lundi, mai 22, 2023

augure (Cannes 2023)

 


AugureUn film de l’artiste belgo congolais Baloji prix de la nouvelle voix de la section un certain regard du dernier festival de Cannes.


Kofi (Marc Zinga) vit en Belgique et après de nombreuses années décide de rentrer en République démocratique du Congo pour un mariage. Cà sera l’occasion pour lui de présenter Alice (Lucie Debay) la mère de son futur enfant à sa famille. Ce retour en RDC va donner lieu à des évènements à la limite du fantastique.


C’est un film qui parle d’émigration et de la manière dont sont vu les jeunes qui reviennent au pays et en cà le film est intéressant. Kofi est tiraillé entre sa vie en Belgique et sa famille restée en RDC qu’il ne voit pas souvent. La question de la relation au père est notamment très interessante.


Et puis il y a cette dimension mystique et fantastique, avec cet incident très banal qui va ouvrir la voix à de nombreuses croyances et mythes.


Ce film est le portrait d’une Afrique dans laquelle cohabitent une société tournée très moderne et une plus traditionnelle. C’est ce mélange des genres qui fait la force et tout l’intérêt de ce film très humaniste et très bienveillant.


A noter pour moi une très belle interprétation de Lucie Debay (syndrome des amours passées)

dimanche, mai 21, 2023

bonnard pierre et marthe (Cannes 2023)


Histoire de muses #bonnardpierreetmarthe dresse le portrait d'un peintre tout aussi passionné que froid et cruel #cannes2023
 

firebrand (Cannes 2023)


 
Le courage d'une reine flirtant avec l'hérésie dans #firebrand est aussi le décryptage d'une cour plus que féroce #Cannes2023

if only i could hibernate (Cannes 2023)

 

Autre film de la sélection un certain regard autre film qui sortira le 27 décembre, if only i could hibernate premier film venu de Mongolie à être en sélection à Cannes, premier film de Zoljargal Purevdash


On est dans la banlieue d’Oulan Bator, Ulzi est un adolescent qui vit dans une yourte avec sa mère et ses frères et sœur. La mère a du mal à trouver un emploi et à mettre du charbon dans le poêle. Ulzi lui est un élève brillant, notamment en physiques. Il est même pressenti pour participer à un concours national. Mais quand sa mère a décidé de repartir dans son village il va devoir subvenir aux besoins de ses frères et sœur.


Le drame social est très fort, cet adolescent va devoir choisir entre ses études et la survie de sa famille.

Il va néanmoins être aidé par ses nouveaux voisins à qui il n’osera pas demander de l’aide.


Mais derrière ce drame social deux thématiques vont émerger. D’abord celle du manque d’ingénieur en Mongolie. Ce pays pour se développer tente de former le plus d’ingénieurs possibles.


La seconde thématiques est environnemental. Le chauffage au charbon des yourts est une catastrophe environnementale surtout dans un pays où les hivers sont rudes. Les filtres distribués améliorent la situation mais restent insuffisants.


Un film très riche que ce if only i could hibernate sortie prévue le 27 décembre prochain.


un hiver a yanji (Cannçes 2023)

 

Direction la Chine et la frontière avec la Corée du nord pour ce film d’Anthony Chen présenté dans la sélection un certain regard.


Nana est guide touristique dans une petite ville chinoise. Haofeng venu pour un mariage profite de quelques jours de vacances. Haofeng va perdre son portable ce qui va l’obliger à rester quelques jours de plus. Il va alors se lier d’amitié avec Nana et on ami Xiao. Ils vont alors en profiter pour faire la fête et profiter de leur jeunesse.


On a d’abord une opposition entre la Chine urbaine et plus rurale. Nana survit dans sa petite ville, Haofeng lui semble étouffer à Shangai et a besoin de se ressourcer. Mais plus le film va avancer, plus on va comprendre que les 2 personnages principaux sont des gueules cassées et qu’elles ont besoin de se ressourcer.


Outre la chronique de la vie dans ces petites villes chinoises, un hiver à Yanji est un film qui transpire d’humanité. Une belle histoire d’amitié dans des paysages grandioses. Un film très tendre que cet hiver à Yanji qui sortira le 27 décembre prochain.






samedi, mai 20, 2023

may december (Cannes 2023)


Avec comme vecteur de l'enquête une comédienne préparant un rôle #maydecember nous plonge dans un cas de détournement de mineur ##cannes2023
 

eureka (Cannes 2023)

 


Avec deux ruptures plus qu'etonnantes #euraka met en lumière la précarité des populations primaires #cannes2023

le ravissement (Cannes 2023)

Le premier film d’Iris Kaltenback présenté à la semaine de la critique.


