dimanche, janvier 25, 2026

Marsupilami



Un film de Philippe Lacheau d’après la bande dessinée de Franqulin, un film écrit par Philippe Lacheau, Pierre Dudan, Julien Arruti et Pierre Lacheau, avec Elodie Fontan, Jamel Debbouze ou encore Alban Ivanov


Pour éviter d’être licencié, David accepte de ramener un colis d’Amérique du sud pour son patron. Par souci de discrétion il rentera en France à bord d’un bateau de croisière. Dans ce colis va se trouver Bibi un petit marsupilami qui sera l’objet de beaucoup de convoitises.


Ce film est à la fois une adaptation de la bande dessinée et un film de la bande à Fifi. Il arrive à allier les valeurs humanistes de Franquin et les blagues potaches de la bande à Fifi. Le scénario est à la virgule près et les gags fonctionnent plutôt bien. Les querelles de couples de David et Tess (Philippe Lacheau et Elodie Fontant) sont assez savoureuses et sont dans le prolongement d’Alibi.com2


C’est un film qui intègre aussi des invités prestigieux, Jean Réno, Didier Bourdon, Jamel Debouzze et Gérard Jugnot. Une sorte d’hommage aussi au film d’Alain Chabat sur la piste du Marsupilami (2012)


Tout en conservant leurs identité la bande à Fifi rend hommage à des monuments de la bande dessiné et du cinéma ce qui fait de ce Marsupilami un délicieux divertissement.

 

mercredi, janvier 21, 2026

grand ciel


     Premier long métrage de Akihiro Hata


On est à Thionville sur le chantier d’une grande tour. Vincent (Damien Bonnard) est un ouvrier dont le contrat n’est pas sur d’être renouvelé. Mais la disparition soudaine d’un de ses collègues va changer la donne, mais surtout alimenter une psychose dont Said (Samir Guesmi) sera un des principaux relais.


Le film tire partie du milieu du bâtiment. On est de nuit souvent en sous sol avec une lumière artificielle. On a aussi ce travail dissimulé et ces conditions de travail très dures à la limite de la légalité avec des chefs d’équipes très exigeants. Tous ces éléments sont exploités pour alimenter ce thriller qui arrive facilement à nous faire croire que des cadavres d’ouvriers peuvent être ensevelies sous des dalles.


Et puis on a un film social plus classique, un territoire un plein renouveau, un couple qui galère et qui a besoin de travailler quel-qu’en soit le prix et ce milieu de la construction hyper concurrentiel avec beaucoup d’intérimaires.


Et puis une fin assez improbable à la Bugonia qui tranche de manière assez radicale avec le reste du film.

mardi, janvier 20, 2026

jusqu a l'aube

Un film de Sho Miyake d’après le roman de Seo Maiko


Misa souffre de syndrome prémenstruel qui entraîne chez elle tous les mois des douleurs et une dépression, Takatoshi lui a développé de nombreuses phobies qui occasionnent de nombreuses crises d’angoisses. Ces deux personnages vont travailler dans la même entreprise et ainsi sortir de la grande solitude dans laquelle les a plongé leurs maladies.


C’est d’abord un film presque documentaire sur des maladies qui sont des formes de handicaps pas forcément très visibles. Misa aura du mal à garder un emploi car elle peut devenir très agressive avec ses collègues. Pour Takatoshi c’est la même chose il a du quitter son emploi.


Mais là où le film est intéressant c’est qu’il retourne cette problématique, et si c’était la société et le monde du travail qui n’était pas adapté aux personnes malades et handicapés plutôt que l’inverse. On découvre cette entreprise spécialisé en astronomie, dans lesquels nos deux personnages vont trouver bienveillance et un certain calme propice à leur mode de vie. Le fait que le patron de cette entreprise ait lui aussi été cabossé par la vie n’est pas étranger à ce mode de fonctionnement.

Un film qui plus largement interroge nos modes de vie et l’organisation du travail souvent assez excluante


 

dimanche, janvier 18, 2026

le mage du Kremlin

Un film d’Olivier Assayas une adaptation du roman de Giuliano Da Empoli grand prix de l’académie française en 2022

Avec au casting Paul Dano, Jude Law ou encore Alicia Vikander.



Vadim Baranov personnage inspiré de Vladislav Sourkov est un jeune comédien dans une Russie de la fin des années 1990 en pleine libéralisation. Il travaille vite pour la télévision et un oligarque inquiet du déclin de Boris Eltsine. Ils iront chercher le chef du KGB Vladimir Poutine et le feront nommer premier ministre puis élire président avant de devenir un des hommes les plus influents de l’appareil d’État russe.


