mercredi, juin 30, 2021

Hitman et Bodyguard 2

2eme opus du tueur à gage et du garde du corps toujours signé par Patrick Hughes


Résumé de l’épisode 1, Mickeal Price (Ryan Reynolds) devait assurer la sécurité d’un tueur à gage Darius Kincaid (Samuel L Jakson) qui devait témoigner à La Haye dans un procès de crimes de guerres. Mais Darius Kincaid est le tueur à gage qui a tué un client de Mickeal Price et ainsi ruiné sa réputation.


Dans l’épisode 2, Mickeal Price est engagé par Sonia Kincaid (Salma Hayek) pour libérer son mari qui a été capturé par la mafia. Mais cette affaire va prendre plus d’importance ils vont devoir déjouer un complot d’un terroriste grec qui veut lancer une attaque informatique en représailles aux sanctions européennes contre son pays.


Il ne s’agit plus d’un film sur un tueur à gage et un garde du corps, mais le film conserve cette relation complexe entre 3 personnages que tout oppose. Et finalement le fait que ces 3 personnages passent leur temps à s’embrouiller va les rendre très attachants.


Mickeal Price est en pleine déprime, il a perdu son habilitation de garde du corps. Les époux Kincaid eux filent le parfait amour mais sont préoccupés car ils ne peuvent pas avoir d’enfants.


Le Thriller ressemble plus maintenant à un mission impossible à un james bond ou encore à un kingsman, on va parcourir le sud de l’Europe au fil des rebondissements que va offrir le scénario.


Les scènes d’actions sont remarquables, et prennent toute leur ampleur sur un grand écran.


En guest star on retrouve avec un grand plaisir Morgan Freeman qui a 84 ans interprète le rôle d’un méchant plus que convaincant.


C’est un peu dommage de perdre cette relation, tueur à gage garde du corps, mais le film conserve les caractéristiques de ces 3 personnages centraux sur qui tout le film, toute la franchise repose.




























samedi, juin 26, 2021

Ibrahim

Un film Cannes 2020, premier film de l’acteur Samir Guesmi


Ibrahim (Abdel Bendaher) vit avec son père (Samir Guesmi) dans le nord de Paris. Il suit un CAP alors que son père est écailler dans une brasserie parisienne.


Le père d’Ibrahim a finit d’économiser pour s’acheter des prothèses dentaires, mais Ibrahim entraîné par son ami Achille (Rabah Nait Oufella) va casser une télévision que son père va devoir rembourser. Va s’en suivre des tensions entre père et fils.


C’est avant tout un film sur la relation père fils. Une relation compliquée puisque la mère est absente. Une communication qui passera par du non dit par des regards, par des reproches on ne sait pas.


Ce qui est marquant c’est la ressemblance entre le père et le fils. Ibrahim est introverti et va être sous l’influence de son ami Achille qui va l’emmener hors du droit chemin. Le père d’Achille travaille dur, ne se rebelle pas allant même jusqu’à se faire plus ou moins arnaqué par les vendeurs de la boutique où son fils à casser une télévision.


Le film nous montre enfin, ce monde de la petite délinquance de l’arnaque de la débrouille incarné par Achille. Et le moins que l’on puisse dire c’est que ce monde est par certains coté ecoeurant.


Samir Guesmi dans son 1ere film fait enfin référence à l’effet Aquatique de Solvaighe Anspach, un film qui l’a révélé puisqu’une scène se déroule dans une piscine et que Florence Loiret Caille fait une apparition dans le film.


Un film très émouvant que cet Ibrahim, avec une vraie ambiance qui est développée par Samir Guesmi qui montre que les personnes les plus viles ne sont pas forcément celles qui en ont l’apparence ;




















 

mercredi, juin 23, 2021

minari

Un film de Lee Isaac Chung



Jacob et Monica (Steven Yeun et Ye ri Han) ont quitté la Californie pour l’Arkansas. Ils sont sexeurs, c’est à dire qu’ils trient les poussins mâles et les poussins femelles. Mais l’ambition de Jacob est de créer une ferme dans laquelle il fera pousser des légumes coréens. Mais rien ne sera facile et le couple va devoir surmonter beaucoup d’embûches.


C’est d’abord un film historique sur ces communautés d’immigration qui ont bati l’Amérique. On va voir que dans l’Arkansas on retrouve une communauté coréenne avec des ramifications en Californie et au Texas.


C’est encore un film sur le rêve américain où Jacob va essayer de monter sa propre affaire pour s’enrichir. Il va dans un premier temps sacrifier sa famille et la faire vivre au milieu de nulle part dans un bengalow pour avoir un terrain à batir.


Et puis beaucoup d’embûches vont arriver, des problèmes d’irrigation, de commercialisation des légumes, des problèmes de santé pour leur fils et puis la mère de Monica qui est venue les rejoindre et qui va devenir sénile.


Ce film est aussi une sorte de chronique de l’Amérique rurale. La messe du dimanche matin est une des seules occasion de sociabilisation de cette famille. Les enfants se feront vite des amis çà sera moins le cas pour les parents qui eux seront plus occupés à régler tous les problèmes auxquels ils seront confrontés.


