jeudi, septembre 01, 2022

avec amour et acharnement

 Adaptation du roman de Christine Angot, film qui a valu à Claire Denis l’ours d’argent de la meilleure réalisatrice au festival de Berlin.


Sarah et Jean (Juliette Binoche et Vincent Lindon) s’aiment intensément. Peu à peu on en apprend plus sur la vie de Jean. Il travaille dans le monde du rugby, a fait de la prison et à un fils qui vit avec sa grand-mère. Mais cet équilibre va être bouleversé quand Jean va travailler avec l’ex compagnon de Sarah.


C’est un film sur la passion amoureuse et son caractère à la fois irrationnel et excessif. Cà va être un peu le fil rouge de ce film. Mais le film n’avance pas il tourne vite en rond. On a l’impression que Jean et Sarah sont deux grands adolescents de 50 ans qui se laissent submerger par leurs émotions.


Dans ce film on a aussi une forme de tension. Mais c’est une tension qui ne débouche sur pas grand-chose. La scène où Jean fait la morale a son fils alors qu’il ne le voit jamais est presque gênante tant on a du mal à croire à la colère du père.


Et puis on aussi ce côté obscure de la personnalité de Jean. Mais là encore Claire Denis n’en fait pas grand-chose.


Un film qui sonne un peu creux et du creux sur près de 2h çà donne un film très long.

mercredi, août 31, 2022

la page blanche

Une adaptation de la bande dessinée de Pénélope Bagieux signé de la scénariste et réalisatrice Murielle Magellan


Heloise (Sarah Gireaudeau) est sur un banc. Elle ne se souvient plus comment elle s’appelle est qui elle est. Au magasin d’informatique en face de ce banc elle va demander de l’aide à Moby dick (Pierre Deladonchamps). De retour chez elle, elle va alors commencer une véritable enquête pour savoir qui elle est et ce qui a provoquer cette amnésie.


Ce film est une sorte de conte. Sarah Gireaudeau dans ce personnage de jeune fille à la fois perdue et terrorisée est parfaite. Elle va alors tout recommencer de zéro au risque de devenir une femme différente de la femme qu’elle a été. Cela va provoqué des incompréhensions qui seront le fil rouge du film.


Ce film parle aussi de déterminisme familial. Est t’on condamné à reproduire la même vie le mêmes erreurs que ses parents. Ou peut on s’en affranchir. C’est la question plus profonde que pose la page blanche.


Est t’on condamné à rester la même personne que l’on a toujours été ? Peut on s’affranchir d’un déterminisme familial. Ces questions émergent petit à petit de la page blanche. Un film qui également casse le déterminisme pour Pierre Deladonchamps qui était habitué aux rôles de salops dans le cinéma français mais qui ici a plutôt le beau rôle.



 

les cinq diables

La réalisatrice du très remarqué Ava Lea Mysius signe son deuxième film les cinq diables.


Joanne et Jimmy (Adele Exarchopoulos et Mustapha Mbengue) vivent avec leur fille Vicky (Sally Dramé) dans une petite ville au pied des Alpes. Elle est maître nageuse lui pompier. Tout va se compliquer quand Julia (Swala Emati) la sœur de Jimmy va venir passer quelques jours chez son frère. Des souvenirs douloureux du passé vont alors ressurgir.


La manière dont Lea Mysius va gérer les flashback est particulièrement intéressante. Elle va utiliser une dimension fantastique assez subtile et originale à travers les pouvoirs de Vicky. C’est cette petite fille qui va faire le lien avec le passé. Au final, c’est comme si le passé avait été influencé par un avenir qui n’existait encore pas. Et çà c’est plutôt bien vu.


Le scénario est aussi pertinent. Des secrets du passé vont petit à petit se découvrir. Les indices seront distillés au compte goutte ce qui rend ce film assez addictif. On va mettre du temps à comprendre pourquoi Nadine (l’excellente Daphe Patakia révélée dans la série ovni notamment) a le visage brûlé et quelles sont les véritables liens entre tous les personnages du film. Le pet


A noter une apparition de Noe Abita l’actrice révélée dans Ava. Elle joue le rôle d’une serveuse et fait une sorte de lien avec le premier succès de Lea Mysius.








lundi, août 29, 2022

les volets verts

 Jean Becker adapte l’œuvre de George Simenon avec 2 monstres sacrés du cinéma francais Fanny Ardant et Gérard Depardieu.


Jules Mangin est un acteur au crépuscule de sa vie. Il a vu partir son grand amour Jeanne Swann avec qui il continue à jouer au théâtre et se réfugie dans l’alcool. Alice et Félix (Steffi Celma et Benoit Poolevorde) vont continuer à lui être fidèle en amitié dans sa lente déchéance.


La personnalité excentrique de Mangin est le fil rouge du film. Il aura des comportements tout aussi imprévisibles qu’irréfléchis et ce sont ces actes spontanés qui seront les rebondissements du film.


La solitude de Mangin malgré sa célébrité est également criante. Seul Félix est un ami de longue date, un confident. Il va prendre sous sont aile Alice mais là encore elle n’arrivera pas à briser sa solitude.


