lundi, octobre 10, 2022

l'innocent

 Un polar signé Louis Garrel, présenté hors compétition Cannes.


Sylvie (Anouck Grimbert) professeur de théatre rencontre en prison Michel (Roschdy Zem) un détenu avec qui elle va se marier. Abel (Louis Garrel) le fils de Sylvie est méfiant et ne veut pas que sa mère souffre. Il aura raison car Michel va replonger dans des affaires louches en entraînant cette fois ci Abel.


Le polar lui est bien construit, assez habile. Retourner Abel qui se méfiait de Michel et en faire un élément clé avec Clémence (Noémie Merlant) est assez bien vu. Meler ce polar à un deuil et à une romance naissante entre Abel et Clémence donne un peu de volume au film. Mais delà à en faire une comédie comme le dit Louis Garrel c’est aller un peu vite en besogne. On est très loin d’en liberté de Pierre Salvadori qui reste la référence dans le polar absurde.


Mais l’essentiel reste cette scène dans ce restaurant pour routier entre Clémence et Abel. Ils doivent jouer la comédie pour faire diversion. Mais on est tout le temps sur le fil, on ne sait pas si c’est du lard ou du cochon. Cette ambiguïté, cette tension font que rien que pour çà le film mérite d’être vu. On retombe ensuite malheureusement dans un polar assez ordinaire mais qui reste néanmoins efficace.

dimanche, octobre 09, 2022

Simone le voyage du siecle

Après Edith Piaf et Grace de Monaco, Olivier Dahan nous propose un portrait d’une femme qui a transformé la société française au XX eme siècle, Simone Veil.



Olivier Dahan s’affranchit totalement de la chronologie et s’intéresse d’abord aux différentes réformes sociétales qu’a initié Simone Veil, la légalisation de l’avortement, la création du statut d’assistante maternelle, la dignité des détenus, la construction européenne ou encore la lutte contre le SIDA. On va voir aussi la vie d’une jeune femme amoureuse de son mari mais qui souhaitera mener sa propre carrière ce qui était loin d’être évident. Ce n’est qu’à la fin du film qu’est évoqué son séjour dans les camps, comme pour montrer qu’elle a dépassé cette épreuve pour faire avancer son pays.


Le caractère déstructuré du film en fait une œuvre agréable à regarder. Casser la chronologie nous permet de mettre en lumière une femme libre et progressiste. Passer d’une Simone Veil interprétée par Rebecca Marder à celle interpréter par Elsa Sylberstein se fait presque naturellement.


Ce qui est marquant c’est l’empreinte que Simone Veil a laissé dans la société française. Ce que l’on ne mesurait peut être pas ce sont tous les combats que Simone Veil a mené dans sa vie, après celui qu’elle a du mener pour survivre en déportation. Et ce film arrive pleinement à montrer tout cela.


 

jeudi, octobre 06, 2022

mercredi, octobre 05, 2022

jeudi, septembre 29, 2022

Maria reve

Touchante renaissance d'une femme
#MariaReve est un beau concentré de romantisme #megaramabeauxarts #Besancon


 

mercredi, septembre 28, 2022

le sixième enfant

 Premier film de Léopold Legrand.


Franck (Damien Bonnard) est un ferrailleur et suite à un accident il va être défendu par Julien (Benjamin Lavernhe). Avec sa femme Anna (Sarah Gireaudeau) ils n’arrivent pas à avoir d’enfants. Franck sait qu’il n’arrivera pas à subvenir aux besoins de son sixième enfant à naître, c’est pourquoi il va proposer à Franck de l’adopter mais cela ne sera pas si facile que çà.


C’est d’abord l’histoire d’un délit le détournement de mineur qui doit être une sorte de crime parfait. Anna dans son désir d’enfant va se rapprocher de Meriem (la femme de Franck) pour tenter de faire passer l’enfant que porte Meriem pour le sien. Elle va devoir composer avec l’opposition de son mari et la méfiance de Franck et Meriem. Mais le désir d’enfant va être le plus fort. On est presque dans le thriller et çà apporte de la tension au film.


Et puis le film pose des questions morales. Franck et Meriem malgré leurs croyances religieuses fortes, sont très lucides et savent qu’ils ne pourront pas élever un sixième enfant.

La question va se complexifier quand il va s’agir d’argent. Anna va t’elle payer Franck et Meriem pour leur enfant ou parce qu’ils sont dans une situation financière impossible et qu’ils ont réellement besoin d’argent. La question se pose vraiment. Et c’est là que ce film bascule dans une dimension sociale et ne se limite plus seulement au désir d’enfant.

lundi, septembre 26, 2022

don't worry darling

 

Un film fantastique signé Olivia Wilde.


Alice et Jack (Florence Pugh et Harry Styles) vivent dans un lotissement au milieu du désert. Pendant que Jack va travailler Alice reste à la maison et s’occupe avec d’autres femmes. Mais que font réellement Jack et ses collègues. Quels sont ces souvenirs qui perturbent certains membres de cette communauté dont Alice. Ce sont les questions qui traversent don’t worry Darling.


