samedi, juillet 20, 2019
mercredi, juillet 03, 2019
Spiderman far from home
C'est l'été et
donc la saison des blockbuster américain.
Jon Watts signe son
deuxième opus de spiderman, après home coming.
La terre est l'objet
d'attaques d'une force extra terrestre qui détruit des villages et
des villes.
Peter Parker (Tom
Holland) lors d'un voyage de classe à Venise va voir cette force
tenter de détruire la ville. Mysterio (Jack Gyulenhall) va lors
apparaître et venir à bout de ce montre. Spiderman va juste tenter
de sauver les personnes et les monuments de la ville.
Mysterio et
Spiderman vont alors s'associer pour combattre cette force
mystérieuse à travers l'Europe jusqu'au jour où on va comprendre
ce qu'est réellement cette force.
Passons tout de
suite les 2 points agacants du film. Son côté adolescent un peu
niais et sa dimension tourisme de masse où on va passer de Venise à
Prague en finissant par Londres.
Le point fort du
film est son scénario et les nombreux rebondissements du film. On se
fait berner plus d'une fois et c'est ce qui est agréable. On ne voit
pas ainsi les 2h10 passer.
Autre point
intéressant c'est cette utilisation de l'illusion. Faire croire
quelque chose est une sorte de moyen pour ici faire régner la
terreur sur l'Europe. On a aussi l'utilisation de la technologie et
de ces drones qui rendent le film plus que d'actualité.
Et puis bien sur on
a de nombreuses scènes d'action avec des effets spéciaux de grandes
qualité. On a ici pour décor des grandes villes d'Europe qu'il a
fallu reconstituer pour y faire évoluer les personnages. Et la
reconstitution dans chacune des ces villes d'une sorte d'apocalypse
est plutôt réussie.
Un très bon
divertissement qui intérroge néanmoins sur les pouvoirs de
l'illusion et sur les méfaits du tourisme de masse.
samedi, juin 29, 2019
Made in china
Un film de Julien
Abraham
Francois (Frédéric
Chau) vit avec Sophie (Julie de Bona). Ils vont avoir leur premier
enfant. Sophie a une mère qui est très voir trop proche du couple
et elle souhaiterait que Francois reprenne contact avec son père
qu'il n'a pas vu depuis 10 ans. Après quelques tentatives
infructueuses il va arriver à reprendre contact et à ce moment là
des mal entendus de l'époque du décès de la mère de Francois vont
réapparaître.
Le paradoxe de ce
film est qu'il est à la fois très communautaire et très universel.
Francois va retourner dans le 13ème arrondissement de Paris (China
town) là où il grandit. Il va retrouver les membres de sa famille
son petit frère sa grand-mère et son cousin.
Il vit assez mal le
fait d'être considéré que par son apparence asiatique, ayant tout
fait pour s'intégrer.
C'est aussi un film
assez universel sur la famille. Le père reprochant au fils de
n'avoir pas fait des études d'ingénieur et le fils reprochant au
père son comportement au moment du décès de sa femme. Mais comme
toute histoire de famille ce sont des incompréhensions qui font
faire que des personnes ne se parlent plus.
Ce qui est un peu
dérangeant est que l'on s'attend à une comédie alors que c'est
plus un film sur le deuil d'une mère et d'une épouse qui ont fait
que le père et le fils se sont éloignés l'un de l'autre.
L'autre message
porté par le film est assez positif. On a cette communauté chinoise
qui peut paraître assez refermée sur elle même alors qu'elle ne
demande qu'à s'intégrer et à ce fondre à la société française.
Un message relativement positif qui fera un très bon film du
dimanche soir sur une chaine de la TNT.
mercredi, juin 19, 2019
Beaux parents
Le
deuxième film du scénariste Héctor Cabello Reyes qui avait
signé notamment le concert ou retour chez ma mère.
