lundi, février 20, 2023

marlowe

 


Le réalisateur d’entretien avec un vampire Neil Jordan s’attaque à la mise en scène d’un des plus célèbres détectives de la littérature américaine Marlowe


Claire Cavendish (Diane Kruger) engage Marlowe (Liam Neeson) pour retrouver son amant mystérieusement disparu. Marlowe va alors aller de surprises en surprises et enquêter dans un très chic club privé qui aura bien des secrets.


Ce film est un polar très bien écrit. On est mené en bateau du début à la fin. Les nombreux rebondissements nous tiennent en haleine. On sent que ce film est adapté d’un livre « la blonde aux yeux noirs » de John Banville.


L’autre côté intéressant est cet hommage à l’Hollywood des années 1930. Age d’or du cinéma déjà vu récemment dans Babylon. On y voit une haute bourgeoisie ses excès cette relation mère fille difficile. Et dans tout çà on a un détective qui fera ce que la police ne peut pas faire car lui a déjà tout perdu, sa plaque et sa retraite.


Et puis une révélation celle de Daniela Melchior, sœur de l’amant disparu et prostituée de luxe dans le club select de Los Angeles, qui malgré son petit rôle laisse entrevoir une carrière prometteuse.


Marlowe un film qui n’est pas exceptionnel mais qui coche toutes les cases du bon polar dans cette ambiance si particulière du Los Angeles des années 1930.

vendredi, février 17, 2023

la femme de Tchaïkovski

 

Un film de Kirill Serebrennikov le réalisateur de Léto et opposant russe notoire qui a passé quelques années assigné à résidence.


Antonina Miliukova (Alyona Mikhailova) est une jeune fille de bonne famille qui rencontre chez sa tante Piotr Tchaikovski (Odin Lund Biron). Elle tombe sous son charme et fera tout pour ce dernier la demande en mariage. Mais Tchiakovski repousse dans un premier temps la jeune femme. Il finira par l’épouser dans l’espoir de toucher la dot.


Ce qui est marquant c’est l’obstination dont fera preuve la jeune femme. Elle va tout faire pour se marier à Tchaïkovski et quand celui va la repousser elle va refuser le divorce. Même quand elle apprendra qu’il est homosexuel elle va continuer à s’accrocher à ce mariage. Elle semble comme aveuglée par l’amour et ne comprend pas les conventions sociales.


L’autre point marquant ce sont ces conventions sociales. L’homosexualité en Russie au XIXeme siècle est interdite. Tchaïkovski sait rester discret. On ne verra aucun de ses amants et çà ne pose de souci à personne. Même si elle est interdite, en réalité l’homosexualité semble tolérée. La proposition de divorce que Tchaïkovski va faire à sa femme pour un adultère imaginaire est l’exemple parfait de ces conventions sociales.


Mais au final le final est très long, trop long, le film ne commençant à mon sens que dans les 45 dernières minutes.

mercredi, février 15, 2023

l'astronaute


 

Jim Deforges est un ingénieur chez Ariane. Il n’a pas été retenu pour être astronaute. Il a alors décidé de construire sa propre fusée dans la grange de sa grand-mère. Il aura besoin d’aide pour finaliser sa construction et partir dans l’espace.


C’est d’abord un thriller technologique. La question sera de savoir si le pari de Jim Deforges est réalisable. Ses collègues de chez Ariane vont il découvrir qu’il a détourné des pièces. Alexandre Ribbot (Mathieu Kassovitz) un ancien astronaute va t’il pouvoir le conseiller efficacement. Les problèmes techniques liés au carburant et aux calculs de trajectoires sont ils résolvables ?


Bref construire sa fusée dans sa grange en toute discrétion pose énormément de problème.


C’est aussi un film qui pose la question de notre relation à l’espace et la fascination que cela engendre. Il suffit de voir la notoriété de Thomas Pesquet pour voir que la conquête de l’espace est quelque chose d’irrationnel.


Et cette fascination difficilement explicable est plutôt bien traduite dans le film. Pour Tom Deforges c’est le résultat d’une histoire familiale. Mais tout un chacun intéressé par l’espace pourra s’identifier à Tom Desforges. Pour les autres forcément l’astronaute présentera beaucoup moins d’intérêt.

un homme heureux

 

Un film de Tristan Séguéla le réalisateur des comédies Docteur et de 16 ans ou presque.


