samedi, juin 26, 2021

Ibrahim

Un film Cannes 2020, premier film de l’acteur Samir Guesmi


Ibrahim (Abdel Bendaher) vit avec son père (Samir Guesmi) dans le nord de Paris. Il suit un CAP alors que son père est écailler dans une brasserie parisienne.


Le père d’Ibrahim a finit d’économiser pour s’acheter des prothèses dentaires, mais Ibrahim entraîné par son ami Achille (Rabah Nait Oufella) va casser une télévision que son père va devoir rembourser. Va s’en suivre des tensions entre père et fils.


C’est avant tout un film sur la relation père fils. Une relation compliquée puisque la mère est absente. Une communication qui passera par du non dit par des regards, par des reproches on ne sait pas.


Ce qui est marquant c’est la ressemblance entre le père et le fils. Ibrahim est introverti et va être sous l’influence de son ami Achille qui va l’emmener hors du droit chemin. Le père d’Achille travaille dur, ne se rebelle pas allant même jusqu’à se faire plus ou moins arnaqué par les vendeurs de la boutique où son fils à casser une télévision.


Le film nous montre enfin, ce monde de la petite délinquance de l’arnaque de la débrouille incarné par Achille. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce monde est par certains coté ecoeurant.


Samir Guesmi dans son 1ere film fait enfin référence à l’effet Aquatique de Solvaighe Anspach, un film qui l’a révélé puisqu’une scène se déroule dans une piscine et que Florence Loiret Caille fait une apparition dans le film.


Un film très émouvant que cet Ibrahim, avec une vraie ambiance qui est développée par Samir Guesmi qui montre que les personnes les plus viles ne sont pas forcément celles qui en ont l’apparence ;




















 

mercredi, juin 23, 2021

minari

Un film de Lee Isaac Chung



Jacob et Monica (Steven Yeun et Ye ri Han) ont quitté la Californie pour l’Arkansas. Ils sont sexeurs, c’est à dire qu’ils trient les poussins mâles et les poussins femelles. Mais l’ambition de Jacob est de créer une ferme dans laquelle il fera pousser des légumes coréens. Mais rien ne sera facile et le couple va devoir surmonter beaucoup d’embûches.


C’est d’abord un film historique sur ces communautés d’immigration qui ont bati l’Amérique. On va voir que dans l’Arkansas on retrouve une communauté coréenne avec des ramifications en Californie et au Texas.


C’est encore un film sur le rêve américain où Jacob va essayer de monter sa propre affaire pour s’enrichir. Il va dans un premier temps sacrifier sa famille et la faire vivre au milieu de nulle part dans un bengalow pour avoir un terrain à batir.


Et puis beaucoup d’embûches vont arriver, des problèmes d’irrigation, de commercialisation des légumes, des problèmes de santé pour leur fils et puis la mère de Monica qui est venue les rejoindre et qui va devenir sénile.


Ce film est aussi une sorte de chronique de l’Amérique rurale. La messe du dimanche matin est une des seules occasion de sociabilisation de cette famille. Les enfants se feront vite des amis çà sera moins le cas pour les parents qui eux seront plus occupés à régler tous les problèmes auxquels ils seront confrontés.


Enfin ce personnage de la grand-mère (Yuh jung Youn) fait penser tout de suite à The Father ou encore à falling ou Still Alice, avec cette lente déchéance de cette femme qui au fil du temps va devenir une nouvelle charge pour ce couple qui fait face avec une extraordinaire dignité aux épreuves de la vie. Et c’est ce qu’on retiendra de ce film cette abnégation sans limite de cette famille qui fera tout pour vivre son rêve américain.














 

mercredi, juin 16, 2021

médecin de nuit


 

Un thriller signé Elie Wajeman


Mikael (Vincent Macaigne) est médecin de nuit. Il sillonne les rues de Paris la nuit pour aller chez ses patients. Il consulte également dans sa voiture et rédige beaucoup d’ordonnance de subutext pour des toxicomans. Mais il aide également son cousin pharmacien Dimitri (Pio Marmai) en rédigeant également des ordonnances de subutext mais celles ci destinées à un trafic de drogue.


