lundi, octobre 31, 2022

seire (ffcp)


Rythmé par des syncopes entre rêves et réalité #seire exploite à merveille une croyance séculaire et une histoire d'amour passée #ffcp #paris
 

doom doom (ffcp)


En utilisant un son hyper contrasté #doomdoom montre l'abnégation d'une jeune femme luttant à la fois pour garder son enfant et sa carrière de DJ #ffcp #paris
 

kingmaker (ffcp)


Tout aussi cynique que réaliste sur le déroulement d'une élection #kingmaker garde toujours néanmoins à l'esprit une dose d'idéalisme #ffcp #paris
 

the widow (ffcp)


Quand les apparences sont trompeuses dans un quadrilatère amoureux #thewidow montre un bel élan de solidarité juste après la guerre #ffcp
 

dimanche, octobre 30, 2022

special delivery (ffcp)


Film noir plus qu'intense #specialdelivery est magnifié par des poursuites à couper le souffle sans oublier une certaine tendresse #ffcp #paris
 

confession (ffcp)


Polar dense et complexe #Confession ne cesse de nous mener en bateau avec brio #ffcp #paris
 

miracle lettres to the président (ffcp)


D'une inventivité et d'une sensibilité incroyables #miracleletterstothepresident a également une dimension sociale importante #ffcp #paris


 

gyeong ah s daughthers (ffcp)


Comment une vidéo à caractère sexuel détruit une vie #lafilledegyeongah s'articule autour d'une relation mère fille complexe #ffcp #paris
 

jeudi, octobre 27, 2022

bowling saturne

 Un thriller glaçant signé de la dijonnaise Patricia Mazuy


Jean Paul et Guillaume (Frederic Van Den Driessche et Arieh Worthalter) sont 2 frères qui viennent de perdre leur père. Jean Paul a hérité d’un bowling mais comme il est policier il a décidé d’en donner la gérance à Guillaume que sont père a déshérité. Jean Paul va enquêter sur une série de meurtres particulièrement atroces sans se douter que son frère y est meler.


La scène de meurtre dans le premier tiers du film est particulièrement atroce et difficile à supporter ce qui explique l’interdiction du film pour les moins de 16 ans.

Il traduit malheureusement une réalité celles de ces femmes qui sont assassinées par leur compagnon.


Le personnage de Guillaume lui est plus qu’inquiétant. Derrière son visage froid se cache une personnalité étant capable de la plus grande des violences.


Tous ces ingrédients du thriller sont renforcés par une photo d’une grande qualité qui renforce le côté angoissant de ce thriller.


Et puis enfin, on a un personnage qui est absent, celui du père, mais qui a peu être façonné le caractère trouble de ses deux enfants. On croit deviner qu’il a été présent pour Jean Paul mais pas pour Guillaume, ce dernier étant fasciné par la passion qu’avait son père pour la chasse.


Là où le film est dérangeant au de là de sa violence tant physique que psychologique c’est quand il va tenter d’expliquer les motivations de ces meurtres, pas sur qu’il les excuse car là on basculerait dans l’intolérable.

mercredi, octobre 26, 2022

plancha

Le nouveau film d’Eric Lavaine


Yves (Guillaume de Tonquenec) va avoir 50 ans. Ses amis l’emmènent à l’aéroport pour une destination inconnue. Mais l’avion est annulé. Ce sera direction la Bretagne chez Yves pour des vacances qui seront plus l’occasion d’un grand déballage.


Ce film met en scène des personnages avec des névroses assez marquées. Baptiste (Franck Duboc) est un paranoïaque vexé par la réussite de sa femme, Yves lui est obsédé par ses origines bretonnes, Laurent (Lionel Abelanski) lui est complexé de n’avoir pas fait d’études, Antoine (Lambert Wilson) lui est acariâtre depuis le décès de son père. Heureusement que leurs femmes elles sont plus équilibrées et ne pensent qu’à profiter de leurs vacances, tout comme Jean Mich (Jérôme Commandeur).


Ce n’est qu’à la toute fin du film quand on parle amitié que le film devient plus intéressant. Préserver ses amis c’est savoir leur mentir sur certains sujets pour ne pas les enfoncer. Un film qui place le mensonge comme une espèce de ciment d’amitiés et de relations de couples heureuses.