Enfin ce personnage de la grand-mère (Yuh jung Youn) fait penser tout de suite à The Father ou encore à falling ou Still Alice, avec cette lente déchéance de cette femme qui au fil du temps va devenir une nouvelle charge pour ce couple qui fait face avec une extraordinaire dignité aux épreuves de la vie. Et c’est ce qu’on retiendra de ce film cette abnégation sans limite de cette famille qui fera tout pour vivre son rêve américain.














 

mercredi, juin 16, 2021

médecin de nuit


 

Un thriller signé Elie Wajeman


Mikael (Vincent Macaigne) est médecin de nuit. Il sillonne les rues de Paris la nuit pour aller chez ses patients. Il consulte également dans sa voiture et rédige beaucoup d’ordonnance de subutext pour des toxicomans. Mais il aide également son cousin pharmacien Dimitri (Pio Marmai) en rédigeant également des ordonnances de subutext mais celles ci destinées à un trafic de drogue.


Le film nous fait vivre une nuit avec Mikael, entre vrais patients et trafic de drogue mené par son cousin. Et le thriller se révélera beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.


Les interprétations de Vincent Macaigne et de Pio Marmai dans des rôles très noirs sont bluffantes et assez loin de leur registre habituel. Le personnage de Mickael est très attachant, certes il trompe sa femme mais fait son métier par choix, celui de venir en aide aux plus vunérables. Et s’il envisage de quitter son poste c’est pour rejoindre médecin du monde.

Sarah Gireaudau est également impeccable dans ce rôle trouble de fiancée de Dimitri et de maîtresse de Mickael.


Et puis il y a ce monde de la nuit, celui de la fête, celui de ces personnes angoissées ou malades, celui aussi du monde de la petite délinquance et des toxicomanes que Dimitri et Mickael côtoient.

C’est ce monde que l’on avait déjà vu il y a deux ans dans docteur ? Ce film où Michel Blanc interprétait déjà un médecin de nuit guidé par la voix de Chantal Lauby.












les deux alfred

 

Un film Cannes 2020 signé Bruno Podalydes.


Alexandre (Denis Podalydes) est au chomage et sa femme l’a provisoirement quitté. Il s’occupe seul de leurs 2 enfants. Mais il a trouvé un nouvel emploi dans une start up dans laquelle il aura un peu de mal à s’intégrer.


Ce film est une satire d’une partie du monde du travail actuel et de ce que David Graeber appelle des bullshit job ( des emplois à la con). Il dénonce également ces emplois d’auto entrepreneurs qu’Arcimboldo (Bruno Poldalydes) enchaînent.


Le film est un enchaînement de situations absurdes. Les réunions galettes des rois de 21 heures en sont un peu le paroxysme. Les employés de la start up étant régulièrement obligés de revenir le soir pour boire un verre manger de la galette sans jamais qu’aucun dossier n’avance.


Le question centrale du film étant tout de même comment concilier vie de famille et vie professionnelle. Chaque employé de la start up devant cacher qu’il a une famille sous peine de se faire licencier.

Le fim ose le ridicule le plus absolu pour dénoncer cet état de fait, le plus incongru étant la fois où Arsimoldo gardant les enfants d’Alexandre les a fait dormir dans une boite en carton dans l’entrepôt qu’il devait garder pour une nuit.

Alors oui le film est drôle mais c’est un humour assez amer. Et en cela on est pas très loin du cinéma de Ken Loach. Un film qui utilise l’humour pour nous faire réfléchir aux dérives du monde du travail.

On a néanmoins quelques aspects positifs et notamment celle de cette jeunesse qui n’accepte pas cet ordre établi et qui va se rebeller contre une système absurde et inhumain. Et c’est cette forme d’espoir que j’ai envi de retenir


jeudi, juin 10, 2021

le discours

Un film labellisé Cannes 2020 signé Laurent Tirard le réalisateur notamment du retour du héros. 


Adrien (Benjamin Lavernhe) est encore sous le choc quand il va manger chez ses parents (Francois Morel et Guilaine Londez) car sa petite amie Sonia (Sara Gireaudeau) est partie faire une pause. Il lui a envoyé un SMS mais n’a pas de réponse.

Pendant ce repas son futur beau frère Ludo (Khian Khojandi) va lui demander de faire un discours lors de son mariage.

Ce sera le point de départ d’un véritable précis sur le couple et la famille.


La famille c’est d’abord la mère d’Adrien qui est absolument fière de ses enfants surtout dans les situations les plus gênantes. C’est aussi cette relation un peu hors sol qu’entretien Adrien avec sa sœur Sophie qui semble ne pas forcément bien connaître son frère.


Et puis on a 3 couples. Les parents d’Adrien eux vivent depuis très longtemps ensemble, la mère d’Adrien vouant une véritable admiration pour son mari. On retrouve cette même admiration chez Sophie qui idolâtre son futur mari et en çà elle semble être la copie conforme de sa mère.

Enfin Adrien lui est avec Sonia, c’est un couple assez complice mais qui semble douter.