Ici
il signe un film où les malentendus vont accabler Harold (Bruno
Bénabar) qui lors d'une soirée un peu arrosée à raccompagné dans
sa chambre Chloé (Gwendolic Gourvenec) la femme de son patron et
meilleur ami. Sauf que Chloé et Harold ont accidentellement échangé
leurs chambres. Ceci à laissé croire à Garance (Charlie Bruneau)
la femme d'Harold que son mari a eu une aventure.
Garance
va alors quitter Harold qui lui va être recueilli par ses beaux
parents toujours très attachés à leur gendre.
Le
scénario est assez bien construit. Le personnage d'Harold est plus
que sympathique. Il va être incroyablement malchanceux et les
événements le concernant vont toujours prêter à confusion. Il va
payer pour les infidélités de son meilleur ami et de l'ex de sa
femme.
Et
puis c'est aussi un film sur la famille et sa complexité. On a une
fille toujours proche de ses parents qui eux ne rêvent que d'une
chose être grand parents. Un homme qui est en froid avec son père
et qui a toujours rêve d'avoir un fils. Et un homme qui a perdu très
tôt ses parents.
C'est
un film qui remplit à merveille sa mission de divertissement. Il
réinvente un peu de vaudeville et pour une fois met en lumière une
solidarité gendre beaux parents au détriment de la fille. Un film
rafraîchissant donc pour ce début d'été.
Le daim
Georges vient de quitter sa femme, a fait le voyage dans un village
perdu afin d'acheter un blouson en daim pour la modique somme de 7500
euros. En prime le vendeur lui a donner une caméra numérique.
Georges va alors s'installer dans un petit hôtel, afin de mettre en
œuvre le but de sa vie, être la seule personne au monde à porter
un manteau.
Pour cela il va prétendre réaliser un film et il sera aider dans
son délire par Denise (Adèle Haenel) qui est la serveuse du bistrot
du village qui rêve de devenir monteuse de films.
Le postulat de départ, être le seul homme à porter un manteau, est
le comble de l'absurdité et Quentin Dupieux arrive remarquablement à
construire un scénario autour de cette idée.
Quand Georges se fait arnaquer en achetant son manteau d'occasion ou
quand il parle à celui ci le film reste gentillet. Mais plus Georges
va s’empêtrer dans ses mensonges plus le film va devenir intense
et violent et plus l'imagination de Quentin Dupieux va être
débordante. Georges va finir par se transformer en tueur en série à
l'imagination plus que débordante.
Denise elle ne va pas être en reste. Elle va profiter du mensonge de
Georges pour s'inventer une vie de monteuse et encourager ainsi
Geoges dans son délire.
La photo un peu délavée qui ressemble à celle de au poste,
renforce à merveille ce côté inquiétant. Même si le film peine
un peu à monter en intensité on est ravi de retrouver l'imaginaire
si singulier de Quentin Dupieux.
dimanche, juin 16, 2019
Greta
Un thriller de Neil Jordan
On est à New York, Frances (Chloe Grace Moretz) vit en colocation
avec Erica (Maika Monrie). Un jour elle trouve dans le métro un sac
à main abandonné. Elle regarde à l'intérieur et trouve sa
propriétaire. Contre l'avis d'Erica elle va aller rendre ce sac à
Greta (Isabelle Hupper) Elle vit seule dans une petite maison au fond
d'une cour. Frances va être touché par la solitude de Greta et va
devenir son amie. Sauf que Greta va devenir plus qu'envahissante.
La réussite du film tient dans son scénario. Ray Whrigt et Neil
Jordan ne vont avoir de cesse de nous mener sur des fausses pistes.
On va se laisser également berner par Greta alors que l'on se doute
bien dès le départ qu'elle a des problèmes psychologiques.
Le personnage de Greta est également très bien construit. On a une
femme d'un âge certain, qui vit seule et qui a perdu son mari et
dont la fille est à l'étranger. Elle a tout pour provoquer de
l'empathie et de la bienveillance. Même quand Frances va découvrir
son stratagème elle va réussir à rester proche de la jeune fille
qui elle voudra la faire disparaître de sa vie.
Frances elle est un peu fragile. Elle a perdu sa mère et cette
épreuve a mis un peu de distance entre elle et son père. Ceci la
rendra encore un peu plus vulnérable au pouvoir de nuisance de
Greta.
