jeudi, mars 21, 2024

bis repetita

 


Premier long métrage d’Emilie Noblet.


Delphine (Louise Bourgoin) est enseignante de lettres classiques dans un lycée. Elle a peu d’élèves et achète la paix en classe en leur mettant de bonnes notes. Mais tout va changer quand sa classe va devoir représenter la France à un concours international de latin. Delphine sera alors accompagné à Naples de Rodolphe (Xavier Lacaille) le neveu de la proviseure se son lycée (Noemie Lvovsky) et doctorant en latin.


C’est un film qui élève au rang d’art la tricherie et la flemmardise. La manière dont Delphine va se construire un personnage d’enseignante dynamique et investie est plus que drôle.

Cette tricherie va continuer lors du concours de latin où tous les moyens seront bons pour obtenir les sujets en avance pour que Delphine puisse aider ses élèves.


Ce film repose également sur des ressorts comiques assez ingénieux dont celui ci (son). Cette reprise de Celine Dion en latin. Rodolphe ayant eu l’idée de faire des reprises des plus grands succès de la variété en latin.


Beaucoup d’inventivité, de dynamisme, d’amour aussi. Xavier Lacaille après avoir été révélé dans le série Parlement (Emilie Noblet) confirme son talent d’acteur.


Enfin un film qui n’oublie pas d’égratigner le système éducatif et universitaire. Bis répétita a beau être une agréable farce, il n’est pas totalement abstrait et déconnecté de la réalité.


mercredi, mars 20, 2024

hors saison

 

Stephane Brizé revient à la comédie romantique après avoir réalisé quelques drames sociaux.


Mathieu (Guillaume Canet) est un acteur qui vient d’abandonner la première pièce de théâtre dans laquelle il devait jouer. Il se retrouve en thalasso loin de tout. C’est alors que son ex compagne Alice (Alba Rohrwacher) va reprendre contact avec lui.


La première demi heure du film plante le décor. Un acteur fatigué, usé, réfugié dans un centre de thalasso thérapie. Mais il s’ennuie. On finit par découvrir qu’il est parti des répétitions d’une pièce de théatre sur un coup de tête.


Puis vient la rencontre avec Alice qui a entendu parler de sa présence dans la région. Et c’est à ce moment là que commence la psychothérapie d’Alice. Elle se souvient de sa rupture avec Mathieu, rupture dont elle ne s’est pas totalement remise.


Les deux personnages semblent hors du temps hors de leur époque hors du monde réel incarné par le mari et la fille d’Alice.


Le scénario est lui cousu de fil blanc. Mathieu enrage en lisant des scénarios de film dont au tout début on a compris l’issue, c’est exactement le cas pour ce film. On peut faire une analogie entre l’histoire d’Alice et celle de cette vieille dame qui s’est mariée et fait des enfants par devoir et qui vit une belle histoire d’amour au crépuscule de sa vie. Mais cette histoire semble anecdotique dans la mélancolie qui traverse ce film.

lundi, mars 18, 2024

heureux gagnants

 


Une comédie à sketchs écrite et réalisée par Maxime Govare et Romain Choay.


4 histoires de gagnants au loto dont la vie bascule. Un couple qui n’a que quelques minutes pour réclamer son gain, une jeune femme qui va se méfier d’un prétendant, 1 terroriste qui va hésiter à appuyer sur le détonateur et des personnels d’un Epadh victimes d’une malédiction. Avec au casting, Audrey Lamy, Fabrice Eboué, Anouck Grimbert ou encore Pauline Clement.


Le scénario est un peu rêche. On craint vraiment le pire quand les clichés sur les terroristes s’accumulent. Ajouter à cela un travail de script assez léger. On est donc sur une comédie assez poussive.

Seul la troisième histoire est plutôt bien construite. Une aide soignante ne voulant pas voler un ticket gagnant à un de ses pensionnaire tout juste décédé fonctionne à peu près. Cette malédiction va amener cette comédie presque dans un film de genre.


Pourtant le sujet est intéressant. Comment notre vie bascule après avoir gagner au loto. On a des personnages assez modestes mais qui se battent pour s’en sortir mais qui ne sont pas du tout préparer à la vie qui les attend.


Un film avec beaucoup de potentiel qui frise avec la faute de goût et qui est le plus souvent bancal.

mercredi, mars 13, 2024

la nouvelle femme

 

Le nouveau film de Léa Todorov.


Lili D’alengy (Leila Bekti) est une star du music hall dans le Paris du début du Xxeme siècle. A la mort de sa mère sa famille lui restitue sa fille Tina (Rafaelle Sonneville Caby) qui est neuro atypique. Elle va alors rejoindre Rome dans l’espoir de la confier à un foyer géré par Maria Montessori (Jasmine Trinca).


La grande performance du film est d’avoir pu faire tourner des enfants neuro atypiques. La grande évolution est que ces enfants n’étaient plus considérés comme des malades mentaux mais des enfants à besoins éducatifs particuliers. Le rôle de la musique, des sens et de l’attention dans les apprentissages a été révélés par Maria Montessori notamment pour ceux que l’on appelait communément les idiots.