Ne vous attendez pas par contre à une comédie potache, mais plutôt à un nième volet du coeur des hommes en moins réussi.



 

dimanche, octobre 23, 2022

reprise en main

Après des documentaires engagés (debout les femmes ou jveux du soleil) Gilles Peret s’essaye à la comédie sans oublier bien sur ses engagements.


On est dans les Alpes dans une entreprise de décolletage (fabrication de pièces pour l’automobile notamment) qui est sur le point d’être revendue à un fond de pension basé à Londres. Cédric (Pierre Deladonchamps) et ses collègues pour sauver leurs emplois vont avoir l’idée de racheter leur entreprise. Pour cela ils devront faire baisser la valeur de cette dernière et monter leur propre fond de pension.


Avant d’être un film social, c’est un véritable thriller, basé sur une idée complètement folle. Les ouvriers vont travailler avec des banquiers (Grégory Montel et Finnegan Oldfield) et avec la DRH de l’entreprise Julie (Laetita Dosch) qui elle voudra rester dans la vallée alors qu’on lui propose une promotion à Londres. C’est tout l’apprentissage de ces néo investisseurs qui sera intéressant. Ils vont passer par des hauts et des bas au fil de rebondissements qui seront souvent imprévus. Le rachat de leur entreprise sera loin d’être évident et c’est cette incertitude qui donne du sel au film.


Ce qui fait aussi la force de ce film c’est toute la sympathie que l’on va avoir pour cette équipe de bras cassés. Même si au final ils vont user de menaces de mensonges et de manipulations comme leurs adversaires, çà sera fait uniquement pour sauver leur entreprise et toujours dans une bonne humeur assez communicative.


Avant d’être un film militant reprise en main est avant tout un thriller social, qui met en lumière les SCOP ces entreprises coopératives gérées par leurs salariés.


 

samedi, octobre 22, 2022

eo


 

lundi, octobre 17, 2022

dimanche, octobre 16, 2022

mercredi, octobre 12, 2022

16 ans

 


Le nouveau film de Philippe Lioret le réalisateur de Welcome ou encore du fils de Jean.


Nora (Sabrina Levoye) et Léo (Teilo Azais) sont dans la même classe. Ils vont vite tomber amoureux l’un de l’autre. Sauf que tout les sépare. Nora est issue d’une famille modeste et gagne un peu d’argent en faisant du baby-sitting. Leo lui est issue d’une famille aisée. Tout va dégénérer quand le frère de Nora va être licencié du super marché dirigé par le père de Léo.


C’est une version moderne de Roméo et Juliette. Une histoire d’amour impossible.


Ce qui est dénoncé c’est le contrôle que la famille de Nora et surtout son frère et son père vont avoir sur sa vie amoureuse. Et puis cette force économique invisible la direction du super marché qui va mettre en congé le père de Léo car le frère de Nora est venu se venger dans le super marché suite à son licenciement.


Une tension va naître entre les 2 familles rendant très compliquées les rencontres entre les 2 amants.


Les contraintes religieuses et économiques sont ici mises sur le même plan, les 2 amants vont devoir trouver un moyen de les dépasser comme ils sont encore mineurs les solutions sont limitées.


Une histoire d’amour assez convenue mais une radioscopie assez intéressante de notre société contemporaine.

le petit Nicolas qu'est ce qu'on attend pour être heureux

Un film d’Amandine Fredon et Benjamin Massoubre qui a eu les honneurs de sélections à Cannes et à Annecy


Les réalisateurs prennent le parti de provoquer une rencontre entre le Petit Nicolas et ses créateurs René Goscinny (Alain Chabat) et Jean Jaques Sempé (Laurent Lafitte). On va alors découvrir le parcours hors du commun de cet auteur et de ce dessinateur. Cette partie documentaire sera interrompue par des petites histoires enfantines plus que divertissantes.


Bien qu’on soit dans un biopic assez linéaire on ne s’ennuie pas un seul instant tant la vie de ces 2 artistes a été passionnante et riche. Des voyages à New York et en Amérique du sud pour l’un et un voyage de Bordeaux à Paris pour l’autre.