Et puis après avoir bien développer les personnages et cette
intensité dramatique, le film va prendre un côté plus noir, plus
fantastique qui aura été très bien amené dans la première partie
du film.
C'est un thriller, un film fantastique qui ne va pas révolutionner
le genre mais qui est assez efficace pour nous glacer le sang.
jeudi, juin 13, 2019
Roxane
Raymond (Guillaume de Tonquénec) s'occupe d'un élevage en plein
aire de poules pondeuses. Après avoir ramasser les œufs, il leur
lit même du Cyrano de Bergerac. Jusqu'au jour où leur coopérative
va décider que les petites exploitations ne sont plus rentables.
Raymond va donc décider de se battre en faisant connaître son
élevage par le biais de vidéos sur Internet.
Le début du film est assez brouillon. On est presque dans la
caricature de la ruralité bretonne où les gens finissent une fois
sur deux dans le fossé en rentrant du bistrot. Et puis le film va
rapidement prendre une dimension assez mélancolique.
Raymond, a rêvé de pouvoir faire des études mais le décès
précoce de ses parents l'a conduit à vitre reprendre l'exploitation
familiale. Anne Marie sa femme (Léa Drucker) elle a toujours
souhaité partir de son village mais est resté pour son mari. Poupou
(Lionel Abelanski) le frère d'Anne Marie élève aussi des poules
mais vit lui seule dans sa maison, bien aidé par les plats préparés
par sa sœur.
Et puis à travers cet horizon plus que sombre vont apparaître
quelques lueurs d'espoir. Les vidéos de Raymond qui s'améliorent
avec l'aide de Wendy la prof de littérature qui habite en face de
chez Raymond, il y aussi la fille de Raymond qui est partie faire des
études à Science Po Rennes et qui va être une des seules à ne pas
se moquer de son père.
Là où le film devient plus qu'intéressant c'est quand il
s’intéresse aux nouvelles formes de commercialisation des œufs.
Et malheureusement çà arrive très, trop tard dans le film. Un film
qui est loin d'être une comédie mais plus une chronique assez amère
du monde rural contemporain. Et les gags avec la poule Roxane ne nous
permettent pas d'esquisser ne serait ce qu'un sourire.
mercredi, juin 05, 2019
L'autre continent
Maria émigre à Taiwan pour écrire un roman. Elle vit en faisant
visiter la ville à des touristes néerlandais. Elle rencontre
Olivier lui aussi guide touristique, mais lui parle couramment 14
langues. Après quelques hésitations ils vont tomber amoureux l'un
de l'autre jusqu'à ce qu'un terrible événement ne vienne tout
remettre en cause.
Ce film est un véritable ascenseur émotionnel. On passe par tous
les états de manière plus ou moins rapide. Il faut donc avoir le
cœur bien accroché pour suivre les aventures de ces jeunes gens qui
font tout pour profiter de la vie, notamment en voyageant, mais qui
vont devoir également faire face à une terrible épreuve.
C'est aussi un film sur l'amour. Un amour inconditionnel qui survit
aux pires tempêtes de la vie et c'est aussi pour cela que le film
est d'une intensité assez remarquable.
Et puis ce film a une dimension assez irrationnelle. Avec cette
relation amoureuse qui va rendre plus fort chacun des deux
personnages, et cette médecine chinoise à laquelle peu de gens
croit en occident mais qui peut s'avérer une alternative.
L'autre contient est bien sur l'Asie contient sur lequel se passe une
partie de l'intrigue mais c'est aussi cette évolution irrémédiable
dans lequelle est passée la relation entre les deux personnages. Est
ce que sur cet autre contient leur amour sera toujours possible, vous
aurez la réponse en allant ce film très riche en intensité de
Romain Cogitore.
lundi, juin 03, 2019
Douleur et gloire
Douleurs
et gloire de Pedro Almodovar, le jury a attribué à Antonio Banderas
le prix d'interprétation masculine pour un film sur un réalisateur
qui pourrait bien être Pedro Almodovar lui même
Salvador
Mallo est un réalisateur en apparence sur le déclin. Il vit cloîtré
chez lui, ne voulant voir que le minimum de gens. Il combat également
des douleurs chroniques qui lui rendent la vie impossible.
