) va tout faire pour faire accuser la jeune en essayant
d’interpréter à charge le comportement de Lise durant cette nuit
macabre.
Le
comportement de Lise est vraiment le cœur du film. Elle ne résiste
pas lors de son arrestation, n’a pas été étonnée d’être
arrêtée, n’a pas de réactions quand elle voit la photo du corps
lacéré de son amie. Bref elle fait une coupable idéale. Et c’est
en çà que le film interpelle, il montre qu’une autre forme de
deuil est possible. Autant il est admis de pleurer, de faire une
crise de nerfs après le décès d’un proche, autant ici la
réaction est froide et intériorisée. Le film montre que ce n’est
donc pas parce que le chagrin est caché qu’il n’en est pas réel.
Autre
point assez saisissant du film c’est l’évocation assez crue et
factuelle de la sexualité de cette génération Z, ces millenials
que l’avocate de Lise admet ne pas comprendre. Mais ce n’est pas
parce qu’on ne comprend pas Lise qu’elle est forcément coupable.
Autre
personnage marquant c’est donc cette avocate de la défense (Annie
Mercier) toujours dans la justesse dans l’empathie dans la
compréhension et l’application stricte du droit. Avec sa voix
rocailleuse elle ramène le procès à des faits et non aux
spéculations de l’avocat général.
Lise
est elle coupable ou non, … le mystère reste entier….
dimanche, février 16, 2020
un divan à Tunis
travers l’installation d’un
cabinet de psychothérapie sur un toit à Tunis, Manele Labidi
nous livre une série de portraits et une radioscopie de la société
tunisienne contemporaine.
Selma
(Golshifte Farahani) après avoir fait ses études en France revient
à Tunis pour y ouvrir un cabinet de psychothérapie. Selma a vite
beaucoup de patients, mais un policier Naim (Majd Mastoura) se rend
vite compte qu’elle n’a pas les autorisations nécessaires pour
exercer son métier.
L’intérêt
du film réside dans sa galerie de portraits.
Selma
revient en Tunisie après avoir quitté le pays à l’âge de 10
ans. Elle est assez solitaire et semble très anxieuse passant ses
nerfs sur sa cigarette. On ne sait pas grand-chose de ses années
parisiennes qui pourraient expliquer son retour.
Olfa
(Aïcha Ben Miled la cousine de Selma est sur le point d’avoir son
bac. Elle ne rêve que d’Europe mais porte le voile. Elle trouvera
un moyen très ingénieux pour se marier et ainsi, le pense t’elle
gagner sa liberté.
Les
oncles et tantes de Selma eux ont vécu la révolution. Son oncle
cache son alcoolisme, alors que sa tante s’inquiète pour lui.
On a
aussi un iman qui ne porte pas de barbe et qui déprime, un policier
secrètement amoureux de Selma qui essaie de faire régner un état
de droit et une employée du Ministère de la santé qui semble en
apparence déconnecté de la réalité.
Et
au milieu de ces personnages on a les patients de Selma qui ont pour
point communs le besoin de parler.
Même
si la forme est assez brouillonne, le film montre un peu les espoirs
déçus de la société tunisienne post révolutionnaire.
mercredi, février 12, 2020
le prince oublié
Le réalisateur oscarisé Michel Hazanavicius nous livre un habile
mélange d’un conte pour enfant et du passage d’une enfant à
l’adolescence.
Sofia (Sarah Gaye) vient d’avoir 11 ans et s’apprête à rentrer
au collège. Son père (Omar Sy) lui lit chaque soir une histoire
avant qu’elle ne s’endorme. Mais la jeune fille va faire
comprendre à son père, parfois de manière maladroite, qu’elle a
grandit. Dans le même temps, Clothilde (Bérénice Béjo) va
emménager dans l’appartement en face de celui de Sofia et de son
père.
La construction du film est assez originale. On alterne entre la vie
réelle et un conte. La chute du Prince dans le conte correspond à
la distance que Sofia va mettre avec son père dès l’entrée au
collège.
Le film peut paraître assez léger avec notamment ce monde
imaginaire assez enfantin. On y voit notamment Francois Damiens qui
y joue le méchant de l’histoire et qui va finir par s’associer
au prince déchu qui essaiera de rester en place.
Mais au final, ce côté assez léger cache une situation plus
triste, celle d’un père, veuf qui élève seul sa fille. Il va
s’avérer peut être un peu trop protecteur, mais surtout sa vie
tourne exclusivement autour de sa fille.
La
mère de Sofia elle n’apparaît
que dans le conte, elle est à moitié invisible et vit dans les
oubliettes, lieu dans lequel
le prince ne veut aller. Ce sont les aspects les plus sombres du
film, mais Sofia va vivre son adolescence, que cela plaise ou non à
son père.
