mercredi, novembre 12, 2025

l'incroyable femme des neiges


 

Le nouveau film de Sébastien Betbeder avec Blanche Gardin, Philippe Katerine et Bastien Bouillon, un film présenté lors de la dernière Berlinade.


Coline Morel une célèbre spécialiste des poles retourne chez elle dans le massif du Jura. Elle y retrouve ses frères Basile et Lolo. Elle n’arrivera pas à leur dire qu’elle va mourir et va se comporter de manière totalement incohérente.


C’est un film qui parle de la fin de vie mais tout l’intérêt est qu’il n’en parle pas de manière frontale. Le personnage de Coline annonce bien au début du film qu’elle va mourir mais on en sait pas plus.

On plonge donc dans une sorte d’entre deux entre comédie et drame. On est dans une sorte d’inconfort qui traduit la situation dans laquelle se trouve Coline.


Et puis le film va prendre une dimension mystique et philosophique quand on va comprendre le choix de Coline celui de finir ses jours aux Groenland où le concept de mort est assez éloigné de celui que l’on connait en occident.


On retrouve des similitudes avec on ira d’Enya Barroux (c+) choisir sa fin de vie ne pas se laisser dicter sa mort et sa déchéance. Mais l’incroyable femme des neiges est plus subtil, moins frontal plus philosophique tout en étant tendre et amer.

mardi, novembre 11, 2025

insaisissables 3

Un film de Ruben Fleischer troisième opus de la série débutée en 2013 avec notamment Jessie Eisenberg, Ariana Greenblatt Rosamund Pike et Justice Smith


De jeunes magiciens se font passer pour les cavaliers ce groupes de magiciens légendaires. L’oeil va faire se réunir ces deux groupes de magiciens, leur but sera de faire tomber Veronika Vanderberg l’héritier d’une mine de diamants et d’une organisation familiale soupçonnée de blanchir l’argent d’organisations criminelles.


La première qualité de ce thriller est son écriture signée Michael Lesslie. Tout est au cordeau, l’action rebondit sur 3 continents et les revirements d’intrigues apportent beaucoup de rythme au film.


C’est également un film avec beaucoup de légèreté. Les tours de magies et les nombreuses illusions apportent de l’émerveillement le tout porté par des magiciens assez cabotins.


Mais c’est surtout cette quête de justice et la dénonciation de ceux qui s’enrichissent sur le dos des plus faibles qui rendent le film très agréable. Le film va plus loin en dénonçant la spéculation financière, le blanchiment d’argent et l’exploitation de l’environnement notamment.


Comme à la fin de tout bon tour de magie, l’épilogue est à la hauteur du film en étant tout aussi spectaculaire qu’imprévisible.


Un excellent divertissement que cet insaisissables 3 en attendant le 4eme opus prévu pour 2027


 

lundi, novembre 10, 2025

l'inconnu de la grande arche

Quand la création se heurte aux jeux de pouvoirs et aux réalités économiques #linconnudelagrandearche montre toute la réalité et l'utopie d'un architecte
 

dimanche, novembre 09, 2025

la bonne étoile

 

Un film de Pascal Elbe, avec Pascal Elbe, Benoit Poolevoorde Audrey Lamy et Zabou Breitman.


Jean Chevalin sa femme et leur enfant tentent de survivre aux rationnements de la seconde guerre mondiale.


Croyant aux rumeurs, Jean va se faire faire des papiers avec une identité juive dans l’espoir de se faire recueillir par une baronne. Mais il devra mettre sa vie en danger pour faire sauter une usine d’armement et éviter les rafles de la police française et des nazis.


Ce film est une succession interrompue de rebondissements de plus en plus improbables. L’effet comique recherché est vite remplacé par un sentiment de mal aise voir d’écœurement


Le seul personnage intéressant sera celui de Madeleine, cette aristocrate cachant des juifs, menant des actions de résistance tout en flattant l’ennemi pour tenter de dissimuler ses activités.


