jeudi, septembre 19, 2024

mercredi, septembre 18, 2024

fario

 

Le premier long métrage de fiction de la réalisatrice lédonienne Lucie Prost


Léo (Finnegan Oldfield) revient dans son village près d’Ornans pour vendre les terres de son père. Elles doivent être rachetées par une société qui va effectuer des forages pour extraire des métaux précieux. Mais il va se rendre compte que cette mine n’est pas sans danger pour l’environnement.


C’est un thriller en milieu rural qui n’est pas sans rappeler petit paysan ou au nom de la terre. L’originalité réside dans sa dimension mystique qui s’intègre très bien à l’histoire. Léo prenant occasionnellement de la drogue on ne sait pas si on est dans le réel ou le conte. A chaque fois apartés mystiques font avance l’intrigue.


L’autre aspect pertinent réside dans ce portrait de la jeunesse rurale. Certes Léo est parti travailler à Berlin mais Camille (Meghan Northam) et Gus (Andranic Manet) eux sont restés et travaillent dans un laboratoire et comme agriculteur. C’est une jeunesse moderne, engagée, dynamique qui fait vivre son territoire qui est décrite et sortie de son invisibilisation au cinéma.


Enfin une large place est faite à la sexualité, de manière très ouverte et décomplexée. On y parle problème d’érection, homosexualité, histoires d’amour et nouvelle relations suite à un deuil. Le tout sans drame et dans un apaisement des plus salvateur.


mardi, septembre 17, 2024

langue étrangère

 

Le nouveau film de Claire Burger la réalisatrice de Party girl et c’est çà l’amour


Fanny (Lilith Grasmug) une lycéenne strasbourgeoise passe quelques jours à Leipzig chez sa correspondante Lena (Josefa Heinsius) L’accueil de Lena est d’abord glacial, jusqu’à ce qu’elle comprenne que Fanny est victime de harcèlement dans son lycée. Les deux jeunes filles vont alors se lier d’amitié.


Ce film met en lumière 2 familles aux fonctionnements chaotiques mais aisées. La famille allemande est tenue d’une main de fer par le grand-père pour le plus grand malheur de la mère de Lena. Les parents de Fanny eux sont obnubilés par leur carrière sans forcément donner toute l’attention dont a besoin leur fille.


Et au milieu de tout çà ces deux jeunes filles vont tenter de s’épauler pour traverser les affres de l’adolescence.


Et puis il y a un scénario plutôt bien bâti autour d’une jeunesse militante. Un scénario qui nous réserve des surprises et qui au final va nous mener en partie en bateau, mais qui va révéler les souffrances des deux jeunes filles.









jeudi, septembre 12, 2024

silex and the city

Un film d’animation signé Jul (le dessinateur pas le rappeur) et Jean Paul Guigue un film présenté à Cannes et à Annecy, déclinaison en long métrage de la série d’Arte.



Dans la famille Dotcom, Web la fille veut absolument aller à une soirée à laquelle assistera son petit ami. Son père Blog l’en empêche. Elle finira par faire le mur. Mais à cette soirée elle va consommée des substances qui vont la plonger dans le coma. Son père va alors la rejoindre pour tenter de la sauver. Ils vont se retrouver à notre époque et ramener un drôle d’objet qui va mettre à mal toute la société.


Ce film fait constamment le lien entre notre époque et celle du paléolithique. Le décalage entre ces deux époques est souvent grinçant. Entre des discussions contemporaines entre des personnages du paléolithique fonctionne à merveille.


Et puis il y a ce saut dans le temps et ce petit objet qui va changer la vie des gens.

Un film à charge sur les religions quelles quelles soient surtout dans leurs dérives les plus radicales. Un film qui revisite notre histoire contemporaine de manière plus que critique.


Un film à charge également contre le capitalisme sauvage et qui dénonce le racisme.

Un film extrêmement bien écrit avec des trouvailles d’une poésie extraordinaire mais surtout un film qui fait réfléchir.


 

mercredi, septembre 11, 2024

dahomey

 

Un film de Mati Diop, ours d’or au dernier festival de Berlin.


Un documentaire qui suit le retour d’œuvres d’arts du royaume Dahomey dans le pays le Bénin . Tout commence à Paris au musée du quai Branly pour se terminer au Bénin où le retour de ces œuvres sont le sujet de débats.