Un film très sucré sur le passage à l’adolescence et sur la vie
qui continue malgré tout, malgré les deuils la vie est la plus
forte et doit suivre son cours.
mercredi, février 05, 2020
cuban network
Partons
en Floride où Olivier Assayas nous fait découvrir dans un thriller
plutôt habille la complexité des associations cubaines aux Etats
Unis.
Olga
et René (Penelope Cruz et Edgar Ramirez) vivent à Cuba et y élèvent
leur fille. Mais René, instructeur de vol, va un jour voler un avion
pour aller se poser en Floride abandonnant sa femme et sa fille. Il
va alors intégrer une association cubaine qui vient en aide aux
naufragés tentant de fuir l’île. Mais on va vite découvrir que
ces associations ne sont pas seulement humanitaires.
C’est
un film historique assez passionnant. On y découvre la dimension
politique de ces associations cubaines aux Etats Unis. Elle viennent
en aide à ceux qui tentent de fuir Cuba, mais elles mènent aussi
des actions terroristes sur l’île pour tenter de détruire
l’industrie touristique qui permet au régime castriste de
substituer après la chute de l’URSS.
Et
tous les moyens seront bons pour Cuba pour contrer ces organisations
à la fois humanitaires et terroristes.
Plus
le film va avancer moins on saura qui est qui.
On
verra aussi l’attitude assez trouble du gouvernement américain. Il
va surveiller ces organisations mais sera plus ou moins complice de
ces actes terroristes à Cuba.
Malgré
plus de 2h de film on ne s’ennuie jamais. Le film évolue au gré
des rebondissements, faisant changer assez régulièrement le film
d’aspect.
Un
film dans lequel on apprend beaucoup de chose mais qui sait rester
captivant.
lundi, février 03, 2020
revenir
Premier
film de Jessica Palud, présenté à la Mostra de Venise en
septembre dernier. On part en Ardèche dans une ferme que tenait
Michel (Patrick D’Assumcao). Sa femme (Hélène Vincent) est sur le
point de mourir. Thomas son fils (Niels Schneider) revient du Canada
pour dire au revoir à sa mère.
Il
fait la connaissance de sa belle sœur Mona (Adele Exarchopoulos) et
de son neveu Alex.
Les
retrouvailles entre Michel et son fils elles sont glaciales. Thomas
est parti vivre au Canada alors que son frère lui a décidé de
rester aider son père à la ferme et en est mort.
C’est
d’abord un film sur le deuil, où un homme est sur le point de
perdre sa femme. On va ensuite comprendre la situation de ce dernier
qui a du vendre sa ferme pour payer ses dettes. Il a aussi perdu un
de ses fils dans un accident. Et plus le film va avancer plus on va
comprendre que c’est son exploitation qui n’était plus rentable
et qui a provoqué sa perte et celle de son fils et celle de sa belle
fille et de son petit fils.
En
ce sens le film est assez semblable à seules les bêtes ou au nom de
la Terre. On est dans une exploitation agricole en déclin et avec
des agriculteurs qui commettent parfois l’irréparable.
Mais
tous les personnages vont faire preuve d’une dignité remarquable.
La situation la plus révoltante étant celle de ce petit garçon qui
a à peine connu son père et dont la mère fait ce qu’elle peut
pour l’élever dans une famille qui a tout perdu. La lueur d’espoir
sera le retour Thomas qui lui en partant de chez lui a pu se
construire un avenir loin de la France.
dimanche, février 02, 2020
les traducteurs
Regis
Roinsard nous emmène dans le monde très particulier de l’édition
dans lequel il inscrit un thriller longtemps insipide.
Eric
Angstrom est l’éditeur de Dedalus, un succès planétaire de
l’édition. Pour le 3ème tome il souhaite une sortie mondiale.
Pour cela il réunit des traducteurs dans un château dans le but
d’éviter les fuites. Mais il va vite être victime d’un chantage
qui va mettre en péril sa société d’édition.
Le
film est d’abord le portrait de cet éditeur, cynique, paranoïaque
et imbu de lui même. Ce personnage est remarquablement interprété
par Lambert Wilson. Il ira même jusqu’à priver de liberté des
traducteurs pendant un mois dans le seul but d’éviter des fuites
et ainsi protéger son investissement.
On a
ensuite une équipe de traducteurs, dont certains sont fans de la
série de livres mais d’autres sont uniquement là pour gagner leur
vie. Jusqu’où sont ils prêts à aller, à quelles libertés sont
ils prêts à renoncer contractuellement pour pouvoir travailler. En
çà le film pose des questions assez intéressantes.