Jean (Fabrice Luchini) est le maire conservateur d’une petite ville du Pas de Calais. Il annonce à sa femme Edith (Catherine Frot) qu’il souhaite se représenter. Elle lui annonce qu’elle a entamée une transition pour devenir un homme. Cette transition va venir interférer dans la campagne électorale de Jean.


C’est d’abord un film politique. On y voit une campagne électorale dans une petite ville. Le relationnel et les serrages de main y sont encore primordiaux. Philippe Katherine en bras droit du maire est l’incarnation de cette petite bourgeoisie de province toujours là à flatter ses électeurs.

Mais Jean va être contraint d’utiliser le secret de sa femme dans sa campagne. Il va alors du jour au lendemain changer radicalement d’avis. Après avoir dénigré la transition de sa femme il va l’encourager car cela va le servir politiquement. Ce cynisme est plutôt intéressant.


La comédie elle reste une comédie de boulevard. Les clichés sur la transition d’Edith sont un peu grossier. Docteur la précédente comédie de Tristan Séguéla était elle plus tendre plus humaniste ce qu’on retrouve moins dans un homme heureux.


jeudi, février 09, 2023

pour la France

 

Un film de Rachid Hami


Le sous lieutenant Aissa Saidi (Shain Boumedine) est retrouvé mort à l’école des officier de St Cyr après la traversée d’un lac gelé qui fait partie du rituel d’intégration de l’école. Sa mère (Lubna Azabal) et son frère Ismael (Karim Leklou) vont alors mener un véritable bras de fer avec l’armée pour qu’Aissa puisse avoir des obsèques digne d’un aspirant officier.


Ce que l’on peut regretter c’est que le film ne s’intéresse pas à l’enquête sur la mort d’Aissa mais sur la manière dont il va être enterré. Le bras de fer entre l’armée et la famille d’Aissa est assez tendu. La mère fait preuve de dignité et de fermeté. Le commandant de St Cyr (Laurent Lafitte) doit lui être loyal envers son institution tout en faisant preuve de compassion.


Mais ce film est surtout un moyen de montrer comment la famille d’Aissa est arrivée en France. Elle a fuit l’insécurité. Mais Aissa et Ismael ont suivi des trajectoires différentes. L’un a fait de brillantes études, l’autre s’est toujours débrouillé dans une sorte de violence chronique.


Si on ajoute à cela la question du père on se retrouve dans une histoire de famille assez complexe qui n’est pas sans rappelle un petit frère de Léonore Seraille.

mardi, février 07, 2023

alibi.com2

 

Le nouveau film de Philippe Lachaux.


Flo et Gregory (Philippe Lachaux et Elodie Fontant) vont se marier. Mais il y a un problème Greg va devoir présenter ses parents à Flo. Mais sa mère (Arielle Dombale) est une star de films érotique et son père (Gérard Jugnot) est un escroc. Gregory n’a pas d’autres choix, il va devoir réactiver sa société alibi.com pour que ses amis Medhi et Augustin (Tarek Boudali et Julien Arruti) l’aident à trouver de faux parents. Mais rien ne va fonctionner comme prévu.


Le point fort du film réside dans son scénario (Philippe et Pierre Lachaux, Julien Arruti et Pierre Dudan) Le rythme est haletant, les rebondissements nombreux et les gags tombent juste. Le moindre petit détail aura à un moment ou un autre une importance.


C’est aussi une belle histoire d’amour. La scène dans laquelle Greg et Flo préparent leur maison pour le mariage est signe d’une vraie complicité derrière leur chamailleries (Gilles Lelouche et Eye Haidara dans le sens de la fête et Marina Fois et Laurent Lafitte Papa ou maman 1 et 2). Et puis un film qui nous montre qu’il faut aimer l’autre comme il est (couple des parents de Flo Nathalie Baye et Didier Bourdon) sans essayer de trop le changer.