Et puis on a ces petites sketchs très joyeux dans lesquels le petit Nicolas et ses amis font la plupart du temps des bêtises.


Que ce soit dans les 2 aspects du films une sorte de bonheur désuet et de joie de vivre transpire. Même si on ne connaissait pas le Petit Nicolas on ressort de ce film heureux et souriant, les réalisateurs ayant réussi à passer aux spectateurs cette joie de vivre, cette liberté qu’avaient Sempé Goscinny et bien sur le petit Nicolas.


 

lundi, octobre 10, 2022

l'innocent

 Un polar signé Louis Garrel, présenté hors compétition Cannes.


Sylvie (Anouck Grimbert) professeur de théatre rencontre en prison Michel (Roschdy Zem) un détenu avec qui elle va se marier. Abel (Louis Garrel) le fils de Sylvie est méfiant et ne veut pas que sa mère souffre. Il aura raison car Michel va replonger dans des affaires louches en entraînant cette fois ci Abel.


Le polar lui est bien construit, assez habile. Retourner Abel qui se méfiait de Michel et en faire un élément clé avec Clémence (Noémie Merlant) est assez bien vu. Meler ce polar à un deuil et à une romance naissante entre Abel et Clémence donne un peu de volume au film. Mais delà à en faire une comédie comme le dit Louis Garrel c’est aller un peu vite en besogne. On est très loin d’en liberté de Pierre Salvadori qui reste la référence dans le polar absurde.


Mais l’essentiel reste cette scène dans ce restaurant pour routier entre Clémence et Abel. Ils doivent jouer la comédie pour faire diversion. Mais on est tout le temps sur le fil, on ne sait pas si c’est du lard ou du cochon. Cette ambiguïté, cette tension font que rien que pour çà le film mérite d’être vu. On retombe ensuite malheureusement dans un polar assez ordinaire mais qui reste néanmoins efficace.

dimanche, octobre 09, 2022

Simone le voyage du siecle

Après Edith Piaf et Grace de Monaco, Olivier Dahan nous propose un portrait d’une femme qui a transformé la société française au XX eme siècle, Simone Veil.



Olivier Dahan s’affranchit totalement de la chronologie et s’intéresse d’abord aux différentes réformes sociétales qu’a initié Simone Veil, la légalisation de l’avortement, la création du statut d’assistante maternelle, la dignité des détenus, la construction européenne ou encore la lutte contre le SIDA. On va voir aussi la vie d’une jeune femme amoureuse de son mari mais qui souhaitera mener sa propre carrière ce qui était loin d’être évident. Ce n’est qu’à la fin du film qu’est évoqué son séjour dans les camps, comme pour montrer qu’elle a dépassé cette épreuve pour faire avancer son pays.


Le caractère déstructuré du film en fait une œuvre agréable à regarder. Casser la chronologie nous permet de mettre en lumière une femme libre et progressiste. Passer d’une Simone Veil interprétée par Rebecca Marder à celle interpréter par Elsa Sylberstein se fait presque naturellement.


Ce qui est marquant c’est l’empreinte que Simone Veil a laissé dans la société française. Ce que l’on ne mesurait peut être pas ce sont tous les combats que Simone Veil a mené dans sa vie, après celui qu’elle a du mener pour survivre en déportation. Et ce film arrive pleinement à montrer tout cela.


 

jeudi, octobre 06, 2022

mercredi, octobre 05, 2022

jeudi, septembre 29, 2022

Maria reve

Touchante renaissance d'une femme
#MariaReve est un beau concentré de romantisme #megaramabeauxarts #Besancon


 

mercredi, septembre 28, 2022

le sixième enfant

 Premier film de Léopold Legrand.


Franck (Damien Bonnard) est un ferrailleur et suite à un accident il va être défendu par Julien (Benjamin Lavernhe). Avec sa femme Anna (Sarah Gireaudeau) ils n’arrivent pas à avoir d’enfants. Franck sait qu’il n’arrivera pas à subvenir aux besoins de son sixième enfant à naître, c’est pourquoi il va proposer à Franck de l’adopter mais cela ne sera pas si facile que çà.


