jeudi, avril 27, 2023

quand tu seras grand

 

Nouveau film d’Andrea Bescond et Eric Metayer qui avaient signé un film très fort sur l’inceste en 2018 les chatouilles.


Yannick (Vincent Macaigne) est aide soignant dans une maison de retraite. Avec ses collègues ils font énormément d’heures supplémentaires pour palier le sous effectif chronique. Quand l’école voisine viendra partager le réfectoire avec eux çelà sera une source de tension supplémentaire.


Le projet mis en avant de mixité générationnel est le coeur du film. Les résidents (dont 60 % d’entre eux ne reçoivent jamais de visites) auront de la compagnie et les enfants apprendront auprès de leurs ainés.


Mais ce film est aussi une vision très crue et très réaliste sur la vie dans les maisons de retraite. Le double point de vue est remarquable. Du point de vue des soignants le travail est physique, demande énormément d’attention et d’investissement humain. En çà la scène où une soignante s’endort au milieu d’une réunion d’équipe dénonce leurs conditions de travail très difficile et pas reconnues.

Du point de vue des résidents, on y voit beaucoup de solitude, de l’amour aussi mais surtout la maladie et la mort. Et en çà le film ne cherche pas à romancer la réalité. Comme les chatouilles était un film coup de poing sur l’inceste quand tu seras grand alerte sur la fin de vie se déroulant souvent dans des conditions indignes.

mercredi, avril 26, 2023

burning days

Nouveau film d’Andrea Bescond et Eric Metayer qui avaient signé un film très fort sur l’inceste en 2018 les chatouilles.


Yannick (Vincent Macaigne) est aide soignant dans une maison de retraite. Avec ses collègues ils font énormément d’heures supplémentaires pour palier le sous effectif chronique. Quand l’école voisine viendra partager le réfectoire avec eux çelà sera une source de tension supplémentaire.


Le projet mis en avant de mixité générationnel est le coeur du film. Les résidents (dont 60 % d’entre eux ne reçoivent jamais de visites) auront de la compagnie et les enfants apprendront auprès de leurs ainés.


Mais ce film est aussi une vision très crue et très réaliste sur la vie dans les maisons de retraite. Le double point de vue est remarquable. Du point de vue des soignants le travail est physique, demande énormément d’attention et d’investissement humain. En çà la scène où une soignante s’endort au milieu d’une réunion d’équipe dénonce leurs conditions de travail très difficile et pas reconnues.

Du point de vue des résidents, on y voit beaucoup de solitude, de l’amour aussi mais surtout la maladie et la mort. Et en çà le film ne cherche pas à romancer la réalité. Comme les chatouilles était un film coup de poing sur l’inceste quand tu seras grand alerte sur la fin de vie se déroulant souvent dans des conditions indignes.


 

lundi, avril 24, 2023

avant l'effondrement

Premier film d’Alice Zeniter et Benoit Volnais.


Tristan (Niels Schneider) travaille est le directeur de campagne de Naima (Myriem Akheddiou). Mais tout va basculer dans sa vie quand dans une enveloppe anonyme il va recevoir un test de grossesse positif.


Ce film est avant tout une description du chaos de la vie de Tristan. Sa mère est morte jeune son père est sur le point de mourir, va t’il aussi mourir jeune ? Il enchaîne les relations amoureuses ne sachant pas très bien où il va dans la vie ? A cela s’ajoute les affres d’une campagne politique et un été caniculaire.


Et ce film c’est surtout de belles histoires d’amitiés. Tristan vit en colocation avec Fanny (Ariane Labed) qui fera tout pour l’aider à retrouver la jeune femme qui lui a envoyé ce test. Une amitié inconditionnelle. Tristan est aussi ami avec Pablo (Souheila Yacoub) son ex copine dont il est resté très proche.


Enfin dans ce chaos émergent des questions politiques et de société. Celui du réchauffement climatique, celui de l’avenir des jeunes dans des petites villes (à travers le personnage d’Anna (Ana Blagojevic) restée dans sa petite ville contrairement à Tristan) et puis la question agricole à travers ce passage dans une ferme pratiquant la permaculture dans laquelle vit Pablo.


 

jeudi, avril 20, 2023

sur ladamant


 

mercredi, avril 19, 2023

mardi, avril 18, 2023

dimanche, avril 16, 2023

jeudi, avril 13, 2023

le prix du passage

 

Un film de Thierry Binisti


Natacha (Alice Isaaz) est une jeune mère qui élève seul son enfant. Elle a du mal à joindre les deux bouts et est sur le point de perdre son emploi. Elle va alors rencontrer Walid (Adam Bessa) un migrant qui rêve de passer en Angleterre. Walid payera Natacha pour prendre une douche chez elle avant que cette dernière ne lui propose de faire passer des migrants en Angleterre.


Ce film fait se rencontrer deux drames. Celui d’une mère de famille qui n’arrive pas à joindre les deux bouts. Et celui de migrants pourchassés par la police et des passeurs. En çà ce film rappelle un peu les films de Ken Loach.


Natacha fera preuve d’un pragmatique hors du commun. Elle commence par monnayer le rechargement d’un portable, puis une douche pour finir par faire passer des migrants en Angleterre. Ce qui est révoltant c’est qu’elle même en situation de précarité elle va exploiter des personnes encore plus précaires qu’elle.


Néanmoins la relation entre Natacha et Walid apporte une dose d’humanité dans la violence du monde économique et du monde des passeurs qui sont ici décrits sans concessions.