C’est un film qui fait du bien très rythmé très drôle dans lequel l’amour n’est pas mièvre. Une très belle réussite que cet alibi.com2 dont la date de sortie autour de la St Valentin est très à propos.


lundi, février 06, 2023

le piège de huda

Un film d’Hany Abu-Assad d’après une histoire vraie


Reem (Maisa Adb Elhadi) est une jeune mère qui profite d’une journée pour aller dans le salon de coiffure de Huda (Manal Awad). Cette dernière va droguer Reem et prendre des photos d’elle dans les bras d’un homme. Elle va alors demander à Reem de travailler pour les services secrets israéliens sans quoi elle donnera la photo à son mari.


Le thriller est plutôt réussi. Des indics vont être recruter de manière assez pernicieuse. Ceci va plonger Reem et d’autres femmes dans le désarroi le plus profond. Reem va être prise en tenaille entre Huda, la résistance palestinienne qui veut la débusquer et un mari jaloux.


Si ce film n’était pas tiré d’une histoire vraie on aurait pu dire que l’intrigue était plus que bien trouvée.


Cette angoisse est renforcée par le fait que ce film soit tourné dans des milieux confinés, le salon de coiffure de Huda, le domicile de Reem ou les caves de la résistance.


C’est enfin un film très politique qui dénonce l’occupation israélienne en Palestine.


Un excellent thriller que ce piège de Huda


 

mercredi, février 01, 2023

la montagne

 

Un film de et avec Thomas Salvador, le film avait fait la clôture de la dernière édition d’Entrevues à Belfort.


Pierre vient faire une présentation d’un robot à Chamoix. Par la fenêtre il s’extasie devant la montagne. Il va alors décider de ne pas rentrer à Paris. Il va monter sur l’aiguille du midi et bivouaquer au milieu de la neige. Un de ses seuls contact sera Léa (Louise Bourgoin) la cheffe du restaurant de l’aiguille du midi.


Ce film va monter crescendo dans le paranormal. Ce qui est assez frappant c’est que ce parisien en quelques jours va passer d’une vie assez confortable à une vie d’ermite dans une tente dans la neige. C’est un peu comme par magie qu’il va maîtriser toutes les techniques de marche sur les glaciers et de survie en haute montagne dans la neige et le froid.


Puis on va passer à un stade supérieur, à celui des hallucinations, un stade dans lequel la montagne serait vivante.

Lea elle est plus rationnelle, mais va tomber amoureuse petit à petit de Pierre qui voue une sorte de dévotion ultime à la nature et à la montagne.


Ce film nécessite d’avoir un certain nombre de prédispositions au mysticisme et une certaine ouverture d’esprit. Tout ceci étant renforcé par une économie de dialogue et des paysages à couper le souffle.

interdit aux chiens et aux italiens

 

Le nouveau film d’Alain Ughetto prix du jury du dernier festival d’Annecy


La famille Ughetto est une famille de paysans italiens du début du XXeme siècle. Césaria rencontre Luigi alors que ce dernier travaille sur le chantier de la construction d’une route de montagne. Peu de temps après ils se marient. De retour dans leur village ils ne vont pas pouvoir subvenir aux besoins de leur famille. Ceci les conduira à s’exiler en France.


C’est d’abord un film historique qui montre les conditions de vie difficile des paysans italiens au début du XXeme siecle. Les constructions des routes et des tunnels leur permettaient de survivre mais les guerres et le fait que l’église prélevait une partie de leurs récolte ont fait qu’ils n’avaient plus d’autre choix que l’exil.


Le destin de ces paysans italiens est raconté de manière très crue. Ils ont toujours été des victimes et se sont fait sans cesse exploiter, par l’Église, par l’armée ou encore par les entrepreneurs de travaux publics. On développe une forte empathie pour cette famille qui est celle du réalisateur. C’est le type de film qui vous prend aux tripes tellement le destin de cette famille est touchant.


L’animation est du stop motion est aussi de qualité. On peut être surpris de voir de temps à autres la main réelle du réalisateur s’inviter dans le film. Mais cela reste anecdotique et ne nuit pas à la grande qualité des personnages et des décors.


lundi, janvier 30, 2023

nostalgia

 


dimanche, janvier 29, 2023

Astérix et l'empire du milieu

 

Un film de Guillaume Canet.