Le destin de Maria Montessori est celui d’une femme qui n’était pas considéré comme médecin à part entière mais comme la collaboratrice du directeur de l’institut. Le film raconte également l’émancipation d’une femme brillante. Et pour ce faire elle va être aidée par Lili D’Alengy qui maitrise tous les codes du monde du début du Xxeme siècle. Celà montre que tout brillant chercheur que l’on soit si on a pas l’argent et le pouvoir les découvertes sont bien peu de choses.

dans la peau de blanche houellebecq

 

10 ans après l’enlèvement de Michel Houellebeq, Guillaume Nicloux signe dans la peau de Blanche Houellebeq.


Michel Houellebeq est sur le point de partir en Guadeloupe pour dédicacer des livres. Sur place une surprise l’attend il assistera à un concours de sosies de Michel Houllebeq dont la présidente du jury sera Blanche Gardin.



Ce film est foutraque. C’est une sorte de chaos sans nom. Mais force est de constater que les choses fonctionnent plutôt bien.


La virée de Michel Houellebeq et de ses amis en Guadeloupe est teintée d’une certaine forme d’arrogance, limousine, hôtel de luxe. Son ami et garde du corps est assez opaque voir antipathique.


Mais ce film interroge sur l’histoire de la Guadeloupe et son intégration à la France. Et c’est çà qui sauve ce film qui aurait pu apparaitre comme totalement nombriliste. On y parle du chlordécone, de l’usage du créole et de l’esclavage qui a privé les populations locales de leurs biens.


Si on passe sur la forme assez indigeste est foutraque dans la peau de Blanche Houellebeq est loin d’être inintéressant.

lundi, mars 11, 2024

comme un fils

 


Un film de Nicolas Boukhrief


Jacques Romand (Vincent Lindon) vide son casier de la salle des profs. Il se retrouve chez lui, préparant la vente de sa maison. Un soir dans une épicerie il va tomber sur Victor (Stefan Virgil Stoica) un enfant qui va changer sa vie.


Ce film interroge sur le sort d’enfants qui ne sont pas pris en charge par le système éducatif et qui sont contraint de voler pour subvenir aux besoins de leur famille. On y voit la limite de la prise en charge institutionnelle et tout le travail du secteur associatif incarné par Harmel (Karole Rocher). Tout l’enjeu du film sera de savoir comment offrir une éducation à ces jeunes déscolarisés et en danger dans leur famille.


L’autre question plus diffuse sera de savoir quel sens à le métier d’enseignant. Jacques est désabusé et à jeté l’éponge suite à un incident survenu sur son lieu de travail. Cette scène d’un repas entre enseignant en dit long sur leur désarroi. Mais c’est au contact de Victor qu’il retrouvera du sens à son métier. C’est dans cette association qu’il retrouvera le gout d’enseigner. Certes scolariser, apprendre à lire et à écrire à des jeunes qui ne connaissant pas le français est un défi, mais un défi que Jacques est prêt à relevé dans un environnement qui donne du sens à son métier d’enseignant.

jeudi, mars 07, 2024

la vie de ma mère

 

Le premier film écrit et réalisé par Julien Carpentier.


Pierre (Willian Leghbil) est le patron d’une petite boutique de fleurs. Il doit signer un contrat très important. Mais sa grand-mère l’appelle, sa mère Judith (Agnès Jaoui) s’est échappée de la clinique psychiatrique dans laquelle elle vit. Il va alors devoir tout mettre de côté pour accompagner sa mère.





C’est un film hyper émouvant sur une relation mère fils dans laquelle Pierre doit assurer la curatelle de sa mère. Il a du prendre la décision de la faire admettre dans cette clinique pour son bien. Mais paradoxalement il va tout faire pour passer une journée avec sa mère qu’il n’a pas vu depuis longtemps. Leur temps ensemble est compté ils n’ont qu’une journée c’est ce qui va apporter de l’intensité à ce duo, à cette relation mère fils.


C’est également un film qui montre tout le désarroi des aidants. Un film presque documentaire. Pierre est épuisé de devoir faire attention en permanence à tous les actes de sa mère. Pierre se sent coupable mais est aussi très lucide sur le fait qu’il ne puisse pas s’en occuper seul. Pierre est tiraillé entre la culpabilité et l’amour pour sa mère.


W Leghbil et A Jaoui forment un duo assez remarquable.

mercredi, mars 06, 2024

HLM pussy

 

Premier film écrit et réalisé par Nora El Hourch


Zineb,  Djeneba et Amina (Salma Takadline, Medina Diarra et Leah Aubert) sont trois collégiennes. Elles n’ont pas peur de tenir tête aux garçons qui peuvent se montrer très insistants avec elles. Mais un soir, Zineb va subir une agression sexuelle de la part du meilleur ami de son frères. Amina va alors tout faire pour qu’il paye son acte.