C’est un film qui véhicule une vision assez archaïque du bonheur avec ces hommes accueillis en héros à chaque fin de journée. Leurs femmes d’épanouissant au retour de leur mari.


Et puis c’est surtout un film qui nous mène en bateau car on ne se doute pas du tout de la fin du film et des tenants et des aboutissants du film. Et pour çà c’est plutôt bien fait.


Enfin on a ce personnage d’Alice une sorte d’Erin Brockovich qui va se rebeller contre une autorité et qui ne va pas se laisser faire. Elle va tenter tout au long du film de savoir quels sont ces souvenirs qui lui apparaissent ponctuellement. Elle va aussi être curieuse avec l’histoire de cet avion qui s’écrase.


C’est plutôt cet aspect là qui sera interessant plus que la dimension fantastique qui est plus secondaire à mon sens .

mercredi, septembre 21, 2022

les enfants des autres

Le nouveau film de la réalisatrice de Grand Central Rebecca Zlotowski


Rachel (Virginie Effira) tombe follement amoureuse d’Ali (Roschdy Zem ). Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Rachel devient même une sorte de seconde mère pour Leila la fille d’Ali. Mais un événement tout aussi inattendu que tragique va venir contrarier ce bonheur.


Ce film est avant tout une très belle histoire d’amour, très pure, intense. Sa beauté réside surtout dans le sacrifice de Rachel. Elle ne va pas avoir d’enfant avec Ali, elle va tout faire pour que Leila soit heureuse au détriment de sa propre histoire avec Ali.

C’est donc l’histoire d’amour entre un homme et une femme et entre l’affection que va porter une femme pour l’enfant de son compagnon.


Et puis c’est un film qui parle de parentalité. Et dans cet aspect on retrouve le cinéma de Kore Eda (Une affaire de famille, les bonnes étoiles, notre petite sœur) Rebecca Zlotowski montre que la parentalité peut être déconnectée des liens du sang. Rachel va aimer la fille de son compagnon et sera même une sorte de mère de substitution pour un de ses élèves en difficulté.


Au final le vrai enjeu du film sera de savoir si ce sont les liens du sang ou ces liens purement affectifs qui seront les plus forts.


A noter un clin d’œil à Grand central, le film qui a révélé Rebecca Zlotowski avec ce plan de central nucléaire vu depuis un train.



 

lundi, septembre 19, 2022

citoyen d'honneur

Mohamed Hamidi signe une comédie adapté d’un film argentin qui se révélera assez caustique


Samir Amin (Kad Merad) est un écrivain tout juste auréolé du prix nobel. Mais il est en panne d’inspiration et se morfond chez lui. Son village natal en Algérie veut le faire citoyen d’honneur de la ville. Ce retour au source le sortira t’il de sa déprime. C’est l’enjeu de ce citoyen d’honneur.


C’est avant tout une comédie assez grossière. Une sorte de caricature à la fois de l’écrivain blasé et d’un village algérien dans lequel la corruption et le népotisme sont monnaie courante. On a un certain nombre de passages assez savoureux mais on se lasse vite.


Mais ce film devient plus intéressant quand il prend une tournure plus sociétale avec notamment


 

dimanche, septembre 18, 2022

une belle course

Un film de Christian Carion le réalisateur d’une hirondelle a fait le printemps et de l’affaire farewell


C’est avant tout une rencontre entre Charles (Dany Boon) chauffeur de taxi et Madeleine (Line Renaud). Charles doit conduire Madeleine dans une maison de retraite. En chemin ils vont passer par tous les lieux marquants de la vie de Madeleine. Ce trajet sera surtout pour Madeleine l’occasion de nous révéler des évènements tragiques de sa vie.


Ce film arrive à nous surprendre lors des flasbacks dans lesquels Madeleine est interprétée par Alice Isaaz. Les retours dans le temps présents vont servir à aiguiser notre curiosité sur la vie de Madeleine. Un destin assez classique d’une jeune femme à la sortie de la guerre.


Mais son destin résonne aussi dans notre société contemporaine. C’est un film dans lequel on parle droits des femmes, à une époque où elles étaient véritablement sous la tutelle de leur mari et où les violences conjugales n’émouvaient pas grand monde. Et c’est en çà que le film est relativement fort. C’est ce qui fait passer ce film d’une gentille comédie assez fade à un film qui a quelque chose à dire.


A savoir combien aura coûté cette course en taxi, il faudra attendre la fin du film pour le savoir.



 

mercredi, septembre 14, 2022

tout fout le camp

Le nouveau Sébastien Betbeder, talentueux réalisateur notamment de marie ou les naufragés ou encore du voyage au Groenland.


Thomas (Thomas Scimeca ) est un journaliste chargé du portrait d’Usé (Nicolas Belvalette ) un ancien candidat à la mairie d’Amiens. Après leur rencontre ils tombent sur Jojo (Jonathan Capdevielle ). Il est en apparence mort, mais au contact de Thomas il va reprendre vie. S’en suit une épopée aussi absurde que fantastique dans la campagne amiénoise.