Ce qui dérange dans ce documentaire c’est la quasi absence de dialogues de ligne éditoriale et d’angle. En effet, la bande son est composée soit d’une étrange prise de parole d’une statut, d’une description très factuelle de ces œuvres et de débats captés quasi sans montage.


C’est dommage car le sujet est essentiel, celui du passé colonial de la France qui a volé un certain nombre d’œuvres d’arts et une partie de la culture des pays qu’elle a colonisé.


Ce qui est encore plus intéressant c’est la temporalité et les conditions de ce retour. La France et l’Europe perd de l’influence en Afrique au profit de la Chine et de la Russie. Le retour de ces œuvres peut être vu comme un moyen pour le France de ne pas complètement perdre pied en Afrique.


Le film aurait pu assumer ce point de vue très fort et pertinent en bâtissant une vraie narration plutôt qu’en faisant parler des œuvres ou en filmant des débats dont on ne sait pas très bien qui ils mettent en scène.


lundi, septembre 09, 2024

tatami

 

Un film de Zar Amir Ebrahimi et Guy Nattiv



Leilia Hosseini (Arienne Mandi) participe aux championnats du monde de judo en Géorgie. Elle est bien partie pour gagner une médaille. Mais quand le régime iranien va apprendre qu’elle est susceptible d’affronter une athlète israélienne, elle va subir d’énorme pressions pour abandonner. Va t’elle le faire tel sera l’enjeu de ce thriller.



C’est avant tout un thriller dans lequel l’intensité va monter petit à petit. On sera dans les coulisses d’un palais des sports, ainsi qu’en Iran où est resté la famille de Leila. Les menaces seront d’abord verbales avant que le régime ne s’en prenne aux proches de Leila. Mais cette dernière semble avoir anticiper la situation mais pas forcément totalement. Et puis il y a ce sentiment de déjà vu Maryam sa coach elle a déjà vécu la même situation, mais est ce que cela là fera réagir différemment.


C’est enfin un film qui montre que le sport est politique. Le régime iranien permet une pratique féminine mais avec des athlètes voilées. Ces championnats sont une vitrine pour ce régime. La fédération internationale elle peut protéger ces athlètes victimes de persécutions et les faire concourir sous bannière neutre.


2 petites imprécisions viennent un peu gâcher le film. On demande à Leila d’abandonner dès les premiers tours alors qu’elle ne pourrait affronter l’israélienne uniquement en finale. Et puis cette blessure à peine soignée. La photo en noir et blanc n’apporte rien mais cela est moins gênant.



dimanche, septembre 08, 2024

Beetlejuice Beetlejuice

 

36 ans après Tim Burton revisite son propre chef d’œuvre datant de 1988


Lydia Deetz (Winona Ryder) anime des émissions sur le paranormal. Petite fille dans Beetlejuice elle était la seule à pouvoir voir les fantômes. La mort de son père va la ramener dans la maison où elle a grandit. Elle sera accompagnée de sa fille Astrid (Jenna Ortega). Cette dernière va tomber amoureuse d’un habitant du village. Celà ne sera que le début des ennuis pour sa famille.


La grande réussite de Tim Burton est d’avoir repris les mêmes personnages et les mêmes acteurs 36 ans après Beetlejuice. Il va développer une toute autre histoire mais en gardant ce qui avait fait le succès de son premier film. Il va aussi créer de nouveaux personnages et continuer à développer son univers féerique autour de la mort.


Un des nouveaux personnages est la femme de Beetlejuice (Monica Bellucci). Elle va nous permettre de découvrir comment Beetlejuice est mort. Elle va avoir aussi des pouvoirs assez particuliers qui vont se révéler dangereux.


L’univers de la mort s’étoffe également. Le train de l’âme est une invention particulièrement poétique. Les liens et les allers retours entre le monde des vivants et celui des morts est également très intéressant et assez bien creusé.


Sans trahir son œuvre originale Tim Burton nous livre un film de toute beauté, poétique absurde, interrogeant également les relations parents enfants, mère filles qui sont parfois compliquées.


jeudi, septembre 05, 2024

a l'ancienne

Le nouveau film du réalisateur de Tout ce qui brille Nous York ou encore un homme pressé.


Henri et Jean Jean (Gérard Darmon et Didier Bourdon) vivent sur une petit île au large des côtes bretonnes. Leur vie va changer quand ils vont apprendre qu’un habitant de l’île à gagner au loto.