C’est avant tout un film utile. Il montre une agression sexuelle à savoir un baisé forcé. Il montre aussi qu’il est difficile d’avoir une preuve et que le rapport de force entre la victime et son agresseur est inégal.


En çà ce film a un côté pédagogique très intéressant et çà va de paire avec une tension assez forte.



C’est également un film qui montre tout le poids des réseaux sociaux qui sont un danger mais aussi une arme.


L’interprétation des trois jeunes actrices est remarquable surtout dans ce film traitant d’un sujet difficile.


On pourrait tomber dans le cliché des violences sexuelles dans les banlieues mais le film n’est pas stigmatisant en montrant que ce phénomène touche toutes les couches de la société.



C’est enfin un message d’espoir, le message d’une génération qui ne veut plus subir, qui va trouver des moyens pour inverser le rapport de force.

lundi, mars 04, 2024

dune 2

 

Le second volet du film de Denis Villeneuve.


Paul Atreide (Thimothe Chalamet) est dans le désert. Il prépare la reconquête d’Arrakis. Pour cela il va devoir tisser des liens avec les Fremen. Il va ainsi gagner leur confiance pour ensuite les mener à la victoire. Dans cette quête il sera accompagné de Chani (Zendaya) dont il va tomber amoureux.



Comme dans le premier volet, les images et les effets spéciaux sont de grande qualité. On ressent toute l’aridité d’Arrakis. Les images de synthèse sont incroyablement réalistes et se fondent avec le décor naturel du désert de Jordanie.


Ce second volet est aussi très politique. Un peuple opprimé qui va devoir se révolter pour pouvoir vivre en paix sur sa planète. Comment fédérer les forces en utilisant des croyances qui sont différentes d’un peuple à l’autre. On a toute une complexité dont va devoir se défaire Paul Atreide.


Le film est également très actuel avec un conflit pour le contrôle de ressources naturelles. Un régime autoritaire essaie de garder le contrôle de ses ressources en élimant son dirigeant après les premières victoires de la résistance. Une adaptation d’un roman de 1965 qui résonne terriblement dans l’actualité.

jeudi, février 29, 2024

mardi, février 27, 2024

lundi, février 26, 2024

l'empire

 


jeudi, février 22, 2024

Une vie

 


Un film de James Hawes


Nicholas Winton (Sir Anthony Hopkins) est un paisible retraité. Il va être grand-père dans quelques semaines et sa femme lui demande de faire du tri dans ses documents pour que sa fille puisse leur rendre visite. Il va alors se remémorer la période juste avant le début de la seconde guerre mondiale où il a été des centaines d’enfants tchécoslovaques à rejoindre l’Angleterre.


C’est un film qui rend hommage à un héros, un jeune courtier londonien parti à Prague juste avant la 2nd guerre mondiale au départ pour une semaine. Devant la détresse des familles et des enfants que la guerre et que le nazisme a poussé sur les routes il décide de remuer ciel et terre et surtout l’administration anglaise pour que des enfants bénéficient de visas pour rejoindre la Grande Bretagne.


On a deux aspects dans ce film. Un côté film de suspens Nocholas Winton arrivera t’il a établir des listes d’enfants à sauver et à envoyer en Angleterre. Arrivera t’il a convaincre les familles. Et avec l’aide de sa mère arrivera t’il à remplir toutes les conditions que l’administration anglaise réclame.


Et puis il y ale côté émouvant des retrouvailles presque 50 ans après. Et surtout la modestie de Nicholas Winton qui n’a jamais voulu se mettre en avant et a toujours travaillé en équipe. Le fait que des personnes aient mis en avant son action héroïque n’est que justice.


Un film utile émouvant et qui a malheureusement encore aujourd’hui un écho.

mercredi, février 21, 2024

le successeur

 

Le nouveau film de Xavier Legrand qui nous avait terrifié en 2018 avec jusqu’à la garde.


Elias Barnes (Marc André Grondin) est un styliste. Il vient de présenter sa première collection à Paris. Après le décès de son père qu’il n’a pas vu depuis des années, il doit rentrer au Québec pour organiser les funérailles. Mais dans la maison de son père il va découvrir l’innommable.


Le scénario est remarquable. Ce n’est que dans les toutes dernières minutes du film que l’on comprend toute la perversité d’un homme. On a bien un petit creux que l’on ne comprend pas bien au milieu du film mais ce passage reste essentiel pour le dénouement.


Quand Elias arrive dans la maison de son père sa découverte est déjà assez glauque mais ce n’est que le début.


La performance de Marc André Grondin est remarquable. Il doit faire passer dans son personnage à la fois de la surprise mais aussi du dégout. Comment réagir face à l’horreur ? Réagit on de manière sensée face à l’innommable ? C’est en çà que le film est intéressant. On peut penser qu’Elias a tenté de protéger le secret de son père mais à mon sens il est terrifié, interloqué.


Un film dont on ne sort pas indemne.


lundi, février 19, 2024

madame web

Le nouveau Marvel signé de la réalisatrice SJ Clarkson.