Et puis il y a ce discours enfin ces discours. Adrien voudrait bien dire ce qu’il pense à sa sœur à ses parents et à Sonia et ses projets de discours sont autant de moyens. Mais il ne veut pas froisser ses parents ni sa sœur et n’osera jamais dire ce qu’il a sur le cœur. Néanmoins ces discours sont ce qui donne le ressort comique au film.


Car au final ce film montre que ce qui fait le lien d’un couple ou d’une famille c’est d’apporter un soutien inconditionnel à l’autre même quand cela nous irrite au plus haut point.










mercredi, juin 09, 2021

nomadland

 


lundi, juin 07, 2021

villa caprice

 

Un thriller signé Bernard Stora


Gilles Fontaine (Patrick Bruel) est un riche homme d’affaire qui a recu une convocation d’un juge pour corruption.

Il décide de changer d’avocat et d’engager Maitre Germon (Niels Arestrup) un ténor du barreau parisien. 


Gilles Fontaine va devenir très intrusif et immiscer dans la vie assez secrète et feutrée de Maitre Germon.


Et on se rendra compte assez rapidement que Gilles Fontaine n’a pas uniquement engagé Maitre Germon pour le défendre, le but réel étant bien plus complexe.


Ce film est d’abord un mano à mano entre 2 personnages au fort charisme brillamment interprété par 2 acteurs assez volubiles. Et rien que pour cette confrontation le film vaut d’être vu. Les décors assez majestueux finissent de donner beaucoup de dramaturgie à ce film.


Concernant le scénario le spectateur sera mené en bateau un peu comme Maitre Vermon. Et ce n’est qu’un détail assez insignifiant que l’on ne prend pas au sérieux qui sera le réel enjeux du film. Et c’est toujours assez agréable de se faire harnacher par un film.


Même si le meilleur harnacheur reste Gilles Fontaine. Il va utiliser son skipper et sa femme (Paul Hamy et Irène Jacob) pour attendrir cet avocat un peu bougon qui vit seul avec son père vieillissant (Michel Boucquet) et qui se révélera plus friable qu’il ne veut le laisser croire.


mercredi, juin 02, 2021

des hommes

 

Un film de Lucas Delvaux le réalisateur de chez nous, 38 témoins et du brillantissime la raison du plus faible.


Lucas Delvaux est donc un réalisateur que l’on pourrait qualifier de social, il s’intéresse avec des hommes à la guerre d’Algérie.


Feu de bois (Gérard Depardieu) fait irruption ivre lors de l’anniversaire de sa sœur Solange (Catherine Frot). Solange va alors se plonger dans les lettres que son frère lui a envoyé d’Algérie. Même si elle ne cautionne pas le comportement de son frère elle semble être la seule à comprendre que lui aussi est encore aujourd’hui une victime de cette guerre.


Tout le film tourne autour du personnage de feu de bois. C’est un vétéran d’Algérie, solitaire et alcoolique. Mais plus le film va avancer plus ce personnage va se révéler complexe.

C’est un catholique très pieux, militaire en Algérie mais pacifiste. Il s’est toujours refusé à participer aux exactions de l’armée française en Algérie. Et pour cela il a toujours été en marge de ses camarades.


C’est toute cette complexité que raconte le film


Gérard Depardieu, Catherine Frot et Jean Pierre Daroussin sont finalement peu présent dans le film qui est plus un grand flash back, une sorte de chronique de la vie de jeunes militaires basés au milieu de nulle part en Algérie. Ils sont terrassés par l’ennui et sont très loin de chez eux pour mener un combat qu’ils ne comprennent pas. Cette frustration est amplifiée devant le manque de reconnaissance que leur porte la population de France métropolitaine. Et c’est finalement le résultat de cette jeunesse brisée qu’est feu de bois, vieil homme solitaire qui attend d’être arrêté par les gendarmes.

lundi, mai 31, 2021

promising young woman

 Un film d’Emeral Fennel une des productrice et scénariste des 2 premières saisons de la géniale série anglaise Killing Eve.


Cassandra (Carey Mulligan) est une serveuse dans un café et le soir elle va dans des bars et fait semblant d’être ivre pour punir les hommes qui vont tenter d’abuser de sa faiblesse.


Tout va changer quand elle va rencontrer Ryan (Bo Burnham) un de ses anciens camarades à la fac de médecine. Le drame qu’a vécu Cassandra à la fac va alors prendre une toute ampleur et le sentiment de vengeance fonctionnera à plein.


Le personnage de Cassandra ressemble étrangement à celui de Villanelle dans la série Killing Eve. Une femme qui ne semble pas avoir de limite et très froide quand elle commet ses forfaits. Ce sont également des personnages très torturés suite à des traumatismes qu’elles ont vécus


Ceci donne un film un peu tarantinesque époque boulevard de la mort, un film d’action plutôt efficace.


Mais surtout c’est un film qui utilise ce biais pour faire passer un certain nombre de messages.


Le viol est un crime et pas un incident même s’il est commis un fils de bonne famille. Une femme n’est pas responsable de son viol même si elle a un peu bu lors d’une soirée.


On pourrait croire que c’est un film à charge contre certains hommes, certaines femmes en prennent aussi pour leur grade quand elles ont détournées les yeux ou qu’elles n’ont rien fait pour dénoncer ces crimes.