Il
va néanmoins aller voir un de ses acteurs Alberto Crespo (Asier
Etxeandia) pour lui demander d'aller présenter avec lui un de leurs
film à la cinémathèque. Salvador Mallo va alors découvrir
l’héroïne qui lui fera revivre des moments de son enfance.
C'est
un film hyper intimiste sur un homme qui en revivant son passé va
reprendre goût à l'avenir. C'est également le thème de
l'excellent film de Nicolas Bedos la belle époque que vous
découvrirez à l'automne prochain.
C'est
également un film qui reprend les thèmes d'un autre grand
réalisateur Xavier Dolan, la mort, la mère et l'homosexualité.
On
est constamment dans ces allers retour entre l'époque actuelle et
l'enfance du réalisateur. On s'explique mal les douleurs et la
dépression dans laquelle il se morfond. Et ce n'est qu'à la fin du
film qu'on comprendra plus précisément les choses et où le film va
prendre toute son ampleur.
Peut
être un des meilleurs films de Pedro Almodovar qui n'a toujours pas
obtenu de palme d'or mais ce prix d’interprétation a été
sûrement un moyen pour le jury de récompenser le réalisateur pour
ce film plus que poignant.
jeudi, mai 30, 2019
Venise n'est pas en Italie
Ivan
Calbérac continue d'interroger les relations familiales avec
Venise n'est pas en Italie.
Emile
(Helie Thonnat) vit dans une caravane sur un terrain où ses parents
Annie et Bernard Chamodeau (Valérie Bonneton et Benoit Poelvoorde)
veulent construire une maison. Ils sont très portés sur le
développement personnel, mangent bio, interdissent à leur fils
d'avoir un téléphone portable. Ils couvent encore beaucoup Emile en
lui faisant croire notamment qu'il n'est pas assez beau
naturellement.
Au
lycée Emile va croiser Pauline et çà sera immédiatement le coup
de foudre. Pauline va inviter Emile chez elle, il va alors se rendre
compte qu'ils n'appartiennent pas du tout au même monde. Néanmoins
Emile va accepter l'invitation de Pauline, il veut la voir jouer de
la harpe à Venise. Ceci sera l'occasion d'un voyage assez épique
pour Emile et sa famille.
C'est
d'abord un film sur l'éducation et la famille. La famille d'Emile
est très présente très pesante. Elle a un mode de vie très précis
basé sur un pseudo bien être. Pour cela elle n'hésite pas à
s'arranger avec les règles.
La
famille de Pauline est elle très peu présente. Elle joue de la
harpe uniquement pour essayer d'attirer l'attention de son père. Au
final ces deux familles ne portent pas beaucoup d'attention à leurs
enfant respectifs.
Et
puis c'est également un film sur un amour rendu impossible par les
origines sociales de ces deux adolescents.
Enfin
on a également un road movie assez chaotique sur les routes de
Venise, entre des pannes, un covoiturage qui fonctionne mal et des
petites arnaques en tout genre.
On
aurait pu craindre que ce film soit une comédie un peu caricaturale,
mais au final on a une belle ode au droit à la différence. Et puis
plus le film va avancer plus cette famille Chamodeau va nous paraître
sympathique, ceci étant peut être du alors côté arnaqueur plus ou
moins raté.
mercredi, mai 29, 2019
Le jeune Ahmed
Ahmed
(Idir Ben Addi) est un adolescent en apparence un peu timide. Depuis
quelques mois il fréquente assidûment la mosquée. Il refuse même
de serrer la main d'Ines (Myriem Akheddiou) qui l'a aidée à vaincre
sa dyslexie et qui l'aide à faire ses devoirs. C'est quand Ines va
vouloir proposer des cours d'arabe en dehors de la mosquée qu'Ahmed
va tenter de la poignarder. Il va alors être placé dans un centre
éducatif fermé.