Cassandra (Dakota Johnson) est une ambulancière. Elle a grandit dans une famille d’accueil sa mère étant morte alors qu’elle recherchait une araignée dans la foret amazonienne. Un jour elle va se rendre compte qu’elle est capable de voir l’avenir. Ceci va lui permettre d’aider 3 adolescentes menacée par Ezekiel Sims (Tahar Rahim)



Le film est construit autour de syncopes temporelles assez intéressantes. Cassandra va vivre et revivre des courtes périodes de sa vie durant lesquelles des personnes autour d’elles sont menacées.


Elle va devoir dans un premier temps comprendre ce qui lui arrive et maitriser son pouvoir. Cette fragilité renforce le côté attachant du personnage de Cassandra. Elle a grandit seule elle est au service des autres et est très discrète.


Madame web reste un film d’action plutôt bien construit. 3 adolescentes vont être menacées par un personnage qui voudra les tuer.


On est dans un Marvel assez réaliste avec des personnages assez communs. Seul Ezekiel peut escalader les bâtiments à main nue et a un costume assez inquiétant.


Malgré son échec commercial aux Etats Unis Madame Web reste un film d’action plutôt efficace et bien construit.


 

jeudi, février 15, 2024

vivants

 

Un film de la réalisatrice du dernier coup de marteau et d’Angèle et Tony Alix Delaporte


Gabrielle (Alice Isaaz) est une jeune femme arrivant à Paris dans l’espoir de trouver un stage dans une rédaction. Au culot elle va intégrer l’équipe de « reporters » un magazine de reportages. On va alors découvrir le fonctionnement de cette rédaction.


C’est un film sur la transmission. Comment un rédacteur en chef chevronné Vincent (Roschdy Zem) va transmettre son savoir à Gabrielle. Elle va faire preuve de curiosité, s’intéresser au montage au matériel mais surtout observer comment travaillent ses collègues.

On aura beaucoup de gros plans sur le visage de Gabrielle comme pour souligner toute la curiosité et l’envie d’apprendre de la jeune femme. Ce procédé est tout à la fois singulier et efficace.


On lira sur les visages de Vincent et de Gabrielle toute la passion pour leur métier. Peut être que d’autres y verront de l’attirance, mais c’est plus surement qu’ils se retrouvent sur les valeurs de leur métier malgré leur différence d’âge.


Et puis on a le fonctionnement d’une rédaction. Elle est composée de vieux routards de l’info souvent fatigués mais passionnés par leur métier. La solidarité à l’intérieur de la rédaction est fort pour des journalistes qui iront jusqu’au bout de leur résistance physique.


L’enjeu sera de savoir comment Gabrielle arrivera à se faire une place dans cette rédaction. Elle devra être preuve de caractère et de culot tout comme ses collègues les plus chevronnés.


mercredi, février 14, 2024

le Molière imaginaire

Le nouveau film de l’auteur et metteur en scène de théâtre Olivier Py


L’action se déroule le soir de la dernière représentation du malade imaginaire le 17 février 1673. Molière (Laurent Lafitte de la comédie française) est malade mais il a décidé de maintenir la représentation, dans l’espoir que le roi puisse y assister. Le film va aller dans les coulisses du théâtre inquiet par l’état de santé de Molière et par l’avenir de la troupe.


Le film vaut uniquement par une photo très acidulée qui donne au film un côté assez pop au film.


L’autre effet de mise en scène ce sont ces moments où Molière s’adresse à la caméra en plan serré ce n’est pas sans rappeler la série House of cards qui avait populariser ce procéder.


Mais ces effets de mise en scènes peinent à porter ou écrasent c’est selon le message du film. Le théâtre et les pièces de Molière étaient une sorte d’exutoire pour le peuple pour rire de la politique et des puissants. Malheureusement on le voit assez peu.

Autre allusion à la construction de Versailles vu comme un théâtre dans lequel le roi aurait le rôle principal.


On y voit un Molière proche des puissants mais se revendiquant du peuple. Un film qui insiste sur le fait qu’un pouvoir doit avoir ses bouffons pour canaliser la critique et le mécontentement.



 

mardi, février 13, 2024

green border

 

Un film de la réalisatrice polonaise Agnieszka Holland prix spécial du jury à la mostra de Venise.


On est à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Des migrants arrivés en avion en Biélorussie traversent illégalement la frontière polonaise. Ils sont alors renvoyés manu militari en Biélorussie. Les autorités biélorusse elles les renvoyant de la même manière en Pologne. Dans cette situation abjecte des activistes viendront en aide comme ils le peuvent à ces réfugiés.


La dimension documentaire de ce film est très forte. On y voit comment le régime biélorusse fait venir des migrants sur son territoire pour créer le chaos en Pologne. La réponse de la Pologne est également inhumaine en créant une zone interdite au niveau de la frontière.

Même si ces migrants sont des armes bien involontaires du régime biélorusse, la réponse de la Pologne reste inhumaine.


Et puis il y a le travail des humanitaires. Ils ne peuvent pas héberger les migrants, ils ne peuvent pas entrer dans la zone interdite, mais peuvent distribuer des vêtements chauds et de la nourriture. L’enjeu portera sur les demandes d’asile que les migrants sont en droit de déposer mais que l’État polonais refuse d’enregistrer.