Le film nous fait vivre une nuit avec Mikael, entre vrais patients et trafic de drogue mené par son cousin. Et le thriller se révélera beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.


Les interprétations de Vincent Macaigne et de Pio Marmai dans des rôles très noirs sont bluffantes et assez loin de leur registre habituel. Le personnage de Mickael est très attachant, certes il trompe sa femme mais fait son métier par choix, celui de venir en aide aux plus vunérables. Et s’il envisage de quitter son poste c’est pour rejoindre médecin du monde.

Sarah Gireaudau est également impeccable dans ce rôle trouble de fiancée de Dimitri et de maîtresse de Mickael.


Et puis il y a ce monde de la nuit, celui de la fête, celui de ces personnes angoissées ou malades, celui aussi du monde de la petite délinquance et des toxicomanes que Dimitri et Mickael côtoient.

C’est ce monde que l’on avait déjà vu il y a deux ans dans docteur ? Ce film où Michel Blanc interprétait déjà un médecin de nuit guidé par la voix de Chantal Lauby.












les deux alfred

 

Un film Cannes 2020 signé Bruno Podalydes.


Alexandre (Denis Podalydes) est au chomage et sa femme l’a provisoirement quitté. Il s’occupe seul de leurs 2 enfants. Mais il a trouvé un nouvel emploi dans une start up dans laquelle il aura un peu de mal à s’intégrer.


Ce film est une satire d’une partie du monde du travail actuel et de ce que David Graeber appelle des bullshit job ( des emplois à la con). Il dénonce également ces emplois d’auto entrepreneurs qu’Arcimboldo (Bruno Poldalydes) enchaînent.


Le film est un enchaînement de situations absurdes. Les réunions galettes des rois de 21 heures en sont un peu le paroxysme. Les employés de la start up étant régulièrement obligés de revenir le soir pour boire un verre manger de la galette sans jamais qu’aucun dossier n’avance.


Le question centrale du film étant tout de même comment concilier vie de famille et vie professionnelle. Chaque employé de la start up devant cacher qu’il a une famille sous peine de se faire licencier.

Le fim ose le ridicule le plus absolu pour dénoncer cet état de fait, le plus incongru étant la fois où Arsimoldo gardant les enfants d’Alexandre les a fait dormir dans une boite en carton dans l’entrepôt qu’il devait garder pour une nuit.

Alors oui le film est drôle mais c’est un humour assez amer. Et en cela on est pas très loin du cinéma de Ken Loach. Un film qui utilise l’humour pour nous faire réfléchir aux dérives du monde du travail.

On a néanmoins quelques aspects positifs et notamment celle de cette jeunesse qui n’accepte pas cet ordre établi et qui va se rebeller contre une système absurde et inhumain. Et c’est cette forme d’espoir que j’ai envi de retenir


jeudi, juin 10, 2021

le discours

Un film labellisé Cannes 2020 signé Laurent Tirard le réalisateur notamment du retour du héros. 


Adrien (Benjamin Lavernhe) est encore sous le choc quand il va manger chez ses parents (Francois Morel et Guilaine Londez) car sa petite amie Sonia (Sara Gireaudeau) est partie faire une pause. Il lui a envoyé un SMS mais n’a pas de réponse.

Pendant ce repas son futur beau frère Ludo (Khian Khojandi) va lui demander de faire un discours lors de son mariage.

Ce sera le point de départ d’un véritable précis sur le couple et la famille.


La famille c’est d’abord la mère d’Adrien qui est absolument fière de ses enfants surtout dans les situations les plus gênantes. C’est aussi cette relation un peu hors sol qu’entretien Adrien avec sa sœur Sophie qui semble ne pas forcément bien connaître son frère.


Et puis on a 3 couples. Les parents d’Adrien eux vivent depuis très longtemps ensemble, la mère d’Adrien vouant une véritable admiration pour son mari. On retrouve cette même admiration chez Sophie qui idolâtre son futur mari et en çà elle semble être la copie conforme de sa mère.