Lydia (Hafsia Herzi) est sage femme. Elle va accompagner sa meilleure amie Salome (Nina Meurisse) dans se première grossesse. A la naissance de l’enfant de Salome Lydia va faire croire à Milos (Alexis Manenti) que l’enfant de Salome est celui issu de la nuit qu’ils ont passé ensemble quelques mois plus tôt. Plus le mensonge va durer plus Lydia devra aller loin pour que Milos ne découvre pas la supercherie.


Le ravissement est d’abord le portrait touchant d’une jeune femme. Lydia a quitté son compagnon, et trénait le soir dans les bus. C’est comme çà qu’elle a rencontré Milos. Elle est proche de Salomé mais est devenue de plus en plus distante. Au final on ne connaîtra pas vraiment les motivations de son mensonges.


Le film va se transformer petit à petit en thriller. Lydia devra garder de plus en plus souvent l’enfant de Salomé pour rendre crédible son mensonges et pour que Milos puisse voir celui qu’il pense être son enfant. Plus le film va avancer plus Lydia va se retrouver enfermée dans son mensonge et moins elle aura d’issue possible. Ce côté inéluctable est frappant.






 

le syndrome des amours passes (Cannes 2023)

Un film d’Ann Sirot et Raphale Balboni présenté à la semaine de la critique à Cannes, mon coup de coeur du dernier festival.


Sandra et Rémy (Lucie Debay et Lazare Gousseau) n’arrivent pas à avoir d’enfant. Leur médecin leur conseille de revoir leurs ex partenaires respectifs et de coucher avec eux une dernière fois. La réalisation de ce plan donnera lieux à des situations plus que cocasses.


Ce film propose une vision très moderne d’un couple au sein duquel la communication est très apaisée. Autant le personnage de Sandra est assez ouvert d’esprit, autant celui de Remy va évoluer tout au long du film. C’est en s’ouvrant à de nouvelles expériences que ce personnage va évoluer.


Ce film traite avec beaucoup de légèreté et une bonne dose d’absurde un sujet plus que sensible qu’est celui de l’infertilité.


Le scénario est lui aussi plus que bien construit car le dénouement de cette folle histoire est plus qu’improbable.


 

Omar la fraise (Cannes 2023)

 

Un film présenté en séance de minuit lors du dernier festival de Cannes signé Elias Belkeddar


Omar (Reda Kateb) est un voyou condamné à 20 ans de prison en France. Il est contraint de vivre en Algérie mais doit se tenir à carreau. Il continue à mener quelques coups avec son complice de toujours Roger (Benoit Magimel) On va alors lui proposer de diriger une usine de biscuit. Il va alors tomber sous le charme de Samia (Meriem Amiar) ce qui va l’obliger à modifier son comportement.


Le style de vie assez exubérant et nonchalant d’Omar et Roger est un des moteurs principaux du film. Ils ont beau paraître infectes ils dégagent une certaine empathie. La construction de ces personnages et de leur amitié est une vraie réussite.


L’histoire d’amour entre Omar et Samia est aussi très touchante. Samia va faire en sorte qu’Omar change et va le manipuler d’une manière assez habile et subtile. De voir Omar éconduit va rendre le personnage encore plus touchant.


Enfin ce film est une sorte de portrait des banlieues algériennes. On a notamment ce gang des enfants des rues qu’Omar va d’une certaine manière accompagnée avec bienveillance dans leur carrière de malfaiteurs. Samia elle s’investira dans une association leur venant en aide.


Un film de gangster mais avec beaucoup de bienveillance.

vendredi, mai 19, 2023

il pleut dans la maison (Cannes 2023)

 

1er film écrit et réalisé par Paloma Semon Dai, un film présenté à la semaine de la critique.


Purdey (Purdey Lombet) vit avec son frère Makensy (Makensy Lombet) dans une maison dans laquelle leur mère est peu présente. Ils se retrouvent donc la plupart du temps seuls. Ils vont devoir ainsi gérer cet été et leur avenir.


Pendant l’été Purdey fera des ménages dans un camping alors que son frère lui volera des vélos. Mais c’est l’avenir de ces deux adolescents qui pose question. Purdey devra t’elle abandonner ses études pour élever son frère à peine plus jeune qu’elle ?


Ce qui marque également c’est le contraste entre la pauvreté de cette famille et cette ambiance estivale où des vacanciers plutôt aisés profitent de la plage.


Ces deux jeunes adolescents encore assez naifs vont être livrés à eux même engendrant de la frustration notamment chez Makensy alors que Purdey elle va se confronter à un monde pour lequel elle n’est pas encore prête.