Commençons par le positif et çà sera bref, ce film est une belle histoire d’amitié qui sera mise à mal par l’argent.


Pour le reste c’est un film qui empile les clichés, sur la Bretagne, sur la vie insulaire, les banlieues, et sur l’avarice. Chantal Lauby retrouve un rôle de bigote caricaturé à l’extrême qui était le sien dans la série des qu’est ce qu’on a fait au bon Dieux.


Mais en plus des clichés le scénario nous donne le mal de mer tellement les rebondissements sont aussi soudains que totalement incohérents. On a bien une accalmie dans la tempête au milieu du film, mais la fin ayant pour ambition de nous décoiffer est totalement navrante.


 

mercredi, septembre 04, 2024

a son image

 

Le nouveau film de Thierry de Peretti révélé en 2017 avec une vie violente, un présenté à la quinzaine des cinéastes du dernier festival de Cannes.


Nous sommes en Corse dans la fin des année 1980 début des années 1990. Antonia (Clara Maria Laredo) est une jeune femme passionnée de photo. Elle tombe amoureuse de Simon un militant du FLNC. La question posée par le film sera de savoir comment elle va soutenir la cause défendue par son compagnon et comment cela va interférer dans sa carrière à Corse matin.


Ce film est avant tout un film d’émancipations. Antonia va vite s’émanciper de sa famille grâce à sa passion qui va devenir son métier. Elle s’émancipe également de sa famille à travers sa relation avec Simon qui n’était pas approuver.

Mais Antonia va également cultiver une indépendance par rapport au mouvement autonomiste. Elle ne sera pas comme les compagnes de militants à soutenir sans conditions leurs compagnons. Et en çà dans la société corse des années 1980 1990 cette posture est singulière.


L’autre aspect du film est plus historique. On se replonge dans les actions des autonomistes du FLNC. Le plasticage des villas, les conférences de presse, les assassinats. Et c’est au final assez flou assez opaque finalement comme les liens qui unissent la société corse aux mouvements indépendantistes.


Au final un film d’émancipation assez commun qui n’est pas porté par une dimension politique qui aurait pu être plus développée.


lundi, septembre 02, 2024

toubib

 

Un documentaire d’Antoine Page qui suit son frère Angle durant ses 12 années d’étude de médecine.


Le récit est assez linéaire on suit d’abord sa préparation au concours de fin de 1ere année puis son année Erasmus à Sofia avant son externat et son internat. Ce documentaire se compose de beaucoup d’interview pendant lesquels on va voir évoluer le personnage d’Angel.


Ce qui est plus qu’agréable c’est toute la bonhommie du personnage d’Angel. Il est souvent souriant et se prend rarement au sérieux. On frise parfois la désinvolture quand par exemple çà ne l’inquiète pas le moins du monde de ne pas arriver à poser une perfusion ou quand il se prendre à ne pas avoir effectuer ses visites. C’est finalement la chronique assez banal d’un jeune homme qui devient adulte, apprend l’autonomie et devient de moins en moins candide.


Et puis on voit ce personnage évoluer et développer une grande empathie envers ses patients. Ce film met en lumière une médecine humaine qui ne doit pas se limiter à de grands plateaux techniques.


C’est également un film engagé sur le système de soin français. Au début du documentaire on voit une photo d’Angel dans une manifestation alors qu’il est adolescent, ce qui est d’une certaine manière annonciateur du lieu dans lequel il exerce aujourd’hui.


jeudi, août 29, 2024

la belle affaire

 


Nous replongeant dans un évènement historique #labelleaffaire est une comédie tendre, loufoque sans être dénuée de sens 

mercredi, août 28, 2024

la prisonnière de Bordeaux


Autour d'une belle amitié #laprisonnieredebordeaux nous offre une vision singulière de la détention 
 

lundi, août 26, 2024

the crow


C'est en prenant le temps de mettre en place une ambiance quasi biblique que #thecrow développe un thriller a la fois glauque et majestueux
 

jeudi, août 22, 2024

trap

 


Le mélange entre film pour ado et thriller dans #trap atténue fortement sa dimension anxiogène

mercredi, août 21, 2024

zenithal

 


Délicieusement absurde #zenithal flirte avec le film de genre tout en interrogeant avec pas mal de pertinence les relations hommes femmes #megaramabeauxarts #besancon

lundi, août 19, 2024

alien romulus

 