Comme dans Vice où on mesurait l’influence de Dick Chenay sur Georges Bush, on a ici aussi le portrait d’un homme de l’ombre, d’un communiquant, d’un homme de théâtre qui a construit et fait élire un homme politique. On mesure aussi le poids des oligarques, du monde économique qui pour protéger ses intérêts a fait élire un homme qui saurait enrayer le mouvement de libéralisation de la société et protéger les intérêts des plus riches.


Mais ce qui est marquant dans ce film c’est comment le personnage fabriqué par l’oligarchie va finir par leur échapper. Vadim Baranov va trahir l’homme qui a fait de lui ce qu’il était, tout comme the apprentice montre comment Trump a trahit l’avocat qui a fait de lui un homme politique. Et au final Baranov lui même sera en retrait et n’aura plus de contrôle sur l’animal politique qu’il a crée.


C’est un traité politique absolument passionnant qui éclaire de manière assez marquant notre histoire contemporaine et les guerres de la Russie en Tchétéchénie et en Ukraine.


 

jeudi, janvier 15, 2026

l'affaire bojarski

Le nouveau film de Jean Paul Salomé.

Avec Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon et Pierre Lottin notamment.


Yan Bojarski est un immigré polonais qui fabriquait de faux papier durant la seconde guerre mondiale. Inventeur génial, il ne trouve pas de travail du fait de ses origines et pour faire vivre sa famille il se met à fabriquer de faux billets. Il finira par travailler à son compte tout en échappant habilement à la police.


Le biopic est peut être la dimension la moins prégnante du film. On découvre un inventeur de génie, stylo et déodorant à bille, café à dosette… Yann Bojarski est avant tout un artisan avec une minutie et un talent assez incroyable.


Mais ce qui est marquant c’est le racisme dont Yann Bojarski a été victime. Il vit dans une société de laquelle il se sent exclu malgré son talent. Et c’est profondément injuste car c’est un ingénieur de talent qui aurait pu apporté beaucoup à la France d’après la seconde guerre mondiale.


Et c’est ce qui va conduire à la grande grande question du film, pourquoi fabrique t’il encore des faux billets alors qu’il n’a plus forcément besoin de le faire. C’est pour prouver son talent à la France et à son représentant le commissaire Mattei grande star de la police judiciaire qu’il va mettre en échec pendant 15ans.


Ce film n’est pas tant un biopic sur un homme extraordinaire mais montre le racisme systémique de la société française de l’après seconde guerre mondiale et comment il a pu détruire tant de personnes.



 

Furcy né libre


  

Le nouveau film d’Ab Al Malik Adaptation du livre "L'Affaire de l'esclave Furcy" de Mohammed Aïssaoui.

Avec Makita Samba (vu dans Kika), Ana Girardot, Romain Duris ou encore Vincent Macaigne.


On est à Bourbon proche de l’ile de la Réunion au début du XIX eme siecle, Furcy est au tribunal, voulant faire reconnaître son statut d’homme libre car sa mère a été affranchie par son propriétaire. Mais son maitre ne l’entend pas de cette oreille. Commencera alors pour Furcy un long combat judiciaire.


Ce film documente d’abord toute la violence et l’inhumanité de l’esclavage. On y voit le travail dans les champs les coups de fouets et ces esclaves tués pour l’exemple dont les cadavres sont exposés à la vue de tous. Cette évocation de l’esclavage est tout à fait glacante.


C’est également un film sur un homme qui va rester fidèle à ses principes. Il va renoncer à son idylle avec une préceptrice pour faire reconnaître ses droits d’homme libre. Il connaîtra l’exil et des travaux très pénibles pour avoir l’occasion de mener son combat judiciaire.


Un combat judiciaire très technique, très pointilleux et procédurier (1ere instance, appel, cassation), qui montre que le droit dans les colonies n’était pas tout à fait le même qu’en métropole. Ce personnage de propriétaire terrien interprété par Vincent Macaigne est tout à fait détestable. Il est d’une hypocrisie crasse tout en étant très vénal. Le droit dans les colonies ne résistant pas aux pressions économiques des propriétaires fonciers et des intérêts économiques de la métropole.


mardi, janvier 13, 2026

tout va bien

Un documentaire de Thomas Ellis


On va suivre le parcours de mineurs non accompagnés arrivant à Marseille et la nécessité pour eux de se construire un avenir.


Ce qui est marquant c’est que le décalage entre les vies d’enfants et les responsabilités de la vie d’adultes auxquels ils vont être confrontés.


Meme pour ceux qui ont un projet clair et ambitieux dans la restauration ou le football on sent bien qu’ils ont gardé une âme d’enfant.


Pour la majorité le passage de ce cap sera bien plus compliqué.