Plus le film va avancer plus Mangin va apparaître comme humain derrière cette carapace qu’est ce personnage assez autoritaire et incontrôlable. C’est ce charisme qui fascine, mais qui cache en réalité une grande fragilité. Et c’est que ce que ce film montre.


Ce film montre aussi les coulisses du théâtre, ses métiers souffleuse ou encore costumière. On voit aussi la vie de vedette de Mangin avec son chauffeur, sa maison sur la côte d’Azur, ses soirées très arrosées dans les bars.


mercredi, août 24, 2022

Leila et ses frères

Un film d’un jeune réalisateur iranien de 33 ans Saeed Roustaee un film qui était en compétition lors du dernier festival de Cannes.


On suit la vie de Leila et de ses trois frères qui vivent encore chez leur père. Alireza travaillait dans une usine mais les ouvriers ont été violemment licenciés. Leila a convaincu ses frères d’acheter une boutique dans un centre commercial mais leurs économies ne vont pas suffir. Ils vont avoir besoin des pièces d’or de leur père. Mais ce dernier voudra les utiliser pour devenir le parrain de la famille et ainsi obtenir tous les honneurs dus à cette fonction.


C’est avant tout un choc des générations. Le père lui est obnubilé par les traditions. Il est vaniteux au point de manipuler sa famille pour devenir le parrain de celle ci.


Ses enfants eux subissent de plein fouet la crise économique, l’inflation qui peut faire que du jour au lendemain, des économies de toute une vie peuvent ne plus rien valoir.


C’est le choc de ses deux réalités de la société iranienne qui est le coeur du film. Le film est très long plus de 2h30, mais on ne s’ennuie pas malgré un rythme assez lassant.


Et puis il y a cette petite touche d’espoir avec ce personnage de Leila qui va le mieux sentir l’air du temps, elle va comprendre avant tout le monde qu’il va falloir acheter cette boutique pour s’en sortir, qui va être assez intelligente pour arriver à ses fins, mais arrivera t’elle à combattre tous les conservatismes incarnés par son père c’est l’enjeu du film qui au final arrive à nous tenir en haleine.



 

mercredi, août 17, 2022

lundi, août 15, 2022

nope


 

vendredi, août 12, 2022

mercredi, août 10, 2022

dodo

 


mercredi, août 03, 2022

Bullet train


 

lundi, août 01, 2022

mercredi, juillet 27, 2022

sundown


 

lundi, juillet 25, 2022

as bestas


 

mercredi, juillet 20, 2022

mardi, juillet 19, 2022

jeudi, juillet 14, 2022

mercredi, juillet 13, 2022

lundi, juillet 11, 2022

mercredi, juillet 06, 2022

i love greece


 

music hole

Une comédie haute en couleur signée Gaëtan Liekens et David Mutzenmacher, qui étaient hier à Besançon pour présenter leur film qui sortira mercredi prochain.


Martine et Francis (Vanessa Guide et Wim Willaert) forment un couple qui bat de l’aile. Après une soirée plus qu’arrosée Francis constate que sa femme est partie. En ouvrant le congélateur la détective chargée de l’enquête découvrira la tête de Martine. Qu’est il arrivé à Martine ? Qui est son assassin ? Tel est l’intrigue du film.


Le film est d’une poésie assez incroyable. Cette scène où la tête de Martine est dans le congélateur et que dans le réfrigérateur son meurtrier a reconstitué un corps avec des légumes est très bien trouvée et donne le ton du film.


L’écriture est elle aussi soignée. On a l’habitude de dire que pour qu’une comédie fonctionne il faut que le rythme soit bon. Les réalisateurs nous ont dit qu’ils avaient fait 2 semaines de répétition avant de tourner et çà se voit car tout est fluide et drôle.


Ce film est aussi un polar assez noir. On est dans un univers mafieux, le patron d’une boite de nuit ayant en parallèle des activités louches. On y parle meurtre, hémoglobine et trahison.


On retrouve aussi dans ce film un peu l’univers d’HPI ou de capitaine Marleau, on est donc dans une comédie populaire au sens noble du terme. Ce n’est pas parce que Music Hole n’est pas allé à l’Alpes d’Huez que ce n’est pas une comédie drôle, efficace noire absurde et poétique. Une vraie réussite donc.


 

mercredi, juin 29, 2022

en roue libre

Un film de Didier Barcelo


Louise (Marina Fois) doit déplacer sa voiture qui est en face de chez elle. Une fois dedans elle ne pourra plus en sortir. Elle aura une angoisse maladive à quitter sa voiture. Tout va se compliquer quand Paul (Benjamin Voisin) va tenter de voler sa voiture. Elle va se retrouver embarquer sur la route du Cap Ferret, où Paul a prévu d’assassiner un avocat qui aurait tuer son frère dans un accident.


Ce film est incroyablement poétique. La performance remarquable de Marina Fois vient renforcer cette dimension un peu hors du temps. Le toit ouvrant dans la voiture de Louise est aussi une invention assez géniale.