D'une évasion à un thriller SF bien écrit #alienromulus pose des questions éthiques plus que pertinentes #megaramabeauxarts #besancon

vendredi, août 16, 2024

city of darkness

 


Thriller spectaculaire à la photo remarquable #cityofdarkness fait émerger une once d'humanité dans un chaos sans nom #cinemavictorhugo #besancon

jeudi, août 15, 2024

la mélancolie

 


L'évocation de la tragique fin d'un adultère dans #lamelancolie se fait avec une retenue et une dignité assez déroutante #cinemavictorhugo #besancon

jeudi, août 08, 2024

gondola


Réinventant le film muet #gondola est tout aussi bucolique que poétique #cinemavictorhugo #besancon
 

mercredi, août 07, 2024

largo winch le prix de l'argent

 


Thriller efficace basé sur un scénario plus que bien construit #largowinchleprixdelargent égratigne avec finesse les dérives d'un capitalisme sauvage #megaramabeauxarts #besancon

vendredi, août 02, 2024

highway 65

 


Autour d'une enquêtrice tout aussi gauche qu'incorruptible #highway65 égratigne une société marquée la loi du silence 

mardi, juillet 30, 2024

mon parfait inconnu

 


Sur un rythme syncopé #monparfaitinconnu nous emmène entre rêve et réalité 

lundi, juillet 29, 2024

belle enfant

 


En tentant d' explorer le concept de "mauvaise mère" sur le ton de la comédie #belleenfant passe trop longtemps à côté de son sujet

lundi, juillet 22, 2024

eat the night

 


Les relations fusionnelles dans #eatthenight apportent une dimension enfantine à un thriller basé sur des vengeances entre trafiquants de drogues

lundi, juillet 15, 2024

sons

 

Dans une économie de dialogues #sons explore la vengeance, l'humiliation et l'emprise

jeudi, juillet 11, 2024

Les gens d'à côté


 A travers une très belle amitié #lesgensdacote fait se rencontrer des franges de la société en apparence opposées

jeudi, juillet 04, 2024

pendant ce temps là sur terre

 

Le nouveau film de Jérémie Clapin, le réalisateur de ce formidable film d’animation j’ai perdu mon corps en 2019.



Elsa (Megan Northam) est la sœur d’un spationaute disparu lors d’une mission. Elle travaille comme aide soignante dans un Epah jusqu’au jour où elle entend la voix de son frère. Elle va alors être en contact avec des formes de vie extra terrestres qui pourraient faire revenir son frère, mais le prix à payer pour çà sera élevé.



Le scénario et la photo de ce film sont remarquables. On retrouve dans ce film de fiction quelques passages d’animation.

Chaque petit détail aura son importance et chaque plan est soigné faisant de ce film une œuvre très agréable à regarder.



Et puis c’est un film de genre un film fantastique avec une dose de science fiction. La communication entre Elsa et les extra terrestres se faisant par cette petite oreillette végétale qui finira par s’incruster dans son oreille.



Mais là où le film est vraiment profond c’est quand il aborde des questions d’éthiques des questions philosophiques. La vie des personnes âgées, des marginaux, de ceux en rupture avec leurs famille a t’elle de l’importance ? Peut elle être sacrifiée pour sauver une autre vie ? Peut on sacrifier plusieurs vies pour en sauver une ?



Un très beau film très agréable à regarder et qui en plus interroge notre humanité.

mercredi, juillet 03, 2024

pourquoi tu souris


 

Un film écrit et réalisé par Christine Paillard et Chad Chenouga



Wisi et Jérôme (Jean Pascal Zadi et Raphael Quenard) suite à de mauvaises fortunes se sont retrouvés à la rue. Ils vont être hébergés temporairement chez Marina (Emmanuelle Devos) qui travaille dans une association venant en aide aux sans abris. Ils vont alors tenter de s’en sortir enchaînant les petites arnaques et les plans bancals.



Ce film est d’abord une galerie de portraits de personnages cabossés par la vie. Marina se retrouve seule et veut absolument aider tout le monde. Wisi a du quitter sa ville et son logement suite à une séparation difficile et Jérôme semble malade et vient de perdre sa mère. Si on ajoute Emilie (Camille Rutherford) une mère séparée de son enfant et Rita (Judith Magre) une vieille dame seule depuis le décès de son amant, on a des personnages tous aussi attachants les uns que les autres.