La princesse Fu yi (Julie Chen) a du fuir son pays, car sa mère l’impératrice (Lin Dan Pahm) est victime d’une tentative de coup d’État de la part de Deng Tsin qin (Bun Hay mean). Arrivée en Gaule, Fu Yi va obtenir l’aide du village d’irréductibles gaulois. C’est Astérix et Obélix (Guillaume Canet et Gilles Lelouche) qui vont aider la princesse à défendre son royaume.


Tous les ingrédients d’un Astérix et Obélix sont là, le marchand de poisson, le barde, les pirates, Jules César qui va tenter d’impressionner Cléopâtre en étendant son royaume en Chine.


Mais ce qui manque malgré les 65 millions d’euros de budget c’est un vrai scénariste. Tout est ultra prévisible et les jeux de mots sont assez souvent pathétiques. On a aussi quelques référence à me too mais là encore çà sonne faux. Astérix et Obélix contrairement aux autres opus peine à être une métaphore de notre société contemporaine.


Le plus triste c’est que dans ce défilé de stars ce soit Julie Chen experte comptable dont c’est le premier film qui vole la vedette à ce que le cinéma français est censé faire de mieux.


On sera attendri par l’attirance qu’Obélix va avoir pour Tat Han (Leanna Chea) mais pas au point de sortir ses petits mouchoirs.


Il ne faut pas le dire à personne que cet Astérix et Obélix est peut être le moins réussi.



mercredi, janvier 25, 2023

tar

 

Un film de Todd Field avec Cate Blanchet


Lydia Tar est une cheffe d’orchestre partageant sa vie entre Berlin et New York. Elle a une fidèle assistante (Noémie Merland) et une femme (Nina Hoss) qui est aussi le 1er violon de son orchestre. La question sera de savoir si Tar arrivera à garder la tête froide face à tant de responsabilités.


Bien que ce film ne raconte pas grand-chose on peut souligner les jeux de pouvoirs qui sont assez habiles. Tar essayant de faire la pluie et le beau temps dans son institution .

Et puis il y a quelques réflexions assez intéressantes sur des jeunes gens prisonniers de leur genre et des réseaux sociaux et qui n’osent pas exister et se confronter au monde.


A part çà ce film est 2h30 de vide absolu. On aurait pu s’attendre à une bande son un peu particulière mais ce sont les décors des intérieurs berlinois ou new yorkais et ces salles de spectaclesles qui sont assez grandioses.


Il y avait matière à faire un film sur le pouvoir et comment il peut brûler les ailes ou conduire à la folie. Mais là encore Tar ne fait qu’effleurer le sujet à ce demander ce que fait Tar dans la liste des nominations aux Oscars.

lundi, janvier 23, 2023

brillantes

 

Brillant 1er film de Sylvie Gautier


Karine (Celine Sallette) est une mère célibataire qui travaille dans une société de nettoyage pour gagner sa vie. Sa cheffe va découvrir qu’elle ne sait pas lire et va utiliser cette faiblesse pour mieux contrôler ses employées qui n’acceptent pas leurs nouvelles conditions de travail suite au rachat de leur société.


C’est d’abord un film social digne d’un Ken Loach. On voit tous les stratagèmes utilisés par une société pour exploiter des femmes, le travail de nuit, les missions de plus en plus loin et un dialogue social quasi inexistant.


Et puis il y a la question de l’illettrisme. On est dans du documentaire. Comment une femme va t’elle faire illusion ? En utilisant son fils Ziggy (Thomas Gloria l’enfant de jusqu’à la garde). Mais surtout ce qui est marquant c’est la pudeur de Karine. Elle a élevé seule un enfant qu’elle n’a pas d’abord aimé, ne lit pas et refuse toute l’aide qui lui est proposée notamment par Bruno (Bruno Salomone). C’est cette forme de résignation qui est encore plus révoltante plus encore que l’exploitation de ces femmes ou que dans des pays les plus riches du monde on ait encore des personnes illettrées.


Enfin des actrices fabuleuses Eye Haidara qui confirme de film en film son talent et Camille Lelouche qui est plus une humoriste mais qui crève aussi littéralement l’écran. Un film dont on ne sort pas indemne.

mercredi, janvier 18, 2023

Youssef Salem a du succes

 Le nouveau film de Baya Kasmi la réalisatrice du très beau je suis à vous tout de suite et scénariste du nom des gens Hippocrate ou encore médecin de campagne. Et au scénario on retrouve Michel Leclerc le réalisateur du nom des gens et du goût et des couleurs.