L’unité de lieu apporte également beaucoup de singularité au film. Bien que le terrain de jeux des comédiens ne soit pas très important, on arrive toujours à avoir de l’action en passant du coffre, à la banquette avant en passant par la banquette arrière. Toutes les contraintes liées à cette unité de lieu vont alimenter l’intrigue.


Et puis ce film ce sont surtout deux personnages singuliers. Un jeune homme qui a perdu son frère dont il était très proche et une femme divorcée, dont le fils est loin et dont les angoisses de l’enfance vont remonter.


Et puis ce road movie est plein de rebondissements ce qui en fait un film très rythmée.


Poésie, action et sentiments sont les ingrédients parfaitement arrangés par Didier Barcelo



 

irréductibles

 La comédie de l’été signée Jérôme Commandeur.


Vincent Pelletier (Jérôme Commandeur) est un fonctionnaire des eaux et forets. On lui propose soit d’accepter un chèque et quitter la fonction publique soit accepter une mutation dans des endroits impossibles. Vincent Pelletier va tenir bon, jusqu’au jour où il sera muté dans une base française proche du pôle nord. Là il rencontrera Eva (Lætitia Dosch) dont il va tomber amoureux ce qui compliquera ses mutations successives.


Il ne faut pas s’arrêter aux nombreux clichés et caricatures sur la fonction publique, ses agents que l’on achète, hyper syndiqués, et dont l’objectif est d’en faire le moins possible. Ce qui est peut être le plus réussi ce sont les personnages du Ministre (Gerard Darmon ) et de sa collaboratrice (Pascale Arbillot) qui vont mener une politique de suppression de poste dans le fonction publique à travers des primes au départ.


Derrière tout çà se cache des messages plus positifs. Des messages de protection de l’environnement notamment à travers le personnage d’Eva qui du pôle nord à la jungle va mettre en avant les effets du dérèglement climatique qui va toucher principalement les populations les plus pauvres.


L’autre message intéressant sera celui porté toujours par le personnage d’Eva, dont le mode de vie est très tolérant et qui éduque ses enfants selon ce modèle. C’est surtout le mode de vie des pays nordiques qui est mis en avant, en avance sur les questions environnementales et sociétales. La comparaison avec la France est saisissant et montre le chemin qu’il nous reste à parcourir.


Bref un film qui permet notamment de mettre en lumière les combat de l’actrice Laetitia Dosch en faveur de l’environnement, mais çà Gérard vous pourrez mieux nous en parler car vous avez pu la rencontrer à Cannes pour parler de ces thématiques.




lundi, juin 27, 2022

i'm your man

Un film de l’allemande Maria Schrader


Alma (Marren Eggert) est une chercheuse en poésie. Son directeur lui demande de tester un robot de compagnie. Le but est de savoir s’ils peuvent être commercialisés. Tom (Dan Stevens) va donc emménager chez Alma, qui ne recherche pas le grand amour et qui est plus intéressée par ses propres recherches. La cohabitation entre Alma et son robot va être compliquée avant de faire apparaître un certain nombre de traumatismes chez cette femme.


C’est d’abord un film d’anticipation. Ce qui est assez inquiétant c’est de savoir que toute la psychothérapie qu’Alma a effectuée a servi à programmer Tom. Au début il est un peu brut de décoffrage mais plus le film va avancer plus il va apprendre et plus il va se comporter en humain. Alma d’abord très froide et très perplexe va elle aussi tomber sous le charme du robot.


Le film montre aussi comment deux accidents de la vie, ont profondément bouleversé la vie d’Alma. On va d’abord voir en elle une femme en apparence assez froide, seule et solitaire. Mais quand ces éléments seront révélés on aura plus d’empathie et son personnage va évoluer.


Le postulat selon lequel on pourrait construire de toute pièce un robot qui nous comblerait affectivement est au final assez dérangeant. Le plus inquiétant est qu’au début cela ne marche pas du moins avec Alma. Cette artificialisation de l’Homme pose question.


 

mercredi, juin 22, 2022

le goût et les couleurs

 Après Tele gaucho ou encore le nom des gens Michel Leclerc signe un nouveau film les gouts et les couleurs.


Marcia (Rebecca Marder, révélée dans une jeune fille qui va bien) une jeune chanteuse, travaille sur un album avec Daredjane (méconnaissable Judith Chemla) jusqu’à ce que celle ci se suicide. Elle va alors chercher son ayant droit Anthony (Felix Moati) un jeune homme rustre et peu intéressé

Les deux jeunes gens vont alors se jauger et évoluer l’un au contact de l’autre.


C’est une histoire d’amour assez classique entre 2 jeunes gens aux personnalités assez opposées. Un milieu assez artistique va alors être confronté à un milieu plus populaire. Marcia vont se détester, mais vont avoir besoin l’un de l’autre pour gérer l’œuvre de Daredjane. Cette relation assez ambiguë d’attirance et de détestation rythme assez bien le film.


L’intégration de la musique est particulièrement fluide. Que se soit les titres de Daredjane ou celle de Marcia ces titres rythment le film et apportent des respirations assez à propos.