Un film sur des inégalités sociales qui vont condamner l’avenir de cette jeune fille qui devra se substituer à sa mère pour essayer de sauver son frère.

portraits fantômes (Cannes 2023)


 
A travers l'évocation de lieux #portraitsfantomes est a la fois une auto biographie et une ode au cinéma #cannes2023

Un prince (Cannes 2023)

Un film de Pierre Creton présenté à la dernière quinzaine des cinéastes.


On est à la campagne un jeune adulte fait un apprentissage, il veut devenir botaniste. Cette histoire servira de support à une chronique rurale assez particulière.


La particularité du film est d’avoir une voix off assez présente voir omniprésente. Elle vient renforcer la chronique rurale.


L’autre aspect du film ce sont ces scènes érotiques entre hommes assez crues. On retrouve un peu la même ambiance dérangeante que l’on retrouvait dans l’inconnue du lac de Gireaudie.


On est à la fois dans une chronique rurale, dans des histoires d’amour.


Un film très opaque que je n’ai pas forcément compris c’est pourquoi je n’en parlerai pas plus.

inchallah un fils (Cannes 2023)

 

Amjad Al Rasheed est venu présenté son premier long métrage à la semaine de la critique.


Nawal (Mouna Hawa) est une jeune mère de famille qui perd brutalement son mari. Sous le choc de cette disparition elle refuse de vendre sa voiture. Mais son beau frère qui est l’héritier selon la loi jordanienne fera tout pour récupérer son appartement et plonger ainsi la jeune femme encore plus dans le désarroi. Nawal va alors invoquer le fait qu’elle attend un enfant qui peut être un garcon et ainsi devenir le nouvel héritier de son père. Tout l’enjeu résidera dans la réalité de cette grossesse.


Ce film montre de manière assez criante que dans la société jordanienne les femmes sont des citoyennes de seconde zone. Cet aspect politique et sociétal est ici parfaitement décrit. L’amitié que Nawal va avoir pour un de ses collègues sera scrutée de très près car pour une femme mariée c’est presque impossible.


L’autre dimension du film est sa dimension de thriller. On va assister à une véritable course contre la montre. En effet Nawal va devoir préserver sa fille contre sa belle famille. Elle va devoir rendre crédible une grossesse qui est plus qu’hypothétique. Et ce qui apparaîtra d’abord comme un geste désespéré sera presque une réalité.


Un film haletant à découvrir le 31 janvier au cinéma.

jeudi, mai 18, 2023

perdus dans la nuit (Cannes 2023)


A travers un fils qui recherche sa mère disparue #perdusdanslanuit montre les affres du Mexique contemporain #cannes2023
 

black flies (Cannes 2023)

 


Le nouveau film de Jean-Stéphane Sauvaire en compétition lors du dernier festival de Cannes.


On est à New York, le film s’ouvre sur une scène de fusillade. Ollie (Tye Sheridam) un jeune ambulancier est décontenancé par cette intervention. Il va alors faire équipe avec Gene (Sean Penn) un de ses collègues plus aguéri et au caractère plus sombre.


C’est un film sur 2 collègues que tout oppose. Un jeune qui veut préparer le concours de médecine et qui vit assez sobrement. Et un autre qui a tout vécu hyper expérimenté et cabossé par la vie.


C’est aussi un film sur les bas fond de New York, ses sans abris, ses personnes en souffrance, drogués ou très âgés.


Dans ce contexte les deux ambulanciers consciemment ou inconsciemment vont faire des choix ou commettre des erreurs qui auront des impacts importants sur leur carrière.


L’aspect le plus touchant est peut être la volonté de Gene de ne pas transporter un vieux monsieur en fin de vie à l’hôpital. Sa prise en charge là bas sera peut être plus une souffrance pour lui qu’un réel espoir de prolonger de quelques jours sa vie.


Un film très noir très cru que ce black flies.

los delicuntes(Cannes 2023)

 




Troisième film du réalisateur argentin Rodrigo Moreno présenté dans la section un certain regard.


Deux employés de banque Roman et Moran (Esteban Bigliardi et Daniel Elias) volent leur propre banque. Moran va alors se constituer prisonnier et purger sa peine, son complice étant chargé de cacher l’argent au milieu de nulle part. Mais un intiguant hasard va perturber les plans de ces deux délinquants.


La grande particularité de ce braquage est que la somme volée servira aux deux hommes à subvenir à leur besoin pour la fin de leur vie. Ils voudront rompre avec leur vie vide de sens et vivre à la campagne en harmonie avec eux même. Et rien que pour çà le film est plus qu’intéressant. On est à l’opposé des délinquants sanguinaires et cupides.


Et puis il y a ce hasard assez improbable qui va amener des quiproquo dans la deuxième partie du film relançant un scénario qui semblait avoir livrer tous ses ressorts.