Le ressort du film c’est ce personnage de Jojo qui peut mourir et ressusciter. D’abord accidentellement puis çà va devenir un vrai ressort cinématographique. Cette dimension fantastique est plutôt bien vue.


Ce film est aussi absurde. Ils vont errer dans la campagne en s’arrêtant à chaque fiante d’oiseaux et croiser des personnages tous aussi improbables les uns que les autres.


Mais si ce film est absurde, il transpire néanmoins d’humanité. Les personnages sont attachants, ils ont tous eu des déboires dans la vie, mais sont toujours debout. Même si ce film ne va nulle part et n’a ni queue ni tête passer près d’une heure et demie avec ces personnages est assez agréable.


C’est enfin un film politique, mais cà vient un peu comme un cheveu sur la soupe. Le film aurait peut être mérité de rester suspendu dans son univers loufoque et chaleureux.


 

mercredi, septembre 07, 2022

Rodeo

 1er film de Lola Quivoron qui est reparti avec le prix du jury de la compétition un certain regard du festival de Cannes.


Julia (Julie Ledru) fait de la moto. Pour en changer régulièrement elle arnaque des vendeurs de moto sur des sites de vente en ligne. Quand elle va devoir partir de chez elle, elle va trouver refuge dans un garage qui répare et maquille des motos volées. Julia va alors se spécialiser dans le vol de ces motos en attendant le casse qui la fait réver.


Ce film tourne autour d’un personnage hors norme Julia qui a une véritable gueule de cinéma. Ce personnage est charismatique, libre et pour s’imposer dans ce monde d’hommes Julia n’hésitera pas à être violente pour se faire respecter.


Ce film est également sociétal, on y voit des motards passionnés, se regroupant dans ce qu’on peut appeler des rodéos urbains. On y voit des jeunes vivre pour leur passion en marge de la société et de ses lois.


Et puis il y a cette relation très forte entre Julia et Ophélie (Antonia Buresi) la femme du chef de ce gang de motards. On va voir cette sororité naître, d’abord très discrètement et c’est cette sororité qui va enrichir le personnage de Julia et qui va nous offrir un dénouement tout à fait ahurissant.


A noter une tension électrique du début à la fin du film peut être accentué par cette image tournée au format cinémascope très granuleuse. Un très grand 1er film que ce Rodéo de Lola Quivoron

lundi, septembre 05, 2022

kompromat

Un thriller venu du froid signé Jérôme Salles.


Matthieu Rousselle (Gilles Lelouche) est le directeur de l’alliance française en Sibérie. C’est un personnage assez neutre. Tout va basculer quand la police russe va débarquer chez lui et l’incarcérer. Il est accuser de pédopornographie et d’avoir violenté sa femme et sa fille. Toutes ces preuves ont été fabriquées par le FSB les services secrets russes, c’est un Kompromat. Matthieu Roussel tentera de se sortir de ce mauvais pas avec Svetlana (Joanna Kulig) dont le beau père est le chef du FSB local.


C’est un thriller super efficace. On suit l’arrestation, la prison, la résidence surveillé et toutes les péripéties de l’évasion qui seront nombreuses.


C’est un polar qui est aussi très froid, par le climat et aussi par ses personnages. Matthieu Rousselle ne saura pas à qui faire confiance, à Svetlana, à son avocat, aux autorités françaises. Il sera seul et surtout il ne va jamais comprendre pourquoi ce kompromat a été monté contre lui.


Ce film est enfin une histoire d’amitié ou une histoire d’amour entre Mathieu et Svetlana. Ils sont mariés mais ont une attirance l’un pour l’autre. L’origine du Kompromat peut venir de là aussi.


Et puis c’est un film qui parle de la Russie. Une société très différente des sociétés occidentales. Pour la Russie l’occident est décadent et les occidentaux sont des lâches. Pour survivre Mathieu devra se montrer à la hauteur des standards de la société russe. Et c’est aussi en çà que ce film est intéressant.



 

dimanche, septembre 04, 2022

le tigre et le président

 1er film de Jean-Marc Peyrefitte


On est en 1920, Paul Deschanel (Jacques Gamblin) est en course pour la présidence de la République. Il s’oppose au tigre, Georges Clémenceau (Andre Dussolier).

Contre toute attente Deschanel est élu. Clémenceau lui gardera des contacts dans les arcanes du pourvoir pour tenter de tirer encore les ficelles.


C’est avant tout un film historique assez classique avec des jeux de pouvoirs assez convenus.


2 personnages politiques assez différents s’affrontent. Un classique Clemenceau qui a gagné la guerre. Et un autre plus utopiste Paul Deschanel qui veut le droit de vote des femmes et la fin de la peine de mort notamment. Mais il sera empêcher par un conseil des Ministres qui lui est hostile et de lourdes obligations protocolaires.


Et puis il y a cet épisode assez singulier du train duquel Paul Deschanel va tomber. Celà illustre soit un complot soit une grande fatigue dans des années d’après guerre où la France tente de se reconstruire.