Au delà des activistes, les humanitaires sont aussi des citoyens moins radicaux scandalisés par la situation et souvent dans une situation matérielle confortable.


Un film essentiel qui informe sur un des plus gros scandales qui se soient dérouler dans un pays de l’UE.

daaaaaali

 

Le nouveau film de Quentin Dupieux.


Judith (Anais Demoustier) est une jeune journaliste qui va interviewer Dali. L’entretien n’étant pas filmé l’artiste s’en va. Mais Judith aura alors l’idée de faire un film sur Dali. Sauf qu’un rêve interminable viendra perturber ce projet.


Les trouvailles de mise en scène sont assez simples mais terriblement efficaces et inventives. Cette traversée interminable du couloir, ou encore ce rêve qui n’en finit pas.


Quentin Dupieux utilise également à merveille les excentricités de l’artiste. Il n’en fait pas un personnage antipathique mais totalement absurde et drôle. Et le fait qu’il soit interprété par 5 comédiens différents sans que l’on s’en rendre presque compte est un tour de force assez remarquable.


L’utilisation également des retours dans le temps très bien géré. On ne sait plus trop où on en est, on se laisse volontiers aller dans le parti pris de Dupieux. C’est un film d’une rare densité malgré le fait qu’il ne dure qu’1h18.


Tout est particulièrement soigné. Le rêve de Judith quand elle attend Dali dans sa chambre d’hôtel prépare celui du prêtre qui sera le coeur du film. Mais là encore la fin du film viendra remettre en cause ce que Dupieux nous aura proposer dans son film.







mercredi, février 07, 2024

la bete

 

Le nouveau film de Bertand Bonello.


Gabrielle (Lea Seydoux) subit une thérapie génique pour effacer les traumatismes qu’elle aurait subit dans son passé. On va donc retourner dans 2 de ses vies et voir pourquoi elle refuse de s’engager dans la peur de l’irrémédiable.


Le film part d’un postulat intéressant selon lequel les traumatismes familiaux seraient ancrés dans notre ADN.


La transcription à l’écran de ce postulat est lui moins évidente.


A une première époque au XXeme siècle elle est une pianiste qui croise un jeune homme qui l’attire. Mais étant mariée et craignant une catastrophe elle refusera ses avances. Au XXI eme siècle elle sera poursuivie la nuit également par un jeune homme qui refusera lui l’invitation qu’elle lui fera de rentrer dans la maison qu’elle garde.


Bonello veut nous emmener au paroxysme du romantisme à savoir dans deux histoires d’amour qui ne se réaliseront jamais. Cela provoque au mieux un sentiment de frustration pour le spectateur. Mais l’enchainement de ces deux histoires de ces deux films finit par créer de la lassitude.

Le futur dans lequel est censé se passer l’action principale dans laquelle les 2 flash-back sont insérés n’est que peut évoquer. Les traumatismes des vies passées et cette crainte des catastrophes ne sont qu’effleurer laissant trop de places à ces 2 flash-back. En développant plus sa dimension fantastique la bête aurait pu être moins assommant.

lundi, février 05, 2024

captives

Un film d’Arnaud Des Pallieres


Fanni (Mélanie Thierry) est internée dans un asile pour femmes dirigée par Bobotte (Josianne Balasko) La Douane (Marina Fois) 2 femmes qui lui mènent la vie dure. Mais Fanni ne semble pas souffrir de maladie mentale. Elle s’est faite internée pour retrouver sa mère qui se trouverait dans cet asile.


Ce qui est marquant c’est l’arbitraire et l’inhumanité de ces asiles. Les médecins sont très peu présents. Ce sont Bobotte et la douane qui font régner leur loi. Cela ira même jusqu’au plus abjecte, jusqu’aux viols.

Dans ces asiles se côtoient des femmes aux origines modestes et des femmes comme Hersile (Carole Bouquet) que leurs familles veulent faire disparaître. On est loin d’une institution curative. On en est même à se demander si l’état déplorable de ces femmes n’a pas été causée par l’institution elle même. Elle semblent toutes avoir été victimes d’un véritable lavage de cerveau.


Et puis il y a cette quête d’une mère, c’est l’enquête que va mener Fanni. Elle va devoir accéder aux secrets de l’institution et obtenir les bonnes grâces de Bobotte et la douane.

Elle va chercher sa mère dans cette institution sans savoir si elle s’y trouve encore. Le risque sera pour Fanni de ne pas pouvoir s’échapper et retrouver sa vie de l’extérieur.


Un film glacant dans lequel la solidarité entre ces femmes est le seul petit motif d’espoir.


 

samedi, février 03, 2024

sous le vent des Marquises

Un film de Pierre Godeau


Alain (Francois Damiens) est un acteur à qui on vient de détecter un cancer colorectal. Il va alors quitter brusquement un biopic sur la vie de Jacques Brel qu’il est entrain de tourner pour aller sur une île bretonne où vit sa fille Lou (Salome Dewaels) . Mais l’accueil de la jeune fille sera des plus glacial car son père n’a pas été des plus présent.