Ce que je retiendrai ce sont ces conversations avec leurs parents restés au pays pour lesquels la France est un Eldorado et pas une galère. Et cette violence de ces parents envers leurs enfants qui est difficile à appréhender.


 

jeudi, janvier 08, 2026

le temps des moissons

 

Un film d’Huo Meng un film assez autobiographique sur son enfance dans les années 1990


Le temps des moissons est une véritable chronique paysanne, l’école, les moissons et ce phénomène d’exode rural qui va séparer les familles, laissant même de jeunes enfants au village alors que leurs parents sont partis chercher du travail ailleurs.


Ce qui est marquant c’est ce personnage finalement assez discret, c’est le secrétaire du parti communiste. Il rappellera discrètement mais fermement les retards d’impôts même pour des familles en difficulté et contrôlera les mariages et la natalité en organisant ces examens pour les femmes en âge de procréer. Cette surveillance est assez anodine et discrète mais très intrusive et ferme.


Et puis ce film témoigne de traditions, les mariages, les enterrements avec ces scènes de pleurs démesurés véritables jeux de rôles à la spontanéité feinte. Et ce sont ces traditions qui sont le ciment du village, de cette vie en communauté. Cette vie réglée sans que rien ne puisse être aller à l’encontre de ce qui était prévu. Mais il y a bien ce jeune homme probablement autiste que cette communauté essayera tout de même de faire rentrer dans une normalité même par la force.


Un portrait glaçant d’une communauté sur laquelle pèse le poids des traditions et du parti mais dont le déclin va se manifester par cette exode rural rendu inéducable par des conditions économiques compliquées.


mercredi, janvier 07, 2026

les échos du passé

Deuxième film de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski prix du jury du dernier festival de Cannes.


On est dans une ferme en Allemagne qui servira de décor tout au long du film. Mais on verra cette ferme à différentes époques du Xxeme siècle principalement. Ce sont différentes chroniques qui vont débuter puis s’enchaîner à différents moments.


Le fil rouge de ce film est la jeunesse, un jeunesse qui a toujours été plus ou moins malmenée. Un garçon amputé, une fille ayant perdu sa mère ou une autre victime des pulsions de son oncle. On prend du temps à prendre conscience de ce fil conducteur, c’est pour çà qu’à mon sens ce film prend beaucoup de temps à prendre sa pleine mesure.


La photographie est très réussie, le film dégage une esthétique assez folle. Elle est au service d’une dimension fantastique voir mystique qui apparaît par petite touche. Il y a notamment ces questions d’enfants flous sur des photos dont on peut mettre en doute l’existence.


Alors oui ce film est long près de 2h30, oui ce film n’est pas forcément accessible tout de suite, mais au final c’est un film excessivement puissant sur les côtés sombres de l’enfance.


 

vendredi, janvier 02, 2026

los tigres

Thriller dont l'intensité repose essentiellement sur ses scènes sous-marines #lostigres est surtout le portrait d'un homme ravagé physiquement par son métier et le poids des traditions
 

mardi, décembre 30, 2025

Une enfance allemande ile d'Amrum 1945

 

Touchant récit d'apprentissage insulaire #uneenfanceallemande pose l'impossible responsabilité d'un jeune enfant dont les parents sont nazis

lundi, décembre 29, 2025

l'engloutie

 

Dans un environnement inhospitalier mais non sans une touche d'érotisme #lengloutie est le combat perdu d'avance de l'éducation face a l'obscurantisme

dimanche, décembre 28, 2025

father mother sister brother

 

Le nouveau film de Jim Jarmush (brocken flower, the dead don’t died)


Avec Charlotte Rampling Tom Waits, Cate Blanchett ou encore Vicky Krieps.


Un film, 3 histoires, un père qui recoit la visite de ses enfants en leur cachant des choses, la visite annuelle de 2 filles à leur mère assez maniérée et deux enfants qui disent adieux à l’appartement familial après le décès de leurs parents.


Un fil qui interroge les relations complexes que des adultes peuvent entretenir avec leurs parents. Il y a de la distance la vie qui fait que ces relations vont se distendre. Une forme d’apparence que ces parents voudront entretenir jouant encore leur rôle de parents. Et puis des parents aux départs de leurs enfants qui se réapproprient pleinement leur vie une vie dont les enfants ne font pas nécessairement partie.


Et finalement cette distance qui se crée au fil du temps vient alimenter une sorte de regret au moment du décès des parents regret d’une enfance qui semble se terminer une seconde fois.

C’est comme si finalement l’enfance et le passage à l’âge adulte se faisait en deux fois, au départ du domicile familial puis au moment du décès des parents.