Ce
film sur la radicalisation d'adolescent est tout aussi fort que
l'adieu à la nuit d'André Techiné que nous avions chroniqué ici
même il y peu. Le plus marquant est la différence entre l'apparence
encore juvénile d'Ahmed et la radicalité de sa pratique religieuse
et de ses actes. Il s'oppose à sa mère qui vit seule depuis le
décès de son mari. Elle tente tant bien que mal d'éduquer son fils
mais l'imam de la mosquée a désormais plus d'influence qu'elle.
Et
puis il y a cette chronique dans un centre éducatif fermé. Ahmed
aura un comportement exemplaire, mais là encore on ne saura pas
vraiment si c'est un comportement de façade ou si Ahmed se dé
radicalise réellement.
On
est un peu comme dans l'adieu à la nuit à la frontière entre le
documentaire et la fiction. Un film utile qui montre la
radicalisation d'un adolescent et comment les adultes semblent
impuissant face à ce phénomène.
vendredi, mai 24, 2019
Sybil ( cannes 2019)
Un
film de Justine Triet.
Nouvelle
collaboration entre la réalisatrice et l'actrice belge Virginie
Effira après Victoria qui avait marqué la sélection de la semaine
de la critique en 2016 .
Sybil
est une psy qui souhaite abandonner sa clientèle pour se consacrer
de nouveau à l'écriture. Sauf qu'une actrice Margot (Adele
Exarchopulos) va prendre contact avec elle. Elle ne saura pas lui
dire non intriguée par sa situation. Elle est enceinte d'Igor
(Gaspar Ulliel) un autre acteur qui vit avec la réalisatrice de leur
film Mika (Sandra Huller). Sibyl ira même jusqu'à intervenir sur le
tournage du film pour sauver la production.
C'est
un film assez complexe où deux destins se croisent. Celui de Sibyl
qui était à peu de choses près dans la situation de Margot et
celui de Margot. L'intrigue sera de savoir si Sybil aura assez de
clairvoyance pour aider et accompagner Margot dans le choix qu'elle
devra faire.
Virginie
Effira confirme tout le talent révélé notamment dans Victoria. On
a du mal néanmoins à être happé par la dimension dramatique que
Justine Triet veut donner à son film. On reste néanmoins dans le
milieu du cinéma avec cette réalisatrice qui va devoir malgré la
jalousie continuer de travailler avec son actrice. Ceci donne une
ambiance délétère qui plombe le film. Et c'est peut être
l'histoire du petit garçon que suit en parallèle Sibyl qui est la
plus touchante mais qui reste anecdotique.
Zombi child (cannes 2019)
eut être une des plus belles découverte de la dernière quinzaine
des réalisateurs que ce film de Benoit Forgeard Yves.
Yves est un personnage hors du commun, c'est un frigo connecté doté
d'une intelligence artificielle.
Jerem (William Lebgil) est un rappeur un peu fauché. Il a accepté
de testé un frigo connecté pour avoir la nourriture gratuite qui
allait avec. C'est So (Doria Tillier) qui est chargé de suivre le
test du frigo chez son client Jerem.
Plus le film va avancer plus Yves va gérer tous les aspects de la
vie de Jerem. Au début il se contentait de commander de la
nourriture en fonction de la consommation de Jerem, mais il va
également finir par gérer la vie artistique et amoureuse de son
propriétaire.
Et puis on a le personnage principal Jerem, c'est une sorte de loser,
un jeune un peu perdu et maladroit qui attire tout de suite la
sympathie.
So elle voulant commercialiser absolument son produit apparaît
manipulatrice. Mais elle aussi va tomber sous le charme du personnage
très maladroit de Jerem.
Et puis on a Philippe Katherine qui campe très bien cet agent
artistique un peu raté et totalement décalé.
On a beaucoup d’éléments intéressants dans ce film du
fantastique, de l'anticipation, une chronique de la jeunesse
contemporaine et une histoire d'amour et puis surtout une écriture
totalement barrée qui fait que même si on ne rit pas tout le temps
à gorge déployée on sourit souvent pour cette très belle réussite
qu'est Yves.