C’est d’abord l’histoire d’un délit le détournement de mineur qui doit être une sorte de crime parfait. Anna dans son désir d’enfant va se rapprocher de Meriem (la femme de Franck) pour tenter de faire passer l’enfant que porte Meriem pour le sien. Elle va devoir composer avec l’opposition de son mari et la méfiance de Franck et Meriem. Mais le désir d’enfant va être le plus fort. On est presque dans le thriller et çà apporte de la tension au film.


Et puis le film pose des questions morales. Franck et Meriem malgré leurs croyances religieuses fortes, sont très lucides et savent qu’ils ne pourront pas élever un sixième enfant.

La question va se complexifier quand il va s’agir d’argent. Anna va t’elle payer Franck et Meriem pour leur enfant ou parce qu’ils sont dans une situation financière impossible et qu’ils ont réellement besoin d’argent. La question se pose vraiment. Et c’est là que ce film bascule dans une dimension sociale et ne se limite plus seulement au désir d’enfant.

lundi, septembre 26, 2022

don't worry darling

 

Un film fantastique signé Olivia Wilde.


Alice et Jack (Florence Pugh et Harry Styles) vivent dans un lotissement au milieu du désert. Pendant que Jack va travailler Alice reste à la maison et s’occupe avec d’autres femmes. Mais que font réellement Jack et ses collègues. Quels sont ces souvenirs qui perturbent certains membres de cette communauté dont Alice. Ce sont les questions qui traversent don’t worry Darling.


C’est un film qui véhicule une vision assez archaïque du bonheur avec ces hommes accueillis en héros à chaque fin de journée. Leurs femmes d’épanouissant au retour de leur mari.


Et puis c’est surtout un film qui nous mène en bateau car on ne se doute pas du tout de la fin du film et des tenants et des aboutissants du film. Et pour çà c’est plutôt bien fait.


Enfin on a ce personnage d’Alice une sorte d’Erin Brockovich qui va se rebeller contre une autorité et qui ne va pas se laisser faire. Elle va tenter tout au long du film de savoir quels sont ces souvenirs qui lui apparaissent ponctuellement. Elle va aussi être curieuse avec l’histoire de cet avion qui s’écrase.


C’est plutôt cet aspect là qui sera interessant plus que la dimension fantastique qui est plus secondaire à mon sens .

mercredi, septembre 21, 2022

les enfants des autres

Le nouveau film de la réalisatrice de Grand Central Rebecca Zlotowski


Rachel (Virginie Effira) tombe follement amoureuse d’Ali (Roschdy Zem ). Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Rachel devient même une sorte de seconde mère pour Leila la fille d’Ali. Mais un événement tout aussi inattendu que tragique va venir contrarier ce bonheur.


Ce film est avant tout une très belle histoire d’amour, très pure, intense. Sa beauté réside surtout dans le sacrifice de Rachel. Elle ne va pas avoir d’enfant avec Ali, elle va tout faire pour que Leila soit heureuse au détriment de sa propre histoire avec Ali.

C’est donc l’histoire d’amour entre un homme et une femme et entre l’affection que va porter une femme pour l’enfant de son compagnon.


Et puis c’est un film qui parle de parentalité. Et dans cet aspect on retrouve le cinéma de Kore Eda (Une affaire de famille, les bonnes étoiles, notre petite sœur) Rebecca Zlotowski montre que la parentalité peut être déconnectée des liens du sang. Rachel va aimer la fille de son compagnon et sera même une sorte de mère de substitution pour un de ses élèves en difficulté.


Au final le vrai enjeu du film sera de savoir si ce sont les liens du sang ou ces liens purement affectifs qui seront les plus forts.


A noter un clin d’œil à Grand central, le film qui a révélé Rebecca Zlotowski avec ce plan de central nucléaire vu depuis un train.



 

lundi, septembre 19, 2022

citoyen d'honneur

Mohamed Hamidi signe une comédie adapté d’un film argentin qui se révélera assez caustique


Samir Amin (Kad Merad) est un écrivain tout juste auréolé du prix nobel. Mais il est en panne d’inspiration et se morfond chez lui. Son village natal en Algérie veut le faire citoyen d’honneur de la ville. Ce retour au source le sortira t’il de sa déprime. C’est l’enjeu de ce citoyen d’honneur.