Un film complexe mais aussi très pudique et introverti bourré de référence pour faire le liens entre ces trois histoires.


vendredi, décembre 26, 2025

le chant des forêts

 

Un documentaire de Vincent Munier le réalisateur de la panthère des neiges 


Un film avec des images et une photographie assez remarquable qui donnent un côté grandiose à la nature. On y voit notamment toutes les techniques du réalisateur. Le camouflage à l’abri d’un sapin pour épier le grand et ces longues soirées passées passées dans une cabane de montagne éclairés à la bougie.


Et puis ce film est une histoire de transmission. Comment cette passion pour la nature va passer de générations en générations et comment un jeune adolescent va être initié par son père et son grand-père à la photographie animalière.


Le film a enfin un message militant de protection de l’environnement, des espèces animales et de leur habitat. Mais à mon sens les images auraient parlées d’elles même tellement elles sont subjuguante et la voix off me semble légèrement contre productive.






lundi, décembre 22, 2025

l'âme idéale

Réinventant le concept de fantôme #lameideale parle avec beaucoup de tendresse mais non sans humour de mort, de solitude mais aussi d'amour
 

mercredi, décembre 17, 2025

l'agent secret


 Film d'ambiance la photographie remarquable #lagentsecret peine a convaincre dans la chasse à l'homme dans une société corrompue

lundi, décembre 15, 2025

fuori

Amitié née en prison entre deux femmes dévastées par des drogues #fuori peine à développer sa dimension politique
 

jeudi, décembre 11, 2025

la condition

 


Sorte de fatalité dans la reproduction de drames familiaux #lacondition fait émerger une amitié forte entre deux femmes victimes de leur époque et de leur condition

la petite cuisine de mehdi

 

De l'utilité et des effets dévastateurs du mensonge #lapetitecuisinedemehdi malgré de petites imperfections parle avec beaucoup de tendresse d'amours

lundi, décembre 08, 2025

dites lui que je l'aime

Un film de Romane Bohringer adaptation en partie du livre de Clémentine Autain un film présenté hors compétition à Cannes.


Dans son livre Clémentine Autain raconte sa relation avec sa mère actrice peu présente mais surtout décédée assez prématurément. Romane Bohringer elle aussi ne l’a pas connu très longtemps. C’est le destin de ces deux femmes que le film raconte.


Ce film pose de vraies questions de mises en scène, comment raconter ces destins singuliers. La solution passera par une sorte de patchwork assez singulier. On y voit des lectures en studio, des reconstitutions mises en scène et des images d’archives. Celà donne un résultat assez inédit assez singulier, parfois dérangeant mais force est de constater que cela fonctionne et que le message finit par passer.


Et puis c’est un film qui interroge la maternité et cette idée finalement qu’une femme n’existerait que par la mère qu’elle est devenue. On a notamment cette actrice mère de Clémentine Autain qui visiblement n’était pas prête pour être mère et qui a privilégiée sa vie de femme et d’actrice aux dépens de sa fille. C’est peut être aussi le procès d’une époque où la maternité était presque une obligation.

Au final on a ce sentiment d’absence de manque qui persiste chez ces deux jeunes filles devenues adultes. Un manque qui ne juge néanmoins pas ces deux femmes victime d’une époque et d’un milieu artistique assez dissolu.


 

dimanche, décembre 07, 2025

chasse gardée 2

 

Une comédie d’Antonin Fourlon et Frédéric Forestier. Avec Didier Bourdon Camille Lou, Hakim Jemili et Thierry Lhermitte notamment.


Dans le premier volet, un couple de parisien venu vivre à la campagne avait fait interdire la chasse dans un petit village. Mais ils s’y ennuient, jusqu’au jour où un nouveau couple va venir s’installer au village. Problème ils pratiquent la chasse à cour ce qui va donner lieu à de vives tensions dans le village.


C’est d’abord un film co produit par Disney, on y voit ces animaux qui ont repris le pouvoir et qui viennent prendre une tartine beurrée à la fenêtre des habitations. On est dans une forme de féérisme qui peut surprendre un peu.


Dans le même temps ce film est une charge assez cinglante contre un capitalisme assez hors sol avec ce personnage de Stan qui va utiliser la chasse à cour pour se faire de l’argent et surtout flatter son égo et gagner du pouvoir. Tout ceci va se faire aux dépens d’une ruralité, de traditions et d’un art de vivre qui sera menacé.