Yves (cannes 2019)
eut être une des plus belles découverte de la dernière quinzaine
des réalisateurs que ce film de Benoit Forgeard Yves.
Yves est un personnage hors du commun, c'est un frigo connecté doté
d'une intelligence artificielle.
Jerem (William Lebgil) est un rappeur un peu fauché. Il a accepté
de testé un frigo connecté pour avoir la nourriture gratuite qui
allait avec. C'est So (Doria Tillier) qui est chargé de suivre le
test du frigo chez son client Jerem.
Plus le film va avancer plus Yves va gérer tous les aspects de la
vie de Jerem. Au début il se contentait de commander de la
nourriture en fonction de la consommation de Jerem, mais il va
également finir par gérer la vie artistique et amoureuse de son
propriétaire.
C'est un film qui est pleinement dans son époque. On utilise tous
plus ou moins un réseau social ou un appareil connecté. C'est donc
un film qui à travers des situations assez cocasses amène à
réfléchir sur l'évolution des technologie.
Et puis on a le personnage principal Jerem, c'est une sorte de loser,
un jeune un peu perdu et maladroit qui attire tout de suite la
sympathie.
So elle voulant commercialiser absolument son produit apparaît
manipulatrice. Mais elle aussi va tomber sous le charme du personnage
très maladroit de Jerem.
Et puis on a Philippe Katherine qui campe très bien cet agent
artistique un peu raté et totalement décalé.
On a beaucoup d’éléments intéressants dans ce film du
fantastique, de l'anticipation, une chronique de la jeunesse
contemporaine et une histoire d'amour et puis surtout une écriture
totalement barrée qui fait que même si on ne rit pas tout le temps
à gorge déployée on sourit souvent pour cette très belle réussite
qu'est Yves.
jeudi, mai 23, 2019
Mektoub my love Intermezzo (cannes 2019)
Avec un scénario qui tient sur un timbre poste #mektoubmyloveintermezzo est proche de l'accident industriel
The gangster the devil the cop (cannes 2019)
Thriller à grand spectacle et efficace #TheGangsterTheCopTheDevil souffre de quelques incohérences qui sont loin de gâcher l'histoire
A white white day ( cannes 2019)
Un film d'Hlynur Palmason qui montre la bonne santé du cinéma islandais
après Belier et Woman at War. Ingimundur (Ingvar Eggert Sigurosson) est
policier dans un petit village islandais. Il vient de perdre sa femme. Il s'occupe
de sa petite fille car sa fille a du mal à surmonter le décès de sa mère.
Ingimundur rénove une maison pour sa fille et sa petite fille, ce qui lui permet
de se changer les idées après le décès de sa femme.
C'est un film assez dur sur le deuil. La gravité est renforcée par des paysages
sauvages très austères.
Et puis comme dans Belier et dans Woman at war il y a des scènes
complètement loufoques durant lesquels Ingimundur va littéralement craquer.
C'est plus précisément quand il apprendra quel était le secret de sa femme
qu'il va complètement lacher prise au risque de mettre en danger sa petite
fille.
Le personnage autour duquel le film tourne est absent. Il s'agit de la femme
d'Ingimundur. La question sera pour cette famille de faire sans elle. Et cela
semble difficile pour tout le monde.
Un film très réussi qui mêle à merveille le tragique et le comique et qui nousfait voyager dans les extraordinaires paysages islandais et qui nous plonge
dans une petite communauté qui fait face au deuil.
après Belier et Woman at War. Ingimundur (Ingvar Eggert Sigurosson) est
policier dans un petit village islandais. Il vient de perdre sa femme. Il s'occupe
de sa petite fille car sa fille a du mal à surmonter le décès de sa mère.
Ingimundur rénove une maison pour sa fille et sa petite fille, ce qui lui permet
de se changer les idées après le décès de sa femme.
C'est un film assez dur sur le deuil. La gravité est renforcée par des paysages
sauvages très austères.