C’est avant tout une comédie assez grossière. Une sorte de caricature à la fois de l’écrivain blasé et d’un village algérien dans lequel la corruption et le népotisme sont monnaie courante. On a un certain nombre de passages assez savoureux mais on se lasse vite.


Mais ce film devient plus intéressant quand il prend une tournure plus sociétale avec notamment


 

dimanche, septembre 18, 2022

une belle course

Un film de Christian Carion le réalisateur d’une hirondelle a fait le printemps et de l’affaire farewell


C’est avant tout une rencontre entre Charles (Dany Boon) chauffeur de taxi et Madeleine (Line Renaud). Charles doit conduire Madeleine dans une maison de retraite. En chemin ils vont passer par tous les lieux marquants de la vie de Madeleine. Ce trajet sera surtout pour Madeleine l’occasion de nous révéler des évènements tragiques de sa vie.


Ce film arrive à nous surprendre lors des flasbacks dans lesquels Madeleine est interprétée par Alice Isaaz. Les retours dans le temps présents vont servir à aiguiser notre curiosité sur la vie de Madeleine. Un destin assez classique d’une jeune femme à la sortie de la guerre.


Mais son destin résonne aussi dans notre société contemporaine. C’est un film dans lequel on parle droits des femmes, à une époque où elles étaient véritablement sous la tutelle de leur mari et où les violences conjugales n’émouvaient pas grand monde. Et c’est en çà que le film est relativement fort. C’est ce qui fait passer ce film d’une gentille comédie assez fade à un film qui a quelque chose à dire.


A savoir combien aura coûté cette course en taxi, il faudra attendre la fin du film pour le savoir.



 

mercredi, septembre 14, 2022

tout fout le camp

Le nouveau Sébastien Betbeder, talentueux réalisateur notamment de marie ou les naufragés ou encore du voyage au Groenland.


Thomas (Thomas Scimeca ) est un journaliste chargé du portrait d’Usé (Nicolas Belvalette ) un ancien candidat à la mairie d’Amiens. Après leur rencontre ils tombent sur Jojo (Jonathan Capdevielle ). Il est en apparence mort, mais au contact de Thomas il va reprendre vie. S’en suit une épopée aussi absurde que fantastique dans la campagne amiénoise.


Le ressort du film c’est ce personnage de Jojo qui peut mourir et ressusciter. D’abord accidentellement puis çà va devenir un vrai ressort cinématographique. Cette dimension fantastique est plutôt bien vue.


Ce film est aussi absurde. Ils vont errer dans la campagne en s’arrêtant à chaque fiante d’oiseaux et croiser des personnages tous aussi improbables les uns que les autres.


Mais si ce film est absurde, il transpire néanmoins d’humanité. Les personnages sont attachants, ils ont tous eu des déboires dans la vie, mais sont toujours debout. Même si ce film ne va nulle part et n’a ni queue ni tête passer près d’une heure et demie avec ces personnages est assez agréable.


C’est enfin un film politique, mais cà vient un peu comme un cheveu sur la soupe. Le film aurait peut être mérité de rester suspendu dans son univers loufoque et chaleureux.


 

mercredi, septembre 07, 2022

Rodeo

 1er film de Lola Quivoron qui est reparti avec le prix du jury de la compétition un certain regard du festival de Cannes.


Julia (Julie Ledru) fait de la moto. Pour en changer régulièrement elle arnaque des vendeurs de moto sur des sites de vente en ligne. Quand elle va devoir partir de chez elle, elle va trouver refuge dans un garage qui répare et maquille des motos volées. Julia va alors se spécialiser dans le vol de ces motos en attendant le casse qui la fait réver.


Ce film tourne autour d’un personnage hors norme Julia qui a une véritable gueule de cinéma. Ce personnage est charismatique, libre et pour s’imposer dans ce monde d’hommes Julia n’hésitera pas à être violente pour se faire respecter.


Ce film est également sociétal, on y voit des motards passionnés, se regroupant dans ce qu’on peut appeler des rodéos urbains. On y voit des jeunes vivre pour leur passion en marge de la société et de ses lois.


