vendredi, février 15, 2008

Les faussaires



Un film sur les camps de concentration est toujours dur. Celui-ci n'essaie pas d'édulcorer les choses, même s'il décrit principalement la vie de personnes un peu moins torturées.

La cadre joue donc un rôle primordial dans ce film qui revient sur un fait de l'Histoire peu connu. En effet, la guerre économique et monétaire est un aspect très original qui fait également l'intérêt de ce film, même si celui-ci n'avait pas besoin de çà pour être intense.

Même s'il est très dur, l'intérêt historique du film finit par primer, ce qui rend cette oeuvre captivante.

vendredi, février 08, 2008

It's a free world


Le liberalisme va jusqu'au point où on est libre de se faire agresser devant chez soi. Telle pourrait être la devise de ce Ken Loach qui dénonce les dérives d'un système économique, où les règles ont tendance à disparaître au point que les personnes brîmées deviennent à leur tour des sortes de tyrans. C'est ce cycle que Ken Loach dénonce dans son régistre très caractérique d'oeuvres sociales très engagées. A voir pour mieux comprendre le monde qui nous entoure, un film qui ferait passer bon nombre de reportages de journalistes pour de vulgaires fictions.

jeudi, janvier 31, 2008

Les climats (Festival Télérama)


Le scénario est une définition de la bêtise humaine ou encore du mot borné, voir aveugle. A part passer une heure et demi de son temps devant un dictionnaire, ce film ne présente d'intérêt que par ses images. C'est déjà bien, mais pas forcément suffisant pour ne pas se lasser relativement rapidement devant un film qui ne se distingue pas par son originalité.

Paranoid park (festival Télérama)


Portland, pas forcément la ville où il fait bon grandir. Un homme retrouvé mort et dont on ne sait pas forcément si c'est un meurtre. Deux sujets qui se rejoignent brièvement pour faire un film. On reste donc dans le flou entre polar et chronique de la vie adolescente. Bref cette réalisation reflète assez bien cet âge trouble de la vie.
Bref bien malin la personne qui aura un avis sur ce film assez insipide.

mercredi, janvier 30, 2008

Persepolis (festival Télérama)


Le dessin en noir et blanc et aux lignes sobres en fait un film efficace et très agréable à voir.

Au delà de la forme, le fond nous plonge dans l'histoire récente de l'Iran, pays qui a toujours pesé dans l'histoire du proche orient. Un passage en occident nous permet de comparer les deux univers avec leurs ressemblances et leurs différences. Cette plongée dans l'évolution du quotidien des iraniens est captivante.

Le personnage de Marjane est vraiment très bien pensé et plus elle grandit plus elle devient attachante.

La grande qualité de ce film est d'expliquer clairement une situation complexe, aidé en celà par un graphisme très dépouillé mais très efficace.

Jesus Camp (festival Télérama)



La problématique est simple :les musulmans extrémistes embrigadent leurs enfants dans des camps, pourquoi les chrétiens ne feraient pas la même chose?

Le problème c'est que dans un cas on se trouve en Afghanistan et dans l'autre aux USA, pays qui se veut démocratique.

Le documentaire fait froid dans le dos et montre les limites de la protection des mineurs face à cette dérive évangéliste que l'on pourrait qualifier de sectaire.

Bref on comprend beaucoup de choses sur une réalité outre atlantique, dont on parle peu dans les médias traditionnels.

Boulevard de la mort (festival Télérama)


L'Amérique décrite par Tarantino est vraiment celle qu'on aime. Celle des grands espaces, des paysages magnifiques et des petites villes assez typée.

Au delà du décor le scénario et la mise en scène sont vraiment barrés ce qui fait que l'on ne s'ennuie jamais.

A noter un réalisation très réussie qui joue sur des vrais faux sauts de pellicule ce qui rend certaines transitions assez drôles.