C’est cette chaleur humaine, cette entraide entre ces deux personnages qui rend ce film attendrissant.


mercredi, avril 12, 2023

les Complices

 

3eme film de Cecilia Rouaud


Max (Francois Damiens) est un tueur à gage. Mais depuis peu il s’évanouit à la vue du sang. C’est quand il va envisager de se reconvertir dans l’immobilier qu’il va être pourchassé à son tour par des tueurs à gage. Il va alors entraîner malgré eux ses voisins Karim et Stéphanie (William Leghbil et Laura Felpin) dans ses galères.


C’est un film avant tout absurde avec un tueur à gage qui s’évanouit à la vue du sang (comme la réalisatrice du film dans la vraie vie), Karim qui est d’une gentillesse à la limite de la crédulité et Stéphanie qui ne rêve que de chambres d’hôtes dans le sud de la France.


Le scénario est bien construit, chaque petit détail va avoir à un moment son importance et quelques rebondissements vont rythmer ce polar atypique.


C’est enfin un film d’amour. Le couple que forme Karim et Stéphanie est fusionnel. A la question de savoir quel est son rêve Karim va répondre qu’il vit déjà avec. Ce côté mièvre fait du bien et se veut une note d’optimisme dans le monde cruel des tueurs à gage ou de l’immobilier. Et puis on va voir l’évolution du personnage de Max qui va s’humaniser au contact de ce couple.


Un film absurde et tendre les complices de Cecilia Rouaud

lundi, avril 10, 2023

c'est mon homme

 


Premier long métrage de Guillaume Bureau.


Julie Delaunay (Leila Bekhti) reconnaît dans le journal son mari (Karim Leklou) porté disparu lors de la 1ere guerre mondiale. Mais ce dernier est amnésique. Il ne peut pas dire qui il est. Cà sera d’autant plus problématique quand Rose Marie Brunet (Louis Bourgoin) reconnaîtra elle aussi son mari disparu. S’en suivra alors une lutte entre les deux femmes, pour cet homme qui ne se souvient de rien.


Ce film rappelle la place d’une autre ou encore au revoir la haut dans l’évocation des drames de la première guerre mondiale. Drame pour les combattants revenus du combat dans un état psychologique terrible. Mais aussi drame pour les familles, ici deux épouses et un frère. Faut il faire son deuil ? Faut il croire à un hypothétique retour ?


L’autre aspect du film montre cette France d’après guerre. Julie Delaunay a repris la boutique de photographie de son frère disparu. Rose Marie elle poursuit une carrière de chanteuse dans des cabarets.


On ne sent pas d’animosité entre les deux femmes. Celà peut s’expliquer par l’amour sincère qu’elles ont pour leur mari et par les épreuves qu’elles ont traversées. Mais cette absence d’animosité donne un film assez plat et fataliste.

mercredi, avril 05, 2023

l'établi

 


Un film de Mathias Gokalp qui s’intéresse à ses intellectuels qui dans les années 1970 travaillaient comme ouvrier pour préparer la révolution. Ils étaient appelés les établis.


Robert (Sawann Arlaud) est normalien, agrégé de philosophie, promis à une belle carrière universitaire. Pour autant il se fait engager à l’usine Citroën, son objectif est de faire passer ses idées révolutionnaires auprès de ses collègues. L’établi est l’adaptation du roman de de Robert Linhart.


Le décalage entre cet universitaire et son nouveau milieu professionnel est saisissant. On le surnommera la momie car ses mains ne supportent pas le travail manuel.


Le travail répétitif qui détruit la santé des ouvriers est particulièrement bien documenté.


Au delà de çà ce film est une véritable chronique d’une lutte sociale, celle d’ouvriers qui vont refuser de travailler 45 minutes de plus chaque jour pour rembourser ce qu’ils avaient obtenus en mai 1968. On y voit les jeux de pouvoirs des contremaîtres et du directeur (Denis Podalydes) pour contrer l’organisation de la gréve.


Mais ce qui est d’autant plus révoltant c’est que la direction va utiliser la précarité de travailleurs migrants, italiens et maghrébins notamment pour faire mater le mouvement social.



Un film historique social, mais d’une certaine manière toujours d’actualité.



the Lost king

Le nouveau film du réalisateur anglais Stephen Frears.


Philippa (Sally Hawkings) voit sa vie tourner en rond. Elle est entrain de divorcer et n’a pas eu de promotion. Après avoir vu une pièce de théâtre elle va alors être prise d’une véritable passion pour le roi Richard III dont elle voudra retrouver la dépouille.


Le personnage de Philippa est plus que singulier. Il mélange un certain nombre de caractéristiques étonnantes. D’abord une abnégation incroyable, elle va passer outre de nombreux refus et de nombreux obstacles. On aura aussi une dimension plus paranormale avec ce personnage de Richard III qu’elle est seule à voir. C’est du paranormal assez rationnel que l’on peut mettre sur le dos de sa maladie chronique.

Et puis enfin il y enfin cette dose de ressenti qui défie toutes les lois de la logique.


L’autre aspect du film est historique, comment Richard III a t’il pu être à ce point discrédité. Et en çà on peut citer Robert Brasillach qui disait que l’histoire était écrite par les vainqueurs. Ce qui est assez fou c’est de voir comment une simple passionnée sans formation historique va faire avancer la recherche historique. Et en çà l’université de Leicester sort assez égratignée de ce film.