Pour s’en sortir Wisi et Jérôme vont enchaîner les petites arnaques ce qui va donner lieu à du comique de situation plutôt drôle. Jérôme voudra en faire le moins possible pour gagner de l’argent alors que Wisi lui après avoir abusé de la gentillesse de Marina va devenir une sorte de victime pour Jérôme.



Un film d’une tendresse incroyable qui montre tout le dévouement de ces associations venant en aide aux plus démunis.



jeudi, juin 27, 2024

l'enfant qui mesurait le monde

 

Le premier long métrage de Takis Candilis ce producteur de télévision qui fut notamment directeur de la fiction et directeur général adjoint de TF1 un film adapté du roman de de Metin Arditi,


Alexandre Varda (Bernard Campan) est un célèbre promoteur immobilier qui est sur le point de perdre son poste quand il apprend la mort de sa fille qui vit en Grèce. Sur l’île sur laquelle elle vivait il va faire la connaissance de son petit fils Yannis qui a la particularité d’être Asperger. Sur place il va se retrouver mêler à un projet de complexe touristique qui pourrait défigurer l’île.


Ce film est d’abord le parcours d’un homme pour qui la carrière était tout et qui va devoir réapprendre à vivre. Il est d’abord relativement maladroit avec son petit fils et Maria (Maria Apostolakea) qui s’occupe de lui. Puis plus le film va avancer plus il va découvrir l’île, son fonctionnement et changer de paradigme.


C’est également un film qui interroge la société grecque qui a été meurtrie par la crise économique. Une société tournée vers le tourisme. Mais le développement économique doit il se faire en opposition avec le patrimoine et les traditions tel est la question que pose le film.


Et puis ce qui assez bien vu c’est la manière dont Alexandre va utiliser son expérience de chef d’entreprise sans scrupule pour une noble cause.


Un film très classique mais qui a le gros avantage de nous offrir 1h40 de vacances en Grèce.

mercredi, juin 26, 2024

les pistolets en plastique

 

Quatrième film de Jean Christophe Meurisse un film de la sélection de la quinzaine des cinéastes. Un film avec Laurent Stocker, Delphine Baril, Charlotte Laemmel et Gaetant Peau


Un film librement inspiré de l’histoire de Guy Joao que les autorités écossaises et françaises avaient arrêté pensant que c’était Xavier Dupont de Ligonnès.


Michel Uzes, prend l’avion pour se rendre au Danemark pour un concours de danse country. A l’aéroport un policier pense avoir reconnu Paul Bernardin, un homme ayant assassiné toute sa famille. A sa descente de l’avion il est arrêté par les autorités danoises. Cà ne sera que le début d’un long cauchemar.


Ce film montre toute la fascination de notre société pour les grands criminels. Ces deux enquêtrices du web en sont tout le symbole. La réaction des autorités danoises et de l’enquêtrice française venue les épauler vient encore en rajouter une couche.


L’autre aspect intéressant est la manière dont JC Meurisse accentue toute l’absurdité de cette situation. Et en çà la multiplication des personnages secondaires (Norah Hamzaoui, Vincent Dedienne, ….) est plus que pertinente.

C’est surtout un film assez drôle, on pense à cette visio conférence entre policiers français et danois, à ces scènes d’interrogatoires ou encore à cette scène à l’aéroport de Dijon.


Un film totalement absurde qui met en lumière la fascination de notre société pour les grands criminels.

jeudi, juin 20, 2024

the bikeriders

 

Nouveau film de cet immense réalisateur d’à peine 45 ans Jeff Nichols réalisateur de Take Shelters, Mud ou encore Loving.

Un film tiré du livre du même nom du photojournaliste Danny Lyon


On est dans les années 1960, Kathie (la talentueuse Jodie Comer (Killing Eve)) va un soir rejoindre une de ses amies dans un bar de motards. Elle va y faire la connaissance de Benny (Austin Butler) avec qui elle va se marier un mois après. Elle va alors plonger dans un univers très particulier.


C’est une sorte de chronique sur le milieu des motards. On y voit des rassemblements et surtout des bagarres entre bandes rivales. Benny va se faire tabasser car il portait des couleurs interdites dans un bar ce qui va entraîner de vives représailles de son clan.