Les personnages secondaires apportent également une plus value à l’histoire. Que se soient les 2 amies d’Anthony qui visiblement se partagent sans rivalité le jeune homme ou la femme de Marcia (Eye Haidara) ces personnages dressent un portrait assez contemporain de la jeunesse.


Un film positif un peu comme le en corps de Klapish. Une belle réussite que les gouts et les couleurs de Michel Leclerc.


mercredi, juin 15, 2022

incroyable mais vrai

 Le nouveau film du génialissime Quentin Dupieux présenté dans la section panorama du festival de Berlin.


Alain et Marie (Alain Chabat et Léa Drucker) sont sur le point d’acheter une maison tout à fait banale et plutôt vieillotte. Mais cette maison a une particularité tout à fait étonnante qui se trouve dans sa cave et qui va transformer la vie de ce couple.


Dès la bande annonce Quentin Dupieu arrive à piquer notre curiosité. Toute la première partie du film on aura envie de savoir à quoi sert cette trappe dans la cave de cette maison. En çà Quentin Dupieu stimule notre curiosité au point qu’on finira par avoir un besoin presque maladif de savoir ce qu’il y a sous cette trappe.


Sur la forme le film est donc plutôt réussi. Sur le fond Incroyable mais vrai va interroger deux des plus grands fantasmes deux des plus grandes quêtes de l’espèce humaine. Et cette étude sociologique est tout à fait passionnante.


Entre nostalgie et la poursuite de rêves en apparence impossibles à réaliser Incroyable mais vrai va plonger ses personnages dans une sorte d’amertume assez touchante. Incroyable mais vrai ira même jusqu’à expliquer les causes de dépression de certaines personnes.


Au final Quentin Dupieux allie absurdité et amertume et arrive à prendre le pouls de notre société contemporaine ce qui fait que ce film parle au plus grand nombre, avec humour et subtilité.

frate

 Une histoire de frères signé Karole Rocher et Barbara Biancardini


On est en corse, Dume (Thomas NGijol) vient de perdre son père. Sur la tombe de celui ci il croise Lucien (Samir Guesmi) venu lui aussi se recueillir sur la tombe de son père. Les deux frères ne se connaissaient pas et devront cohabiter un mois dans la maison familiale. L’arrivée de Lucien au village ne se fera pas sans heurts.


Ce film est un empilement de clichés et de blagues potaches presque toutes aussi navrantes les unes de les autres. Tout y passe le fromage corse, l’honneur familial, le maquis et j’en passe. Au lieu de mettre en valeur une culture Frate à mon sens la ridiculise.


Seul petite lueur dans l’obscurité de ce film cette discussion où des corses se disent que finalement un ou deux anglais dans un village ce n’est pas si mal que çà et ce n’est pas çà qui mettra en péril la culture corse.


Un des seuls intérêts que peut avoir frate est d’être, à quelques jours des départs en vacances, une sorte de super clip promotionnel pour le tourisme corse. En effet les paysages sont magnifiques et les villages assez authentiques. Ce film pourrait être aussi une invitation au télétravail sur l’île de beauté.


On a aussi beaucoup de compassion pour Thomas Ngijol et Samir Guesmi contraints de surjouer cet antagonisme entre frères, et dont on ne voit pas du tout le talent de comédiens.


men

 Un film de genre signé Alex Garland et présenté cette année à la quinzaine des réalisateurs.


Harper (Jessie Buckley) vient de perdre son mari qui s’est défenestré alors que la jeune femme lui a annoncé son intention de le quitter. Pour essayer de surmonter ce traumatisme Harper part à la campagne à 5h de Londres dans une maison de campagne. Mais peu à peu elle va sentir des présences ce qui ne sera que le début d’une sorte de crescendo fantastique.


Ce qui est intéressant c’est qu’Alex Garland pose méticuleusement toutes les fondations de son film. Un suicide, une veuve perturbée, un propriétaire terrien un peu excentrique mais en apparence inoffensif, un vagabond naturiste perdu dans le jardin de la maison d’Harper et puis un village anglais reculé limite caricatural.


Et puis la dimension fantastique va se développer petit à petit développant notamment 2 nouveaux personnages, celui d’un prêtre et celui d’un homme à l’apparence enfantine. Une fois donc le décor et les personnages posés, on entrera dans un film fantastique plus classique avec quelques scènes de terreurs plus ou moins intenses et des rebondissements assez originaux.


Ce flegme britannique ce calme apparent de la campagne anglaise va alors trancher avec le fantastique et l’hémoglobine qui y est lié.


Le film est relativement court efficace et classique pour ne pas se perdre en longueur. Mais on a pas ce petit supplément cette petite chose en plus qu’on avait par exemple dans grave qui ferait basculer men dans la catégorie des films culte.


mercredi, juin 08, 2022

Petite fleur

Un film du réalisateur Santiago Mitre qui fut en compétition à un certain regard à Cannes avec son précédent film El Presidente. Un film adapté de l’œuvre de l’écrivain Iosi Havilio.