Malgré ses plus de 3h, le film sait nous garder en halène sans que des phases plus contemplatives ne viennent plomber de ce thriller argentin assez éthique.

les monstres (Cannes 2023)

 

Le dernier film de Kore Eda, prix du scénario et queer palm du dernier festival de Cannes.


Minato vit seul avec sa mère depuis le dernier de son père. Il semble être victime d’un comportement violent de la part de son enseignant. La mère de Minato ira se plaindre à l’école. Mais la vérité se révélera plus complexe que cela.


La prouesse scénaristique de Kore Eda sera de nous faire croire à une histoire pendant la première moitié du film.

Il utilisera ensuite un certain nombre de faits marquants de celle ci pour nous raconter une tout autre histoire. On se laisse bien volontiers berné par le talent du réalisateur.


Encore une fois Kore Eda s’intéresse à l’enfance à travers encore une fois 2 enfants qui ont perdu un de leur parent.


On y parle deuil, différence mais aussi et surtout harcèlement scolaire. En çà les monstres se rapprochent assez de close de Lukas Dhont.


C’est un peu comme si au final, seul un petit orphelin pouvait comprendre ce qu’un autre petit orphelin pouvait vivre. Cela va donner naissance à une belle histoire d’amitié entre deux enfants cabossés par la vie.


Et encore une fois les adultes semblent bien impuissants.

mercredi, mai 17, 2023

le retour

 

Un film de Catherine Corsini qui était déjà en compétition avec la fracture.


Khédidga (Aissatou Diallo Sagna) doit aller en Corse pour veiller sur des enfants dont elle s’occupe toute l’année à Paris. Dans ce voyage elle sera accompagnée de ses filles Jessica et Farrah. Cà sera également l’occasion pour elle de retourner en Corse, ile dont elle est partie 15 ans plus tôt


C’est d’abord un film sur des expériences estivales. Les deux filles de Khédidga sont assez différentes et vivront des expériences d’adolescentes de leur âge. Jessica se rapprochera de Gaia la fille du couple chez qui travaille leur mère alors que Farrah se chamaillera avec un loueur de jet ski.


C’est aussi un film sur la quête des origines. Jessica et Farrah ont peu connu leur père. Il était corse et Jessica fera tout pour aller dans son village retrouver sa famille. C’est à ce moment là que de vieilles histoires de vieilles rancœurs vont refaire surface.


Enfin c’est un film qui interroge l’intégration. Khédidga ne sait pas intégrer à la société corse à laquelle appartenait son mari. Sa fille Jessica va tenter de s’intégrer à un monde bourgeois notamment grâce à Gaia. La question sera de savoir si comme pour sa mère çà sera un échec. Le parallèle qui se construit entre la mère et la fille est particulièrement intéressant.


Bref un film beaucoup plus riche que des histoires de vacances que ce retour de Catherine Corsini qui sort aujourd’hui en salles.


Ama gloria (Cannes 2023)

 

Aujourd’hui sortAma gloria le premier film en solo de Marie Amachoukeli, qui avait déjà co réalisé Party girl.


Cleo (Louise Mauroy Panzani) est une enfant de 6 ans qui est élevée par sa nounou Gloria (Ilca Moreno). A la mort de la mère de Gloria celle ci a décidé de rentrer au Cap Vert s’occuper de sa famille. Cette séparation sera brutale pour Cleo. La jeune fille va alors passer un été au Cap Vert pour dire au revoir à Gloria.


Ce film est touchant car on voit que Gloria pour faire vivre sa famille a du l’abandonner pour gagner de l’argent en Europe en s’occupant des enfants des autres.

Cette situation fera que Cléo sera accueillie assez fraîchement par les enfants de Gloria.


La situation de cette petite fille est aussi dramatique et touchante car elle devra se séparer une deuxième fois d’une personne qu’elle aime. Gloria et Cleo vont voir leurs liens encore renforcés dans les deuils qu’elles traversent.


Enfin on part au Cap Vert ses plages le soleil mais aussi la pauvreté et ce projet de Gloria qui avec les économies qu’elle a pu faire en travaillant en Europe veut construire un petit hôtel mais là encore rien ne sera simple.

janne du barry (Cannes2023)

 


Habile décryptage des jeux de pouvoir #JeanneDuBarry sait être absurde leger et tendre #cannes2023

mercredi, mai 10, 2023

le principal

 

Un film de Chad Chenouga


Sabri Lahlali (Roschdy Zem) est le principal adjoint d’un collège. Il est assez froid et exigeant que ce soit avec ses collègues ou son fils Nael (Jibril Bhira). Ce dernier passe le brevet des collèges et pour l’aider Sabri ira même jusqu’à abuser de sa position.