Benny est un personnage libre. Kathie essaiera de le détourner des excès et de cette violence. Mais ni elle ni Johnny (Tom Hardy) le chef de son clan n’auront d’emprise sur lui.


C’est surtout un film d’ambiance comme l’était Mud. On va littéralement s’imprégner d’une culture et c’est en çà que le film est passionnant.


Un film sur l’âge d’or d’une époque, celui d’un groupe de passionnés les Vandals. On y verra comment peu à peu ce groupe a dérivé pour devenir un clan, un groupe de délinquants bien éloigné de la culture qu’ils revendiquaient à leurs débuts.

mercredi, juin 19, 2024

hors du temps

 

Le nouveau film d’Olivier Assayas qui était en compétition lors de la dernière Berlinade.


On est en plein confinement, Paul et Etienne (Vincent Macaigne et Micha Lescot) deux frères le passent dans la maison de leur enfance avec leurs compagnes (Nine d’Urso et Nora Hamzawi). L’occasion de se remémorer des souvenirs d’enfance mais surtout d’explorer les angoisses souvent irrationnelles de personnages privilégiés.


La première caractéristique de ce film est qu’il est excessivement verbeux. L’intervention assez fréquente d’une voix off vient renforcer encore cette caractéristique.


C’est également un auto portrait d’Olivier Assayas qui se personnifie dans le personnage de Paul. J’y verrai une sorte d’auto dérision, tellement le personnage de Paul est hypocondriaque et anxieux. Il se veut un érudit lisant énormément mais d’un autre côté va croire tout et n’importe quoi lu sur internet concernant le covid. Il va développer également une addiction irrationnelle pour le commerce en ligne pour calmer son anxiété.


On y voit également un confinement idyllique, une maison au milieu de nulle part, des personnages pouvant télétravailler totalement et pouvant faire leurs courses dans la petite épicerie bio du village à côté.


Bref on développe peu d’empathie pour des personnages qui s’inventent des problèmes et auxquels on a du mal à s’identifier. Un film qui se distingue essentiellement par ses décors une magnifique maison avec son jardin dans un environnement très calme. Bref beaucoup de vide et de futilités.

lundi, juin 17, 2024

c'est pas moi

 

Le dernier film de Leos Carrax, présenté dans la sélection Cannes Première du dernier festival de Cannes.


Pour une commande du centre Pompidou, Leos Carrax doit revenir sur sa vie. Il le fait dans un moyen métrage à l’esthétique remarquable et inventive, un film qui revient sur un certain nombre de problématiques sociétales.


La première force de ce film c’est son esthétisme. Les images sont acidulées voir saturées. L’incrustation de textes est plutôt pertinent et original. Enfin, on a un mélanges de photos, d’extraits de films et d’archives très habilement montés.

Pour çà l’expérience visuelle est plutôt aboutie et fait de ce moyen métrage presque un sujet de recherche cinématographique.


L’autre aspect est la manière dont Leos Carax va aborder des sujets qui ont traverser sa vie. Il y parle antisémitisme, de sa rencontre avec Godard. Il n’hésite pas non plus à régler des compte de manière très sèche. Le point culminant étant après le générique de fin ces coulisses de l’animation de baby Annette, Annette qui avait fait l’ouverture du festival de Cannes 2021.


C’est peut être Thierry Fremaux le délégué général du festival de Cannes qui décrit le mieux de film une sorte d’essai cinématographique selon lui.









mercredi, juin 12, 2024

Juliette au printemps


 

Le nouveau film de Blandine Lenoir après Aurore ou Annie Colère


Juliette (Izia Higelin) retourne quelques jours voir son père (Jean Pierre Daroussin). Depuis quelques temps elle dort mal et à besoin de récupérer. Mais c’est la révélation presque accidentelle d’un secret de famille qui va finir par tout débloquer.


Ce film est particulièrement intéressant car il évoque avec une certaine justesse le fonctionnement de relations familiales. Le père est relativement refermé sur lui même, son ex femme assez exubérante, Juliette déprime et sa sœur Marylou (Sophie Guillemin) ne semble plus heureuse dans son mariage.


C’est finalement ce secret, cet évènement que tout le monde à voulu mettre sous le tapis qui semble expliquer les névroses de chacun. C’est quand on va découvrir ce secret que ces personnages vont nous apparaître plus empathiques. Cette famille en apparence toxique va prendre une toute autre apparence.