Au délà de ces 2 aspects et des performances de Dussolier et Gamblin le tigre et le président n’est pas très original dans sa dimension historique

jeudi, septembre 01, 2022

avec amour et acharnement

 Adaptation du roman de Christine Angot, film qui a valu à Claire Denis l’ours d’argent de la meilleure réalisatrice au festival de Berlin.


Sarah et Jean (Juliette Binoche et Vincent Lindon) s’aiment intensément. Peu à peu on en apprend plus sur la vie de Jean. Il travaille dans le monde du rugby, a fait de la prison et à un fils qui vit avec sa grand-mère. Mais cet équilibre va être bouleversé quand Jean va travailler avec l’ex compagnon de Sarah.


C’est un film sur la passion amoureuse et son caractère à la fois irrationnel et excessif. Cà va être un peu le fil rouge de ce film. Mais le film n’avance pas il tourne vite en rond. On a l’impression que Jean et Sarah sont deux grands adolescents de 50 ans qui se laissent submerger par leurs émotions.


Dans ce film on a aussi une forme de tension. Mais c’est une tension qui ne débouche sur pas grand-chose. La scène où Jean fait la morale a son fils alors qu’il ne le voit jamais est presque gênante tant on a du mal à croire à la colère du père.


Et puis on aussi ce côté obscure de la personnalité de Jean. Mais là encore Claire Denis n’en fait pas grand-chose.


Un film qui sonne un peu creux et du creux sur près de 2h çà donne un film très long.

mercredi, août 31, 2022

la page blanche

Une adaptation de la bande dessinée de Pénélope Bagieux signé de la scénariste et réalisatrice Murielle Magellan


Heloise (Sarah Gireaudeau) est sur un banc. Elle ne se souvient plus comment elle s’appelle est qui elle est. Au magasin d’informatique en face de ce banc elle va demander de l’aide à Moby dick (Pierre Deladonchamps). De retour chez elle, elle va alors commencer une véritable enquête pour savoir qui elle est et ce qui a provoquer cette amnésie.


Ce film est une sorte de conte. Sarah Gireaudeau dans ce personnage de jeune fille à la fois perdue et terrorisée est parfaite. Elle va alors tout recommencer de zéro au risque de devenir une femme différente de la femme qu’elle a été. Cela va provoqué des incompréhensions qui seront le fil rouge du film.


Ce film parle aussi de déterminisme familial. Est t’on condamné à reproduire la même vie le mêmes erreurs que ses parents. Ou peut on s’en affranchir. C’est la question plus profonde que pose la page blanche.


Est t’on condamné à rester la même personne que l’on a toujours été ? Peut on s’affranchir d’un déterminisme familial. Ces questions émergent petit à petit de la page blanche. Un film qui également casse le déterminisme pour Pierre Deladonchamps qui était habitué aux rôles de salops dans le cinéma français mais qui ici a plutôt le beau rôle.



 

les cinq diables

La réalisatrice du très remarqué Ava Lea Mysius signe son deuxième film les cinq diables.


Joanne et Jimmy (Adele Exarchopoulos et Mustapha Mbengue) vivent avec leur fille Vicky (Sally Dramé) dans une petite ville au pied des Alpes. Elle est maître nageuse lui pompier. Tout va se compliquer quand Julia (Swala Emati) la sœur de Jimmy va venir passer quelques jours chez son frère. Des souvenirs douloureux du passé vont alors ressurgir.


La manière dont Lea Mysius va gérer les flashback est particulièrement intéressante. Elle va utiliser une dimension fantastique assez subtile et originale à travers les pouvoirs de Vicky. C’est cette petite fille qui va faire le lien avec le passé. Au final, c’est comme si le passé avait été influencé par un avenir qui n’existait encore pas. Et çà c’est plutôt bien vu.


Le scénario est aussi pertinent. Des secrets du passé vont petit à petit se découvrir. Les indices seront distillés au compte goutte ce qui rend ce film assez addictif. On va mettre du temps à comprendre pourquoi Nadine (l’excellente Daphe Patakia révélée dans la série ovni notamment) a le visage brûlé et quelles sont les véritables liens entre tous les personnages du film. Le pet


A noter une apparition de Noe Abita l’actrice révélée dans Ava. Elle joue le rôle d’une serveuse et fait une sorte de lien avec le premier succès de Lea Mysius.








lundi, août 29, 2022

les volets verts

 Jean Becker adapte l’œuvre de George Simenon avec 2 monstres sacrés du cinéma francais Fanny Ardant et Gérard Depardieu.


Jules Mangin est un acteur au crépuscule de sa vie. Il a vu partir son grand amour Jeanne Swann avec qui il continue à jouer au théâtre et se réfugie dans l’alcool. Alice et Félix (Steffi Celma et Benoit Poolevorde) vont continuer à lui être fidèle en amitié dans sa lente déchéance.


La personnalité excentrique de Mangin est le fil rouge du film. Il aura des comportements tout aussi imprévisibles qu’irréfléchis et ce sont ces actes spontanés qui seront les rebondissements du film.


La solitude de Mangin malgré sa célébrité est également criante. Seul Félix est un ami de longue date, un confident. Il va prendre sous sont aile Alice mais là encore elle n’arrivera pas à briser sa solitude.