Ce film pose la question de réaction face à la maladie. Alain ne veut pas se soigner. Mais s’il est allé sur cet ile c’est sûrement pour trouver une raison de le faire.


Ce film pose la question du statut des acteurs. Lou a l’impression que son père lui a été volé. Que s’il a été absent c’était pour ses fans.


Ce qui est touchant c’est l’évolution de cette relation père fille qui va se construire petit à petit. Lou va d’abord être indifférente au retour de son père. Et c’est quand elle apprendra qu’il est malade qu’elle se rapprochera de lui.


L’analogie avec la vie de Jacques Brel court tout au long du film. Il était malade, a lui aussi voulu passer du temps avec sa fille. Mais c’est bien l’histoire de cet acteur Alain qui est racontée dans le film.


Un film émouvant dans lequel Francois Damiens confirme son talent dramatique qu’il avait déjà montré dans notamment « Otez moi d’un doute »


 

mercredi, janvier 31, 2024

the zone of interest

 

Le nouveau film de Jonathan Glazer grand prix du dernier festival de Cannes.


Nous somme à Auschwitz non pas dans le camp de concentration mais juste au-delà du mur d’enceinte dans le logement de fonction du directeur du camp Rudolf Hoss (Christian Friedel). Tout y est vert bien agencé le jardin possède sa petite piscine et son toboggan. Hedwig Hoss (Sandra Huller) y est très heureuse à élever ses enfants.


Ce qui frappe c’est la description de la réussite d’un couple. Lui dirige un camp elle a de beaux enfants, une belle maison, un beau jardin et une serre magnifique. Cette maison ce style de vie est la traduction d’un couple uni qui a réussit dans la vie et qui nage de le bonheur. Elle ira même jusqu’à refuser de suivre son mari qui a eu une promotion pour ne pas perdre cette maison symbole de réussite sociale.


Rien de plus banal, rien de choquant car longtemps le travail de Rudolf Hoss n’est pas montré. Et c’est la manière dont est évoqué le camp de concentration qui est remarquable. Tout passe par le son. Ces bruits qui proviennent du camp sont longtemps la seule évocation de celui ci et sont glaçants. On voit bien le mur d’enceinte qui délimite le jardin des Hoss et dont la couleur grise tranche avec le jardin verdoyant. Le film évoquera ensuite la déportation de prisonniers hongrois mais sans jamais entrer dans le camps.


C’est en montrant la banalité du succès d’un couple que le film montre toute l’horreur tout le côté abjecte des camps de concentration. Cette réussite technique dont est si fier Rudoplh Hoss est insupportable car elle a provoqué la mort de millions de personnes.





argyll

 

Le réalisateur de la trilogie des Kingsmans Matthew Vaughn est de retour avec un film d’espionnage Argylle


Elly Conway (Bryce Dallas Howard) est une autrice spécialisée dans les romans d’espionnage. Elle connait un succès important. C’est au moment de finaliser son dernier roman qu’elle va rencontrer dans le train Aidan Wilde (Sam Rockwell) un agent secret qui va la sauver d’une terrible menace qu’elle ne soupçonnait jusqu’à présent pas.


Le scénario de ce film est assez classique. On va à Londres, en France puis en Arabie Saoudite. Mais c’est quand on va découvrir pourquoi Elly Conway est poursuivie que le film va prendre toute sa dimension.

Même si le scénario reste assez classique il reste efficace et très surprenant.


L’autre atout du film c’est le personnage d’Elly Conway, une femme sans grande particularité. Un personnage à laquelle chaque femme peut facilement s’identifier. On est très loin de l’héroïne au corps photochopé. C’est cette dimension très humaine qui est rend ce personnage attachant.


Pour le reste on est dans un film d’action plus que classique même s’il n’hésite pas à en faire des tonnes avec cette scène d’action finale très chorégraphiée et très exagérée. Mais comme tout ces éléments auront été construit à un moment ou à un autre dans le film ces exagérations passent plutôt bien.







jeudi, janvier 25, 2024

un coup de des

 

Le nouveau film de et avec Yvan Attal


Mathieu et Juliette (Yvan Attal et Marie Josée Croze) après une violente agression décident de suivre un couple d’amis Delphine et Vincent (Maiwenn et Guillaume Canet) dans le sud de la France. Mais Vincent va rencontrer Elsa (Alma Jodorowski) ce qui mettra en péril ce bonheur. C’est pour cela que Mathieu va tout faire pour que son ami quitte Elsa au risque de se bruler les ailes.


Ce film est basé sur un féminicide, un amant qui va même si c’est par accident tuer sa compagne.

On est dans un milieu très privilégié les deux couples vivent confortablement et enchainent les succès professionnels. C’est l’arrivée d’Elsa qui remettre en cause cet équilibre en apparence gravé dans le marbre.