Mention spéciale aux plans de pieds très reussis et à la chanson du générique de fin chantée par Kate Nash.

vendredi, janvier 25, 2008

Les promesses de l'ombre (festival Télérama)

Une chose est sûre la violence dans ce film est souvent insoutenable. Mais pouvait on traiter de la mafia russe en en faisant l'économie? Pas sûr. Bref comme souvent là où l'injustice, la violence gratuite, le crime régne, on voit souvent apparaîte son contraire, incarné ici par une rayonnanteNaomi Watts. Un film plutôt bien construit principalement sur cet antagonisme et bien servi notamment par Vincent Cassel, très bon dans son rôle de fils à papa un peu demeuré. La description de la complexité des relations familliales, quelles qu'elles soient est aussi un point fort de ce film. Bref, c'est souvent là où on attend pas à croiser d'Humanité quelle nous explose au visage.

jeudi, janvier 24, 2008

4 mois 3 semaines et 2 jours (festival Télérama)

1987, il y n'y a que 20 ans, j'avais 8 ans et le rideau de fer n'était pas encore tombé. Au delà du sujet ce film nous donne une sacrée leçon d'Histoire.
Le contexte est donc important mais le thème abordé prend le dessus. En effet, les conséquences d'un avortement clandestin sont dramatiques. Au delà de la principale concernée, son amie va en payer le prix fort. Malgré celà la solidarité entre les deux personnages principales fait ressortir le meilleur de l'Humanité, valeur qui n'a de cesse d'être battue en brèche tout au long du film.

vendredi, janvier 18, 2008

Into the wild


Malgré une longeur quasi historique ce film sous forme de flashback permanent réussit à garder un rythme certain, marqué par les changements de scènes et de décors. Les images superbes de l'Amérique sauvage contribuent à nous garder ébaillis.
Au delà de tous ces aspects très brillants, mais néanmoins techniques, ce film nous oblige à réfléchir à notre mode de vie qui apparaît finallement tellement artificiel et matériel. Au delà d'une certaine critique de la société de consommation, on arrive à se demander pourquoi faire des études, pourquoi décrocher un super boulot qui va finir par détruire son mariage et enfin pourquoi être attaché à la possession de biens matériels toujours plus nombreux? On ressort donc de la séance avec plus de questions que de réponses.

lundi, décembre 31, 2007

My blueberry night






Norah Jones actrice, donnerait il le même résultat que Sandrine Kiberlain chanteuse? Heureusement non. Et il faut bien avouer qu'elle porte magnifiquement la trame du film sur ses épaules.
Mais son succès repose également sur le talent de son réalisateur qui sait très bien alterner des plans très esthétiques, avec des légers ralentis envoutant, tout cela au service d'une histoire bien huilée et très fluide.
La réalisation magnifie donc une histoire pour le moins très classique mêlant à la fois une quête personnelle suite à une déception amoureuse et un road movie dans l'Amérique "vraie" que l'on aime tellement.
Bref tous les ingrédients sont réunis pour un très bon film.
Pour le plaisir un exemple de plan très réussi








jeudi, décembre 27, 2007

De l'autre côte


Après Head-on, encore une vision croisée sur les relations étroites qu'entretiennent allemands et turques. C'est d'ailleurs sur deux histoires croisées et succesives que repose le scénario. C'est aussi une manière de nous montrer que le monde, particulièrement entre allemands et turques est petit.
Un scénario remarquable de part sa structure mais qui est aussi porter par des actrices malheureusement encore méconnues dans notre pays.
Deux histoires symétriques avec énormément d'amour mais hantées par la mort nous démontrent que les sentiments sont universels et que les peuples sont semblables dans bien des domaines. Une belle leçon de tolérance allant à l'encontre de toutes les tensions racistes pouvant exister entre ces deux peuples.

dimanche, décembre 09, 2007

Darling


Pour mesurer le jeu d'un acteur, il faut le voir dans un rôle à contre-emploi. Marina Fois se sort très bien d'un rôle vraiment pas facile. Bref elle arrive très bien à porter ce film pour le rendre à la fois émouvant et cruellement réaliste. La seule conclusion que l'on puisse tirer est que notre vie, aussi difficile qu'elle soit est surement plus simple que celle d'un encore trop important nombre de personnes. C'est peu être là que se cache le message de ce film, qui d'un premier abord ne paraît pas si engagé que çà.

samedi, décembre 01, 2007

Andalucia


C'est la première fois que je suis aussi géné pour écrire quelque chose sur un film, le fait d'avoir écrit ces quelques mots m'a déjà fait gagné plus d'une ligne. Bref, je pourrais dire que j'ai apprécié le passage d'effeuillage et de dégustation de mandarine. Trop réducteur en effet, je dirai que ce genre de film permet de voir des personnes que l'on ne voit pas souvent, même si çà aurait pu se faire en visionnant une bonne comédie style " les nuls". Voilà j'ai enfin trouvé le point positif et très agréable de ce film dont je n'ai toujours pas parlé car il est inqualifiable, au sens premier du terme.