Un film très fort donc mais aussi un bon thriller

dimanche, mai 30, 2021

chacun chez soi

 

Une comédie francaise qui n’est autre que le deuxième film de Michèle Laroque.



Anna (Alice de Lencquesaing) et Thomas (Olivier Rosemberg) vivent dans l’appartement d’un ami parti vivre à Londres. Celui devant rentrer précipitamment, ils doivent trouver un nouveau logement. Ils vont alors élire domicile chez les parents d’Anna (Michele Laroque et Stephane de Groodt). Catherine la mère d’Anna ne sera pas particulièrement ravie de retrouver sa fille chez elle.


Un grand nombre de gags si ce n’est tous ont été réunis dans la bande annonce, donc de ce côté là vous n’aurez pas de surprise si vous avez déjà vu la bande annonce.


Malgré çà il y a quand même des choses à sauver dans ce film.


La première sera l’interprétation de Stéphane de Groodt. Il interprète Yann le père d’Anna. Il a vendu sa société et se trouve désœuvré. Ses bonzaïs lui prennent tout son temps et le reste n’a guère d’importance. Et Stéphane de Groodt est parfait pour interpréter ce personnage lunaire.


Le second point ce sont tous ces non dits qui s’accumulent dans cette famille. Catherine n’ose pas quitter son mari apathique, Yann n’ose pas dire qu’il ne va pas bien, Thomas n’a pas dit qu’il a perdu son emploi, Anna n’ose pas avouer à sa mère qu’elle souffre de ne pas être sa fille préférée.


On aurait pu croire à des caprices d’une famille qui vit dans un confort plus que certain, mais plus le film va avancer plus ces problèmes de communication vont apparaître comme évident.


Mais cette aspect du film n’est pas assez creusé pour faire oublier la comédie un peu lourdingue.



falling

 


Un film de et avec Viggo Mortensen.



Jon Petersen est allé chercher son père Willis (Lance Henricksen) pour que celui-ci passe quelques jours en Californie avec lui. Jon veut également faire visiter des maisons à son père pour que celui-ci déménage plus près de chez lui. Mais Willis est atteint de démence et ses relations avec ses enfants sont plus que violentes.



C’est avant tout un film sur des confrontations.

Une confrontation entre 2 époques. Celle de l’enfance de Jon où le patriarcat était la norme. Le mari travaillant à l’usine, la femme s’occupant du foyer, foyer dans lequel le mari pouvait tout se permettre

Une confrontation territoriale entre la Californie à l’été permanent et à la société très progressiste et cette Amérique rurale très conservatrice et aux rancoeurs très présentes.



Tout çà va nourrir la confrontation entre un père et son fils qui appartiennent à deux époques à deux mondes à deux sociétés radicalement opposées.



Vous ajoutez cela la démence naissante de Willis (Still Alice Julianne Morre) et vous obtiendrez un film d’une violence rare, dans lequel un homme qui est sur le point de mourir va tenter de se raccrocher à des traditions à un mode de vie qui lui est familier.

On ne saura jamais réellement ce qui va relever de la démence ou du mauvais caractère que Jon a toujours eu.



Ce Viggo Mortensen a voulu monter dans falling à travers la chute de ce père c’est l’évolution assez radicale de la société en à peine une génération ce qui adoucit un peu la violence qui est omniprésente dans les près de 2h de ce film.


jeudi, mai 27, 2021

the father

 

Un film oscarisé du français Florian Zeller qui adapte sa propre pièce de théâtre et qui a offert à Anthony Hopkins une statuette du meilleur acteur et l’oscar du meilleur scénario adapté à Florian Zeller.


Anne (Olivia Colman) vit à Londres et doit s’occuper se son père Anthony qui est atteint de démence.


Anne peine de plus en plus à gérer les crises de son père qui devient de plus en plus agressif.


La force du film est de placer le spectateur du point de vue d’une personne souffrant d’Alzheimer. On va voir des scènes plusieurs fois en arrivant pas à distinguer la réalité des souvenirs imaginaires d’Anthony.


Anne doit elle partir à Paris, vit elle chez son père ou est ce que c’est lui qui vit chez elle. Tous ces éléments vont rester très flous pendant une grande partie du film. Et on va peu à peu se mettre à la place d’une personne souffrant d’Alzheimer et l’expérience est glaçante.


Tout ceci est renforcé par un quasi huis clos. Tout le film se passe presque dans un appartement. Anthony est enfermé dans un univers qu’il ne maîtrise plus et également dans un appartement qu’il peine à identifier.


Anthony Hopkins est remarquable passant de l’espièglerie à la dépression et la peur en quelques instants


Olivia Colman en fille dévouée, aimante mais rapidement dépassée attire énormément de compassion.


Enfin Imogen Poots cette jeune aide soignante qui va essayer d’appréhender Anthony confirme tout le talent qu’on avait vu en elle dans Vivarium que j’avais choisis comme meilleur film de 2020.


mercredi, mai 26, 2021

hospitalité

 Un film de Koji Fukada sorti en 2010 au Japon mais seulement ce printemps en France



On est dans un quartier de Tokyo. Mikio (Kenji Yamamauchi) dirige une petite imprimerie dans sa propre maison. Il vit avec sa jeune femme et sa sœur.


