lundi, septembre 17, 2018

Mademoiselle de Jonquière


n film d'Emmanuel Mouret avec la plus française des actrices belges Cecile de France et l'inclassable Edouard Bear.

Le marquis des Arcis coureur de jupon invétéré a jeté son dévolu sur Mademoiselle de la Pomeraye. Celle ci résiste à ses avances mais après de nombreux mois finit par succomber à ses flatteries. Et ce qui devait arriver arriva l’intérêt du marquis pour sa dulcinée s'est estompé. Mais grâce à un habile et surtout cruel stratagème, Mademoiselle de la Pomeraye finira par avoir sa vengeance.

Le début du film est plus qu'ennuyeux. Le marquis s'amourache, rencontre une certaine résistance de Mademoiselle de la Pomeraye sans que les choses n'avancent réellement. Le langage plus que soutenu finit par plomber le rythme du film.

Et puis chose plus intéressante vient le moment du complot. Pour cela Mademoiselle de la Pomeraye utilise 2 femmes tombées en disgrâce dont une qui fera tourner la tête du marquis. Et c'est pour pouvoir courtiser Mademoiselle de Joncquiere que le marquis va de nouveau se rapprocher de Mademoiselle de la Pomeraye qui ainsi ne va plus se sentir délaissée.

Mais le complot va plus loin et c'est à l'honneur du marquis qu'elle va s'attaquer. Ainsi les 2 leviers de l'intrigue et du complot vont être l'argent et la réputation. Et force est de constater que ces 2 éléments ont été de tout temps très efficaces.

Côté casting Edouard Bear en manipulateur de mots est idéal dans ce rôle.
Cecile de France en aristocrate manipulatrice tient plus que bien son rôle et le duo avec Edouard Bear fonctionne parfaitement et tien le film du début à la fin.

Enfin Alice Isaaz en femme fatale tient un rôle un peu similaire à celui qu'elle avait dans « un moment d'égarement » film qui l'avait révélée en 2014,

Un film donc plus qu'inégale qui ne commence réellement que quand le complot se met véritablement en marche.

dimanche, septembre 16, 2018

Première année


Un film du médecin Thomas Lilti qui s'était déjà intéressé au fonctionnement de l’hôpital avec Hippocrate (bientôt adapté en série), à la pratique de la médecine en milieu rural avec médecin de campagne et dans ce troisième film on va suivre le déroulement d'une première année de médecine à travers 2 personnages, Antoine (Vincent Lacoste) qui triple sa 1ere année et Benjamin (William Lebghil) fils de chirurgien tout juste bachelier.

La construction du film est assez linéaire on va suivre la rentrée et la guerre entre les doublants et les neo bacheliers dans les amphithéâtres surchargés. Antoine va proposer à Benjamin de travailler avec lui car il a compris qu'il avait des facilités, en retour il lui donnera accès à ses cours des années précédentes.
Mais très vite le comportement nonchalant de Benjamin va irriter Antoine. Il va littéralement s'écouler quand les résultats du concours du 1er semestre vont tomber et révéler un faible écart entre les 2 jeunes hommes malgré la différence d'expérience dans le concours.
Benjamin après avoir mis du temps à trouver sa motivation va se prendre au jeu de cette première année d'études de santé bien qu'il ne sache toujours pas s'il veut être médecin.

L'aspect descriptif de cette 1ere année d'études communes de santé est trop linéaire pour être réellement captivant.

Ce qu'essaie de montrer Thomas Lilti c'est une grande inégalité dans les chances de réussite à ce concours de 1ere année. La motivation sans faille dont fait preuve Antoine ne suffit pas. A l'opposé Benjamin lui ne sais pas ce qu'il veut faire et tente médecine un peu par défaut. Sa famille lui a payé une chambre à 2 pas de la faculté, il arrive presque en retard aux cours, mais paradoxalement a appris à apprendre, il connaît les codes qui lui permettront de réussir presque facilement cette première année. Tout cet aspect du film est renforcé par l'attitude hautaine des frères de Benjamin qui souhaitent que leur petit frère s’inscrivent dans le parcours d'excellence familiale. Le plus triste finalement sera l'attitude du père de Benjamin qui va pousser son fils dans ses études, mais sans qu'une réelle complicité ne s'installe. Benjamin est certes une bête à concours mais il lui manque peut être l'essentiel un père. Et c'est peut être ce qui explique la fin du film surement trop romantique qui tranche avec le reste du film

mercredi, septembre 12, 2018

Ma fille


Un premier film de Naidra Ayadi avec en tête d'affiche, le toujours excellent Roschdy Zem.