Enfin Adrien lui est avec Sonia, c’est un couple assez complice mais qui semble douter.


Et puis il y a ce discours enfin ces discours. Adrien voudrait bien dire ce qu’il pense à sa sœur à ses parents et à Sonia et ses projets de discours sont autant de moyens. Mais il ne veut pas froisser ses parents ni sa sœur et n’osera jamais dire ce qu’il a sur le cœur. Néanmoins ces discours sont ce qui donne le ressort comique au film.


Car au final ce film montre que ce qui fait le lien d’un couple ou d’une famille c’est d’apporter un soutien inconditionnel à l’autre même quand cela nous irrite au plus haut point.










mercredi, juin 09, 2021

nomadland

 


lundi, juin 07, 2021

villa caprice

 

Un thriller signé Bernard Stora


Gilles Fontaine (Patrick Bruel) est un riche homme d’affaire qui a recu une convocation d’un juge pour corruption.

Il décide de changer d’avocat et d’engager Maitre Germon (Niels Arestrup) un ténor du barreau parisien. 


Gilles Fontaine va devenir très intrusif et immiscer dans la vie assez secrète et feutrée de Maitre Germon.


Et on se rendra compte assez rapidement que Gilles Fontaine n’a pas uniquement engagé Maitre Germon pour le défendre, le but réel étant bien plus complexe.


Ce film est d’abord un mano à mano entre 2 personnages au fort charisme brillamment interprété par 2 acteurs assez volubiles. Et rien que pour cette confrontation le film vaut d’être vu. Les décors assez majestueux finissent de donner beaucoup de dramaturgie à ce film.


Concernant le scénario le spectateur sera mené en bateau un peu comme Maitre Vermon. Et ce n’est qu’un détail assez insignifiant que l’on ne prend pas au sérieux qui sera le réel enjeux du film. Et c’est toujours assez agréable de se faire harnacher par un film.


Même si le meilleur harnacheur reste Gilles Fontaine. Il va utiliser son skipper et sa femme (Paul Hamy et Irène Jacob) pour attendrir cet avocat un peu bougon qui vit seul avec son père vieillissant (Michel Boucquet) et qui se révélera plus friable qu’il ne veut le laisser croire.


mercredi, juin 02, 2021

des hommes

 

Un film de Lucas Delvaux le réalisateur de chez nous, 38 témoins et du brillantissime la raison du plus faible.


Lucas Delvaux est donc un réalisateur que l’on pourrait qualifier de social, il s’intéresse avec des hommes à la guerre d’Algérie.


Feu de bois (Gérard Depardieu) fait irruption ivre lors de l’anniversaire de sa sœur Solange (Catherine Frot). Solange va alors se plonger dans les lettres que son frère lui a envoyé d’Algérie. Même si elle ne cautionne pas le comportement de son frère elle semble être la seule à comprendre que lui aussi est encore aujourd’hui une victime de cette guerre.


Tout le film tourne autour du personnage de feu de bois. C’est un vétéran d’Algérie, solitaire et alcoolique. Mais plus le film va avancer plus ce personnage va se révéler complexe.

C’est un catholique très pieux, militaire en Algérie mais pacifiste. Il s’est toujours refusé à participer aux exactions de l’armée française en Algérie. Et pour cela il a toujours été en marge de ses camarades.


C’est toute cette complexité que raconte le film


Gérard Depardieu, Catherine Frot et Jean Pierre Daroussin sont finalement peu présent dans le film qui est plus un grand flash back, une sorte de chronique de la vie de jeunes militaires basés au milieu de nulle part en Algérie. Ils sont terrassés par l’ennui et sont très loin de chez eux pour mener un combat qu’ils ne comprennent pas. Cette frustration est amplifiée devant le manque de reconnaissance que leur porte la population de France métropolitaine. Et c’est finalement le résultat de cette jeunesse brisée qu’est feu de bois, vieil homme solitaire qui attend d’être arrêté par les gendarmes.

lundi, mai 31, 2021

promising young woman

 Un film d’Emeral Fennel une des productrice et scénariste des 2 premières saisons de la géniale série anglaise Killing Eve.