mardi, novembre 20, 2007

La chambre des morts


La chambre des morts peut facilement faire passer les rivières pourpres ou seven dans la catégorie des films gentillets et fleur bleue. Mélanie Laurent capitalise donc son expérience des drames psychologiques après je vais bien ne t'en fait pas. Au contraire de ce dernier, la violence est ici plus visible ce qui la rend paradoxalement plus supportable. Les paradoxes ne s'arrêtent pas là, en effet il peut paraître difficile au cours du film de supporter certaines scènes, mais quand on ressort de la séance on a quand même l'impression d'avoir vu un bon film, dont le point fort est son incroyable intensité.

mercredi, novembre 14, 2007

Africa Paradis


Ce n'est pas tous les jours qu'il est possible de voir des films africains. C'est encore plus vrai pour celui-ci car il n'a pas été vraiment distribué en France. Et pour cause, parler d'immigration et surtout d'immigration inversée celà relève du tabou. C'est pourtant ce que propose ce film d'anticipation, en se projetant dans le monde de 2030 où le continent africain a pris le pouvoir.
Vous aurez compris que c'est un film engagé et hyper politisé. Le manque de moyen et le message très présent font que les images ne sont pas d'une qualité extraordinaire, mais est-ce vraiment important? Au moins ici, contrairement à certaines grosses productions le fond l'aura emporté sur la forme.

lundi, novembre 05, 2007

Cassandra's Dream


Les rêves nécessitent parfois d'immenses sacrifices, parfois même trop. Telle pourrait être la morale de ce film (qui n'en manque d'ailleurs pas), noir et dur à l'opposé des dernières productions de Woddy Allen.
Un film captivant donc qui montre les dangers de vouloir des choses que l'on est pas forcément capable d'assumer.On peut y voir un parrallèle avec notre société consumériste où des gens vont s'endetter quasi à vie pour une TV plate 100 cm avec toutes les conséquences que celà induit. Ici les personnages y laisseront leur vie. Et si le bonheur était dans des choses simples à l'opposé du modèle que l'on nous vend?

samedi, octobre 27, 2007

Michael Clayton


Georges Clooney a pour habitude de dire qu'il tourne un "navet" par an pour financer ensuite des films engagés en temps que producteur. Même si le caractère engagé n'est pas trop flagrant, le résultat est encore probant.
Dans la ligne de mire cette fois les sociétés de pesticides et les énormes sociétés d'avocats sans scrupules.
Dans cet environnement le personnage joué par Georges Clonney se démarque et renforce un peu trop la mise en valeur de l'acteur.
Mais le scénario très trouble, très entremêlé renforce le caractère opaque qui règne dans ce milieu et c'est là la force incontestable de ce film. On ne comprend tout qu'à la toute fin du film, ce qui reste le must pour garder l'attention du spectateur.

jeudi, septembre 27, 2007

La vengeance dans la peau


Pour faire court, je n'ai pas vraiment aimé ce film. Le principal reproche que je pourrai lui faire est l'enchainement qusi ininterrompu de scène d'actions parfois irréalistes. Et c'est dommage car en creusant un peu ce film aurait pu être très interessant et proposer une version plus moderne des films d'espionnage. Une idée à creuser peut être pour une nouvelle série puisque la trilogie est surement terminée.

La vérité ou presque


Encore un film où l'action ne se passe quasiment à Paris et c'est plutôt pas mal.
La vérité, n'est t'on pas plus heureux quand on ne l'a dit pas? Ou alors n'est il pas plus facile pour tout le monde de se tenir à des codes établis dans lesquels tout le monde se sent à l'aise? Ce film défend cette thèse que çà soit dans les relations amoureuses (ce qui rend ce film croustillant) mais encore dans la vie quotidienne. Dans ce cas le film prend une tournure plus grave car en effet, le parti pris est de défendre la thèse que dans certains cas vivre caché c'est vivre heureux. Bref un film qui pose des questions essentielles et qui met en évidence le décalage entre la vie codifiée voulue ou imposée par la société et la vie dans laquelle tout un chacun recherche son propre épanouissement.

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