Akim et Latifa vivent dans le haut Doubs. Lui travaille dans une scierie et elle fait des ménages chez des particuliers. Leur fille Leila (Doria Achour, vainqueur de la compétition des courts métrages de fiction lors de Lumières d'Afrique avec Laisse moi finir) poursuit ses études à Paris mais ne donne plus de nouvelles à ses parents. Latifa est inquiète et somme son mari d'aller à Paris pour aller chercher Leila. Akim part donc à Paris avec sa fille cadette et cela ne sera que le début d'une plongée dans les nuits parisiennes.


La première dimension de ce film réside dans la différence de générations entre les parents (Akim et Latifa) et leurs 2 enfants (Nedjma et Leila). Les parents semblent restés bloqués à l'époque de leur arrivée en France, alors que les 2 filles vivent elles avec leur temps. Il n'ont pas forcément vu grandir leurs 2 filles et quand Leila est partie à Paris, ils n'ont pas forcément garder un lien fort avec elle. Cette différence entre ces 2 générations est renforcée par le fait que les parents sont restés travailler dans une région rurale alors que Leila elle est allée dans une grande ville.

Et puis il y a forcément une dimension de polar. Leila est introuvable. Elle n'est pas chez elle ou veut faire croire qu'elle n'y est pas. Forcément cela laisse planer un doute. Et à la manière d'une enquête de police, Akim et Nedjma vont pister Leila et découvrir petit à petit la femme qu'elle est devenue. Et plus l'enquête avance plus on va s'enfoncer dans un Paris nocturne, un Paris de la fête mais aussi un Paris très noir. Le temps est très contraint, le principal de l'action se déroule en une nuit et le décor, Paris a aussi une importance majeure.

Un film donc sur la parentalité. Akim quand il est arrivé en France a du s'adapter est allé travailler dans une scierie grâce à quelqu'un qu'il connaissait. C'est aussi ce qu'à fait Leila. Elle est aller poursuivre ses études et s'est adaptée pour gagner de l'argent. Elle est volontairement restée très discrète sur la manière dont elle procède pour ne pas choquer ses parents et sa petite sœur. Mais d'une certaine manière elle a su se montrer qu'elle savait s'adapter à une société qui ne laisse pas forcément beaucoup d'opportunités à une jeunesse et encore moins si elle vient de milieux populaires et ruraux.

mercredi, septembre 05, 2018

Photo de famille

Conséquences désastreuses de l'enfance éclatée d'une fratrie reste néanmoins un feel good movie servi par des acteurs remarquables.

Sofia

Quand la tradition se confronte à des considérations économiques dresse un portrait brut du Maroc contemporain

lundi, septembre 03, 2018

Guy

Faux documentaire mais vraie quête d'un père (et d'un fils?) dégage de la nostalgie, de la sérénité et de la bienveillance

jeudi, août 30, 2018

Bonhomme

Histoire d'un amour qui survit aux accidents de la vie et au handicap s'encre dans un réel plus qu'amer

mercredi, août 29, 2018

De chaque instant

D'une forme très brute est passionnant dans la manière de montrer comment sont transmises les valeurs du métier d'infirmier.

mercredi, août 22, 2018

Les vieux fourneaux

Derrière la comédie douce-amère plus que réussie fait plus qu’égratigner une génération de seniors avec un Pierre Richard formidable

mardi, août 21, 2018

Mision impossible fall out

Thriller haletant et plutôt bien écrit pêche peut être par un final un peu trop irréaliste

lundi, juillet 23, 2018

Paul sanchez est revenu

Polar qui sait habilement semer le doute sur l'identité de la personne traquée permet à 2 grands acteurs d'exprimer leur immense talent

mercredi, juillet 18, 2018

Fleuve noir

La disparition d'un ado dans va voir se confronter des personnages inquiétants comme venus d'une autre époque

jeudi, juillet 12, 2018

Dogman

Destin tragique d'un homme terrorisé par un malfrat nous plonge aussi dans une cité italienne en déclin

lundi, juillet 09, 2018

Au poste

La grande inventivité dont fait preuve à partir d'une trame minimaliste en fait une comédie géniale

jeudi, juin 28, 2018

Les affamés

Une fille, deux mères, deux visions opposées de la maternité est néanmoins trop prévisible

mercredi, juin 27, 2018

Ma fille

Une fille, deux mères, deux visions opposées de la maternité est néanmoins trop prévisible

mercredi, juin 13, 2018

Ocean 8

Polar juste assez complexe pour être intéressant ne tombe pas dans le piège d'un féminisme caricatural

mercredi, juin 06, 2018

Volontaire


Un film d'Hélène Fillière, la sœur de la réalisatrice Sophie Fillière et tante de l'actrice Agathe Bonnitzer mais surtout premier rôle de la série Mafiosa il y a quelques années.