Pour moi la question qui traverse ce film est la sorte d’illégitimité dont semble souffrir Sabri. Il vient d’un quartier modeste où sont frère (Hedi Bouchenafa) vit encore. Celui ci a des problèmes psychiques et Sabri doit être auprès de lui.

L’exigence qu’à Sabri en fait un personnage assez austère et froid. Sa seule amie est Estelle (Yolande Moreau) sa cheffe avec qui il partage un amour de la littérature.


Il a une obsession de la réussite qui le mènera dans l’illégalité pour son fils qui au regard de ses résultats scolaires n’en avait pas besoin.


Un film qui peut illustrer ce constat assez terrible que les personnes d’origine modeste qui ont réussi ont besoin d’en faire beaucoup plus que les autres.


Malheureusement ce constat cette vision de notre société est noyé dans un film rendu assez austère par ce personnage de Sabri. On aurait pu avoir aussi une dimension de thriller assez intéressante mais qui n’arrive pas on plus à émerger.

lundi, mai 08, 2023

temps mort

 

Un film d’Eve Duchemin.


3 détenus Bonnard (Karim Leklou) Hamoussin (Issaka Sawadogo) et Colin (Jarod Cousyns) ont obtenu une permission pour quitter leur prison pendant 48h. Dehors ils vont retrouver leur univers mais ils vont aussi être confrontés aux travers qui les ont menés en prison.


C’est presque un film documentaire. On a un détenu qui souffre de troubles psychiques et d’addictions. Un autre résiliant qui a développé une phobie du monde extérieur l’ayant poussé à rompre avec sa famille. Le troisième va être tiraillé entre sa mère qui a honte de lui et ses amis qui l’ont mené en prison.


Pendant 48h ces trois personnages vont être confrontés aux difficultés du monde extérieur. Seront ils assez forts pour ne pas retomber dans les travers qui les ont menés en prison, tel sera l’enjeu du film.


Les trois destins sont menés de front et le passage entre chaque histoire est plutôt fluide.


L’impuissance des familles est une sorte de fil rouge de ce film. Elles seront comme impuissantes pour enrayer la chute de ces détenus. On voit comme une sorte de fatalité, une impuissance de ces familles à enrayer la chute d’un des leurs.


Un film cru apres mais passionnant signé Eve Duchemin 

dimanche, mai 07, 2023

hawaii

Une comédie de Vanessa Drigeard.


Comme chaque année un groupe d’amis part à Hawaii pour rendre visite à Thomas (Manu Payet) qui tient un hôtel. Une fausse alerte aux missiles va terrifier ce groupe d’amis et des vérités par forcément agréables à entendre vont fuser. La suite du séjour sera plus que chaotique.


On peut voir ce film comme une adaptation des petits mouchoirs non pas à Archachon mais à Hawaii. C’est une sorte d’essai sur l’amitié où les pires choses peuvent être dites et à la fin tout le monde se réconcilie, non sans mal.


Le casting est assez incroyable, Eye Haidara, Elodie Bouchez, Nicolas Duvauchel ou encore Pierre Deladochamps. Mais c’est Emilie Caen en mère de famille un peu dépassée par les évènements qui tire son épingle du jeu.


On peut aussi voir ce film comme une sorte de clip de prévention contre les drogues. Les soirées enfumées et alcoolisées sensées apporter une touche comique rendent au final le film assez triste et assez amer. Ces adultes en vacances sont tout aussi turbulents que leurs adolescents d’enfants, sauf que eux ne se remettent pas en cause.


Au final Hawaii est un film assez amer avec un comique souvent assez grossier, mais où le pardon et la bienveillance finissent quand même par l’emporter.


 

mercredi, mai 03, 2023

ma langue au chat


 

Un film de la réalisatrice belge Cécile Telerman


Laure (Zabou Breitman) invite ses amis à passer quelques jours avec elle et son mari Daniel (Pascal Elbé). La disparition du chat de Laure et Daniel, va donner lieu à un déballage de rancœurs qui va transformer le séjour en un chaos assez indescriptible.


C’est un film qui ressemble assez au cœur des hommes de Marc Esposito. Un certain nombre de personnages sont plus ou moins dans une impasse que ce soit sur le plan professionnel ou personnel. Plus on va creuser plus on va découvrir que chacun aura ses zones d’ombres. C’est au final un film assez amer.


Le point positif c’est le casting. Outre Zabou Breitman et Pascal Elbé, on retrouve avec plaisir les trop rares Mélanie Bernier et Marie Josée Croze Camille Lelouche révélée dans brillante est formidable dans ce personnage qui vient dynamiter les habitudes d’un groupe d’amis. Cet attelage d’acteurs fonctionne bien.


Après n’avoir pas été très original pendant la majeur partie du film, le scénario devient plus que lunaire sur la fin du film. Les rebondissements s’enchaînent assez frénétiquement sans réelle cohérence.