Nous sommes dans le centre de la France, Jose (Daniel Hendler) est un dessinateur fraichement licencié de son entreprise. Sa femme Lucie (Vimala Pons) va elle reprendre le travail après une maternité, laissant la garde de leur fille à son mari. José va alors faire la connaissance de Jean Claude (Melville Poupaud) son voisin qu’il va assassiné chaque semaine.


Le point fort de ce film est son casting. Vimala Pons est formidable dans le rôle de cette jeune mère de famille un peu dépassée qui doit gérer un bébé difficile, une carrière qui redémarre et un mari phobique au français. Elle est d’une légèreté, d’un détachement et d’une modernité remarquable. 

Melville Poupaud est lui aussi lunaire dans ce rôle de dandy fan de jazz et de vin, comme perdu dans sa grande maison et délicieusement insupportable. Un rôle très proche de celui qu’il avait dans la série ovni.

José Garcia en gourou et Daniel Hendler en tueur en série insoupçonnable campent eux aussi des personnages assez singuliers.


Au delà de son absurdité assez réjouissante ce film évoque aussi l’épreuve que peut être l’arrivée d’un nouveau né dans un couple. Julie tombera sous la coupe d’un gourou et sera jalouse de son mari qui a un meilleur feeling avec sa fille. Et c’est ce mélange d’absurdité et de gravité qui fait que petite fleur est une vraie réussite.




 

lundi, juin 06, 2022

Clara sola

 Un film de présenté à la quinzaine des réalisateurs 2021, un film de la costaricienne Nathalie Álvarez Mesén


Clara (Wendy Chinchilla Araya) vit avec sa mère ses sœurs et ses nièces dans une maison isolée. Sa mère pense qu’elle a vu la vierge Marie. Beaucoup de personnes viennent chez elle voir Clara dans l’attente d’un miracle. Clara elle est beaucoup plus intéressée par son cheval et par la nature que par les Hommes qui l’entourent.


Ce qui est marquant c’est ce lien très fort de Clara avec la nature. Elle semble en symbiose avec son cheval, s’intéresse aux insectes et est capable de prévoir une averse alors que rien de l’annonçait.


D’un autre côté sa mère semble exploiter ce don et transforme sa fille en une sorte de guérisseuse. Ceci implique des tensions entre Clara et sa famille des tensions qui vont finalement rythmer le film.


Est ce un don, Clara est elle malade, est elle autiste, le film ne répondra jamais à la question et c’est au spectateur en fonction de sa sensibilité et de ses croyances de se faire un opinion.


Un film assez mystique avec une connexion très forte à la nature
















mercredi, juin 01, 2022

c'est magnifique

 

Le quatrième film réalisé par Clovis Cornillac qui aurait peut être du s’appeler c’est navrant malgré ses sélections à Angoulème et à l’Alpe d’Huez.


Pierre (Clovis Cornillac) vit dans la montagne avec ses parents. Ils s’occupe de fleur.

Un tragique accident va voir mourir ses parents et va détruire sa maison. Il va partir à Lyon dans l’appartement de ses parents pour recommencer une nouvelle vie et retrouver ses parents biologiques. En cela il sera aidé par Anna (Alice Pol) une ex alcoolique qui se bat pour retrouver la garde de sa fille.


Tout dans ce film est invraisemblable. Mais pour autant Clovis Cornillac ne nous propose pas un conte en ancrant soudainement son film dans la réalité. Ces aller retour entre une forme de conte hors du temps et hors de la réalité et ces moments plus concrets perd très vite le spectateur.


On à l’impression que pour faire évoluer son intrigue Clovis Cornillac va choisir à chaque fois l’option la plus improbable.


Ce film aurait pu être drôle mais là encore on a plus de la compassion pour cet adulte d’une quarantaine d’année, qui n’est jamais sorti de sa montagne et qui découvre un monde qui lui est totalement étranger. Cette candeur du personnage principal au lieu de nous émouvoir, nous peine.


vendredi, mai 27, 2022

le parfum vert (cannes 2022)

 Nicolas Pariser le réalisateur d’Alice et le maire a eu la chance de faire la clôture de la dernière quinzaine des réalisateurs.


Martin (Vincent Lacoste) a vu le meurtrier d’un de ses amis, assassiné sur scène en pleine représentation. La nuit suivante il est enlevé et conduit au siège d’une mystérieuse organisation. Sauf que son absence va être interprété comme une preuve de culpabilité. Aidé de Claire (Sandrine Kiberlain) rencontré un peu par hasard dans une librairie il va fuir la police tout en essayant de prouver son innocence.


C’est un polar assez efficace mettant en scène deux personnages que rien ne prédestinait à ce genre de mésaventure et assez excentriques. Et en çà leur rencontre va être assez détonante.


Mais derrière le polar et l’enquête assez complexe se cache un film plus politique qui va nous emmener vers une mouvance d’extrême droite qui va essayer de déstabiliser l’Europe. Et c’est quand on quitte la France que ce film prend tout de suite une dimension plus profonde et plus actuelle.