On aura enfin une tendresse particulière pour ces associations des amis de Richard III, organisations tout aussi baroques que sympathiques alimentant les discussions dans les pubs.



 

dimanche, avril 02, 2023

Les trois mousquetaires d'artagnan

 

1er volet de la nouvelle super production francaise (72 millions d’euros) signée Martin Bourboulon


D’artagnan (François Civil) arrive à Paris où il veut intégrer le corps des mousquetaires. Très rapidement il aura maille à partir avec Athos (Vincent Cassel) Porthos (Pio Marmai) et Aramis (Romain Duris) Mais rapidement ils devront combattre les plans du cardinal de Richelieu (Eric Ruf) et sauver la reine et le roi (Vincent Cassel et Vicky Krieps)


L’adaptation du roman d’Alexandre Dumas est assez sobre. Les scénaristes Matthieu Delaporte et Alexandre de la Pattelière n’ont pas pris beaucoup de libertés. Celà donne un film assez convenu.


Les scènes d’actions sont à mon sens le point faible du film. La manière dont elles sont filmées ont tendance à donner le mal de mer. Mais elles sont assez rare, le film mettant l’accent sur le complot.


Néanmoins les personnages de Dartagnan et de Constance (Lyna Khoudri) dégagent beaucoup d’empathie. Ils tranchent soient avec des personnages torturés soit manipulateurs. Milady (Eva Green) sûrement le personnage de ce complot le plus réussi le plus fourbe et tant mieux puisque ce sera autour de son personnage que s’articulera le second volet de la série.


Enfin le « A suivre » final emprunte aux codes de la série, cette construction en 2 parties étant peut être l’élément le plus novateur du film.

vendredi, mars 31, 2023

toutes les larmes et le sang versé

 

Après avoir obtenu l’oscar du documentaire avec Citizenfour en 2015, Laura Poitas a obtenu le Lion d’or de la dernière Mostra de Venise.


Après Édouard Snowden, ce documentaire s’intéresse à la photographe Nan Goldin et à son combat contre la dépendance aux opioïdes dont elle a été dépendante. Elle voudra que les Sackler, propriétaires des laboratoires responsables de milliers de morts, n’aient plus leurs noms dans de nombreuses ailes de musées en tant que donateurs.


Le premier aspect de ce documentaire revient sur la carrière de Nan Goldin. On y voit ses œuvres à travers un certains nombre de diaporamas. On est plongé dans l’Amérique des années 1980, cette grande liberté qui y régnait (on l’avait déjà vu dans les magnétiques) ainsi que la drogue et les années sida.


L’autre aspect ce sont ces actions menées dans des musées pour informer le public sur la dépendance aux opioïdes et sur la responsabilité des Sackler qui savaient que leurs produits entraînaient une dépendance. Comme une condamnation des Sackler était difficile de part un arrangement et la faillite de leur société, Nan Goldin voudra que les musées du monde entier refusent les dons des Sackler et que ces derniers n’aient plus leur nom dans ces musées. C’est une sorte de name and shame, dénoncer et salir le noms d’une famille responsable de milliers de morts et qui ne sera jamais condamnée à la hauteur de leurs crimes.


jeudi, mars 30, 2023

ailleurs si j'y suis

 

Le scénariste belge des intranquilles Francois Pirot signe son 4eme film ailleurs si j’y suis


Matthieu (Jérémie Regnier) est un cadre dans une entreprise de BTP sur le point de divorcer. Excédé par la pression mise par sa femme (Suzanne Clément) et son patron (Jean Luc Bideau) il va suivre un cerf dans la forêt. Arrivé près d’un petit lac, il va alors décider de vivre dans la nature.


Ce film est une sorte de conte qui dénonce les injonctions souvent absurdes de nos sociétés contemporaines.


Le pavillon comme symbole de réussite sociale, mais dans lesquels les gens s’ennuient le plus souvent. Ce qui est marquant également ce sont ces zone pavillonnaires gagnées sur la nature et souvent ignorées par ses habitants.


Comme autres injonctions on pourrait citer la réussite professionnelle à tout prix, l’obligation d’avoir des enfants ou encore celle d’être absolument utile même à la retraite.


Au final on a des personnages malheureux pris dans les vicissitudes de la vie moderne et pour qui la nature ou le yoga seront une sorte d’échappatoire ou de salut.


Un film très philosophique qui en dit long sur les travers de notre époque mais très bien écrit qui obtiendra sûrement quelques Magrittes en mars prochain.


mercredi, mars 29, 2023

je verrai toujours vos visages

 

Après Pupille Jeanne Herry s’intéresse à la justice restaurative à travers une œuvre de fiction quasi documentaire avec un casting impressionnant, Adele Exarchopoulos, Leila Bekhti, Elodie Bouchez, Jean Pierre Daroussin et Miou Miou Fred Testot notamment.


Michel, Judith et Fanny travaillent dans une association qui fait se rencontrer des victimes et des auteurs de délits ou de crimes. Des victimes de vols iront en prison parler avec des auteurs de home jacking ou de vols à l’arraché. Et puis une victime d’inceste va revoir son frère longtemps après qu’il l’ai violée.


Ce film est très fort, la douleur des victimes transparaît à l’écran. Et en çà la performance des comédiennes et des comédiens est remarquable.