Et puis il y a cette relation très forte entre Julia et Ophélie (Antonia Buresi) la femme du chef de ce gang de motards. On va voir cette sororité naître, d’abord très discrètement et c’est cette sororité qui va enrichir le personnage de Julia et qui va nous offrir un dénouement tout à fait ahurissant.


A noter une tension électrique du début à la fin du film peut être accentué par cette image tournée au format cinémascope très granuleuse. Un très grand 1er film que ce Rodéo de Lola Quivoron

lundi, septembre 05, 2022

kompromat

Un thriller venu du froid signé Jérôme Salles.


Matthieu Rousselle (Gilles Lelouche) est le directeur de l’alliance française en Sibérie. C’est un personnage assez neutre. Tout va basculer quand la police russe va débarquer chez lui et l’incarcérer. Il est accuser de pédopornographie et d’avoir violenté sa femme et sa fille. Toutes ces preuves ont été fabriquées par le FSB les services secrets russes, c’est un Kompromat. Matthieu Roussel tentera de se sortir de ce mauvais pas avec Svetlana (Joanna Kulig) dont le beau père est le chef du FSB local.


C’est un thriller super efficace. On suit l’arrestation, la prison, la résidence surveillé et toutes les péripéties de l’évasion qui seront nombreuses.


C’est un polar qui est aussi très froid, par le climat et aussi par ses personnages. Matthieu Rousselle ne saura pas à qui faire confiance, à Svetlana, à son avocat, aux autorités françaises. Il sera seul et surtout il ne va jamais comprendre pourquoi ce kompromat a été monté contre lui.


Ce film est enfin une histoire d’amitié ou une histoire d’amour entre Mathieu et Svetlana. Ils sont mariés mais ont une attirance l’un pour l’autre. L’origine du Kompromat peut venir de là aussi.


Et puis c’est un film qui parle de la Russie. Une société très différente des sociétés occidentales. Pour la Russie l’occident est décadent et les occidentaux sont des lâches. Pour survivre Mathieu devra se montrer à la hauteur des standards de la société russe. Et c’est aussi en çà que ce film est intéressant.



 

dimanche, septembre 04, 2022

le tigre et le président

 1er film de Jean-Marc Peyrefitte


On est en 1920, Paul Deschanel (Jacques Gamblin) est en course pour la présidence de la République. Il s’oppose au tigre, Georges Clémenceau (Andre Dussolier).

Contre toute attente Deschanel est élu. Clémenceau lui gardera des contacts dans les arcanes du pourvoir pour tenter de tirer encore les ficelles.


C’est avant tout un film historique assez classique avec des jeux de pouvoirs assez convenus.


2 personnages politiques assez différents s’affrontent. Un classique Clemenceau qui a gagné la guerre. Et un autre plus utopiste Paul Deschanel qui veut le droit de vote des femmes et la fin de la peine de mort notamment. Mais il sera empêcher par un conseil des Ministres qui lui est hostile et de lourdes obligations protocolaires.


Et puis il y a cet épisode assez singulier du train duquel Paul Deschanel va tomber. Celà illustre soit un complot soit une grande fatigue dans des années d’après guerre où la France tente de se reconstruire.


Au délà de ces 2 aspects et des performances de Dussolier et Gamblin le tigre et le président n’est pas très original dans sa dimension historique

jeudi, septembre 01, 2022

avec amour et acharnement

 Adaptation du roman de Christine Angot, film qui a valu à Claire Denis l’ours d’argent de la meilleure réalisatrice au festival de Berlin.


Sarah et Jean (Juliette Binoche et Vincent Lindon) s’aiment intensément. Peu à peu on en apprend plus sur la vie de Jean. Il travaille dans le monde du rugby, a fait de la prison et à un fils qui vit avec sa grand-mère. Mais cet équilibre va être bouleversé quand Jean va travailler avec l’ex compagnon de Sarah.


C’est un film sur la passion amoureuse et son caractère à la fois irrationnel et excessif. Cà va être un peu le fil rouge de ce film. Mais le film n’avance pas il tourne vite en rond. On a l’impression que Jean et Sarah sont deux grands adolescents de 50 ans qui se laissent submerger par leurs émotions.


Dans ce film on a aussi une forme de tension. Mais c’est une tension qui ne débouche sur pas grand-chose. La scène où Jean fait la morale a son fils alors qu’il ne le voit jamais est presque gênante tant on a du mal à croire à la colère du père.