Plus le film va avancer plus Mangin va apparaître comme humain derrière cette carapace qu’est ce personnage assez autoritaire et incontrôlable. C’est ce charisme qui fascine, mais qui cache en réalité une grande fragilité. Et c’est que ce que ce film montre.


Ce film montre aussi les coulisses du théâtre, ses métiers souffleuse ou encore costumière. On voit aussi la vie de vedette de Mangin avec son chauffeur, sa maison sur la côte d’Azur, ses soirées très arrosées dans les bars.


mercredi, août 24, 2022

Leila et ses frères

Un film d’un jeune réalisateur iranien de 33 ans Saeed Roustaee un film qui était en compétition lors du dernier festival de Cannes.


On suit la vie de Leila et de ses trois frères qui vivent encore chez leur père. Alireza travaillait dans une usine mais les ouvriers ont été violemment licenciés. Leila a convaincu ses frères d’acheter une boutique dans un centre commercial mais leurs économies ne vont pas suffir. Ils vont avoir besoin des pièces d’or de leur père. Mais ce dernier voudra les utiliser pour devenir le parrain de la famille et ainsi obtenir tous les honneurs dus à cette fonction.


C’est avant tout un choc des générations. Le père lui est obnubilé par les traditions. Il est vaniteux au point de manipuler sa famille pour devenir le parrain de celle ci.


Ses enfants eux subissent de plein fouet la crise économique, l’inflation qui peut faire que du jour au lendemain, des économies de toute une vie peuvent ne plus rien valoir.


C’est le choc de ses deux réalités de la société iranienne qui est le coeur du film. Le film est très long plus de 2h30, mais on ne s’ennuie pas malgré un rythme assez lassant.


Et puis il y a cette petite touche d’espoir avec ce personnage de Leila qui va le mieux sentir l’air du temps, elle va comprendre avant tout le monde qu’il va falloir acheter cette boutique pour s’en sortir, qui va être assez intelligente pour arriver à ses fins, mais arrivera t’elle à combattre tous les conservatismes incarnés par son père c’est l’enjeu du film qui au final arrive à nous tenir en haleine.



 

mercredi, août 17, 2022

lundi, août 15, 2022

nope


 

vendredi, août 12, 2022

mercredi, août 10, 2022

dodo

 


mercredi, août 03, 2022

Bullet train


 

lundi, août 01, 2022

mercredi, juillet 27, 2022

sundown


 

lundi, juillet 25, 2022

as bestas


 

mercredi, juillet 20, 2022

mardi, juillet 19, 2022

jeudi, juillet 14, 2022

mercredi, juillet 13, 2022

lundi, juillet 11, 2022

mercredi, juillet 06, 2022

i love greece


 

music hole

Une comédie haute en couleur signée Gaëtan Liekens et David Mutzenmacher, qui étaient hier à Besançon pour présenter leur film qui sortira mercredi prochain.


Martine et Francis (Vanessa Guide et Wim Willaert) forment un couple qui bat de l’aile. Après une soirée plus qu’arrosée Francis constate que sa femme est partie. En ouvrant le congélateur la détective chargée de l’enquête découvrira la tête de Martine. Qu’est il arrivé à Martine ? Qui est son assassin ? Tel est l’intrigue du film.


Le film est d’une poésie assez incroyable. Cette scène où la tête de Martine est dans le congélateur et que dans le réfrigérateur son meurtrier a reconstitué un corps avec des légumes est très bien trouvée et donne le ton du film.


L’écriture est elle aussi soignée. On a l’habitude de dire que pour qu’une comédie fonctionne il faut que le rythme soit bon. Les réalisateurs nous ont dit qu’ils avaient fait 2 semaines de répétition avant de tourner et çà se voit car tout est fluide et drôle.


Ce film est aussi un polar assez noir. On est dans un univers mafieux, le patron d’une boite de nuit ayant en parallèle des activités louches. On y parle meurtre, hémoglobine et trahison.


On retrouve aussi dans ce film un peu l’univers d’HPI ou de capitaine Marleau, on est donc dans une comédie populaire au sens noble du terme. Ce n’est pas parce que Music Hole n’est pas allé à l’Alpes d’Huez que ce n’est pas une comédie drôle, efficace noire absurde et poétique. Une vraie réussite donc.


 

mercredi, juin 29, 2022

en roue libre

Un film de Didier Barcelo


Louise (Marina Fois) doit déplacer sa voiture qui est en face de chez elle. Une fois dedans elle ne pourra plus en sortir. Elle aura une angoisse maladive à quitter sa voiture. Tout va se compliquer quand Paul (Benjamin Voisin) va tenter de voler sa voiture. Elle va se retrouver embarquer sur la route du Cap Ferret, où Paul a prévu d’assassiner un avocat qui aurait tuer son frère dans un accident.


Ce film est incroyablement poétique. La performance remarquable de Marina Fois vient renforcer cette dimension un peu hors du temps. Le toit ouvrant dans la voiture de Louise est aussi une invention assez géniale.