Cassandra (Carey Mulligan) est une serveuse dans un café et le soir elle va dans des bars et fait semblant d’être ivre pour punir les hommes qui vont tenter d’abuser de sa faiblesse.


Tout va changer quand elle va rencontrer Ryan (Bo Burnham) un de ses anciens camarades à la fac de médecine. Le drame qu’a vécu Cassandra à la fac va alors prendre une toute ampleur et le sentiment de vengeance fonctionnera à plein.


Le personnage de Cassandra ressemble étrangement à celui de Villanelle dans la série Killing Eve. Une femme qui ne semble pas avoir de limite et très froide quand elle commet ses forfaits. Ce sont également des personnages très torturés suite à des traumatismes qu’elles ont vécus


Ceci donne un film un peu tarantinesque époque boulevard de la mort, un film d’action plutôt efficace.


Mais surtout c’est un film qui utilise ce biais pour faire passer un certain nombre de messages.


Le viol est un crime et pas un incident même s’il est commis un fils de bonne famille. Une femme n’est pas responsable de son viol même si elle a un peu bu lors d’une soirée.


On pourrait croire que c’est un film à charge contre certains hommes, certaines femmes en prennent aussi pour leur grade quand elles ont détournées les yeux ou qu’elles n’ont rien fait pour dénoncer ces crimes.


Un film très fort donc mais aussi un bon thriller

dimanche, mai 30, 2021

chacun chez soi

 

Une comédie francaise qui n’est autre que le deuxième film de Michèle Laroque.



Anna (Alice de Lencquesaing) et Thomas (Olivier Rosemberg) vivent dans l’appartement d’un ami parti vivre à Londres. Celui devant rentrer précipitamment, ils doivent trouver un nouveau logement. Ils vont alors élire domicile chez les parents d’Anna (Michele Laroque et Stephane de Groodt). Catherine la mère d’Anna ne sera pas particulièrement ravie de retrouver sa fille chez elle.


Un grand nombre de gags si ce n’est tous ont été réunis dans la bande annonce, donc de ce côté là vous n’aurez pas de surprise si vous avez déjà vu la bande annonce.


Malgré çà il y a quand même des choses à sauver dans ce film.


La première sera l’interprétation de Stéphane de Groodt. Il interprète Yann le père d’Anna. Il a vendu sa société et se trouve désœuvré. Ses bonzaïs lui prennent tout son temps et le reste n’a guère d’importance. Et Stéphane de Groodt est parfait pour interpréter ce personnage lunaire.


Le second point ce sont tous ces non dits qui s’accumulent dans cette famille. Catherine n’ose pas quitter son mari apathique, Yann n’ose pas dire qu’il ne va pas bien, Thomas n’a pas dit qu’il a perdu son emploi, Anna n’ose pas avouer à sa mère qu’elle souffre de ne pas être sa fille préférée.


On aurait pu croire à des caprices d’une famille qui vit dans un confort plus que certain, mais plus le film va avancer plus ces problèmes de communication vont apparaître comme évident.


Mais cette aspect du film n’est pas assez creusé pour faire oublier la comédie un peu lourdingue.



falling

 


Un film de et avec Viggo Mortensen.



Jon Petersen est allé chercher son père Willis (Lance Henricksen) pour que celui-ci passe quelques jours en Californie avec lui. Jon veut également faire visiter des maisons à son père pour que celui-ci déménage plus près de chez lui. Mais Willis est atteint de démence et ses relations avec ses enfants sont plus que violentes.



C’est avant tout un film sur des confrontations.

Une confrontation entre 2 époques. Celle de l’enfance de Jon où le patriarcat était la norme. Le mari travaillant à l’usine, la femme s’occupant du foyer, foyer dans lequel le mari pouvait tout se permettre

Une confrontation territoriale entre la Californie à l’été permanent et à la société très progressiste et cette Amérique rurale très conservatrice et aux rancoeurs très présentes.