Et puis on aussi ce côté obscure de la personnalité de Jean. Mais là encore Claire Denis n’en fait pas grand-chose.


Un film qui sonne un peu creux et du creux sur près de 2h çà donne un film très long.

mercredi, août 31, 2022

la page blanche

Une adaptation de la bande dessinée de Pénélope Bagieux signé de la scénariste et réalisatrice Murielle Magellan


Heloise (Sarah Gireaudeau) est sur un banc. Elle ne se souvient plus comment elle s’appelle est qui elle est. Au magasin d’informatique en face de ce banc elle va demander de l’aide à Moby dick (Pierre Deladonchamps). De retour chez elle, elle va alors commencer une véritable enquête pour savoir qui elle est et ce qui a provoquer cette amnésie.


Ce film est une sorte de conte. Sarah Gireaudeau dans ce personnage de jeune fille à la fois perdue et terrorisée est parfaite. Elle va alors tout recommencer de zéro au risque de devenir une femme différente de la femme qu’elle a été. Cela va provoqué des incompréhensions qui seront le fil rouge du film.


Ce film parle aussi de déterminisme familial. Est t’on condamné à reproduire la même vie le mêmes erreurs que ses parents. Ou peut on s’en affranchir. C’est la question plus profonde que pose la page blanche.


Est t’on condamné à rester la même personne que l’on a toujours été ? Peut on s’affranchir d’un déterminisme familial. Ces questions émergent petit à petit de la page blanche. Un film qui également casse le déterminisme pour Pierre Deladonchamps qui était habitué aux rôles de salops dans le cinéma français mais qui ici a plutôt le beau rôle.



 

les cinq diables

La réalisatrice du très remarqué Ava Lea Mysius signe son deuxième film les cinq diables.


Joanne et Jimmy (Adele Exarchopoulos et Mustapha Mbengue) vivent avec leur fille Vicky (Sally Dramé) dans une petite ville au pied des Alpes. Elle est maître nageuse lui pompier. Tout va se compliquer quand Julia (Swala Emati) la sœur de Jimmy va venir passer quelques jours chez son frère. Des souvenirs douloureux du passé vont alors ressurgir.


La manière dont Lea Mysius va gérer les flashback est particulièrement intéressante. Elle va utiliser une dimension fantastique assez subtile et originale à travers les pouvoirs de Vicky. C’est cette petite fille qui va faire le lien avec le passé. Au final, c’est comme si le passé avait été influencé par un avenir qui n’existait encore pas. Et çà c’est plutôt bien vu.


Le scénario est aussi pertinent. Des secrets du passé vont petit à petit se découvrir. Les indices seront distillés au compte goutte ce qui rend ce film assez addictif. On va mettre du temps à comprendre pourquoi Nadine (l’excellente Daphe Patakia révélée dans la série ovni notamment) a le visage brûlé et quelles sont les véritables liens entre tous les personnages du film. Le pet


A noter une apparition de Noe Abita l’actrice révélée dans Ava. Elle joue le rôle d’une serveuse et fait une sorte de lien avec le premier succès de Lea Mysius.








lundi, août 29, 2022

les volets verts

 Jean Becker adapte l’œuvre de George Simenon avec 2 monstres sacrés du cinéma francais Fanny Ardant et Gérard Depardieu.


Jules Mangin est un acteur au crépuscule de sa vie. Il a vu partir son grand amour Jeanne Swann avec qui il continue à jouer au théâtre et se réfugie dans l’alcool. Alice et Félix (Steffi Celma et Benoit Poolevorde) vont continuer à lui être fidèle en amitié dans sa lente déchéance.


La personnalité excentrique de Mangin est le fil rouge du film. Il aura des comportements tout aussi imprévisibles qu’irréfléchis et ce sont ces actes spontanés qui seront les rebondissements du film.


La solitude de Mangin malgré sa célébrité est également criante. Seul Félix est un ami de longue date, un confident. Il va prendre sous sont aile Alice mais là encore elle n’arrivera pas à briser sa solitude.