Laure Bear (Diane Rouxel) est une étudiante brillante ayant obtenu entre autre un double master en anglais et en russe. Ne voulant pas continuer ses études elle décide de rejoindre la marine au grand dam de ses parents.
Elle est affectée comme assistante du commandant Rivière (Lambert Wilson) directeur des études d'une école de commandos marines.
Une relation assez énigmatique entre les deux personnages va se tisser. Cette complexité va se renforcer au moment où Laure va décider de faire des stages pour intégrer le corps de soutien aux commandos marines.

La tension dans le film est presque constant et repose sur cette relation assez bizarre entre le commandant Rivière et son aspirante. S'agit il d'une attirance mutuelle ou d'autre chose, on ne le saura vraiment qu'à la fin du film.

Mais ce film est surtout un très beau portrait de femme. Une femme qui va décider librement de sa vie un peu en réaction contre sa mère mais avec le soutien bienveillant de son père.

C'est un peu un film qui fait penser à Fidelio ou l'odysee d'Alice qui suivait le quotidien d'une jeune femme cheffe mécano sur un porte conteneur.

Dans les 2 cas on suit le choix d'une jeune femme qui s'épanouit dans un métier qui a sûrement à tort une réputation de n'être réservé qu'aux hommes.

Ce film est critiqué pour être une publicité pour l'engagement dans la marine nationale. Certes il promeut la diversité et l'ouverture aux femmes dans la marine, mais à mon sens c'est avant tout un très beau portrait de femme avec un Lambert Wilson parfait en militaire très renfermé sur lui même.

Une question privée


On est en Italie durant la seconde guerre mondiale dans ce film de Paulo et Vittorio Taviani.

Milton, Giorgio et Fulvia (Luca Marinelli, Lorenzo Richelmy et Valentina Belle) sont trois jeunes gens vivant dans le Piemont. Le coeur de Fulvia balance entre Milton et Girogio jusqu'au jour où les 2 jeunes gens vont rejoindre les partisans qui luttent contre les forces fascistes. Girgio va alors se faire capturer ce qui va obliger Milton à se lancer dans une course contre la montre pour capturer un fasciste qu'il pourra échanger contre son ami.


La beauté du film réside dans le fait que la camaraderie d'arme et l'amitié entre les 2 personnages va être plus forte que la rivalité amoureuse qu'il peut y avoir entre les 2 hommes.

Le film est de plus très contrasté. En effet il décrit principalement des scènes de résistance et des flask back vont nous ramener à une période d'avant guerre où un romantisme très fleur bleu va contraster fortement avec les horreurs de la guerre.

On est ici dans un film historique assez classique avec un romantisme assez exacerbé.

Le personnage de Milton, italien, anglophile, amoureux transi de Fulvia tranche un peu dans ce milieu de résistants qui vivent dans des conditions difficiles dans la montagne et qui participent à des combats.

Un joli petit film italien donc en attendant Troppa Grazia qui avait fait la cloture de la quinzaine des réalisateurs mais il faudra attendre jusqu'au 26 décembre

dimanche, juin 03, 2018

Mon ket


ce qui veut dire mon fils en patois bruxellois

Un film de Francois Damiens qui s'est d'abord fait connaître pour son talent dans les caméras cachées.

Il va réutiliser ce principe ici en campant le personnage de Dany Versavel un détenu qui va s'évader pour rejoindre son fils à l'extérieur.

Il y a d'abord l'évasion en elle même qui va conduire Dany à l’hôpital pour une intervention un peu particulière et puis toute cette relation avec son fils qu'il va essayer de construire de manière souvent maladroite et en essayant de monter un affaire à la légalité plus que douteuse,

On a dans l'idée que les caméras cachées sont drôles, ici le ton est assez mélancolique voir grave à la limite du documentaire.

Le personnage de Dany est très bien construit. Il y a un réalisme qui pourrait faire passer ce film pour un Ken Loach ou pour ni juge ni soumise.

Le plus intéressant sera de voir comment des personnes anonymes vont réagir face à ce personnage de Dany, un prisonnier en cavale.

La plus part auront peur comme les patients de l’hôpital ou encore le gardien de parking. D'autres vont essayer de rester très professionnels comme l'infirmière, le banquier ou le chirurgien esthétique. D'autres vont faire preuve de caractère comme cette dame qui va tenter de dissuader Dany d'apprendre à son fils de 11 ans de commencer à fumer ou encore cette artiste qui va refuser les avances de Dany.

Archives du blog