Même si les deux personnages du film apportent beaucoup de légèreté on ressort du parfum vert avec beaucoup de gravité. Et c’est plus la dimension politique que le polar qui fait ici froid dans le dos.








revoir Paris ( cannes 2022)

 un film signé Alice Winocour


Mia (Virgine Effira) devait passer la soirée avec son mari. Mais il a été appelé à l’hôpital où il travaille. Mia ne voulant pas passer la soirée seule va boire un verre dans une brasserie pour travailler sur des traductions. Quand à ce moment là un terroriste fait irruption et tire sur les clients.


Mia est bien sur traumatisée par cette évènement mais paradoxalement elle n’a pas de souvenir de cette soirée. Elle va alors menée une véritable enquête pour savoir ce qui lui est arrivée.

Ce qui est très fort dans ce film est la solidarité dont vont faire preuve les victimes. Mia va se rapprocher de Thomas (Benoit Magimel) plus gravement blessé et qui aura du mal à reste dans des endroits publics clos.

Et on comprendra vite que seuls les personnes qui ont vécus ces traumatismes seront en mesure de comprendre entre eux.

L’autre aspect du film est cette quête de Mia pour retrouver la personne avec qui elle était cachée pendant l’attaque et qui lui a probablement sauvé la vie. Les témoins de ce soir là étant peu nombreuses et pas forcément disposées à parler ceci va compliquer la tâche de la jeune femme. Cette quête va mettre en lumière un héros anonyme qui a du s’enfuir après cet attentat et revoir Paris rend hommage à travers lui à ces héros anonymes qui ont sauvé des vies durant les attaques de 2015.

Revoir Paris est une pure fiction inspirée des attentats de 2015, mais il reste un film extrêmement fort,

un beau matin ( cannes 2022)


 

gods créature ( cannes2022)


 

jeudi, mai 26, 2022

broker (cannes2022)

irokazu Kore-eda a lui aussi déjà obtenu la palme d’or avec une affaire de famille, il a permis à Song Kang-Ho de repartir avec le prix d’interprétation masculine.


Les bonnes étoiles se passe en Corée du Sud et commence par l’abandon d’un nouveau né dans la boite à bébé d’une communauté religieuse. Les vidéos de cette abandon sont effacées et les deux hommes qui ont recueillis le bébé tenteront de le vendre. Mais cela sera sans compter sans la mère qui est revenu chercher son enfant et sur 2 policières bien décidées à mettre fin à ce trafic.


Les bonnes étoiles est un beau road movie dans lequel on va parcourir la Corée du Sud à la rencontre de couples qui pour diverses raison tenteront d’acheter un enfant au marché noir. Song Kang-Ho dans ce personnage de gérant de pressing qui sert de couverture à son trafic est à la fois gauche et attachant. C’est donc une forme d’empathie que l’on a pour cet attelage un peu bancal de trafiquants d’enfants.


Comme dans une affaire de famille Hirokazu Kore-eda va interroger la famille, la famille biologique de l’enfant sera en partie présente avec la mère, mais elle sera complétée par les deux trafiquants, un enfant parti d’un orphelinat et deux policières dont le rôle sera aussi prépondérant.


Bref au fil de ce road movie Hirokazu Kore-eda va créer à ce bébé une famille qui va se complexifier plus le film va avancer.


 

close (cannes 2022)

 Le nouveau film de Lucas Dhont Grand prix du dernier festival de Cannes.


Remi et Leo (Eden Dambrine et Gustave de Waele) sont amis depuis toujours. A leur rentrée dans une nouvelle école leurs camarades pensent qu’ils sont amoureux l’un de l’autre. Cette remarque va alors remettre en cause cette amitié.


C’est un film qui comme girl interroge la sexualité et l’identité d’adolescents même si l’amitié entre Remi et Leo n’est jamais remise en cause. Et c’est du regard des autres que vient le problème. Ils vont transformer une amitié en un sentiment de honte qui ne devrait pas exister.

Comme « un monde » « Close » parle de harcèlement scolaire. La violence n’est pas apparente mais fera des dégâts assez importants. C’est une thématique qui est très présente dans nos sociétés mais encore peu portée à l’écran.


Et puis il y a aussi les parents (Léa Drucker et Emilie Dequenne notamment) Ils seront assez dépourvus au moment où leurs enfants vont rentrer dans l’adolescence. Et ce sont elles qui seront aussi les victimes de ces remarques blessantes des camarades de Léo et Rémi.

Un film très cru comme l’est le cinéma belge sur cet aĝe ingrat et fragile de adolescence où le regard des autres peut briser même les amitiés les plus fortes.


how to save a dead Friend (cannes 2022)


 

le bleu du caftan (cannes 2022)

 Maryam Touzani était en compétition dans la catégorie un certain regard avec le bleu du caftan.

Mina et Youssef (Lubna Assabal et Ayoub Missioui) tiennent une échoppe qui confectionne des

caftans ces habits traditionnels marocains porté par les femmes lors de cérémonies.

Youssef est un des derniers artisans à les confectionner à la main ce qui fait sa renommée. Mais Mina est malade, Youssef va devoir travailler chez lui et laisser le magasin à Halim (Sale Bakri) son

apprenti.