Un jour Kagawa (Kanji Furutachi) va débarquer dans l’imprimerie. Il prétend être le fils d’un vieil ami de Mikio . Il va arriver à se faire embaucher et va s’incruster dans la vie de son patron.


Ce film repose d’abord sur un scénario brillant. Tous les éléments du film sont présent dès le début. Mais Koji Fukada nous mène en bateau tout le long du film et on ne comprend qu’à la toute fin du film de quoi il s’agit. On a plaisir à s’être fait mystifié pendant 1h30 bien qu’on se sente un peu vexé de ne pas avoir compris les choses plus rapidement.


L’autre côté intéressant est cette antagonisme entre une société japonaise très introvertie, très respectueuse de l’ordre et ces arnaqueurs qui vont venir mettre ce quartier sans dessus dessous. On a notamment ce comité de quartier qui se réunit pour mettre en place des patrouilles citoyennes pour traquer une criminalité que l’on a peine à soupçonner.

Ce n’est pas du Ocean eleven ou du Parasite, mais Kagawa va s’imposer assez rapidement dans la vie de son patron, profitant de la crédulité et de la gentillesse de ce dernier. On va croire d’abord qu’il cherche juste un emploi et un logement mais l’arnaque est bien plus développée et bien plus préparée.


Ce n’est pas forcément un film spectaculaire, mais c’est un film tellement bien réussi qu’il arrive même à rouler le spectateur dans la farine.


mercredi, mai 19, 2021

mandibules

 

Le nouveau film du formidable Quentin Dupieux après avoir connu un certain succès avec le Daim



Manu et Jean Gab (Gréagoire Ludwig et David Marsais du Palmasow les folles aventures de Max et Leon) sont deux losers magnifiques qui errent dans le Var. On propose à Manu 500 euros pour livrer une valise. Pour cela il vole une voiture dans laquelle se trouve une mouche que Manu et Jean Gab vont tenter de dresser. Mais rien ne se passera vraiment comme prévu.



Les personnages de Manu et Jean Gab sont hyper bien construits. Ils sont rêveurs et font preuve d’une bêtise qui frise le génie. Et c’est pour cela qu’ils sont attachants.

Les jeunes nantis dont ils vont croiser la route ne valent pas mieux ce qui va donner un enchainement tout à fait génial de comique de situation.

Le personnage de Gilles (Bruno Lochet) est un clin d’œil émouvant aux deschiens dans une certaine forme de transmission. Quentin Dupieux fait aussi appel à 2 acteurs du Palmashow qui dans les folles aventures de Max et Leon incarnaient très bien ce comique à la fois absurde et tendre.

Un film avec de nombreuses références mais aussi avec beaucoup de poésie.

Quelle idée à la fois folle et géniale qu’ont ces 2 personnages de vouloir dresser une mouche. L’intégration des effets spéciaux est plus que réussie et permet de rendre plus que crédible ce postulat.



















l'étreinte

 

Un film de Ludovic Bergery avec la trop rare Emanuelle Beart que l’on avait plus vu à l’écran depuis merveilles à Montfermeil en 2018.



Margaux revient en région parisienne et reprend une maitrise d’allemand à l’université.

Elle n’a pas du tout l’âge de ses camarades de promotion parmi lesquels se trouve Aurélien (Vincent Dedienne)

Va commencer pour Margaux une sorte de dérive, une errance dans un environnement dans lequel elle ne se sent pas à l’aise.

Elle n’est pas à l’aise avec ses camarades de promotions qui sont de jeunes adultes au style de vie débridés, ni avec les hommes de son âge qu’elle va tenter de rencontrer.

Ceci est du au deuil de son mari qu’elle a perdu il y à peine 6 mois. Et finalement seul Aurélien qui lui a un parcours de vie identique sera à même de la comprendre.

Et plus le film va avancer plus cette errance va se transformer en une forme d’auto destruction dont Margaux ne va pas voir le bout.

Les morts dans les vies d’Aurélien et Margaux n’apparaissent jamais à l’écran sous forme de flash back mais sont au final omniprésents et sont pour ces 2 personnages une forme d’étreinte dont ils vont avoir du mal à se séparer.

On a beaucoup d’empathie pour ces 2 personnages que le reste de la société ne comprend pas et qui vivent presque en marge de celle-ci. Et c’est surement cet isolement du au deuil qui va les mener à des comportements auto destructeurs.

Ludovic Bergery nous livre une analyse du deuil très juste et très émouvante, avec 2 acteurs formidables que l’on attendait pas forcément dans ce type de rôle.





jeudi, octobre 29, 2020

garçon chiffon

 


Véritable performance d'acteur #GarconChiffon est au mieux brouillon au pire creux

mercredi, octobre 28, 2020

adn

 


Processus de deuil émouvant #adn est aussi un film très cru et très pertinent sur la famille

mardi, octobre 27, 2020

petit vampire

 


Petit bijou d'animation hyper rythmé #petitvampire est aussi socialement très moderne

lundi, octobre 26, 2020

miss


 

Passée l'habile supercherie #MissLeFilm est surtout le portrait d'une "famille" à la fois atypique et attachante

mercredi, octobre 21, 2020

adieu les cons

 


Au delà de l'émouvante quête d'un fils
#AdieuLesCons est poétique sans oublier d'être politique

jeudi, octobre 15, 2020

una promessa

 


Un film de Gianluca et Massimiliano de Serio


On est dans le sud de l’Italie, Giusseppe (Salvatore Esposito) n’a plus de travail depuis qu’il a perdu un œil. Il a perdu également sa femme qui travaillait dans une exploitation agricole. Il se retrouve seul avec son fils Anto (Samuele Carrino), sans ressource.