L’unité de lieu apporte également beaucoup de singularité au film. Bien que le terrain de jeux des comédiens ne soit pas très important, on arrive toujours à avoir de l’action en passant du coffre, à la banquette avant en passant par la banquette arrière. Toutes les contraintes liées à cette unité de lieu vont alimenter l’intrigue.


Et puis ce film ce sont surtout deux personnages singuliers. Un jeune homme qui a perdu son frère dont il était très proche et une femme divorcée, dont le fils est loin et dont les angoisses de l’enfance vont remonter.


Et puis ce road movie est plein de rebondissements ce qui en fait un film très rythmée.


Poésie, action et sentiments sont les ingrédients parfaitement arrangés par Didier Barcelo



 

irréductibles

 La comédie de l’été signée Jérôme Commandeur.


Vincent Pelletier (Jérôme Commandeur) est un fonctionnaire des eaux et forets. On lui propose soit d’accepter un chèque et quitter la fonction publique soit accepter une mutation dans des endroits impossibles. Vincent Pelletier va tenir bon, jusqu’au jour où il sera muté dans une base française proche du pôle nord. Là il rencontrera Eva (Lætitia Dosch) dont il va tomber amoureux ce qui compliquera ses mutations successives.


Il ne faut pas s’arrêter aux nombreux clichés et caricatures sur la fonction publique, ses agents que l’on achète, hyper syndiqués, et dont l’objectif est d’en faire le moins possible. Ce qui est peut être le plus réussi ce sont les personnages du Ministre (Gerard Darmon ) et de sa collaboratrice (Pascale Arbillot) qui vont mener une politique de suppression de poste dans le fonction publique à travers des primes au départ.


Derrière tout çà se cache des messages plus positifs. Des messages de protection de l’environnement notamment à travers le personnage d’Eva qui du pôle nord à la jungle va mettre en avant les effets du dérèglement climatique qui va toucher principalement les populations les plus pauvres.


L’autre message intéressant sera celui porté toujours par le personnage d’Eva, dont le mode de vie est très tolérant et qui éduque ses enfants selon ce modèle. C’est surtout le mode de vie des pays nordiques qui est mis en avant, en avance sur les questions environnementales et sociétales. La comparaison avec la France est saisissant et montre le chemin qu’il nous reste à parcourir.


Bref un film qui permet notamment de mettre en lumière les combat de l’actrice Laetitia Dosch en faveur de l’environnement, mais çà Gérard vous pourrez mieux nous en parler car vous avez pu la rencontrer à Cannes pour parler de ces thématiques.




lundi, juin 27, 2022

i'm your man

Un film de l’allemande Maria Schrader


Alma (Marren Eggert) est une chercheuse en poésie. Son directeur lui demande de tester un robot de compagnie. Le but est de savoir s’ils peuvent être commercialisés. Tom (Dan Stevens) va donc emménager chez Alma, qui ne recherche pas le grand amour et qui est plus intéressée par ses propres recherches. La cohabitation entre Alma et son robot va être compliquée avant de faire apparaître un certain nombre de traumatismes chez cette femme.


C’est d’abord un film d’anticipation. Ce qui est assez inquiétant c’est de savoir que toute la psychothérapie qu’Alma a effectuée a servi à programmer Tom. Au début il est un peu brut de décoffrage mais plus le film va avancer plus il va apprendre et plus il va se comporter en humain. Alma d’abord très froide et très perplexe va elle aussi tomber sous le charme du robot.


Le film montre aussi comment deux accidents de la vie, ont profondément bouleversé la vie d’Alma. On va d’abord voir en elle une femme en apparence assez froide, seule et solitaire. Mais quand ces éléments seront révélés on aura plus d’empathie et son personnage va évoluer.


Le postulat selon lequel on pourrait construire de toute pièce un robot qui nous comblerait affectivement est au final assez dérangeant. Le plus inquiétant est qu’au début cela ne marche pas du moins avec Alma. Cette artificialisation de l’Homme pose question.


 

mercredi, juin 22, 2022

le goût et les couleurs

 Après Tele gaucho ou encore le nom des gens Michel Leclerc signe un nouveau film les gouts et les couleurs.


Marcia (Rebecca Marder, révélée dans une jeune fille qui va bien) une jeune chanteuse, travaille sur un album avec Daredjane (méconnaissable Judith Chemla) jusqu’à ce que celle ci se suicide. Elle va alors chercher son ayant droit Anthony (Felix Moati) un jeune homme rustre et peu intéressé

Les deux jeunes gens vont alors se jauger et évoluer l’un au contact de l’autre.


C’est une histoire d’amour assez classique entre 2 jeunes gens aux personnalités assez opposées. Un milieu assez artistique va alors être confronté à un milieu plus populaire. Marcia vont se détester, mais vont avoir besoin l’un de l’autre pour gérer l’œuvre de Daredjane. Cette relation assez ambiguë d’attirance et de détestation rythme assez bien le film.


L’intégration de la musique est particulièrement fluide. Que se soit les titres de Daredjane ou celle de Marcia ces titres rythment le film et apportent des respirations assez à propos.