Alors oui ce film parle d’une certaine lâcheté, par exemple celle de ces faux passeurs qui prenaient l’argent tout en abandonnant les personnes qu’ils devaient conduire en zone libre, mais celle de Jean Chevalin est assez abjecte car il n’est pas forcément en danger. On est pas dans le dimension décalée de la folle aventure de Max et Léon ni dans un film plus classique sur la résistance. Cet entre deux mais très mal à l’aise.



jeudi, novembre 06, 2025

les braises

Le troisième film politique de Thomas Kruithof après les promesses et la mécanique de l’ombre.


Karine (Virginie Effira) et Jimmy (Arieh Worthalter) vivent heureux avec leurs deux enfants dans une maison qu’il rénovent. Elle travaille dans une usine agro alimentaire alors que lui a monté son entreprise de transport routier. Mais la crise des gilets jaunes va mettre à mal leur couple.


Ce film est avant tout une histoire d’amour qui va être mise à mal par ce mouvement social Karine est militante et tentera de structurer le mouvement près de chez elle. Jimmy lui ne croit pas dans ce mouvement sans essayer de dissuader sa femme d’y prendre part. On va voir petit à petit ce couple se déliter. L’amour lui est toujours présent mais ce mouvement sera la première faille dans ce couple fusionnel.


Mais surtout ce film montre un monde du travail d’une grande rudesse. Cette usine agro alimentaire où les cadences sont de plus en plus dures et où du jour au lendemain les personnes peuvent se voir priver de primes et de missions particulières malgré leur expérience. Et puis ce monde du transport, avec ces clients n’hésitant pas à mener des chantages sournois pour tirer les prix vers le bas en faisant miroiter des promesses de contrat.


On a un film en apparence sur le mouvement des gilets jaunes (comme dossier 137 de Dominik Mol qui sortira dans quelques semaines) mais c’est ce monde du travail sans pitié qui est pour moi le vrai sujet de ces braises.


 

predator badlands

 

Un film de Dan Trachtenberg qui signe le septième opus de la série commencée en 1987 avec un film mettant en scène Arnold Schwarzenegger


Dek un jeune prédator assiste à la mort de son frère qui devait le tuer car leur père le jugeait trop faible. Il va alors partir sur la planète Genna pour combattre une créature que personne n’a jamais vaincu le Kalisk. Mais Thia une synthétique voudra elle aussi tuer le Kalisk.


C’est d’abord un film d’apprentissage. Un jeune prédator à qui on demande de faire ses preuves. Un frère qui le soutient face à un père sanguinaire aux méthodes d’éducations très rustres.


Mais ce film Disney, véhicule un certain nombre de valeurs plus qu’intéressantes. D’abord l’entraide. Dek va avoir besoin de Thea et d’une autre créature. Il va apprendre peu à peu à faire confiance ce qui sera nouveau pour lui car il a été élevé dans une forme d’individualisme et dans une valorisation des plus forts.


Et puis ce film montre que ce n’est pas parce qu’on est plus faible que les autres et différents que l’on a pas le droit d’exister.


Elle Fanning bien que son personnage soit très bavarde apporte beaucoup à son personnage tronc et assume parfaitement son rôle de star du film.


Un film plutôt agréable, bien qu’il fasse passer la première 1/2 heure uniquement en grommelot et pas forcément digeste.



lundi, novembre 03, 2025

l'étranger

Une adaptation du roman de Camus par Francois Ozon avec Benjamin Voisin, Rebecca Marder et Pierre Lottin.


On est en Algérie. Meursault vient de perdre sa mère, entame une relation avec Marie et est ami avec Raymond son voisin de palier. Raymond est poursuivi par le frère d’une indigène avec qui il a eu une relation trouble. Sur une plage Meursault finira par tuer l’homme qui suivait son ami Raymond.


On a déjà ce personnage de Meursault très énigmatique, en apparence assez froid mais qui semble cabossé par la vie. Il est le produit d’une époque et semble comme formaté par la société.