Tout çà va nourrir la confrontation entre un père et son fils qui appartiennent à deux époques à deux mondes à deux sociétés radicalement opposées.



Vous ajoutez cela la démence naissante de Willis (Still Alice Julianne Morre) et vous obtiendrez un film d’une violence rare, dans lequel un homme qui est sur le point de mourir va tenter de se raccrocher à des traditions à un mode de vie qui lui est familier.

On ne saura jamais réellement ce qui va relever de la démence ou du mauvais caractère que Jon a toujours eu.



Ce Viggo Mortensen a voulu monter dans falling à travers la chute de ce père c’est l’évolution assez radicale de la société en à peine une génération ce qui adoucit un peu la violence qui est omniprésente dans les près de 2h de ce film.


jeudi, mai 27, 2021

the father

 

Un film oscarisé du français Florian Zeller qui adapte sa propre pièce de théâtre et qui a offert à Anthony Hopkins une statuette du meilleur acteur et l’oscar du meilleur scénario adapté à Florian Zeller.


Anne (Olivia Colman) vit à Londres et doit s’occuper se son père Anthony qui est atteint de démence.


Anne peine de plus en plus à gérer les crises de son père qui devient de plus en plus agressif.


La force du film est de placer le spectateur du point de vue d’une personne souffrant d’Alzheimer. On va voir des scènes plusieurs fois en arrivant pas à distinguer la réalité des souvenirs imaginaires d’Anthony.


Anne doit elle partir à Paris, vit elle chez son père ou est ce que c’est lui qui vit chez elle. Tous ces éléments vont rester très flous pendant une grande partie du film. Et on va peu à peu se mettre à la place d’une personne souffrant d’Alzheimer et l’expérience est glaçante.


Tout ceci est renforcé par un quasi huis clos. Tout le film se passe presque dans un appartement. Anthony est enfermé dans un univers qu’il ne maîtrise plus et également dans un appartement qu’il peine à identifier.


Anthony Hopkins est remarquable passant de l’espièglerie à la dépression et la peur en quelques instants


Olivia Colman en fille dévouée, aimante mais rapidement dépassée attire énormément de compassion.


Enfin Imogen Poots cette jeune aide soignante qui va essayer d’appréhender Anthony confirme tout le talent qu’on avait vu en elle dans Vivarium que j’avais choisis comme meilleur film de 2020.


mercredi, mai 26, 2021

hospitalité

 Un film de Koji Fukada sorti en 2010 au Japon mais seulement ce printemps en France



On est dans un quartier de Tokyo. Mikio (Kenji Yamamauchi) dirige une petite imprimerie dans sa propre maison. Il vit avec sa jeune femme et sa sœur.


Un jour Kagawa (Kanji Furutachi) va débarquer dans l’imprimerie. Il prétend être le fils d’un vieil ami de Mikio . Il va arriver à se faire embaucher et va s’incruster dans la vie de son patron.


Ce film repose d’abord sur un scénario brillant. Tous les éléments du film sont présent dès le début. Mais Koji Fukada nous mène en bateau tout le long du film et on ne comprend qu’à la toute fin du film de quoi il s’agit. On a plaisir à s’être fait mystifié pendant 1h30 bien qu’on se sente un peu vexé de ne pas avoir compris les choses plus rapidement.


L’autre côté intéressant est cette antagonisme entre une société japonaise très introvertie, très respectueuse de l’ordre et ces arnaqueurs qui vont venir mettre ce quartier sans dessus dessous. On a notamment ce comité de quartier qui se réunit pour mettre en place des patrouilles citoyennes pour traquer une criminalité que l’on a peine à soupçonner.

Ce n’est pas du Ocean eleven ou du Parasite, mais Kagawa va s’imposer assez rapidement dans la vie de son patron, profitant de la crédulité et de la gentillesse de ce dernier. On va croire d’abord qu’il cherche juste un emploi et un logement mais l’arnaque est bien plus développée et bien plus préparée.