Les gags eux sont assez clichés voir un peu lourdingues mais le message porté par ce film est assez intéressant et pas forcément ancré dans des traditions qui ne vont nulle part.


jeudi, décembre 04, 2025

les enfants vont bien

 

4eme long métrage écrit et réalisé par un très jeune réalisateur de 26 ans Nathan Ambrosioni le réalisateur notamment de Toni en famille


Suzanne (Juliette Armanet) se rend chez sa sœur Jeanne (Camille Cottin) avec ses deux enfants Gapard et Margaux. Mais le lendemain de leur arrivée elle a disparu en laissant un mot demandant à sa sœur de s’occuper de ses enfants. Jeanne va devoir très vite apprendre à devenir mère tout en encaissant le choc de la disparition de sa sœur.


On pense tout de suite à l’attachement de Carine Tardieux qui traitait à peu de choses près du même sujet.


On a deux aspects à ce film. D’abord l’exploration des traumas familiaux chez Suzanne et Jeanne. Leur mère est morte relativement jeune et leur père a été peu présent. Suzanne a elle en plus perdu son mari et s’occupe seule de ses enfants. Mais ce sont des évènements évoqués avec beaucoup de pudeur, les deux femme prenant sur elles pour continuer à vivre.


Et puis on a le destin de cette femme qui ne voulait pas d’enfant avec sa compagne (Monia Chokri) ce qui a été la cause de leur divorce. Jeanne devra apprendre du jour au lendemain à devenir mère avec toutes les maladresses que cela va supposer. Et puis il y a ce couple qui va d’une certaine manière se reformer dans l’intérêt des enfants.


C’est un film avec énormément de sensibilité et d’émotions, devant lequel il est difficile de retenir ses larmes.


mercredi, décembre 03, 2025

mektoub my love canto due

 

Le dernier volet de la trilogie Abdellatif Kechiche, après canto uno sorti en 2018 et Intermezzo film de 3h34 jamais sorti en salles et heureusement


Mektoub pouvant se traduire par destin on va suivre la suite des aventures de cette jeunesse sétoise. Amin (Shain Boumedine) va rencontrer un producteur mari d’une célèbre actrice intéressés par son scénario, Ophélie (Ophélie Bau) elle attend un enfant de Tony alors qu’elle doit bientôt se marier avec un autre homme. Mais le mektoub va venir perturber un scénario comme écrit d’avance.


On reste comme dans cante uno dans cette chronique d’une jeunesse dans les années 1990. Les amitiés sont fortes, on a beaucoup de joie et une folle envie de vivre et d’être heureux sans forcément se soucier du lendemain. Le seul qui sera en porte à faux avec cette vie c’est Jack le mari beaucoup plus âgé de cette jeune actrice Jessica qui elle aussi a envie de profiter de sa jeunesse.


Ce qui est assez surprenant c’est qu’intermezzo s’ouvre quand Amin et Ophélie sont à Paris officiellement pour acheter la robe de mariée d’Ophélie. Or c’est un évènement qui ne s’est pas encore produit à la fin de canto Due. Canto Due est donc une suite de Cante Uno construit avec les rushs du premier film, ceci car Abdellatif Kechiche a subit une terrible campagne négative suite à la projection d’Intermezzo et a malheureusement été victime d’un AVC.


Cante Duo reste un film incroyablement positif simple et joyeux.


lundi, décembre 01, 2025

bugonia

Le nouveau film de Yorgos Lantinos produit entre autres par Emma Stone adaptation du film coréen save the green planet de Joon-Hwan Jang


Teddy et Don (Jessie Plemons et Aidan Delbis) préparent l’enlèvement de Michelle Fuller (Emma Stone) une riche entrepreneuse locale. Ils vont alors la séquestrer dans le sous sol de leur maison. Ils pensent que c’est une extra terrestre qui pourra les mener à son empereur, les deux amis voulant négocier la libération de la Terre.


La photographie est absolument remarquable, très chaude et très soignée notamment dans la peine ombre du sous sol.


Ce film pourrait et j’emploie le conditionnel, une sorte de métaphore, d’un capitalisme hors de contrôle où les chefs de grandes entreprises seraient comparés à des extraterrestres. Ce qui est criant c’est la misère dans laquelle vivent les deux amis comparé au luxe dans lequel vit Michelle Fuller.


Mais surtout ce film montre les ravages de la désinformation et des théories conspirationnistes qui prolifèrent sur internet et dont sont victimes les deux amis. Teddy est en plus dans une fragilité extrême sa mère souffrant d’un cancer est dans le coma à l’hopital, cancer sans doute provoqué par des produits de l’entreprise de Michelle Fuller.


Un film d’un esthétisme assez remarquable mais aussi très riche abordant notamment ce sujet si actuel de la désinformation.