Les personnages secondaires apportent également une plus value à l’histoire. Que se soient les 2 amies d’Anthony qui visiblement se partagent sans rivalité le jeune homme ou la femme de Marcia (Eye Haidara) ces personnages dressent un portrait assez contemporain de la jeunesse.


Un film positif un peu comme le en corps de Klapish. Une belle réussite que les gouts et les couleurs de Michel Leclerc.


mercredi, juin 15, 2022

incroyable mais vrai

 Le nouveau film du génialissime Quentin Dupieux présenté dans la section panorama du festival de Berlin.


Alain et Marie (Alain Chabat et Léa Drucker) sont sur le point d’acheter une maison tout à fait banale et plutôt vieillotte. Mais cette maison a une particularité tout à fait étonnante qui se trouve dans sa cave et qui va transformer la vie de ce couple.


Dès la bande annonce Quentin Dupieu arrive à piquer notre curiosité. Toute la première partie du film on aura envie de savoir à quoi sert cette trappe dans la cave de cette maison. En çà Quentin Dupieu stimule notre curiosité au point qu’on finira par avoir un besoin presque maladif de savoir ce qu’il y a sous cette trappe.


Sur la forme le film est donc plutôt réussi. Sur le fond Incroyable mais vrai va interroger deux des plus grands fantasmes deux des plus grandes quêtes de l’espèce humaine. Et cette étude sociologique est tout à fait passionnante.


Entre nostalgie et la poursuite de rêves en apparence impossibles à réaliser Incroyable mais vrai va plonger ses personnages dans une sorte d’amertume assez touchante. Incroyable mais vrai ira même jusqu’à expliquer les causes de dépression de certaines personnes.


Au final Quentin Dupieux allie absurdité et amertume et arrive à prendre le pouls de notre société contemporaine ce qui fait que ce film parle au plus grand nombre, avec humour et subtilité.

frate

 Une histoire de frères signé Karole Rocher et Barbara Biancardini


On est en corse, Dume (Thomas NGijol) vient de perdre son père. Sur la tombe de celui ci il croise Lucien (Samir Guesmi) venu lui aussi se recueillir sur la tombe de son père. Les deux frères ne se connaissaient pas et devront cohabiter un mois dans la maison familiale. L’arrivée de Lucien au village ne se fera pas sans heurts.


Ce film est un empilement de clichés et de blagues potaches presque toutes aussi navrantes les unes de les autres. Tout y passe le fromage corse, l’honneur familial, le maquis et j’en passe. Au lieu de mettre en valeur une culture Frate à mon sens la ridiculise.


Seul petite lueur dans l’obscurité de ce film cette discussion où des corses se disent que finalement un ou deux anglais dans un village ce n’est pas si mal que çà et ce n’est pas çà qui mettra en péril la culture corse.


Un des seuls intérêts que peut avoir frate est d’être, à quelques jours des départs en vacances, une sorte de super clip promotionnel pour le tourisme corse. En effet les paysages sont magnifiques et les villages assez authentiques. Ce film pourrait être aussi une invitation au télétravail sur l’île de beauté.


On a aussi beaucoup de compassion pour Thomas Ngijol et Samir Guesmi contraints de surjouer cet antagonisme entre frères, et dont on ne voit pas du tout le talent de comédiens.


men

 Un film de genre signé Alex Garland et présenté cette année à la quinzaine des réalisateurs.


Harper (Jessie Buckley) vient de perdre son mari qui s’est défenestré alors que la jeune femme lui a annoncé son intention de le quitter. Pour essayer de surmonter ce traumatisme Harper part à la campagne à 5h de Londres dans une maison de campagne. Mais peu à peu elle va sentir des présences ce qui ne sera que le début d’une sorte de crescendo fantastique.


Ce qui est intéressant c’est qu’Alex Garland pose méticuleusement toutes les fondations de son film. Un suicide, une veuve perturbée, un propriétaire terrien un peu excentrique mais en apparence inoffensif, un vagabond naturiste perdu dans le jardin de la maison d’Harper et puis un village anglais reculé limite caricatural.


Et puis la dimension fantastique va se développer petit à petit développant notamment 2 nouveaux personnages, celui d’un prêtre et celui d’un homme à l’apparence enfantine. Une fois donc le décor et les personnages posés, on entrera dans un film fantastique plus classique avec quelques scènes de terreurs plus ou moins intenses et des rebondissements assez originaux.


Ce flegme britannique ce calme apparent de la campagne anglaise va alors trancher avec le fantastique et l’hémoglobine qui y est lié.


Le film est relativement court efficace et classique pour ne pas se perdre en longueur. Mais on a pas ce petit supplément cette petite chose en plus qu’on avait par exemple dans grave qui ferait basculer men dans la catégorie des films culte.


mercredi, juin 08, 2022

Petite fleur

Un film du réalisateur Santiago Mitre qui fut en compétition à un certain regard à Cannes avec son précédent film El Presidente. Un film adapté de l’œuvre de l’écrivain Iosi Havilio.