Ce qui dérange c’est que la mort de cette femme pourrait être excusé par la faiblesse d’hommes qui n’auraient pas fait de choix.


Le sentiment de malaise va être exacerbé par la lâcheté du meurtrier, la lâcheté d’un homme qui ne voudra pas renoncer au confort au statut social qu’il s’est construit.


Ces éléments viennent définitivement plomber un polar qui ne brille pas par son originalité.


l'homme d'argile

 


mardi, janvier 23, 2024

mercredi, janvier 17, 2024

la tête froide

Un film de Stephane Marchetti prix Albert Londres pour son travail sur les migrations à Calais


Marie (Florence Loiret Caille) tente de joindre les deux bouts entre son travail à temps partiel dans une discothèque et son trafic de cigarettes avec l’Italie. Un soir sur la route elle rencontre Souleymane (Saabo Balde) un migrant qui tente de passer en France. Elle va l’y conduire ce qui va l’amener à s’improviser passeur pour aider des migrants et tenter de se sortir de la précarité dans laquelle elle se trouve.


Comme « moi capitaine » ou « les survivants » ce film est assez bien documenté. Les contrôles de police à la frontière, les migrants qui tentent de passer dans la neige, les associations qui leur viennent en aide, les filières qui s’organisent.


C’est un film qui comme « libre » interroge la fraternité. L’aide que fournit Marie aux migrants est à la fois fraternelle et aussi intéressée car elle doit se sortir de la précarité. Cette limite floue montre toute la complexité de ces situations. C’est la rencontre de ces deux précarités qui rend le film bouleversant.


Un film servit par une grande actrice Florence Loiret Caille et un décors à la fois hostile et grandiose.


 

pauvres créatures

 

Le nouveau film de Yorgos Lanthimos produit et interprété par Emma Stone.


Bella Baxter est une femme qu’un chirurgien Godwin Baxter (Willem Dufoe) a crée à partir de deux êtres humains. Elle paraît simple d’esprit mais à la volonté de découvrir le monde. C’est grâce à Duncan Wedderburn (Mark Ruffalo) qu’elle va pouvoir le faire.


C’est un film onirique, fantastique, et très cru. Toutes les folles expériences de ce chirurgien sont des plus perturbantes.


Mais ce film est surtout une sorte de voyage initiatique pendant lequel Bella va s’affranchir de sa condition de cobaye pour devenir une femme libre et indépendante. Elle a d’abord été prisonnière de son créateur, puis de son amant. Mais à chaque fois elle va réussir à s’affranchir.


Ce film peut être vu comme une sorte de métaphore féministe du combat que les femmes ont mené pour l’égalité des droits et pour leur liberté.


La mise en scène est aussi remarquable. Ce noir et blanc pendant la période où Bella va être prisonnière va laisser la place à un film en couleur symbole de liberté et de découverte. Ces plans en fisheye, globuleux, accentuent encore la folie et l’excentricité de ce chirurgien.


A noter 2 acteurs francais Damien Bonnard mais surtout Suzy Bemba dans le rôle d’une prostituée socialiste et syndiquée. Suzy Bemba qui partageait l’affiche dans l’excellent série l’opéra avec Ariane Labed l’épouse du réalisateur.

jeudi, janvier 11, 2024

making of

Le nouveau film de Cédric Kahn.


Simon (Denis Podalydes) commence le tournage de son nouveau film racontant la lutte d’ouvrier voulant reprendre leur usine en SCOP. Mais des problèmes de financement du film et de gestion de son acteur principal Alain (Jonathan Cohen) vont menacer le tournage. Simon pourra s’appuyer sur Joseph (Stephan Crepon) figurant devenu réalisateur du making of pour l’épauler.


Ce film est avant tout un hommage au cinéma et à ses métiers. On y voit le rôle des décorateurs, des techniciens, des cantiniers mais aussi celui parfois plus politique des producteurs. La productrice exécutive (Emmanuelle Bercot) ayant la charge d’organiser le travail et de rémunérer tous ces métiers.


C’est aussi un hommage à ces ouvriers qui ont lutter pour préserver leur travail et dont l’histoire est celle du film qui est tourné. Ils y sont figurants. Et à travers l’histoire de ce tournage c’est aussi leur histoire qui est montrée.


C’est enfin une belle histoire celle de Joseph, passionné de cinéma, qui rêve de tourner un film et qui s’est fait repérer par Simon car il était là au bon endroit au bon moment.


Ce film est une sorte de chaos improbable mais avec des gens passionné.


A noter qu’après de bas étage et en corps Souheila Yacoub continue de crever l’écran .


 

un silence


8 ans après l’économie du couple Joachim Lafosse interroge de nouveau le cercle familial dans un silence.


François Sghaar (Daniel Auteuil) est l’avocat d’une famille dont on comprendra que les enfants ont disparu. Il a lui même un fils Raphaël (Matthieu Galoux) qui semble avoir des problèmes psychologiques. Sa mère Astrid (Emmanuel Devos) elle se retrouve au milieu de ce chaos qui a conduit Raphaël à agresser son père. On passera tout le film dans le flou à se demander pourquoi.