 

jeudi, novembre 27, 2025

la voix de Hind rajab

 

En mettant en lumière la détresse et la terrible impuissance de secouristes #lavoixdehindrajab porte une voix comme symbole de victimes innocentes de la guerre

vie privée

 

Thriller à la fois fantastique, pop voir loufoque #vieprivee voit un personnage assez acariâtre gagner en humanité

lundi, novembre 24, 2025

pompei sotto le nuvole

 


Sorte de monographie #pompeisottolenuvole avec une photographie soignée se veut a la fois descriptif et humaniste

jeudi, novembre 20, 2025

running man

 

Un film d’Edgar Whrigt d’après l’œuvre du roman éponyme de Stephen King publié en 1982


Ben Richards (Glen Powell) vient de se faire licencier car il a dénoncé à un syndicat des problèmes de radiations dans son entreprise. Il doit vite trouver de l’argent car sa fille à la grippe et risque de mourir. Pour cela il va accepter de participer à un jeu télé running man, le concept si il n’est pas abattu par ses poursuivants il gagnera un milliard de dollars.


Ce film est tout simplement glaçant. On est dans une société  l’apartheid où les plus riches vivent protégés dans une zone à accès limité comme dans chien 51. Une société qui accepte un jeu où le but est de tuer un homme et où pour y parvenir la délation des téléspectateur est encouragée par des récompenses.


Maisde exemplesil y a plus terrible. Running man est une sorte de métaphore de notre société contemporaine. On y voit comment les divertissements à grand spectacle n’ont pour but que de contrôler les populations. Le pire étant ces  de , qui  ben Richards en en dangereux criminel qu’il n’est pas. Les concepteurs du jeu lui faisant dire grace à l’intelligence artificielle des propos qu’il n’a jamais tenu.


Running man reste un thriller à grand spectacle mais dénonce surtout les dangers qui guettent nos transformerontsdésinformationsociété contemporaines, la désinformation, les  populistes et la privatisation de missions régaliennes.


on vous croit

Un film signé Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys


Etienne et Lila sont convoqués au tribunal avec leur mère Alice (Myriem Akheddiou). Leur père (Laurent Capelutto) veut les revoir mais il est lui même accusé d’inceste. S’en suivra un échange tendu dans le cabinet de la juge (Natali Broods)


Ce qui est marquant est qu’à travers les échanges entre les 2 parents leurs avocats et la juge on va voir les conséquences d’un inceste sur un garçon. Et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est glaçant. C’est sûrement peut être encore pire que si le film avait évoqué directement l’inceste.


L’autre point remarquable c’est la réalisation. Les gros plans et les plans de coupes contribuent à rendre ce film absolument captivant malgré le sujet qui est absolument atroce.


On est à la fois dans une sorte de film de procès mais avec cette thématique encore tabou au cinéma qui avait été évoquée dans les chatouilles d’Andrea Bescond.


C’est enfin un film d’un cynisme assez froid que ce soit du côté de l’avocate du père et du père lui même voir de l’avocat ayant en charge l’intérêt des enfants.


Et dans ce rôle de salop Laurent Capelutto qui jouait déjà le rôle du père dans l’intérêt d’Adam est remarquable.


 

mercredi, novembre 19, 2025

frantz k


 

Le nouveau film de Agnieszka Holland qui avait réalisé le procès de l’herboriste mais surtout le terrifiant green border.


Elle signe ici un biopic sur un écrivain Franz Kafka (Idan Weiss)


Le biopic est relativement linéaire et aurait pu être assez classique et ennuyeux mais il présente néanmoins certains atouts.


La réalisation est assez originale, gros plans mouvements de caméras et rythme qui peut être parfois syncopal. Tout ceci donne même une dimension assez pop au film. Les quelques incursions dans l’époque contemporaine finissent par désarçonner les spectateur.


Et puis Frantz k essaie de montrer toute la singularité d’un auteur généré plus d’écrit sur son œuvre que son œuvre elle même. Le film va s’intéresser essentiellement à l’homme et finalement peu à ses écrits qui seront évoquer notamment par des lectures publiques de Kafka.


Enfin Frantz K est le portrait d’une époque celle de l’avant première guerre mondiale en Europe centrale et c’est peut être surtout en çà que ce long biopic d’un peu plus de 2h est intéressant.

dimanche, novembre 16, 2025

jean valjean

Un film d’Eric Besnard le réalisateur de Délicieux ou des choses simples.

Un film adaptation du roman de Victor Hugo Les misérables avec Grégory Gadebois, Bernard Campan Alexandra Lamy et Isabelle Carré


Après sa libération du bagne Jean Valjean arrive dans un petit village. Il est chassé de toutes les maisons et personne ne lui donne à manger. Bienvenu un évêque vivant dans un ancien hôpital lui donnera le gîte et le couvert. Mais Magloire l’employé de maison de l’eveque sera très méfiante.