On aurait pu avoir un beau film sur l’amitié, sur les nécessaires remises en cause de certaines habitudes de certains à priori mais on a au final un film relativement plat, amère qui se termine dans un grand hiatus assez incompréhensible.


mardi, mai 02, 2023

le jeune imam

Le dernier film de Kim Chapiron le réalisateur de la crème de la crème, co écrit notamment avec Ladj Ly.


Ali (Abbulah Sissoko) est renvoyé par sa mère au Mali après avoir volé de l’argent. Jeune adulte il revient en France après avoir fait des études de théologie. On remarque vite son talent, ce qui l’amener à remplacer l’imam vieillissant de sa mosquée.


Ce qui est intéressant c’est la vision très moderne et très bienveillante de l’islam que prêche Ali. Il est en phase avec son auditoire. Il n’hésite pas à utiliser les réseaux sociaux pour attirer des jeunes à la mosquée. Il peut heurter certain, mais le résultat est que sa mosquée devient de plus en plus fréquentée. Ce qui est assez marquant c’est que les prêches d’Ali sont systématiquement filmés et mis en ligne. Il cherche à avoir le maximum de vues. On est vraiment ici à la limite entre un homme de foi et un influenceur.


Cet enthousiasme ce dynamisme dont va faire preuve Ali va se confronter à une société très dure et cruelle, surtout dans les banlieues. Une société de la débrouille et d’arnaques en tout genre. L’enjeu du film sera de savoir jusqu’à quel point cet enthousiasme et cette modernité vont pouvoir exister.


 

jeudi, avril 27, 2023

quand tu seras grand

 

Nouveau film d’Andrea Bescond et Eric Metayer qui avaient signé un film très fort sur l’inceste en 2018 les chatouilles.


Yannick (Vincent Macaigne) est aide soignant dans une maison de retraite. Avec ses collègues ils font énormément d’heures supplémentaires pour palier le sous effectif chronique. Quand l’école voisine viendra partager le réfectoire avec eux çelà sera une source de tension supplémentaire.


Le projet mis en avant de mixité générationnel est le coeur du film. Les résidents (dont 60 % d’entre eux ne reçoivent jamais de visites) auront de la compagnie et les enfants apprendront auprès de leurs ainés.


Mais ce film est aussi une vision très crue et très réaliste sur la vie dans les maisons de retraite. Le double point de vue est remarquable. Du point de vue des soignants le travail est physique, demande énormément d’attention et d’investissement humain. En çà la scène où une soignante s’endort au milieu d’une réunion d’équipe dénonce leurs conditions de travail très difficile et pas reconnues.

Du point de vue des résidents, on y voit beaucoup de solitude, de l’amour aussi mais surtout la maladie et la mort. Et en çà le film ne cherche pas à romancer la réalité. Comme les chatouilles était un film coup de poing sur l’inceste quand tu seras grand alerte sur la fin de vie se déroulant souvent dans des conditions indignes.

mercredi, avril 26, 2023

burning days

Nouveau film d’Andrea Bescond et Eric Metayer qui avaient signé un film très fort sur l’inceste en 2018 les chatouilles.


Yannick (Vincent Macaigne) est aide soignant dans une maison de retraite. Avec ses collègues ils font énormément d’heures supplémentaires pour palier le sous effectif chronique. Quand l’école voisine viendra partager le réfectoire avec eux çelà sera une source de tension supplémentaire.


Le projet mis en avant de mixité générationnel est le coeur du film. Les résidents (dont 60 % d’entre eux ne reçoivent jamais de visites) auront de la compagnie et les enfants apprendront auprès de leurs ainés.


Mais ce film est aussi une vision très crue et très réaliste sur la vie dans les maisons de retraite. Le double point de vue est remarquable. Du point de vue des soignants le travail est physique, demande énormément d’attention et d’investissement humain. En çà la scène où une soignante s’endort au milieu d’une réunion d’équipe dénonce leurs conditions de travail très difficile et pas reconnues.

Du point de vue des résidents, on y voit beaucoup de solitude, de l’amour aussi mais surtout la maladie et la mort. Et en çà le film ne cherche pas à romancer la réalité. Comme les chatouilles était un film coup de poing sur l’inceste quand tu seras grand alerte sur la fin de vie se déroulant souvent dans des conditions indignes.


 

lundi, avril 24, 2023

avant l'effondrement

Premier film d’Alice Zeniter et Benoit Volnais.


Tristan (Niels Schneider) travaille est le directeur de campagne de Naima (Myriem Akheddiou). Mais tout va basculer dans sa vie quand dans une enveloppe anonyme il va recevoir un test de grossesse positif.