Plus le film va avancer plus Mangin va apparaître comme humain derrière cette carapace qu’est ce personnage assez autoritaire et incontrôlable. C’est ce charisme qui fascine, mais qui cache en réalité une grande fragilité. Et c’est que ce que ce film montre.


Ce film montre aussi les coulisses du théâtre, ses métiers souffleuse ou encore costumière. On voit aussi la vie de vedette de Mangin avec son chauffeur, sa maison sur la côte d’Azur, ses soirées très arrosées dans les bars.


mercredi, août 24, 2022

Leila et ses frères

Un film d’un jeune réalisateur iranien de 33 ans Saeed Roustaee un film qui était en compétition lors du dernier festival de Cannes.


On suit la vie de Leila et de ses trois frères qui vivent encore chez leur père. Alireza travaillait dans une usine mais les ouvriers ont été violemment licenciés. Leila a convaincu ses frères d’acheter une boutique dans un centre commercial mais leurs économies ne vont pas suffir. Ils vont avoir besoin des pièces d’or de leur père. Mais ce dernier voudra les utiliser pour devenir le parrain de la famille et ainsi obtenir tous les honneurs dus à cette fonction.


C’est avant tout un choc des générations. Le père lui est obnubilé par les traditions. Il est vaniteux au point de manipuler sa famille pour devenir le parrain de celle ci.


Ses enfants eux subissent de plein fouet la crise économique, l’inflation qui peut faire que du jour au lendemain, des économies de toute une vie peuvent ne plus rien valoir.


C’est le choc de ses deux réalités de la société iranienne qui est le coeur du film. Le film est très long plus de 2h30, mais on ne s’ennuie pas malgré un rythme assez lassant.


Et puis il y a cette petite touche d’espoir avec ce personnage de Leila qui va le mieux sentir l’air du temps, elle va comprendre avant tout le monde qu’il va falloir acheter cette boutique pour s’en sortir, qui va être assez intelligente pour arriver à ses fins, mais arrivera t’elle à combattre tous les conservatismes incarnés par son père c’est l’enjeu du film qui au final arrive à nous tenir en haleine.



 

mercredi, août 17, 2022

lundi, août 15, 2022

nope


 

vendredi, août 12, 2022

mercredi, août 10, 2022

dodo

 


mercredi, août 03, 2022

Bullet train


 

lundi, août 01, 2022

mercredi, juillet 27, 2022

sundown


 

lundi, juillet 25, 2022

as bestas


 

mercredi, juillet 20, 2022

mardi, juillet 19, 2022

jeudi, juillet 14, 2022

mercredi, juillet 13, 2022

lundi, juillet 11, 2022

mercredi, juillet 06, 2022

i love greece


 

music hole

Une comédie haute en couleur signée Gaëtan Liekens et David Mutzenmacher, qui étaient hier à Besançon pour présenter leur film qui sortira mercredi prochain.


Martine et Francis (Vanessa Guide et Wim Willaert) forment un couple qui bat de l’aile. Après une soirée plus qu’arrosée Francis constate que sa femme est partie. En ouvrant le congélateur la détective chargée de l’enquête découvrira la tête de Martine. Qu’est il arrivé à Martine ? Qui est son assassin ? Tel est l’intrigue du film.


Le film est d’une poésie assez incroyable. Cette scène où la tête de Martine est dans le congélateur et que dans le réfrigérateur son meurtrier a reconstitué un corps avec des légumes est très bien trouvée et donne le ton du film.


L’écriture est elle aussi soignée. On a l’habitude de dire que pour qu’une comédie fonctionne il faut que le rythme soit bon. Les réalisateurs nous ont dit qu’ils avaient fait 2 semaines de répétition avant de tourner et çà se voit car tout est fluide et drôle.


Ce film est aussi un polar assez noir. On est dans un univers mafieux, le patron d’une boite de nuit ayant en parallèle des activités louches. On y parle meurtre, hémoglobine et trahison.


On retrouve aussi dans ce film un peu l’univers d’HPI ou de capitaine Marleau, on est donc dans une comédie populaire au sens noble du terme. Ce n’est pas parce que Music Hole n’est pas allé à l’Alpes d’Huez que ce n’est pas une comédie drôle, efficace noire absurde et poétique. Une vraie réussite donc.


 

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