Ce film montre plusieurs histoires d’amour. L’amour d’un artisan pour son métier qu’il tente de transmettre à un apprenti malgré la mécanisation qui menace ce savoir faire.

L’amour d’un homme pour sa femme, un amour à l’épreuve de la maladie. L’attention que Youssef aura pour sa femme est extraordinaire, il fera tout pour l’accompagner au mieux dans ses dernières heures.

Et enfin un amour plus secret, illégal au Maroc de Youssef pour les hommes. Un amour qui se matérialise dans le plus grand secret dans des hammams. Une attirance aussi que Youssef aura pour son apprenti.

Bref un film très émouvant très riche très complexe avec une fin assez extraordinaire qui n’est pas sans rappeler quand ils dorment un des courts métrages de Myriam Touzani présenté à Besançon il

y a quelques années dans le cadre de Lumières d’Afrique.

Un film engagé mettant en valeur des traditions mais qui sait être incroyablement moderne et engagé comme le sont les films de Nabil Ayouch producteur de ce film.


mercredi, mai 25, 2022

Tori et lorika (cannes 2022)


 

About Kim So Hee (cannes 2022)

Deuxième film de la réalisatrice coréenne July Jung et deuxième sélection à Cannes après le très émouvant a girl at my door


Sohee (Kim Se Eun) est une lycéenne qui pour valider son diplôme doit effectuer un stage en entreprise. Elle ira dans un centre d’appel d’une entreprise de télécom. Elle sera soumise à la pression des résultats ce qui ne sera pas sans conséquences.


Ce film est remarquable en trois points.


On y voit d’abord toutes les difficultés de la jeunesse coréenne dans un monde qui va de plus en plus vite et où la concurrence est exacerbée.


C’est aussi une plongée dans le monde de l’entreprise, ses dérives et les conséquences sur la santé de ses employés.


Enfin c’est un film à charge sur un système éducatif à tendance libérale dans lequel l’élève sa réussite et son épanouissement ne sont pas au cœur des priorités.


Tous ces éléments très sociétaux vont alimenter l’enquête d’une policière qui va s’intéresser de prêt à la vie de Sohee.


About Kim SooHee est la preuve de la vitalité et de la diversité du cinéma coréen qui ne se limite pas à de grands blockbuster



 

ashkal (cannes 2022)

 Youssef Chebbi était en sélection à la quinzaine des réalisateurs avec Ashkal. L’action se déroule dans les jardins de Carthage, un quartier de Tunis dont la construction a été stoppée par les printemps arabe. Le cadre de ce film est donc un vaste ensemble de plateaux d’immeubles.

Des cadavres de personnes brûlées y sont retrouvées. Fatma (Fatma Oussaifi) est chargée de l’enquête. Mais elle sera un peu mise sur la touche le temps que la commission sur la corruption dans la police statue sur les plaintes qu’elle a déposée. Ceci ne l’empêchera pas de mener l’enquête sur ces immolations.

Ce film est incroyablement complexe. On a d’abord un polar avec ces immolations. Est ce que ce sont de jeunes gens qui s’immolent volontairement exprimant leur désespoir face à une société sclérosée dans laquelle la jeunesse à peu d’avenir, ou s’agit il l’œuvre d’un tueur en série.

On a ces immeubles qui sont le symbole d’un printemps arable d’une révolte d’une partie de la population contre des élites. Le printemps de Carthage étant le symbole d’un quartier destiné à des populations aisées et peut être corrompues.

Et puis en filigrane on a une commission d’enquête sur la corruption dans la police dont les travaux pourraient être arrêtés par ces meurtres au non d’un pseudo lutte contre le terrorisme.

Enfin on pourrait également voir dans Ashkal un film fantastique.

Bref plus qu’un simple polar avec une vraie révélation en la personne de Fatma Oussaifi

Domingo y la niebla (cannes 2022)


 

mardi, mai 24, 2022

la jauria (cannes 2022)


 

the silent twin (cannes 2022)


 

godland (cannes 2022)

 Hlynur Palmason avait déjà présenté un de ses films un jour si blanc à la semaine de la critique. Il était cette année en sélection dans la compétition un certain regard.


On est la fin du XIXeme siècle et un prêtre danois décide de traverser l’Islande pour rejoindre une paroisse d’un port dont l’église est en construction. Au lieu de prendre le bateau il traversera l’Islande pour notamment prendre des photos au péril de ses compagnons de route. Une fois arriver dans sa nouvelle paroisse, l’accueil sera plus que glacial.


Cette fresque de plus de 2h20, se décompose clairement en deux temps. On a d’abord cette traversée épique de l’Islande avec des paysages inhospitaliés et ce jeune prêtre qui n’a clairement pas l’entraînement pour ce voyage. Son irresponsabilité lui fera se concentrer sur ses photos alors que la vie de ses camarades d’expéditions et la sienne seront en jeu.


Puis vient cette arrivée difficile dans cette paroisse où il apparaîtra clairement comme l’étranger. Son attirance supposée pour une des filles de la famille qui l’a accueilli n’arrangera rien.