Et puis on voit le travail de cette association de justice restaurative et de ces bénévoles qui préparent et qui encadrent ces rencontres.Elles sont préparées avec minutie et peuvent ne pas avoir lieu si les conditions ne sont pas réunies. Sur la forme on est très proche de la série en Thérapie qui explorait aussi des traumas. Comme dans en thérapie les bénévoles et membres de l’association ont besoin de se retrouver pour une sorte de contrôle tellement certaines histoires sont lourdes. Les objectifs étant pour les victimes de retrouver une vie normale et pour les auteurs d’éviter la récidive.


On est curieux de connaître le résultat, comment les personnages que l’on a suivi vont évoluer suite à ces rencontres.

jeudi, mars 23, 2023

sur les chemins noirs

 

Denis Imbert adapte l’oeuvre de Sylvain Tesson.


Pierre (Jean Dujardin) a fait une lourde chute, a failli être paralysé et décide de traverser la France à pied du Sud est au nord ouest. Cette traversée de la France sera l’occasion pour lui d’écrire un nouveau livre mais surtout de faire le point sur sa vie, notamment grâce à quelques rencontres.


Ce qui est marquant, c’est que le film arrive à nous transmettre toute la sérénité qu’apporte la randonnée et la marche à pied. C’est véritablement un film qui apaise. C’est d’autant plus marquant que cela tranche avec l’ancienne vie de Pierre, écrivain qui brûlait la chandelle par les deux bouts. Pierre à travers la marche va faire l’expérience de la modestie et de la rédemption très loin de sa vie passée.


Et puis il y a ces rencontres, deux agriculteurs, un jeune randonneur, des membres d’une communauté religieuse notamment, mais aussi sa sœur (Izia Higelin) et son meilleur ami qui viendront faire un bout de chemin avec lui et l’accompagner dans une sorte de renaissance.


On a enfin cette voix off qui permet de profiter des paysages exceptionnels traversés dans le film et qui participe à donner à ce film une ambiance plus que sereine.

mercredi, mars 22, 2023

de grandes espérances

 


Sylvain Desclous nous propose un thriller politique


Madeleine et Antoine (Rebecca Marder et Benjamin Laverhne) sont en vacances en Corse. Ils attendent les résultats de l’ENA. Sur la route, Antoine va alors avoir une altercation avec un autre automobiliste. Ce drame va alors poursuivre les deux amants dans leurs carrières politiques.


Le personnage d’Antoine est assez antipathique. Il vient d’une famille très aisée qui a soif de pouvoir et qui fera tout pour l’obtenir.


Madeleine est elle plus idéaliste, toute la question sera de savoir si pour arriver à ses fins elle devra utiliser les mêmes stratagèmes qu’Antoine au risque elle aussi de nous paraître antipathique.


C’est sur cette opposition qu’est basée le film, un fils de bonne famille conservateur et carriériste et une fille venant d’un milieu populaire, voulant plus de justice sociale et soucieuse de l’intérêt général.


Romance, politique, fait divers, de grandes espérances reste relativement flou, jusqu’à cette étincelle qui va intervenir dans le dernier quart d’heure mais là encore un peu tard pour sauver le film.


La fin justifie t’elle les moyens telle est la question plutôt habile posée par ce thriller politique trop froid et cynique.

mercredi, mars 15, 2023

Emily

 


Frances O'Connor s’intéresse à la vie d’Emily Bronte l’autrice des Hauts de Hurlevents.


Emily Bronte (Emma Mackey) vit avec ses frères et sœurs et avec son père dans un petit village. Elle est destinée à être institutrice mais elle aura du mal à s’adapter à la pension dans laquelle elle fera ses études. De retour dans son village, elle va alors tomber amoureuse de William Weightman (Oliver Jackson-Cohen) mais cette relation sera impossible.


C’est avant tout une chronique de la jeunesse d’une femme un peu marginale, sans doute bouleversée par le décès prématuré de sa mère. Cette chronique sans réel but va durer un peu plus d’une heure sans que l’intrigue n’avance.


C’est quand on aura cette attirance entre cette jeune fille et le vicaire, que le film va prendre un peu plus d’ampleur. Mais là encore pas grand-chose qui laisserait penser qu’Emily va devenir autrice.


C’est véritablement dans le dernier quart d’heure que tout s’accélère mais il est déjà trop tard.


La scène peut être la plus intense sera celle où Emily va porter un masque et faire deviner à ses frères et sœurs qui elle est. Elle va semble comme possédée par l’esprit de sa mère. Cà sera la seule touche fantastique du film et sûrement la scène la plus intéressante de ces trop longues 2h10

mardi, mars 14, 2023

The whale

Darren Aronofsky avait présenté son film à la mostra de Venise et est reparti avec l’oscar du meilleur maquillage et du meilleur acteur pour Brendan Fraser


Charlie vit reclus chez lui, donne des cours en ligne pour gagner sa vie. S’il ne sort pas de chez lui c’est qu’il souffre d’obésité morbide et que ses jours sont comptés.


On est scotché dans la première demi heure par la maladie de ce personnage représentée de manière très crue. Il se déplace avec un déambulateur, se fait livrer sa nourriture et ne recoit que la visite de Liz (Hong Chau) une de ses amies et aussi infirmière.


L’autre aspect ce sont des adieux, ceux d’un homme à qui il ne reste que quelques jours à vivre. Il va se retourner sur sa vie, va revoir sa fille (Sadie Sink) qui sera très agressive avec lui. Mais il ne va pas lui en tenir rigueur. On va aussi comprendre pleins de choses, notamment pourquoi il vit dans la pauvreté et qui est véritablement Liz. Et ces adieux sont véritablement déchirants.