Youssef Salem (Ramzi Bedia) est un auteur assez médiocre qui vivote avec son éditrice Lise (Noemie Lovsky). Une polémique sur son dernier livre le choc toxique va le propulser dans la short list du prix Goncourt. Il va alors devoir avouer à sa famille qu’il a utiliser leurs secrets et leurs non dits pour écrire son livre. Ceci au point de rompre un subtil équilibre familial.


Ce film est d’abord une très belle relation au père. Youssef n’a pas envie de décevoir son père (Abbes Zahmani ). Il lui ment sur sa compagne qu’il a quitté depuis deux ans et sur le type de livre qu’il écrit. Et on va découvrir que dans cette famille bien sous tout rapport tout le monde ment ce qui entraîne des névroses chez membres.


Le mensonge est érigé ici comme une sorte de ciment du lien social. C’est ce qui va faire tenir cette famille. On retrouve cette forme d’hypocrisie dans ce débat de critiques littéraires et dans cette fête réunissant des acteurs du monde de l’édition, où tout n’est que posture chacun jouant un rôle pour pouvoir exister.


Au delà de la comédie plutôt agréable ce film analyse avec beaucoup de finesse et d’empathie les rapports sociaux. Un vrai délice que ce Youssef Salem a du succès.

lundi, janvier 16, 2023

joyland

 


dimanche, janvier 15, 2023

Babylon

 


Le nouveau film du réalisateur de La La Land Damian Chazelle.


Nelly LaRoy et Manny Torres (Magot Robbie et Diego Calva) vont se croiser à une fête exubérante sur les hauteurs de Los Angeles, fête à laquelle Nelly n’était pas invitée. Nelly par chance va se voir proposer un rôle dès le lendemain. Manny lui sera un homme à tout faire sur les plateaux. Cà sera pour eux le début d’une carrière à Hollywood, mais une carrière très fragile.


La première demi heure est assez exubérante. Une fête avec ses excès, la drogue, la musique et j’en passe.

Les tournages dans le désert californien sont eux aussi assez hors norme. Les plateaux se côtoient et l’inventivité des réalisateurs aussi.

Puis vient le plus difficile, arriver à rester au sommet.

Jack Conrad (Brad Pitt) lui va continuer à vivre sur sa notoriété. Nelly Laroy elle va devoir gérer sa nouvelle gloire sans tomber dans les excès.


On a une sorte de jeux de pouvoirs de l’industrie cinématographique et les fêtes sont des lieux de rencontre, des lieux où des films des projets ou des acteurs peuvent prendre de l’importance ou péricliter.


Et puis on a l’arrivée du cinéma parlant qui va rebattre les cartes. Il faudra s’adapter.

Ce sont toutes ces carrières d’acteurs ou de producteurs qui ne tiennent qu’à un film qui sont assez bien décrites. Un film de plus de 3h mais néanmoins assez fluide.

mercredi, janvier 11, 2023

l'immensita

 

Un film d’Emanuele Crialese le réalisateur en 2003 de Respiro. Un film présenté à la mostra de Venise.



Clara (Penelope Cruz) est une mère de 3 enfants. Adri (Luana Giuiliani) est un garçon dans un corps de fille. Sauf que dans les années 1970 1980 personne sauf peut être sa mère ne le reconnaissait.


C’est une chronique familiale d’abord sur le genre. Adri ne va pas accepter son corps, il portera toujours des vêtements ample pour cacher sa poitrine. Il va tomber amoureux d’une fille du voyage qui habitait à côté de chez elle. Et toute sa famille surtout ses grand mères vont la complimenter sur sa beauté de jeune adolecente.


Mais ce film interroge la famille. Une famille très patriarcale où Clara sait que son mari là trompe ce qui va la conduire à une dépression, appelée sobrement fatigue. Elle va devoir aussi subir parfois la violence de ce dernier.