Il fera encore une fois preuve d’arrogance en refusant de célébrer un mariage au prétexte que les travaux de l’église ne sont pas tout à fait terminés.


Le fil rouge de ce film est la photographie. Les appareils étaient très encombrants et difficilement transportables. Cette modernité tranche avec des communautés encore assez isolées. Film tiré d’une histoire vraie dont quelques clichés sont les témoins.


Un film assez austère assez âpre sur évangélisation d’une des terres les plus reculées d’Europe.




the dam(cannes 2022)


 

lundi, mai 23, 2022

Crimes of the future (cannes 2022)

 A 79 ans David Cronenberg était de retour à Cannes avec un film d’anticipation tout à fait troublant .


Tenser (Vigo Mortensen) fait pousser en lui de nouveaux organes. Caprice (Lea Saydoux) est elle chargée de les prélever de Tenser lors de spectacles. Avant cela ils doivent les faire répertorier auprès d’un bureau non encore officiel.


Le film pose un postulat tout à fait singulier selon lequel la chirurgie et les autopsies seraient des spectacles et va même jusqu’à ériger la chirurgie comme une nouvelle source de plaisir.


Vous en conviendrez c’est tout à fait troublant surtout que le film ce déroule dans un avenir plus ou moins cataclysmique dans lequel l’espèce humaine aurait évoluer au point qu’une partie d’entre elle serait capable de digérer du plastique.


La scène d’infanticide au début du film en serait presque supportable si l’on comprend la volonté de la mère de ne pas vouloir laisser vivre une partie de l’espèce humaine capable de digérer du plastique.


Ce film très noir, très dur est servi par une photo à la fois très acidulée et très sombre renforçant ainsi les côtés inquiétants et futuristes du film.


Même s’il n’est pas au palmarès Crimes du futur reste un film d’anticipation dérangeant mais pas dénué d’intérêt sur une société en pleine dérive.

heojil kyolshim (cannes 2022)

Park Chan-Wook était de retour à Cannes après le très remarqué Mademoiselle.


Tout commence quand un alpiniste est retrouvé mort au pied d’une falaise après une impressionnante chute. Sa femme Song Seo Rae (Tang Wei) est en pleure. Le policier chargé de l’enquête (Park Hae-il ) va fouiller son passé et découvrir qu’elle est recherchée en Chine pour avoir euthanaisiée une de ses patientes. Plus troublant il va découvrir qu’elle n’était pas avec une de ses patientes au moment de la chute de son mari. Une relation trouble va alors se nouer entre ce policier et celle qui va devenir suspecte.


C’est un polar assez complexe et un film assez dense. On a peu de moments faibles durant les 2h18 de ce film.


On a d’abord une situation qui paraît assez clair avec un suicide ou un accident et une veuve remplie de chagrin. Et puis des petits détails vont venir gripper cette petite mécanique bien huilée.


Et puis au polar va venir se superposer une romance, une attirance entre 2 personnages assez troubles.


On est pas dans la tradition des grands polars coréens à grand spectacle on est plus dans une dimension psychologique. A t’on affaire réellement à une veuve eppleurée, à une tueuse en série ou simplement à une femme qui veut refaire sa vie avec le policier chargé de l’enquête sur la mort de son mari, toutes les options restent ouvertes.


Enfin on a deux aspects plus politique avec ce personnage trouble qui est forcément chinoise et cette question de la fin de vie avec cette aide soignante aux pratiques assez troubles.



 

Don Juan ( cannes 2022)

La comédie musicale signée Serge Bozon avec l’acteur belfortain Tahar Rahim et Virginie Effira.


Laurent doit épouser Julie, mais Julie n’est jamais venue à la mairie. Laurent lui part dans l’Ouest de la France jouer Don Juan. Sa partenaire ayant abandonné les répétitions, le metteur en scène fait appel à Julie pour la remplacer. Les deux amants vont se retrouver, vivre une nouvelle idylle mais cette nouvelle histoire sera t’elle plus solide que la précédente, c’est tout l’enjeu du film.


La comédie musicale semble un genre un peu désuet dans le cinéma mais ici les passages chantés passent plutôt bien et s’intègrent assez bien à l’histoire.


Le duo que forment Virginie Effira et Tahar Rahim lui fonctionne plutôt bien.


Julie elle aurait pu avoir le mauvais rôle, on aurait pu la détester pour ne pas être venu à son mariage sans prévenir son fiancé. Mais la fin de cet relation, la fin de cet amour semble inéluctable. Et c’est peut être çà ce qui semble infuser tout au long du film. On a du mal à en vouloir au personnage de Julie. Et les deux amants apparaissent comme des victimes d’une relation qui est vouée à se terminer.


Néanmoins on croit à cette nouvelle histoire, à cet amour qui renait.


A noter une apparition d’Alain Chamfort.


L’univers de Serge Bozon, lui est moins clivant moins radical que dans Mme Hyde par exemple ce qui permet une ouverture à de nouveaux publics dont je fais parti.



 

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