Pendant
les trois quarts du film Regis Roinsard installe donc une ambiance au
risque de nous lasser.
Et
puis tout va très vite dans la dernière demi heure du film, mais je
n’en dirais pas grand-chose car on ne raconte pas la fin des films
dans cette émission. On a enfin donc des rebondissements, des
fausses pistes et même un peu d’action qui nous sortent de la
torpeur dans laquelle le début du film nous a presque noyé.
Même
si on a une belle brochette d’acteurs (Sara Giraudeau, Sidse
Babett Knudsen : borgen, Lambert Wilson) le film reste
assez terne.
mercredi, janvier 29, 2020
jojo rabbit
Le
conte du réalisateur néo zélandais Taika
Waititi est une habile et
improbable synthèse de Moonrise Kingdom de Wes Anderson et de la vie
est belle de Roberto Begnigni.
On
est en Allemagne durant la seconde guerre mondiale, jojo (Roman
Griffin Davis) vit seule avec sa mère Rosie (Scarlett Johanson).
Comme beaucoup d’enfants de son âge il fréquente les jeunesses
hitlériennes et finit par croire qu’il est lui même un nazi.
Cette obsession se matérialise par l’ami imaginaire de Jojo qui
n’est autre qu’Adolf Hilter (Taika
Waititi).
Mais la mère de Jojo est résistante et cache une petite fille juive
Elsa (Thomassin Mac Enzie vue dans leave no trace). La présence
d’Elsa chez lui va perturber Jojo.
Ce
qui est remarquable, comme dans la vie est belle, c’est que la
guerre est vue avec des yeux d’enfants, ce qui la rend encore plus
insupportable. On voit de manière très crue les conséquences du
conflit sur les enfants qu’ils
soient juifs ou qu’ils se croient nazis.
Jojo a un père absent, on lui bourre le crane avec une idéologie
nazie et il va devoir se confronter à une petite fille juive à
peine plus âgée qu’elle.
On est clairement dans un conte, dans une histoire plus ou moins
imaginaire mais les horreurs de la guerre sont bien présentes avec
notamment ces résistants qui sont pendus en place publique et
exposés à la population et donc aux enfants.
Enfin
on a cette confrontation entre Elsa et Jojo. On sent tout le désarroi
de ce jeune garçon qui va se rendre compte que les juifs sont des
êtres humains tout à fait semblable à lui. Il va alors commencer à
remettre en cause tout ce que l’idéologie nazie lui a appris tout
en essayant de sauver les apparences.
lundi, janvier 27, 2020
swallow
Jay
Roach livre un film à
charge sur le harcèlement sexuel dans le médias américains.
Le film montre notamment comment Roger Ailes recrute ses
présentatrices, uniquement sur des critères physiques.
On est dans une rédaction assez particulière celle de fox news qui
ne se cache pas d’être très populiste. L’apparence et plus
particulièrement celle des présentatrice l’emportant sur le fond.
On y voit comment on peut être rétrogradé en ayant réalisé une
interview un peu trop à charge ou ce qu’il faut faire pour obtenir
une tranche d’information.
Le film tombe néanmoins dans 2 écueils, celui d’être très dense
en privilégiant les descriptions précises au détriment d’une
intrigue dynamique et celui d’être peu accessible à un public non
nord américain.
Mais il reste utile car il nous apprend que Fox News et Robert
Murdoch aurait tente de torpiller le candidat Trump et celui d’un
management assez abject dans ce qui n’est plus une rédaction mais
plus un média de divertissement, où les présentatrices seraient
les principales vedettes.
dimanche, janvier 26, 2020
scandale
Jay
Roach livre un film à
charge sur le harcèlement sexuel dans le médias américains.
Le film montre notamment comment Roger Ailes recrute ses
présentatrices, uniquement sur des critères physiques.
On est dans une rédaction assez particulière celle de fox news qui
ne se cache pas d’être très populiste. L’apparence et plus
particulièrement celle des présentatrice l’emportant sur le fond.
On y voit comment on peut être rétrogradé en ayant réalisé une
interview un peu trop à charge ou ce qu’il faut faire pour obtenir
une tranche d’information.
Le film tombe néanmoins dans 2 écueils, celui d’être très dense
en privilégiant les descriptions précises au détriment d’une
intrigue dynamique et celui d’être peu accessible à un public non
nord américain.
Mais il reste utile car il nous apprend que Fox News et Robert
Murdoch aurait tente de torpiller le candidat Trump et celui d’un
management assez abject dans ce qui n’est plus une rédaction mais
plus un média de divertissement, où les présentatrices seraient
les principales vedettes.
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