Seules les bêtises des enfants viendront donner un peu de légèreté à un film très pesant.

lundi, janvier 09, 2023

radio métronom

 

Alexandru Belc a obtenu le prix de la mise en scène de la catégorie un certain regard du dernier festival de Cannes.


On est en Roumanie dans les années 1970, Ana (Mara Bugarin) est une jeune fille qui à la fin de l’année doit passer son baccalauréat. Avec ses amis elle écoute les programmes de radio Free Europe, des émission non pas politiques mais néanmoins interdites. Une descente de la police politique lors d’une de ces soirées va changer la vie d’Ana, surtout que Sorin (Serban Lazarovici) y est peut être mêlé.


Ce film est d’abord une chronique d’une jeunesse éprise de liberté dans un régime totalitaire et corrompu.



La musique est le seul échappatoire de cette jeunesse. Ce ne sont pas des jeunes politisés mais ils ont tous envie de vivre leur jeunesse, s’amuser, s’aimer, danser.


Mais le film prend une toute autre dimension quand ces jeunes gens et Ana notamment sont dans les bureaux de la police politique.


On va voir notamment comment elle va placer des indicateurs dans ces groupes de jeunes. Le choix est clair, collaborer avec la police politique et avoir un avenir plus ou moins doré. Ne pas collaborer sera synonyme d’une vie de galères et de répressions.


C’est ce contraste entre cette jeunesse éprise de liberté et cette société noyautée par les services de renseignement et totalement corrompue qui est le moteur de ce film, très austère mais avec néanmoins une petite lueur d’espoir.

jeudi, janvier 05, 2023

les banshees d'inisherin

 


Prix du scénario à la Mostra de Venise pour un film de Martin McDonagh le réalisateur de 3 billboards ou de bons baisers de Bruges.


On est sur une petite ile perdue en Irlande au début du Xxeme siecle, Pádraic (Collin Farrel) et Oolm (Brendan Gleeson) sont les meilleurs amis du monde. Du jour au lendemain Oolm décide qu’il ne veut plus parler à Padraic. Ceci rendra Padraic incrédule et malheureux.


Ce qui est assez perturbant c’est qu’on ne comprend pas la brouille entre les 2 amis. Oolm reproche à Padraic de ne pas avoir de discussions intéressante, mais du jour au lendemain c’est assez bizarre.


Reste cette chronique de la vie sur une petite ile irlandaise au début du XX eme siecle. Les habitants semblent comme résignés. Le policier abuse de ses pouvoirs, son fils agace tout le monde , la commerçante tue le temps en étant intrusive dans la vie des habitants et une vieille dame lance des prophéties à qui veut l’entendre.


Seule la culture semble comme un échappatoire, Oolm joue du violon et la sœur de Padraic (Kerry Condon) elle lit beaucoup.


Reste la dimension fantastique avec cette fée qui annonce les morts. Elle peut prendre la forme de cette vieille dame qui revient assez régulièrement dans le film. Est ce une légende, une réalité, nul ne sait.


lundi, janvier 02, 2023

vivre


L’adaptation du film éponyme de Kurosawa de 1952 ours d’argent à Berlin, lui même tiré du livre deLéon Tolstoi La mort d'Ivan Ilitch . Un film d’Oliver Hermanus.


On est à Londres, Williams (Bill Nighy) est un austère chef de service à la mairie de Londres. On lui diagnostique un cancer qui ne lui laisse que 6 mois à vivre. Du jour au lendemain il va quitter son poste et tenter de vivre sa vie en passant du temps avec Miss Harris (Aimee Lou Wood ). Il va revenir travailler pour mener à bien un projet d’aire de jeux qu’il avait mis de côté.


C’est avant tout un film qui rend attachant un personnage austère et froid. On va se rendre compte que Williams est juste discret et effacé mais ne sera que bienveillance avec ses collègues.


Et puis c’est un film qui montre qu’accomplir de tout petit rien suffit à rendre heureux. On est aux antipodes de notre époque instagrammable où l’on doit faire des choses incroyables pour faire semblant d’être heureux. Ici la réalisation d’une petite aire de jeux au milieu de nulle part a permis à Williams d’avoir le sentiment du devoir accomplis en apportant un plus à une quartier.


Un personnage attachant un message simple et positif font de ce vivre une belle réussite.




Archives du blog