La question que l’on peut se poser est celle de l’adaptation du roman de Victor Hugo. On a l’impression d’une trop grande fidélité du film à l’œuvre au point que l’on a presque l’impression de lire un livre plutôt que de voir un film. Le film aurait sûrement gagné à ce qu’un angle fort soit pris mais c’est peu être difficile pour un film produit par la Warner et Mediawan.


Je retiendrai la performance de Bernard Campan dans le rôle de cet évêque ayant abandonné son palais pour qu’il puisse servir de dispensaire. Un homme dont la bonté est infinie et qui tente de compenser les injustices d’une société qui condamne les plus pauvres.


Un film qui se veut une grande fresque mais qui manque cruellement d’originalité.


 

mercredi, novembre 12, 2025

l'incroyable femme des neiges


 

Le nouveau film de Sébastien Betbeder avec Blanche Gardin, Philippe Katerine et Bastien Bouillon, un film présenté lors de la dernière Berlinade.


Coline Morel une célèbre spécialiste des poles retourne chez elle dans le massif du Jura. Elle y retrouve ses frères Basile et Lolo. Elle n’arrivera pas à leur dire qu’elle va mourir et va se comporter de manière totalement incohérente.


C’est un film qui parle de la fin de vie mais tout l’intérêt est qu’il n’en parle pas de manière frontale. Le personnage de Coline annonce bien au début du film qu’elle va mourir mais on en sait pas plus.

On plonge donc dans une sorte d’entre deux entre comédie et drame. On est dans une sorte d’inconfort qui traduit la situation dans laquelle se trouve Coline.


Et puis le film va prendre une dimension mystique et philosophique quand on va comprendre le choix de Coline celui de finir ses jours aux Groenland où le concept de mort est assez éloigné de celui que l’on connait en occident.


On retrouve des similitudes avec on ira d’Enya Barroux (c+) choisir sa fin de vie ne pas se laisser dicter sa mort et sa déchéance. Mais l’incroyable femme des neiges est plus subtil, moins frontal plus philosophique tout en étant tendre et amer.

mardi, novembre 11, 2025

insaisissables 3

Un film de Ruben Fleischer troisième opus de la série débutée en 2013 avec notamment Jessie Eisenberg, Ariana Greenblatt Rosamund Pike et Justice Smith


De jeunes magiciens se font passer pour les cavaliers ce groupes de magiciens légendaires. L’oeil va faire se réunir ces deux groupes de magiciens, leur but sera de faire tomber Veronika Vanderberg l’héritier d’une mine de diamants et d’une organisation familiale soupçonnée de blanchir l’argent d’organisations criminelles.


La première qualité de ce thriller est son écriture signée Michael Lesslie. Tout est au cordeau, l’action rebondit sur 3 continents et les revirements d’intrigues apportent beaucoup de rythme au film.


C’est également un film avec beaucoup de légèreté. Les tours de magies et les nombreuses illusions apportent de l’émerveillement le tout porté par des magiciens assez cabotins.


Mais c’est surtout cette quête de justice et la dénonciation de ceux qui s’enrichissent sur le dos des plus faibles qui rendent le film très agréable. Le film va plus loin en dénonçant la spéculation financière, le blanchiment d’argent et l’exploitation de l’environnement notamment.


Comme à la fin de tout bon tour de magie, l’épilogue est à la hauteur du film en étant tout aussi spectaculaire qu’imprévisible.


Un excellent divertissement que cet insaisissables 3 en attendant le 4eme opus prévu pour 2027


 

lundi, novembre 10, 2025

l'inconnu de la grande arche

Quand la création se heurte aux jeux de pouvoirs et aux réalités économiques #linconnudelagrandearche montre toute la réalité et l'utopie d'un architecte
 

dimanche, novembre 09, 2025

la bonne étoile

 

Un film de Pascal Elbe, avec Pascal Elbe, Benoit Poolevoorde Audrey Lamy et Zabou Breitman.


Jean Chevalin sa femme et leur enfant tentent de survivre aux rationnements de la seconde guerre mondiale.


Croyant aux rumeurs, Jean va se faire faire des papiers avec une identité juive dans l’espoir de se faire recueillir par une baronne. Mais il devra mettre sa vie en danger pour faire sauter une usine d’armement et éviter les rafles de la police française et des nazis.


Ce film est une succession interrompue de rebondissements de plus en plus improbables. L’effet comique recherché est vite remplacé par un sentiment de mal aise voir d’écœurement


Le seul personnage intéressant sera celui de Madeleine, cette aristocrate cachant des juifs, menant des actions de résistance tout en flattant l’ennemi pour tenter de dissimuler ses activités.