Et puis il y a le racisme ordinaire celle de l’Algérie française et la misogynie d’une époque où les femmes sont des objets du désir des hommes. L’amie de Raymond sera battue par ce dernier, voir prostituée. Marie elle aura du mal à faire dire à Mersault qu’il est amoureux d’elle.


Mais l’étranger reste un film d’ambiance, celle de l’Algérie coloniale, d’un pays écrasé par la chaleur et le soleil. Ambiance d’une époque, d’un milieu social modeste le tout renforcé par ce noir et blanc très sobre. Un film d’une fatalité et d’un déterminisme assez fort.


 

vendredi, octobre 31, 2025

omniscient reader the profecy (ffcp)

Quand un web toon devient la réalité #OmniscientReadertheprophecy utilise l'action et le fantastique pour promouvoir la solidarité et l'entraide face à une humanité en déclin #ffcp #paris

mal.moe the secret mission (ffcp)

encontre haute en couleur improbable d'un intellectuel et d'un petit criminel #malmoethesecretmission érige la défense de la langue comme un acte d'unification d'un pays face à l'occupant #ffcp #paris

jeudi, octobre 30, 2025

my daughter is a zombie (ffcp)

Les souvenirs et l'amour d'un père comme thérapie #mydaugtherisazombie a travers une comédie est une ode à la différence #ffcp #paris

summers camera (ffcp)

Un appareil photo comme souvenir d'un père disparu #summerscamera tranche avec cette histoire d'amour symbole d'une vie qui continue #ffcp #paris

the burglars (ffcp)

Quand un cambrioleur entraîne avec lui une de ses victimes sur les routes #theburglars en est émouvant par la nature des butins traduisant toute la fatalité de deux solitudes #ffcp #paris

mercredi, octobre 29, 2025

home behind bars (ffcp)

Quand la prison sépare une mère et sa fille #homebehindbars montre que l'implication et l'humanité d'une surveillante peut faire toute la différence #ffcp #paris

the truth beneath (ffcp)

Combat épique d'une mère pour retrouver l'assassin de sa fille #thetruthbeneath après nous avoir longtemps mené sur de fausses pistes dégaine une fin tout aussi incroyable que terrible #ffcp #paris

the final semester (ffcp)

Apre récit d'apprentissage #thefinalsemester montre tout le courage et l'abnégation d'un jeune homme devant compensé l'absence de son père #ffcp #paris

lundi, octobre 27, 2025

la disparition de Josef Mengele


Documentant l'exil d'un criminel nazi paranoiac #ladisparitiondejosefmengele en est choquant par l'absence d'un début de remords
 

jeudi, octobre 23, 2025

l'homme qui rétrécit

Un film de Jan Kounen une nouvelle version du film de Jack Arnold de 1957 des films adaptant le livre éponyme de Richard Matheson


Paul et Elise (Jean Dujardin et la trop rare Marie Josée Croze) vivent heureux avec leur fille Mia dans une belle maison au bord de la mer. Paul va se rendre compte qu’il est de plus en plus petit. Il mesura d’abord quelques centimètres de moins puis sera tellement petit qu’un accident va le faire littéralement disparaître aux yeux de sa famille.


Le film prend le temps de poser l’intrigue et sa dimension fantastique. Les adieux d’un homme à sa famille, sa détresse provoquent une émotion des plus fortes.


Et puis le film bascule dans le film catastrophe un film survivaliste qui fait penser non sans anachronisme à The Revenant. Paul est tel Robinson sur son ile déserte à tenter de survivre, affrontant tous les dangers et tentant surtout de combattre sa pire ennemi la solitude.


Ce qui est remarquable c’est le jeu des proportions. Les points de vue qui changent. La prouesse technique est tout simplement remarquable est est au service d’un film d’action, d’un drame rempli d’émotions.


Une très belle réussite que cette nouvelle version de l’homme qui rétrécit et pour voir la première version de 1957 il faudra vous tourner vers la vidéo à la demande ou les DVD.