Nous sommes dans le centre de la France, Jose (Daniel Hendler) est un dessinateur fraichement licencié de son entreprise. Sa femme Lucie (Vimala Pons) va elle reprendre le travail après une maternité, laissant la garde de leur fille à son mari. José va alors faire la connaissance de Jean Claude (Melville Poupaud) son voisin qu’il va assassiné chaque semaine.


Le point fort de ce film est son casting. Vimala Pons est formidable dans le rôle de cette jeune mère de famille un peu dépassée qui doit gérer un bébé difficile, une carrière qui redémarre et un mari phobique au français. Elle est d’une légèreté, d’un détachement et d’une modernité remarquable. 

Melville Poupaud est lui aussi lunaire dans ce rôle de dandy fan de jazz et de vin, comme perdu dans sa grande maison et délicieusement insupportable. Un rôle très proche de celui qu’il avait dans la série ovni.

José Garcia en gourou et Daniel Hendler en tueur en série insoupçonnable campent eux aussi des personnages assez singuliers.


Au delà de son absurdité assez réjouissante ce film évoque aussi l’épreuve que peut être l’arrivée d’un nouveau né dans un couple. Julie tombera sous la coupe d’un gourou et sera jalouse de son mari qui a un meilleur feeling avec sa fille. Et c’est ce mélange d’absurdité et de gravité qui fait que petite fleur est une vraie réussite.




 

lundi, juin 06, 2022

Clara sola

 Un film de présenté à la quinzaine des réalisateurs 2021, un film de la costaricienne Nathalie Álvarez Mesén


Clara (Wendy Chinchilla Araya) vit avec sa mère ses sœurs et ses nièces dans une maison isolée. Sa mère pense qu’elle a vu la vierge Marie. Beaucoup de personnes viennent chez elle voir Clara dans l’attente d’un miracle. Clara elle est beaucoup plus intéressée par son cheval et par la nature que par les Hommes qui l’entourent.


Ce qui est marquant c’est ce lien très fort de Clara avec la nature. Elle semble en symbiose avec son cheval, s’intéresse aux insectes et est capable de prévoir une averse alors que rien de l’annonçait.


D’un autre côté sa mère semble exploiter ce don et transforme sa fille en une sorte de guérisseuse. Ceci implique des tensions entre Clara et sa famille des tensions qui vont finalement rythmer le film.


Est ce un don, Clara est elle malade, est elle autiste, le film ne répondra jamais à la question et c’est au spectateur en fonction de sa sensibilité et de ses croyances de se faire un opinion.


Un film assez mystique avec une connexion très forte à la nature
















mercredi, juin 01, 2022

c'est magnifique

 

Le quatrième film réalisé par Clovis Cornillac qui aurait peut être du s’appeler c’est navrant malgré ses sélections à Angoulème et à l’Alpe d’Huez.


Pierre (Clovis Cornillac) vit dans la montagne avec ses parents. Ils s’occupe de fleur.

Un tragique accident va voir mourir ses parents et va détruire sa maison. Il va partir à Lyon dans l’appartement de ses parents pour recommencer une nouvelle vie et retrouver ses parents biologiques. En cela il sera aidé par Anna (Alice Pol) une ex alcoolique qui se bat pour retrouver la garde de sa fille.


Tout dans ce film est invraisemblable. Mais pour autant Clovis Cornillac ne nous propose pas un conte en ancrant soudainement son film dans la réalité. Ces aller retour entre une forme de conte hors du temps et hors de la réalité et ces moments plus concrets perd très vite le spectateur.


On à l’impression que pour faire évoluer son intrigue Clovis Cornillac va choisir à chaque fois l’option la plus improbable.


Ce film aurait pu être drôle mais là encore on a plus de la compassion pour cet adulte d’une quarantaine d’année, qui n’est jamais sorti de sa montagne et qui découvre un monde qui lui est totalement étranger. Cette candeur du personnage principal au lieu de nous émouvoir, nous peine.


vendredi, mai 27, 2022

le parfum vert (cannes 2022)

 Nicolas Pariser le réalisateur d’Alice et le maire a eu la chance de faire la clôture de la dernière quinzaine des réalisateurs.


Martin (Vincent Lacoste) a vu le meurtrier d’un de ses amis, assassiné sur scène en pleine représentation. La nuit suivante il est enlevé et conduit au siège d’une mystérieuse organisation. Sauf que son absence va être interprété comme une preuve de culpabilité. Aidé de Claire (Sandrine Kiberlain) rencontré un peu par hasard dans une librairie il va fuir la police tout en essayant de prouver son innocence.


C’est un polar assez efficace mettant en scène deux personnages que rien ne prédestinait à ce genre de mésaventure et assez excentriques. Et en çà leur rencontre va être assez détonante.


Mais derrière le polar et l’enquête assez complexe se cache un film plus politique qui va nous emmener vers une mouvance d’extrême droite qui va essayer de déstabiliser l’Europe. Et c’est quand on quitte la France que ce film prend tout de suite une dimension plus profonde et plus actuelle.


Même si les deux personnages du film apportent beaucoup de légèreté on ressort du parfum vert avec beaucoup de gravité. Et c’est plus la dimension politique que le polar qui fait ici froid dans le dos.








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