On est dans l’adaptation d’une pièce de théâtre, ce qui fait que l’écriture et le scénario sont de grande qualité et vont distiller tout au long du film des éléments qui vont nous permettre de comprendre quelle a été la vie de Charlie.


dimanche, mars 12, 2023

lundi, mars 06, 2023

the son

 


Deuxième volet de la trilogie de Florian Zeller après the father.


Nicholas est un jeune adolescent mal dans sa peau. Après le divorce de ses parents, il vit chez sa mère (Laura Dern) mais souhaite vivre désormais chez son père (Hugh Jackman). Mais est ce pour autant que Nicholas ira mieux ?


C’est un film qui pose de manière très crue la question de la dépression chez les adolescents. Ce qui est saisissant c’est la rapidité avec laquelle Nicholas pourra faire une crise alors qu’il ne présentait en apparence aucun signe. Il va aussi duper son entourage en refusant toute aide.


L’autre aspect intéressant du film est de montrer la quasi impossibilité de se sortir d’un modèle familial. Peter est assez exigeant et froid avec son fils comme l’a été son père (Anthony Hopkins). Peter comme son père est obnubilé par son travail et une potentielle carrière politique. Mais la manière dure avec laquelle il a été élevée est elle transposable à son fils ? Le grand-père ne va pas s’intéresser aux problèmes de son petit fils, mais va rentrer en conflit avec son fils sur le père qu’il n’a pas été.


Enfin ce qui est touchant ce sont ces flashback d’une famille unie en vacance, ces cartes postales de Corse.

dimanche, mars 05, 2023

mon crime

 


Le nouveau film de Francois Ozon avec deux grands espoirs du cinéma francais Rebecca Marder et Nadia Tereszkiewicz.


Pauline et Madeleine partagent un appartement parisien. L’une est avocate l’autre actrice et leurs carrières ont du mal à se lancer. Madeleine reviens catastrophée d’un rendez vous chez un producteur qui a voulu abuser d’elle. Mais ce dernier va être retrouver mort peu de temps après. Ce sera une opportunité pour les deux jeunes femmes de lancer leurs carrières.


Ce film est l’adaptation d’une pièce de théâtre de 1934 de Georges Berr et Louis Verneuil. C’est assez bien transcrit avec des personnages et des acteurs toujours à la limite du cabotinage. Cela donne beaucoup de légèreté et d’espièglerie à ce film.


Et puis il a une dimension féministe ultra présente avec des thématiques de 1934 qui résonnent toujours dans l’actualité.


L’autre aspect contemporain sera la manière dont ces deux jeunes filles vont se faire connaître. Aujourd’hui cela passe plus par les réseaux sociaux, mais ce procès va lancer à la fois la carrière de l’avocate et celle de l’actrice qui vont à la fois sortir de l’anonymat et de la misère. Que se soit dans les année 1930 ou aujourd’hui la recherche de la gloire, de la célébrité et de l’argent sont toujours encrées dans la nature humaine.

jeudi, mars 02, 2023

Creed 3

 

Un film de et avec Micheal B Jordan.


Adonis Creed est un jeune retraité de la boxe. Il entraîne son poulain Felix Chavez (Jose Benavidez) nouveau champion du monde. Damian Anderson (Jonathan Majors) fraîchement sorti de prison et ami d’enfance d’Adonis Creed vient le voir dans sa salle. Il veut devenir champion du monde. Mais arrivera t’il à ses fins ?


L’intrigue est basé sur un fantôme du passé de Creed qui va ressurgir. Malgré la réussite et le confort dans lequel il vit, il va être rattrapé par un fait divers auquel il a été mêlé enfant. La manière dont Creed va devoir faire avec le passé est assez intéressante.


Autre point fort, c’est la manière dont sont filmés les combats de boxe. La mise en scène est soignée et les moyens impressionnants. On regrettera néanmoins que ces scènes d’entraînements ou de combats soient assez courtes. On a l’impression que ce sont des passages obligés qui ont été expédiés.


Pour le reste le scénario est cousu de fils blancs. On est dans l’archétype du blockbuster très bien huilé à la morale irréprochable. Et ce côté assez lisse est un peu ennuyant surtout quand il vient s’opposer au passé de Creed.

mercredi, mars 01, 2023

les petites Victoires

 


Dans le deuxième film de Mélanie Auffret après Roxane on reste à la campagne dans un petit village breton.


Alice (Julie Piaton) est la jeune maire d’une commune rurale et l’unique professeur des écoles d’un établissement qui ne compte que 10 élèves. Elle va alors tout faire pour redynamiser sa commune et tenter de sauver son école.


Les thématiques abordées dans le film sont plus qu’intéressantes. Quel est le rôle d’un maire dans un petit village ? Comment dynamiser un village dont la population vieillit ? Comment sauver une école ? Faut il se battre à tout prix pour sauver une classe unique ? On y parle aussi illettrisme (comme dans brillantes) mais aussi deuil et épuisement professionnel.


Tout çà est donc passionnant.


Mais le film déborde s’englue aussi dans la nostalgie et les bons sentiments. On aurait pu avoir un film très sociétal très politique sur le combat d’une maire pour sauver sa classe et son école tout en essayant de régler les problèmes de ses administrés.


Mais on a au final un film peut être trop bien pensant dans lequel les enfants apportent une touche fleur bleu.