Ils vont alors aller travailler dans cette exploitation agricole qui ressemble plus à un camps d’esclaves.


La misère est présente du début à la fin du film et elle est exploitée par des gens qui s’enrichissent sur le dos de migrants ou d’italiens très pauvres.


Giuseppe et son films vont alors habiter dans une cabane et passer leur journée dans les champs soit accroupis soit à manipuler des produits dangereux.


L’image assez délavée et surexposée nous fait penser à Pinnochio ou encore Dogman 2 autres films italiens dans la même thématiques.


On pourrait penser qu’on est dans une sorte de conte mais c’est peut être le fait que ce film puisse décrire une réalité rend cette misère insupportable.


Il y a néanmoins quelques lueurs d’espoirs. L’amour indéfectible entre un père et son fils. Ce chien qui ère de cabane en cabane et qui vient apporter un peu de joie à ces travailleurs exploités. Et puis cette collègue de le mère d’Anto qui va le réconforter comme elle peut.


Bref un film très dur qui ferait passer le cinéma de Ken Loach pour des comédies.

a dark dark man

 



Adilkhan Yerzhanov signe un film glaçant sur la corruption au Kazakhstan.


Bekzat (Daniar Alshinov) est un jeune policier des steppes kazakh.


Il enquête sur un meutre. Tout de suite les soupçons se concentrent sur un jeune marginal qui n’a plus toute sa tête. A la demande de hauts gradés ce jeune marginal devra être retrouvé pendu dans sa cellule. Mais Ariana (Dinara Baktybaeva) une journaliste va contrecarrer les plans d’une oligarchie aux mœurs révoltants.


Le décor est un élément pesant. On peut très bien mesurer la dureté de ce climat et de cette vie au milieu de nulle part dans un climat aride.


Et puis on va découvrir les vrais raisons de l’arrestation de ce marginal qui sont révoltantes. S’il disparaît peux de gens le plaindront et Bekzat et son chef continueront d’être grassement rémunérés pour faire le sale travail.



Et puis il y a ce grain de sable dans cette société oligarchique qui prend la forme de cette journaliste kazakh qui vit à l’étranger.


Le film est aussi rythmé par des scènes assez surréaliste comme ces 2 policiers qui jouent au football avec une bassine en plastique. Ou encore cette scène où Bekzat doit recommencer encore et encore un rapport pour que celui plaise à la hiérarchie des policiers. Et c’est dans ces petits détails qu’on mesure le degré de corruption de ce pays. On se croirait presque dans des épisodes de Benny Hill tellement les les personnages sont caricaturaux mais cela cache une réalité bien plus noire et dramatique.

lundi, octobre 12, 2020

parents d'élèves


 

La co réalisatrice de connasse princesse des coeurs nous emmène en classe à la veille des vacances scolaires.


Vincent (Vincent Dedienne) est un jeune homme qui n’a pas réellement grandi. Pour gagner sa vie il garde des animaux. Sa voisine va lui demander de s’occuper de son fils Bart après l’école. C’est là que Vincent va tomber amoureux de Nora (Camelia Jordana) la maîtresse de Bart. Vincent et Bart pour des raisons différentes vont alors faire croire à Nora qu’ils sont père et fils, ce qui va les obliger à aller très loin dans le mensonge.


Le film est avant tout une comédie romantique. Une histoire d’amour impossible entre une maîtresse et ce qu’elle va longtemps croire être un parent d’élève. Vincent est relativement touchant , il va rentrer dans une association de parents d’élèves dans le seul but de pouvoir passer du temps avec Nora.


Mais le film est aussi plus profond, il va servir de prétexte à un galerie de portraits assez représentatifs de la société française.


On aura le père un peu macho (Karin Guesmi), la mère de famille très étourdie, celle qui va vouloir tout diriger (Alix Poisson) et puis la mère de Bart (Anne Charier) qui ne va pas renoncer à sa carrière. Et au final tous les enfants seront peu ou prou le portrait de leur parent. Sauf Bart qui lui n’a pas connu son père et qui en cherche désespérément un.


Bref un très beau film sociétal qui va même jusqu’à convoquer Françoise Dolto, mais qui peut également comme une très belle comédie romantique avec 2 acteurs qui continuent de se révéler Vincent Dedienne et Camelia Jordana

vendredi, octobre 09, 2020

30 jours max

 


2eme long métrage de Tarek Boudali un des membres de la bande à Philippe Lachaux alias fifi


Rayane (Tarek Boudali ) est un flic plus que maladroit qui va faire échouer l’arrestation d’un trafiquant de drogue, le Rat (José Garcia). Croyant être atteint d’une maladie incurable Rayane va faire croire au rat qu’il détient le carnet sur lequel il a noté toute ses transactions pour lui extorquer de l’argent. Mais la situation va vite dégénérer.