Ce film est avant tout une description du chaos de la vie de Tristan. Sa mère est morte jeune son père est sur le point de mourir, va t’il aussi mourir jeune ? Il enchaîne les relations amoureuses ne sachant pas très bien où il va dans la vie ? A cela s’ajoute les affres d’une campagne politique et un été caniculaire.


Et ce film c’est surtout de belles histoires d’amitiés. Tristan vit en colocation avec Fanny (Ariane Labed) qui fera tout pour l’aider à retrouver la jeune femme qui lui a envoyé ce test. Une amitié inconditionnelle. Tristan est aussi ami avec Pablo (Souheila Yacoub) son ex copine dont il est resté très proche.


Enfin dans ce chaos émergent des questions politiques et de société. Celui du réchauffement climatique, celui de l’avenir des jeunes dans des petites villes (à travers le personnage d’Anna (Ana Blagojevic) restée dans sa petite ville contrairement à Tristan) et puis la question agricole à travers ce passage dans une ferme pratiquant la permaculture dans laquelle vit Pablo.


 

jeudi, avril 20, 2023

sur ladamant


 

mercredi, avril 19, 2023

mardi, avril 18, 2023

dimanche, avril 16, 2023

jeudi, avril 13, 2023

le prix du passage

 

Un film de Thierry Binisti


Natacha (Alice Isaaz) est une jeune mère qui élève seul son enfant. Elle a du mal à joindre les deux bouts et est sur le point de perdre son emploi. Elle va alors rencontrer Walid (Adam Bessa) un migrant qui rêve de passer en Angleterre. Walid payera Natacha pour prendre une douche chez elle avant que cette dernière ne lui propose de faire passer des migrants en Angleterre.


Ce film fait se rencontrer deux drames. Celui d’une mère de famille qui n’arrive pas à joindre les deux bouts. Et celui de migrants pourchassés par la police et des passeurs. En çà ce film rappelle un peu les films de Ken Loach.


Natacha fera preuve d’un pragmatique hors du commun. Elle commence par monnayer le rechargement d’un portable, puis une douche pour finir par faire passer des migrants en Angleterre. Ce qui est révoltant c’est qu’elle même en situation de précarité elle va exploiter des personnes encore plus précaires qu’elle.


Néanmoins la relation entre Natacha et Walid apporte une dose d’humanité dans la violence du monde économique et du monde des passeurs qui sont ici décrits sans concessions.


C’est cette chaleur humaine, cette entraide entre ces deux personnages qui rend ce film attendrissant.


mercredi, avril 12, 2023

les Complices

 

3eme film de Cecilia Rouaud


Max (Francois Damiens) est un tueur à gage. Mais depuis peu il s’évanouit à la vue du sang. C’est quand il va envisager de se reconvertir dans l’immobilier qu’il va être pourchassé à son tour par des tueurs à gage. Il va alors entraîner malgré eux ses voisins Karim et Stéphanie (William Leghbil et Laura Felpin) dans ses galères.


C’est un film avant tout absurde avec un tueur à gage qui s’évanouit à la vue du sang (comme la réalisatrice du film dans la vraie vie), Karim qui est d’une gentillesse à la limite de la crédulité et Stéphanie qui ne rêve que de chambres d’hôtes dans le sud de la France.


Le scénario est bien construit, chaque petit détail va avoir à un moment son importance et quelques rebondissements vont rythmer ce polar atypique.


C’est enfin un film d’amour. Le couple que forme Karim et Stéphanie est fusionnel. A la question de savoir quel est son rêve Karim va répondre qu’il vit déjà avec. Ce côté mièvre fait du bien et se veut une note d’optimisme dans le monde cruel des tueurs à gage ou de l’immobilier. Et puis on va voir l’évolution du personnage de Max qui va s’humaniser au contact de ce couple.


Un film absurde et tendre les complices de Cecilia Rouaud

lundi, avril 10, 2023

c'est mon homme

 


Premier long métrage de Guillaume Bureau.


Julie Delaunay (Leila Bekhti) reconnaît dans le journal son mari (Karim Leklou) porté disparu lors de la 1ere guerre mondiale. Mais ce dernier est amnésique. Il ne peut pas dire qui il est. Cà sera d’autant plus problématique quand Rose Marie Brunet (Louis Bourgoin) reconnaîtra elle aussi son mari disparu. S’en suivra alors une lutte entre les deux femmes, pour cet homme qui ne se souvient de rien.


Ce film rappelle la place d’une autre ou encore au revoir la haut dans l’évocation des drames de la première guerre mondiale. Drame pour les combattants revenus du combat dans un état psychologique terrible. Mais aussi drame pour les familles, ici deux épouses et un frère. Faut il faire son deuil ? Faut il croire à un hypothétique retour ?