Le casting enfin est peut être problématique avec principalement des acteurs venant de la comédie (Michel Blanc Julie Piaton, Marie Pierre Casey ou Sébastien Chassagne) alors que le film est principalement sociétal.

dimanche, février 26, 2023

empire of light

 

Le nouveau film du réalisateur de 1917 Sam Mendes


Hillary (Olivia Colman) est la gérante d’un cinéma sur la côté anglaise dans les années 1980. Sa vie est assez terne, elle vit seule et entretien une relation malsaine avec son directeur (Colin Firth). Tout va changer quand Stephen (Micheal Ward) va être embauché au cinéma. Mais Micheal est bien plus jeune qu’elle et a la peau noire.



C’est d’abord une histoire d’amour. Mais une histoire d’amour compliquée par la différence d’âge et par la différence de couleur de peau. Mais viendra ensuite un troisième élément plus insidieux qui viendra compliquer la relation. 


Et au-delà de çà on a aussi une vision de l’Angleterre des années 1980 dans laquelle le racisme et les skinhead étaient très présents. Une société très patriarcale avec ce patron de cinéma qui se croit tout permis.


Hillary va être un peu à la convergence de tout çà. Et Olivia Colman est encoure une fois parfaite dans ce rôle de femme écrasée par la société.


Et puis les décors sont aussi merveilleux. Ce cinéma avec ses salles immenses et ses projecteurs doubles. Cette station balnéaire avec sa promenade en front de mer.

jeudi, février 23, 2023

the fabelmans

 


Le nouveau Steven Spielberg


Sam est un petit garçon que ses parents (Michelle Williams et Paul Dano) emmènent pour la première fois au cinéma voir le plus grand cabaret du monde. Il va alors se découvrir une vocation de cinéaste. Plus il va grandir plus ses films seront élaborés, que ce soit des films réalisés avec ses amis ou des souvenirs de vacances de sa famille.


C’est un film de fiction mais inspiré de la vie de Spielberg. On voit comment il est devenu ce grand réalisateur. D’abord avec des films de quelques minutes. Puis des films plus long avec un montage et ces morceaux de pellicules que l’on découpe et que l’on assemble. On suit à travers lui une évolution du cinéma avec ces caméras qui ne cessaient de se moderniser.


L’autre aspect du film c’est une chronique familiale des années1950. On y voit une famille plus qu’unie. Mais Sam en travaillant sur le montage de ses films va découvrir le secret de sa mère, ce qui va dans un premier temps le mettre en colère. Et puis en grandissant il va comprendre l’attirance de sa mère pour le meilleur ami de son père. Là encore cette famille sera incroyablement moderne pour l’époque.


Un double hommage au cinéma et à sa famille qui aurait mérité d’être à peine plus court que ce Fabelman de Steven Spielberg.

mercredi, février 22, 2023

les choses simples

 

Le nouveau film d’Eric Besnard.


Vincent (Lambert Wilson) est en panne sur une route de montagne. Pierre (Gregory Gadebois) s’arrête et emmène Pierre chez lui le temps que sa voiture soit réparée. Pierre vit seul avec son chien dans une maison sans électricité coupé du monde.


Mais cette rencontre est elle accidentelle ? Que veut réellement Vincent ? Pourquoi Pierre vit il reclus ? Tant de questions auxquelles le film tentera de répondre.


Eric Besnard a signé le scénario de plus de 20 films. Et l’écriture est particulièrement soignée. Il nous mène sur des fausses pistes. Les personnages ne sont jamais totalement ce qu’ils prétendent être. Jusqu’à la toute fin le doute va être distillé. Et en çà le film est plutôt bien fait.


L’autre côté intéressant est le côté fable. On a deux visions totalement opposées de l’existence qui se font fasse. Le capitaine d’industrie impitoyable et l’homme qui a décidé de renouer avec la nature. Mais on va apprendre que pour chacun un évènement a bouleversé leur vie, c’est au final ce qui va rapprocher ces personnages que tout oppose.


On aurait pu s’attendre à une banale confrontation de personnages que tout oppose mais le film est plus riche plus complexe. Même si c’est une forme d’utopie c’est un film qui fait du bien, très positif et qui peut nous interroger sur le côté frénétique de nos vies contemporaines.

lundi, février 20, 2023

marlowe

 


Le réalisateur d’entretien avec un vampire Neil Jordan s’attaque à la mise en scène d’un des plus célèbres détectives de la littérature américaine Marlowe


Claire Cavendish (Diane Kruger) engage Marlowe (Liam Neeson) pour retrouver son amant mystérieusement disparu. Marlowe va alors aller de surprises en surprises et enquêter dans un très chic club privé qui aura bien des secrets.


Ce film est un polar très bien écrit. On est mené en bateau du début à la fin. Les nombreux rebondissements nous tiennent en haleine. On sent que ce film est adapté d’un livre « la blonde aux yeux noirs » de John Banville.


L’autre côté intéressant est cet hommage à l’Hollywood des années 1930. Age d’or du cinéma déjà vu récemment dans Babylon. On y voit une haute bourgeoisie ses excès cette relation mère fille difficile. Et dans tout çà on a un détective qui fera ce que la police ne peut pas faire car lui a déjà tout perdu, sa plaque et sa retraite.


Et puis une révélation celle de Daniela Melchior, sœur de l’amant disparu et prostituée de luxe dans le club select de Los Angeles, qui malgré son petit rôle laisse entrevoir une carrière prometteuse.