Ce film rappelle Nicky Larson le film de Philippe Lachau qui joue un inspecteur des stup dans le film.


Les tournants du film sont toujours amenés par un petit détail préalable. Et puis Tarek Boudadi ose le burlesque l’exubérance. Mais pour que çà marche il faut que tout soit bien construit et c’est le cas. Comme nous le disait Vanessa Guide lors de l’avant première du film, tout était prévu à la virgule près ne laissant que très peu de place à l’improvisation.


On peut ne pas être sensible à l’humour de la bande à fifi comme à l’époque on ne pouvait pas forcément être sensible à l’humour des nuls dans la cité de la peur mais ce film à le mérite d’être bien construit et efficace.


On retrouve au casting notamment José Garcia très convainquant en trafiquant de drogue sans pitié et Marianne Chazelle en grand-mère youtubeuse assez loufoque.


Bref un divertissement efficace parce que reposant sur une structure solide qu’impose le genre comique.

mercredi, octobre 07, 2020

yalda la nuit du pardon

 


Massoud Bakhshi nous propose un mélange des genres assez étonnant entre télé réalité, religion et chronique judiciaire.



Maryam (Sadaf Asgari) a été reconnue coupable du meurtre de son mari. Pour commuer la peine de mort à laquelle elle a été condamnée en prison, elle doit obtenir le pardon de la fille de son mari Mona (Behnaz Jafari) Pour cela les 2 femmes vont participer à une émission de télévision dans laquelle un imprévu va tout remettre en cause.


Toute l’intrigue est concentrée en une soirée ce qui renforce la dramaturgie du film. On est aussi dans un seul lieu, ce studio de télévision.


L’intrigue en elle même est assez complexe. L’intérêt de Mona va être le nœud de l’histoire. Si Maryam est exécutée elle ne touchera pas le prix du sang et ne pourra pas refaire sa vie à l’étranger.


Et c’est là que le film va basculer d’une dimension émotionnelle, le décès d’un père, en une vulgaire opération économique. Mais un événement imprévu va venir modifier cette opération économique.


Et c’est peut être là que le film est le plus critique. L’émission promeut le plaisir que l’on a à pardonner. Mais c’est au final l’argent qui va tout diriger. Pour les producteurs de l’émission le but sera de faire de l’audience et d’attirer des sponsors qui se feront de la publicité en payant le prix du sang.


Au final la victime dont la misère et la volonté désespérée de vivre sera exploitée par Mona et les producteurs de l’émission.


Massoud Bakhshi nous propose un polar très efficace avec une critique de la société iranienne qui met en scène la religion à des fins mercantiles.

 

lundi, octobre 05, 2020

josep

 


Un film dessiné par Aurel.


On est en 1939 et Josep a fuit avec ses camarade républicains l’Espagne de Franco. Arrivés en France ils sont parqués dans des camps gardés notamment par des gendarmes. Josep raconte une amitié entre un gendarme et un réfugié qui dans l’exil a perdu de vue sa femme enceinte de leur enfant.


Deux époques se télescopent, 1939 et nos jours. De nos jours un garçon va découvrir l’histoire de son grand-père grâce à un dessin. Et c’est ce dessin qui va faire le lien entre les 2 époques.


L’intrigue sera de savoir si Josep va retrouver sa femme et comment le gendarme va l’y aider.

Il faudra déjà déjouer les préjugés et le racisme des gendarmes qui vont humilier les réfugiés espagnols. Ce gendarme va lui être plus tolérant et fournir une feuille et un crayon à Josep pour qu’il puisse dessiner.


Et puis il y a cette enquête qui va passer par une mairie et un bateau hôpital pour retrouver la trace de cette femme qui a disparue.


Sur la forme ce n’est pas vraiment un film d’animation. Le dessin prend beaucoup de place et l’animation en elle même n’est qu’accessoire.


Ce qui marque également c’est le décalage entre le drame que vivent ces réfugiés et l’ambiance festive qui pouvait régner dans ces camps, un moyen pour eux d’oublier ne serais ce que quelques instant le drame qu’ils ont vécus.


Bref une belle histoire de transmission, entre un grand-père et son petit fils mais surtout un moyen trouvé par Aurel de ne pas nous faire oublier ce moment tragique de notre histoire.

mercredi, septembre 30, 2020

un pays qui se tient sage

 

Le documentaire du journaliste indépendant David Dufresne qui revient notamment sur les manifestations des gilets jaunes et sur le comportement des forces de l’ordre à cette occasion.



Sur la forme le film est un peu déroutant. On a bien sur des images des manifestations dont des images de smatphone. Et puis on a des interviews de personnes dont on découvrira le nom et la qualité à la fin du documentaire et qui vont réagir notamment aux images qui sont projetées sur un écran.


Sur le fond le travail journalistique est d’une grande qualité. Il est d’abord très factuel en utilisant notamment des films professionnels et amateurs. Il donne la parole aux différents partis qui ont acceptés de venir témoigner dans le film. Jamais le film n’est qu’à charge sur le travail des forces de l’ordre. Et puis enfin il met en perspective ces évènements en donnant la parole à des universitaires de différents domaines.