 

mercredi, octobre 22, 2025

deux pianos

Le nouveau film d’Arnaud Desplechin le réalisateur de 3 souvenirs de ma jeunesse ou encore Roubaix une lumière.


Mathias Vogler (Francois Civil) est un pianiste de talent parcourant le monde. Il est de retour à Lyon pour jouer avec Elena (Charlotte Rampling). Dans un square il va croiser un enfant qui ressemble au petit garçon qu’il était. Il va alors suivre sa trace pour savoir qui il est.


Un mot sur la forme assez déroutante. Une photo assez granuleuse et datée, un montage parfois très brutal et une image qui parfois donne le mal de mer.


L’intrigue elle est assez classique le retour au pays de l’enfant prodigue adulé par sa mère, ses amis et ses pairs musiciens. Et puis un secret une histoire d’amour ancienne et mal cicatrisée qui refait surface.


Les personnages sont eux assez singuliers. Ces musiciens talentueux sont détruits par une carrière exigeante. Celà les rend au mieux irascibles au pire dédaigneux. Et puis ce personnage de Claude (Nadia Tereszkiewicz) est elle à la fois insouciante et imbue d’elle même voir provocatrice.


On se rattrape un tout petit peu avec la bande son qui va attirer les amateurs de musique classique.


 

lundi, octobre 20, 2025

arco

 

Un film d’animation signé Ugo Bienvenu, cristal du meilleur film à Annecy et sélectionné en séance spéciale au dernier festival de Cannes.


Nous somme en 2932 Arco un petit garçon brave l’interdiction de voler et se retrouve dans le passé en 2075. Il y rencontre Iris, elle va le cacher d’un groupe de curieux et de ses contemporains le temps pour le jeune garçon de trouver un moyen de rentrer chez lui.


Ce qui marque ce sont les environnements dans lesquels se déroulent ce film. En 2932 les humains sont obligés de vivre dans le ciel, vivre au sol étant devenu impossible et 2075 est marqué par de nombreuses tempêtes clouant les habitants chez eux. Un film qui cultive l’éco anxiété.


Mais les humains semblent s’être adaptés à ces environnements qui paraissent tout à fait anecdotiques.


Néanmoins le film développe d’autres aspects beaucoup plus positifs, une belle amitié entre deux enfants qui vont partir à l’aventure un robot à tout faire qui remplace à la fois les parents d’Iris et un médecin urgentiste ou encore trois bras cassés à la recherche de leur honneur.


Arco est certes un film d’animation assez classique et destiné à tous les publics, mais fait passer néanmoins un message de protection de l’environnement assez marqué.



dimanche, octobre 19, 2025

the chronology of water

 

Le premier film de Kristen Stewart une adaptation du livre la mécanique des fluides, roman autobiographique de Lidia Yuknavitch, un film présenté dans la section un certain regard à Cannes et prix de la révélation à Deauville.


Lidia (Imogen Poots révélée en 2019 dans Vivarium) est une jeune femme vivant avec un père tyrannique. Grace à la natation elle va partir faire des études loin de chez elle au Texas. Mais c’est une jeune femme détruite rongée par l’alcool. C’est dans l’écriture qu’elle commencera à trouver une forme de résilience.


Sur la forme ce film ne ressemble pas forcément à un biopic mais au destin d’une femme brisée dans son enfance et qui va essayer de s’en sortir. L’image en 16mm, le rythme syncopale et électrique en font un film tout à fait singulier.


Et puis ce film parle de violences, celle psychologique d’un père envers sa fille et puis également celle du sport de haut niveau avec des sélections drastiques.


C’est l’écriture qui va être une sorte de thérapie. Ce qui est frappant c’est de voir comment les souffrances peuvent devenir une forme d’art et fasciner le public.


Un film fort certes basé sur la vie d’une autrice mais mettant en lumière de manière criantes les violences intra familiales et leurs conséquences.


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