Marlowe un film qui n’est pas exceptionnel mais qui coche toutes les cases du bon polar dans cette ambiance si particulière du Los Angeles des années 1930.

vendredi, février 17, 2023

la femme de Tchaïkovski

 

Un film de Kirill Serebrennikov le réalisateur de Léto et opposant russe notoire qui a passé quelques années assigné à résidence.


Antonina Miliukova (Alyona Mikhailova) est une jeune fille de bonne famille qui rencontre chez sa tante Piotr Tchaikovski (Odin Lund Biron). Elle tombe sous son charme et fera tout pour ce dernier la demande en mariage. Mais Tchiakovski repousse dans un premier temps la jeune femme. Il finira par l’épouser dans l’espoir de toucher la dot.


Ce qui est marquant c’est l’obstination dont fera preuve la jeune femme. Elle va tout faire pour se marier à Tchaïkovski et quand celui va la repousser elle va refuser le divorce. Même quand elle apprendra qu’il est homosexuel elle va continuer à s’accrocher à ce mariage. Elle semble comme aveuglée par l’amour et ne comprend pas les conventions sociales.


L’autre point marquant ce sont ces conventions sociales. L’homosexualité en Russie au XIXeme siècle est interdite. Tchaïkovski sait rester discret. On ne verra aucun de ses amants et çà ne pose de souci à personne. Même si elle est interdite, en réalité l’homosexualité semble tolérée. La proposition de divorce que Tchaïkovski va faire à sa femme pour un adultère imaginaire est l’exemple parfait de ces conventions sociales.


Mais au final le final est très long, trop long, le film ne commençant à mon sens que dans les 45 dernières minutes.

mercredi, février 15, 2023

l'astronaute


 

Jim Deforges est un ingénieur chez Ariane. Il n’a pas été retenu pour être astronaute. Il a alors décidé de construire sa propre fusée dans la grange de sa grand-mère. Il aura besoin d’aide pour finaliser sa construction et partir dans l’espace.


C’est d’abord un thriller technologique. La question sera de savoir si le pari de Jim Deforges est réalisable. Ses collègues de chez Ariane vont il découvrir qu’il a détourné des pièces. Alexandre Ribbot (Mathieu Kassovitz) un ancien astronaute va t’il pouvoir le conseiller efficacement. Les problèmes techniques liés au carburant et aux calculs de trajectoires sont ils résolvables ?


Bref construire sa fusée dans sa grange en toute discrétion pose énormément de problème.


C’est aussi un film qui pose la question de notre relation à l’espace et la fascination que cela engendre. Il suffit de voir la notoriété de Thomas Pesquet pour voir que la conquête de l’espace est quelque chose d’irrationnel.


Et cette fascination difficilement explicable est plutôt bien traduite dans le film. Pour Tom Deforges c’est le résultat d’une histoire familiale. Mais tout un chacun intéressé par l’espace pourra s’identifier à Tom Desforges. Pour les autres forcément l’astronaute présentera beaucoup moins d’intérêt.

un homme heureux

 

Un film de Tristan Séguéla le réalisateur des comédies Docteur et de 16 ans ou presque.


Jean (Fabrice Luchini) est le maire conservateur d’une petite ville du Pas de Calais. Il annonce à sa femme Edith (Catherine Frot) qu’il souhaite se représenter. Elle lui annonce qu’elle a entamée une transition pour devenir un homme. Cette transition va venir interférer dans la campagne électorale de Jean.


C’est d’abord un film politique. On y voit une campagne électorale dans une petite ville. Le relationnel et les serrages de main y sont encore primordiaux. Philippe Katherine en bras droit du maire est l’incarnation de cette petite bourgeoisie de province toujours là à flatter ses électeurs.

Mais Jean va être contraint d’utiliser le secret de sa femme dans sa campagne. Il va alors du jour au lendemain changer radicalement d’avis. Après avoir dénigré la transition de sa femme il va l’encourager car cela va le servir politiquement. Ce cynisme est plutôt intéressant.


La comédie elle reste une comédie de boulevard. Les clichés sur la transition d’Edith sont un peu grossier. Docteur la précédente comédie de Tristan Séguéla était elle plus tendre plus humaniste ce qu’on retrouve moins dans un homme heureux.


jeudi, février 09, 2023

pour la France

 

Un film de Rachid Hami


Le sous lieutenant Aissa Saidi (Shain Boumedine) est retrouvé mort à l’école des officier de St Cyr après la traversée d’un lac gelé qui fait partie du rituel d’intégration de l’école. Sa mère (Lubna Azabal) et son frère Ismael (Karim Leklou) vont alors mener un véritable bras de fer avec l’armée pour qu’Aissa puisse avoir des obsèques digne d’un aspirant officier.


Ce que l’on peut regretter c’est que le film ne s’intéresse pas à l’enquête sur la mort d’Aissa mais sur la manière dont il va être enterré. Le bras de fer entre l’armée et la famille d’Aissa est assez tendu. La mère fait preuve de dignité et de fermeté. Le commandant de St Cyr (Laurent Lafitte) doit lui être loyal envers son institution tout en faisant preuve de compassion.


Mais ce film est surtout un moyen de montrer comment la famille d’Aissa est arrivée en France. Elle a fuit l’insécurité. Mais Aissa et Ismael ont suivi des trajectoires différentes. L’un a fait de brillantes études, l’autre s’est toujours débrouillé dans une sorte de violence chronique.


Si on ajoute à cela la question du père on se retrouve dans une histoire de famille assez complexe qui n’est pas sans rappelle un petit frère de Léonore Seraille.

mardi, février 07, 2023

alibi.com2

 

Le nouveau film de Philippe Lachaux.