Et puis comme dans Belier et dans Woman at war il y a des scènes
complètement loufoques durant lesquels Ingimundur va littéralement craquer.
C'est plus précisément quand il apprendra quel était le secret de sa femme
qu'il va complètement lacher prise au risque de mettre en danger sa petite
fille.
Le personnage autour duquel le film tourne est absent. Il s'agit de la femme
d'Ingimundur. La question sera pour cette famille de faire sans elle. Et cela
semble difficile pour tout le monde.
Un film très réussi qui mêle à merveille le tragique et le comique et qui nousfait voyager dans les extraordinaires paysages islandais et qui nous plonge
dans une petite communauté qui fait face au deuil.
Roubaix une lumière (cannes 2019)
Un film d'Arnaud Déplechin. Il s'inspire d'un fait divers, l’assassinat dans une
courée de Roubaix d'une dame agée par deux toxicomanes.
En plus de la narration de cette affaire, ce film est aussi une chronique de la
vie d'un commissariat à Roubaix. Le commissaire Daoud (Rochdy Zem) est un
enfant de Roubaix qui maintenant dirige un commissariat. Il est d'une
humanité remarquable que ce soit dans les affaires de viols ou de fugues qu'il
aura à gérer.
On a aussi ces jeunes policiers dont le premier poste est à Roubaix et qui vont
devoir faire face à la délinquance mais surtout à la pauvreté.
Et puis on a cette affaire plus que sordide où une femme âgée va être
assassiné pour seulement quelques euros et quelques produits alimentaires et
ménagers. Le mobile du meurtre est peut être plus révoltant encore que le
meurtre en lui même.Et puis il y a aura ce long processus pour essayer de déterminer les
responsabilités de cet assassinat. Et c'est là que les interprétations de Sarah
Forestier et de Lea Seydoux sont intéressantes. Elles sont méconnaissables en
toxicomanes. Et c'est peut être autour de ses deux personnages que le film en
fait peut être trop. Il prend avec ses 2 personnages une dimension
romanesque qui détonne avec le drame vécu par la famille de cette dame
agée. Ce côté romanesque est accentué par une photo acidulée qui semble
placer cette histoire hors du temps.
Notons enfin que la famille de la victime était contre la réalisation de ce film,
qui donnerait de l'humanité aux meutrières de cette dame âgée.
courée de Roubaix d'une dame agée par deux toxicomanes.
En plus de la narration de cette affaire, ce film est aussi une chronique de la
vie d'un commissariat à Roubaix. Le commissaire Daoud (Rochdy Zem) est un
enfant de Roubaix qui maintenant dirige un commissariat. Il est d'une
humanité remarquable que ce soit dans les affaires de viols ou de fugues qu'il
aura à gérer.
On a aussi ces jeunes policiers dont le premier poste est à Roubaix et qui vont
devoir faire face à la délinquance mais surtout à la pauvreté.
Et puis on a cette affaire plus que sordide où une femme âgée va être
assassiné pour seulement quelques euros et quelques produits alimentaires et
ménagers. Le mobile du meurtre est peut être plus révoltant encore que le
meurtre en lui même.Et puis il y a aura ce long processus pour essayer de déterminer les
responsabilités de cet assassinat. Et c'est là que les interprétations de Sarah
Forestier et de Lea Seydoux sont intéressantes. Elles sont méconnaissables en
toxicomanes. Et c'est peut être autour de ses deux personnages que le film en
fait peut être trop. Il prend avec ses 2 personnages une dimension
romanesque qui détonne avec le drame vécu par la famille de cette dame
agée. Ce côté romanesque est accentué par une photo acidulée qui semble
placer cette histoire hors du temps.
Notons enfin que la famille de la victime était contre la réalisation de ce film,
qui donnerait de l'humanité aux meutrières de cette dame âgée.
mercredi, mai 22, 2019
Summer of changsha ( cannes 2019)
La sombre histoire de meutre dans #summerofchangsha vient s'ajouter au passé plombant de ses deux personnages principaux
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