Un film qui semble montrer que l’émancipation et franchise semblent indispensables à l’équilibre de chacun.


Un film qui fait mal, qui présente la famille comme une sorte de prison. Le repas d’anniversaire de la nièce de Juliette nous fait atteindre le paroxysme du malaise dans lequel Marylou se rend malade pour que tout organiser.


Un film à la fois tendre et pertinent que ce Juliette au printemps

tehachapi

 

Après avoir signé notamment visages villages avec Agnès Varda JR l’artiste photographe plasticien est de retour avec un nouveau film.


Tehachapi c’est le nom de cette prison californienne construite au milieu du désert. JR a été sollicité pour mener un projet avec les détenus les plus dangereux ceux du quartier 4. Il va les prendre en photo et coller cette photo géante sur les terrains de baskets.


Le premier aspect de ce film est documentaire. On y voit une prison de haute sécurité au milieu de nulle part. Une prison dans laquelle des détenus sont enfermés dans des cages dans la cour de la prison. Une prison dans laquelle il n’est pas rare de voir des taches de sang au sol, résultat de rixes entre détenus.


Ce film parle aussi de réinsertion. Malgré de lourdes peines parfois sans libération possible, on voit des détenus qui ont fait un travail sur eux même et qui ont évolué. Ce sont souvent des détenus condamnés quand ils étaient mineurs ou jeunes adultes et à la merci de gangs et très influençables.

Un film qui montre toute l’absurdité de ces peines incompressibles ou parfois de plus de 100 ans de prison.


Tehachapi montre comment l’art en rentrant en prison peut participer à faire changer les choses.

lundi, juin 10, 2024

Bad boys ride or die

4eme opus de la série des bad boys, signé Adil El Arbi et Billal Fallah


Mike Lorrey (Will Smith) est en retard à son mariage. Lors de ce dernier son équipier Marcus Burnett (Martin Lawrence) fait une crise cardiaque. Il se remet tant bien que mal, ils devront alors blanchir leur ancien équipier le capitaine Howard accusé d’être un ripou. Ils vont alors s’attaquer aux cartels qui ont gangrener la police de Miami.


On est dans un film d’action efficace avec un certains nombres de révélations, de rebondissements qui vont rythmer le film. En ce sens c’est un blockbuster estival plutôt réussi, même si la chevauchée en voiture dans les rues de Miami au début du film pour ne pas être en retard à un mariage est purement gratuite et n’apporte rien.


Mais derrière ce film d’actions on a sous jacent 2 messages politiques. Le premier celui de ces cartels de drogues qui infiltrent les autorités locales. Ce film allant jusqu’à poser l’hypothèse d’une entente entre les autorités et les cartels pour protéger les frontières des terroristes après le 11 septembre.

Le second message est de santé publique. L’alimentation totalement déséquilibrée de Burnett l’a amené à faire une crise cardiaque. Son hygiène de vie étant plus une menace pour lui que les cartels de la drogue qui veulent sa peau.



 

jeudi, juin 06, 2024

mercredi, juin 05, 2024

la petite vadrouille

 

La nouvelle comédie de Bruno Podalydes avec Bruno et Denis Podalydes, Sandrine Kiberlain et Daniel Auteuil notamment.


Franck un chef d’entreprise veut partir en week end avec sa maîtresse. Il demande à Justine une de ses employées de l’organiser. Justine ayant des difficultés financière, va monter une petite escroquerie un séjour à moindre frais sur une péniche pour faire le maximum de bénéfice. Mais quelle ne sera pas sa surprise quand elle découvrira qui est l’invitée de son patron.


C’est une comédie une farce assez légère à laquelle on rit bien volontiers.


Le personnage de Franck est désuet à souhait et on a plaisir à rire de lui. Justine et ses amis forment une bande de bras cassés assez extraordinaire ce qui donne beaucoup de poésie à ce film. Cette dimension poétique est renforcée par ce groupes de jeunes idéalistes naviguant sur la voilier que le jeune mousse de la péniche va finir par rejoindre.


L’autre aspect comique c’est cette arnaque. Justine va essayer d’embobiner son patron pour en tirer le maximum de profits. On est quasi dans le vaudeville dans la pièce de boulevard. C’est un film très théâtral.


C’est un film qui ne réinvente pas la comédie mais à la fois drôle et rêveur.


Archives du blog