Ce n’est pas forcément un film spectaculaire, mais c’est un film tellement bien réussi qu’il arrive même à rouler le spectateur dans la farine.


mercredi, mai 19, 2021

mandibules

 

Le nouveau film du formidable Quentin Dupieux après avoir connu un certain succès avec le Daim



Manu et Jean Gab (Gréagoire Ludwig et David Marsais du Palmasow les folles aventures de Max et Leon) sont deux losers magnifiques qui errent dans le Var. On propose à Manu 500 euros pour livrer une valise. Pour cela il vole une voiture dans laquelle se trouve une mouche que Manu et Jean Gab vont tenter de dresser. Mais rien ne se passera vraiment comme prévu.



Les personnages de Manu et Jean Gab sont hyper bien construits. Ils sont rêveurs et font preuve d’une bêtise qui frise le génie. Et c’est pour cela qu’ils sont attachants.

Les jeunes nantis dont ils vont croiser la route ne valent pas mieux ce qui va donner un enchainement tout à fait génial de comique de situation.

Le personnage de Gilles (Bruno Lochet) est un clin d’œil émouvant aux deschiens dans une certaine forme de transmission. Quentin Dupieux fait aussi appel à 2 acteurs du Palmashow qui dans les folles aventures de Max et Leon incarnaient très bien ce comique à la fois absurde et tendre.

Un film avec de nombreuses références mais aussi avec beaucoup de poésie.

Quelle idée à la fois folle et géniale qu’ont ces 2 personnages de vouloir dresser une mouche. L’intégration des effets spéciaux est plus que réussie et permet de rendre plus que crédible ce postulat.



















l'étreinte

 

Un film de Ludovic Bergery avec la trop rare Emanuelle Beart que l’on avait plus vu à l’écran depuis merveilles à Montfermeil en 2018.



Margaux revient en région parisienne et reprend une maitrise d’allemand à l’université.

Elle n’a pas du tout l’âge de ses camarades de promotion parmi lesquels se trouve Aurélien (Vincent Dedienne)

Va commencer pour Margaux une sorte de dérive, une errance dans un environnement dans lequel elle ne se sent pas à l’aise.

Elle n’est pas à l’aise avec ses camarades de promotions qui sont de jeunes adultes au style de vie débridés, ni avec les hommes de son âge qu’elle va tenter de rencontrer.

Ceci est du au deuil de son mari qu’elle a perdu il y à peine 6 mois. Et finalement seul Aurélien qui lui a un parcours de vie identique sera à même de la comprendre.

Et plus le film va avancer plus cette errance va se transformer en une forme d’auto destruction dont Margaux ne va pas voir le bout.

Les morts dans les vies d’Aurélien et Margaux n’apparaissent jamais à l’écran sous forme de flash back mais sont au final omniprésents et sont pour ces 2 personnages une forme d’étreinte dont ils vont avoir du mal à se séparer.

On a beaucoup d’empathie pour ces 2 personnages que le reste de la société ne comprend pas et qui vivent presque en marge de celle-ci. Et c’est surement cet isolement du au deuil qui va les mener à des comportements auto destructeurs.

Ludovic Bergery nous livre une analyse du deuil très juste et très émouvante, avec 2 acteurs formidables que l’on attendait pas forcément dans ce type de rôle.





jeudi, octobre 29, 2020

garçon chiffon

 


Véritable performance d'acteur #GarconChiffon est au mieux brouillon au pire creux

mercredi, octobre 28, 2020

adn

 


Processus de deuil émouvant #adn est aussi un film très cru et très pertinent sur la famille

mardi, octobre 27, 2020

petit vampire

 


Petit bijou d'animation hyper rythmé #petitvampire est aussi socialement très moderne

lundi, octobre 26, 2020

miss


 

Passée l'habile supercherie #MissLeFilm est surtout le portrait d'une "famille" à la fois atypique et attachante

mercredi, octobre 21, 2020

adieu les cons

 


Au delà de l'émouvante quête d'un fils
#AdieuLesCons est poétique sans oublier d'être politique

Archives du blog