L’autre aspect du film montre cette France d’après guerre. Julie Delaunay a repris la boutique de photographie de son frère disparu. Rose Marie elle poursuit une carrière de chanteuse dans des cabarets.


On ne sent pas d’animosité entre les deux femmes. Celà peut s’expliquer par l’amour sincère qu’elles ont pour leur mari et par les épreuves qu’elles ont traversées. Mais cette absence d’animosité donne un film assez plat et fataliste.

mercredi, avril 05, 2023

l'établi

 


Un film de Mathias Gokalp qui s’intéresse à ses intellectuels qui dans les années 1970 travaillaient comme ouvrier pour préparer la révolution. Ils étaient appelés les établis.


Robert (Sawann Arlaud) est normalien, agrégé de philosophie, promis à une belle carrière universitaire. Pour autant il se fait engager à l’usine Citroën, son objectif est de faire passer ses idées révolutionnaires auprès de ses collègues. L’établi est l’adaptation du roman de de Robert Linhart.


Le décalage entre cet universitaire et son nouveau milieu professionnel est saisissant. On le surnommera la momie car ses mains ne supportent pas le travail manuel.


Le travail répétitif qui détruit la santé des ouvriers est particulièrement bien documenté.


Au delà de çà ce film est une véritable chronique d’une lutte sociale, celle d’ouvriers qui vont refuser de travailler 45 minutes de plus chaque jour pour rembourser ce qu’ils avaient obtenus en mai 1968. On y voit les jeux de pouvoirs des contremaîtres et du directeur (Denis Podalydes) pour contrer l’organisation de la gréve.


Mais ce qui est d’autant plus révoltant c’est que la direction va utiliser la précarité de travailleurs migrants, italiens et maghrébins notamment pour faire mater le mouvement social.



Un film historique social, mais d’une certaine manière toujours d’actualité.



the Lost king

Le nouveau film du réalisateur anglais Stephen Frears.


Philippa (Sally Hawkings) voit sa vie tourner en rond. Elle est entrain de divorcer et n’a pas eu de promotion. Après avoir vu une pièce de théâtre elle va alors être prise d’une véritable passion pour le roi Richard III dont elle voudra retrouver la dépouille.


Le personnage de Philippa est plus que singulier. Il mélange un certain nombre de caractéristiques étonnantes. D’abord une abnégation incroyable, elle va passer outre de nombreux refus et de nombreux obstacles. On aura aussi une dimension plus paranormale avec ce personnage de Richard III qu’elle est seule à voir. C’est du paranormal assez rationnel que l’on peut mettre sur le dos de sa maladie chronique.

Et puis enfin il y enfin cette dose de ressenti qui défie toutes les lois de la logique.


L’autre aspect du film est historique, comment Richard III a t’il pu être à ce point discrédité. Et en çà on peut citer Robert Brasillach qui disait que l’histoire était écrite par les vainqueurs. Ce qui est assez fou c’est de voir comment une simple passionnée sans formation historique va faire avancer la recherche historique. Et en çà l’université de Leicester sort assez égratignée de ce film.


On aura enfin une tendresse particulière pour ces associations des amis de Richard III, organisations tout aussi baroques que sympathiques alimentant les discussions dans les pubs.



 

dimanche, avril 02, 2023

Les trois mousquetaires d'artagnan

 

1er volet de la nouvelle super production francaise (72 millions d’euros) signée Martin Bourboulon


D’artagnan (François Civil) arrive à Paris où il veut intégrer le corps des mousquetaires. Très rapidement il aura maille à partir avec Athos (Vincent Cassel) Porthos (Pio Marmai) et Aramis (Romain Duris) Mais rapidement ils devront combattre les plans du cardinal de Richelieu (Eric Ruf) et sauver la reine et le roi (Vincent Cassel et Vicky Krieps)


L’adaptation du roman d’Alexandre Dumas est assez sobre. Les scénaristes Matthieu Delaporte et Alexandre de la Pattelière n’ont pas pris beaucoup de libertés. Celà donne un film assez convenu.


Les scènes d’actions sont à mon sens le point faible du film. La manière dont elles sont filmées ont tendance à donner le mal de mer. Mais elles sont assez rare, le film mettant l’accent sur le complot.


Néanmoins les personnages de Dartagnan et de Constance (Lyna Khoudri) dégagent beaucoup d’empathie. Ils tranchent soient avec des personnages torturés soit manipulateurs. Milady (Eva Green) sûrement le personnage de ce complot le plus réussi le plus fourbe et tant mieux puisque ce sera autour de son personnage que s’articulera le second volet de la série.


Enfin le « A suivre » final emprunte aux codes de la série, cette construction en 2 parties étant peut être l’élément le plus novateur du film.

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