Sur la forme c’est un film très étrange. On est constamment dans le flou dans l’expectative. Des éléments viennent se greffer régulièrement à l’histoire sans que l’on comprenne pourquoi.

Joachim Lafosse installe une ambiance de non dit qui est plus que dérangeante.


Et puis le secret de cette famille va se révéler vers la fin du film. Le spectateur sera dans la même position que Raphaël à qui ses parents ont caché cette vérité.

Ce sentiment de malaise chez le spectateur est le même que celui que ressent Raphaël. Et tout le talent du réalisateur est de nous avoir transmis viscéralement cette sensation.


Ce film est une expérience sensorielle réussie et dérangeante, assez rare au cinéma porté par un scénario énigmatique et des personnages renfermés et plombés par le poids du secret.


A noter la performance à la fois discrète et puissante de la chanteuse Jeanne Cheral dans ce personnage de commissaire de police.


jeudi, janvier 04, 2024

moi capitaine

 

Le nouveau film du réalisateur de Gomorra et Dogman Matteo Garrone


Seydou et Moussa (Seydou Sarr et Moustapha Fall) sont deux adolescents sénégalais. Ils ont en tête pour aider leur famille de rejoindre l’Europe. Pour cela ils ont économiser beaucoup d’argent, mais leur périple jusqu’aux côtes italiennes sera un parcours des plus apocalyptiques.


Ce qui est marquant c’est la dimension documentaire de cette fiction. Le mensonge aux familles sur le départ, la traversée du désert, les faux papiers, les mafias et tous ces migrants payant de leur vie cette envie d’Europe. Cette description est très crue, sans concession. Le film est dur mais ces migrations n’ont jamais à mon sens été aussi bien documentées.


Le pendant de cette dureté ce sont les solidarités qui vont naître dans ces migrations. Les deux cousins vont tout faire pour rester ensemble pendant tout le trajet. Et puis ces rencontres entre migrants, où les uns vont tenter de sauver la vie des autres en espérant que quelqu’un leur sauve la vie.


Ces solidarités apportent un peu de lueur à un film très sombre dans lequel ces migrants vont être escroqués, exploités voir torturés. Un film néanmoins très utile et très étonnamment encore assez inédit.


mardi, janvier 02, 2024

priscillia

 

Un film écrit et réalisé par Sofia Copolla et produit par Priscillia Presley



Priscillia (Caille Speeny) est une adolescente américaine de 14 ans vivant en Allemagne où son père est stationné. On lui propose un soir d’aller à une fête qu’organise Elvis Presley (Jacob Elordi). Ce sera le début d’une histoire d’amour de près de 15 ans.



Le début du film est très dérangeant. La différence d’âge de 10 ans entre Priscillia et Elvis est criarde. Mais les parents de Priscillia laisseront faire cette histoire d’amour qui va s ‘interrompre quand Elvis rentrera aux Etats Unis.


L’histoire d’amour elle est assez idyllique. Elvis sera très attentionné envers Priscillia ses sentiments malgré la différence d’âge semblent purs. Le succès et la vie qu’il va mener vont mettre à rude épreuve la patience de Priscillia qui devra accepter les rumeurs sur les liaisons d’Elvis et son caractère parfois violent.


Mais ce qui transparaît ce film c’est l’amour qu’Elvis avait pour Priscillia et qu’elle avait pour lui. Sofia Copolla arrive bien à traduire à l’écran cet amour mis à mal par le succès et la popularité irrationnelle d’Elvis.


On peut voir dans Priscillia l’amour que cette femme a eu et continue d’avoir pour Elvis malgré leur séparation éclipsant presque les aspects glauques de cette différence d’âge à leur rencontre.

lundi, janvier 01, 2024

Iris et les hommes

 

Le nouveau film de la réalisatrice d’Antoinette dans les Cevennes Caroline Vignal


Iris (Laure Calamy) est mariée à Stéphane (Voncent Elbaz) mais ils ne font plus l’amour. Iris va s’inscrire sur des sites de rencontres. Elle va alors multiplier les aventures mais ne souhaitera à aucun moment quitter son mari.


C’est un film dont le ressort comique est basé sur du comique de situation et cela fonctionne plutôt bien. L’assistante d’Iris va se transformer bien involontairement en complice et ses rendez vous donneront lieu bien souvent à des situations causasses.


Mais au-delà de ce comique de situation c’est un flm qui interroge nos modes de vie. Stéphane est obnubilé par son travail Iris elle aussi travaille beaucoup. Mais au fur et à mesures leurs existences perdent du sens. Et ce constat certes amer est bien dressé dans le film.


Coucher avec d’autres pour sauver son couple ce postulat peut paraître osé mais çà sera le véritable enjeu du film.


C’est enfin un film qui parle de consentement, savoir dire non est certes essentiel mais accepter de dire oui est aussi important et en çà ce film enrichit le discours féministe.


Un film léger drôle et espiègle mais pas que car Iris les hommes interroge également notre société et ses travers.


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