Flo et Gregory (Philippe Lachaux et Elodie Fontant) vont se marier. Mais il y a un problème Greg va devoir présenter ses parents à Flo. Mais sa mère (Arielle Dombale) est une star de films érotique et son père (Gérard Jugnot) est un escroc. Gregory n’a pas d’autres choix, il va devoir réactiver sa société alibi.com pour que ses amis Medhi et Augustin (Tarek Boudali et Julien Arruti) l’aident à trouver de faux parents. Mais rien ne va fonctionner comme prévu.


Le point fort du film réside dans son scénario (Philippe et Pierre Lachaux, Julien Arruti et Pierre Dudan) Le rythme est haletant, les rebondissements nombreux et les gags tombent juste. Le moindre petit détail aura à un moment ou un autre une importance.


C’est aussi une belle histoire d’amour. La scène dans laquelle Greg et Flo préparent leur maison pour le mariage est signe d’une vraie complicité derrière leur chamailleries (Gilles Lelouche et Eye Haidara dans le sens de la fête et Marina Fois et Laurent Lafitte Papa ou maman 1 et 2). Et puis un film qui nous montre qu’il faut aimer l’autre comme il est (couple des parents de Flo Nathalie Baye et Didier Bourdon) sans essayer de trop le changer.


C’est un film qui fait du bien très rythmé très drôle dans lequel l’amour n’est pas mièvre. Une très belle réussite que cet alibi.com2 dont la date de sortie autour de la St Valentin est très à propos.


lundi, février 06, 2023

le piège de huda

Un film d’Hany Abu-Assad d’après une histoire vraie


Reem (Maisa Adb Elhadi) est une jeune mère qui profite d’une journée pour aller dans le salon de coiffure de Huda (Manal Awad). Cette dernière va droguer Reem et prendre des photos d’elle dans les bras d’un homme. Elle va alors demander à Reem de travailler pour les services secrets israéliens sans quoi elle donnera la photo à son mari.


Le thriller est plutôt réussi. Des indics vont être recruter de manière assez pernicieuse. Ceci va plonger Reem et d’autres femmes dans le désarroi le plus profond. Reem va être prise en tenaille entre Huda, la résistance palestinienne qui veut la débusquer et un mari jaloux.


Si ce film n’était pas tiré d’une histoire vraie on aurait pu dire que l’intrigue était plus que bien trouvée.


Cette angoisse est renforcée par le fait que ce film soit tourné dans des milieux confinés, le salon de coiffure de Huda, le domicile de Reem ou les caves de la résistance.


C’est enfin un film très politique qui dénonce l’occupation israélienne en Palestine.


Un excellent thriller que ce piège de Huda


 

mercredi, février 01, 2023

la montagne

 

Un film de et avec Thomas Salvador, le film avait fait la clôture de la dernière édition d’Entrevues à Belfort.


Pierre vient faire une présentation d’un robot à Chamoix. Par la fenêtre il s’extasie devant la montagne. Il va alors décider de ne pas rentrer à Paris. Il va monter sur l’aiguille du midi et bivouaquer au milieu de la neige. Un de ses seuls contact sera Léa (Louise Bourgoin) la cheffe du restaurant de l’aiguille du midi.


Ce film va monter crescendo dans le paranormal. Ce qui est assez frappant c’est que ce parisien en quelques jours va passer d’une vie assez confortable à une vie d’ermite dans une tente dans la neige. C’est un peu comme par magie qu’il va maîtriser toutes les techniques de marche sur les glaciers et de survie en haute montagne dans la neige et le froid.


Puis on va passer à un stade supérieur, à celui des hallucinations, un stade dans lequel la montagne serait vivante.

Lea elle est plus rationnelle, mais va tomber amoureuse petit à petit de Pierre qui voue une sorte de dévotion ultime à la nature et à la montagne.


Ce film nécessite d’avoir un certain nombre de prédispositions au mysticisme et une certaine ouverture d’esprit. Tout ceci étant renforcé par une économie de dialogue et des paysages à couper le souffle.

interdit aux chiens et aux italiens

 

Le nouveau film d’Alain Ughetto prix du jury du dernier festival d’Annecy


La famille Ughetto est une famille de paysans italiens du début du XXeme siècle. Césaria rencontre Luigi alors que ce dernier travaille sur le chantier de la construction d’une route de montagne. Peu de temps après ils se marient. De retour dans leur village ils ne vont pas pouvoir subvenir aux besoins de leur famille. Ceci les conduira à s’exiler en France.


C’est d’abord un film historique qui montre les conditions de vie difficile des paysans italiens au début du XXeme siecle. Les constructions des routes et des tunnels leur permettaient de survivre mais les guerres et le fait que l’église prélevait une partie de leurs récolte ont fait qu’ils n’avaient plus d’autre choix que l’exil.


Le destin de ces paysans italiens est raconté de manière très crue. Ils ont toujours été des victimes et se sont fait sans cesse exploiter, par l’Église, par l’armée ou encore par les entrepreneurs de travaux publics. On développe une forte empathie pour cette famille qui est celle du réalisateur. C’est le type de film qui vous prend aux tripes tellement le destin de cette famille est touchant.


L’animation est du stop motion est aussi de qualité. On peut être surpris de voir de temps à autres la main réelle du réalisateur s’inviter dans le film. Mais cela reste anecdotique et ne nuit pas à la grande qualité des personnages et des décors.


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