Alors oui ce film parle d’une certaine lâcheté, par exemple celle de ces faux passeurs qui prenaient l’argent tout en abandonnant les personnes qu’ils devaient conduire en zone libre, mais celle de Jean Chevalin est assez abjecte car il n’est pas forcément en danger. On est pas dans le dimension décalée de la folle aventure de Max et Léon ni dans un film plus classique sur la résistance. Cet entre deux mais très mal à l’aise.



jeudi, novembre 06, 2025

les braises

Le troisième film politique de Thomas Kruithof après les promesses et la mécanique de l’ombre.


Karine (Virginie Effira) et Jimmy (Arieh Worthalter) vivent heureux avec leurs deux enfants dans une maison qu’il rénovent. Elle travaille dans une usine agro alimentaire alors que lui a monté son entreprise de transport routier. Mais la crise des gilets jaunes va mettre à mal leur couple.


Ce film est avant tout une histoire d’amour qui va être mise à mal par ce mouvement social Karine est militante et tentera de structurer le mouvement près de chez elle. Jimmy lui ne croit pas dans ce mouvement sans essayer de dissuader sa femme d’y prendre part. On va voir petit à petit ce couple se déliter. L’amour lui est toujours présent mais ce mouvement sera la première faille dans ce couple fusionnel.


Mais surtout ce film montre un monde du travail d’une grande rudesse. Cette usine agro alimentaire où les cadences sont de plus en plus dures et où du jour au lendemain les personnes peuvent se voir priver de primes et de missions particulières malgré leur expérience. Et puis ce monde du transport, avec ces clients n’hésitant pas à mener des chantages sournois pour tirer les prix vers le bas en faisant miroiter des promesses de contrat.


On a un film en apparence sur le mouvement des gilets jaunes (comme dossier 137 de Dominik Mol qui sortira dans quelques semaines) mais c’est ce monde du travail sans pitié qui est pour moi le vrai sujet de ces braises.


 

predator badlands

 

Un film de Dan Trachtenberg qui signe le septième opus de la série commencée en 1987 avec un film mettant en scène Arnold Schwarzenegger


Dek un jeune prédator assiste à la mort de son frère qui devait le tuer car leur père le jugeait trop faible. Il va alors partir sur la planète Genna pour combattre une créature que personne n’a jamais vaincu le Kalisk. Mais Thia une synthétique voudra elle aussi tuer le Kalisk.


C’est d’abord un film d’apprentissage. Un jeune prédator à qui on demande de faire ses preuves. Un frère qui le soutient face à un père sanguinaire aux méthodes d’éducations très rustres.


Mais ce film Disney, véhicule un certain nombre de valeurs plus qu’intéressantes. D’abord l’entraide. Dek va avoir besoin de Thea et d’une autre créature. Il va apprendre peu à peu à faire confiance ce qui sera nouveau pour lui car il a été élevé dans une forme d’individualisme et dans une valorisation des plus forts.


Et puis ce film montre que ce n’est pas parce qu’on est plus faible que les autres et différents que l’on a pas le droit d’exister.


Elle Fanning bien que son personnage soit très bavarde apporte beaucoup à son personnage tronc et assume parfaitement son rôle de star du film.


Un film plutôt agréable, bien qu’il fasse passer la première 1/2 heure uniquement en grommelot et pas forcément digeste.



lundi, novembre 03, 2025

l'étranger

Une adaptation du roman de Camus par Francois Ozon avec Benjamin Voisin, Rebecca Marder et Pierre Lottin.


On est en Algérie. Meursault vient de perdre sa mère, entame une relation avec Marie et est ami avec Raymond son voisin de palier. Raymond est poursuivi par le frère d’une indigène avec qui il a eu une relation trouble. Sur une plage Meursault finira par tuer l’homme qui suivait son ami Raymond.


On a déjà ce personnage de Meursault très énigmatique, en apparence assez froid mais qui semble cabossé par la vie. Il est le produit d’une époque et semble comme formaté par la société.


Et puis il y a le racisme ordinaire celle de l’Algérie française et la misogynie d’une époque où les femmes sont des objets du désir des hommes. L’amie de Raymond sera battue par ce dernier, voir prostituée. Marie elle aura du mal à faire dire à Mersault qu’il est amoureux d’elle.


Mais l’étranger reste un film d’ambiance, celle de l’Algérie coloniale, d’un pays écrasé par la chaleur et le soleil. Ambiance d’une époque, d’un milieu social modeste le tout renforcé par ce noir et blanc très sobre. Un film d’une fatalité et d’un déterminisme assez fort.


 

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