Le titre du film fait référence à cette vidéo tournée par un policier montrant des jeunes à genoux les mains sur la tête dans laquelle un policier dit « c’est comme çà une classe qui se tient sage » 


Les vidéos sont le coeur du film. Sans les vidéos amateurs jamais on aurait pu avoir de preuves des mutilations causées par les lanceurs de balles de défenses et par certaines grenades.


Cà me rappelle le film 120 battements par minutes dans lequel les militants d’act up en parlant du SIDA faisaient exister une maladie qui était nier par toute la société.


Le documentaire est d’autant plus fort qu’il est impartial et journalistique ment irréprochable. L’hypothèse selon laquelle les forces de l’ordre sont des victimes au même titre que les gilets jaunes est posée et défendue par différents intervenants que l’anonymat à l’avantage de placer au même niveau.

la femme qui s'est enfuie

 

Le nouveau film de Hong Sang-Soo après hotel by the river qui était sorti il y a à peine 2 mois ;


Gamhee (Kim Min Hee) est une jeune femme qui rend visite à trois de ses amis. Ceci va donner les 3 séquences de ce film à sketchs.


Dans le premier sketch leurs discussion est interrompu par un voisin, dans le second par un poète et dans le troisième par un client du cinéma.


Mais le tour de force de Hong Sang-Soo ne se voit qu’à la fin du film. Comme le dirait Michèle Tatu une ancienne chroniqueuse de cette émission, c’est un film auquel on continue à réfléchir bien après la séance.


Il y a un parallélisme des formes que l’on ne voit pas tout de suite mais qui est remarquable.


Sur le fond le film ne présente pas beaucoup d’intérêt mais sur la forme il est tout simplement bluffant.


Meme les références à l’alcool qui sont la colonne vertébrale des films de Hong Sang-Soo sont d’une subtilité assez remarquable.


La manière de filmer est aussi assez singulière avec notamment ses longs plans fixes interrompus par des zooms sur un personnage.


C’est aussi un très beau film de femmes avec ces 3 hommes qui viennent comme des intrus perturber des retrouvailles.


C’est un exercice de style où il vous faudra trouver tous les points communs que ce soit dans les dialogues ou dans la manière de filmer ce qui est plutôt assez stimulant.

lundi, septembre 28, 2020

les apparences

 

Un film de Marc Fitoussi qui avait signé notamment Selfie, Maman à tort et surtout l’excellent Pauline détective.


Eve et Henri (Karine Viard et Benjamin Biolay) sont des piliers de la communauté française de Vienne. Lui est chef d’orchestre et elle dirige la médiathèque française de Vienne. Mais Eve se rend compte que son mari lui cache quelque chose. Elle finit par découvrir qu’il la trompe avec Tina l’institutrice de leur fils (la lunaire Laetitia Dosch). Et la vengeance d’Eve ne va pas être sans conséquences.


On est dans un milieu mondain assez terne où les rires forcés sonnent très faux. Et puis Tina va apparaître comme une menace pour Eve, une menace de déclassement comme la femme d’un de leurs amis qui a du rentrer en France après avoir quitté son mari. Et cette femme est devenue la risée des femmes de cette communauté française.


Eve devra donc trouver un moyen de se débarrasser de Tina et le meilleur moyens sera de la décrédibiliser.


Il y a notamment cette scène très drôle entre Eve et Tina où Eve va parler de son mari alors que Tina va croire qu’elle lui parle de son fils.


Eve va se montrer capable d’aller très loin pour garder son statut social, mais elle ne sera pas la seule.


A noter la performance remarquable de Laeticia Dosch. Il y a cette scène plein de candeur avec Karine Viard où elle tient tête à la femme de son amant.


Et puis cette scène où devant des parents d’élèves elle va inventer un pirouette assez rocambolesque pour sauver la face.


Elle confirme tout le talent qu’elle avait montré notamment dans jeune femme et Gaspard va au mariage. On aurait du la voir au printemps dernier dans un film de la sélection officielle du festival de Cannes une passion simple qui sortira cet hiver.

dimanche, septembre 27, 2020

mon cousin

 

Un film produit et écrit notamment par Vincent Lindon et réalisé par Jean Kouen réalisateur de l’excellent doberman en 1997 et du très oubliable les infidèles en 2012,



Pierre (Vincent Lindon) est le chef d’une très grande entreprise de spiritueux. Tous les 5 ans il doit demander à son cousin Adrien (François Damiens) de signer un contrat dans lequel il s’engage à ne pas vendre ses parts de l’entreprise familiale.


Mais Adrien veut s’impliquer un peu dans l’entreprise ce qui va donner des sueurs froides à Pierre.



Le personnage d’Adrien et l’interprétation qu’en fait François Damiens est remarquable. Il y joue un homme désœuvré, n’ayant pas besoin de travailler pour vivre et qui cherche un sens à sa vie.


Il tente de se rapprocher de Pierre qui est sa seule famille, mais son cousin est bien trop occupé à diriger son entreprise et à gagner des contrats.


Adrien va apporter un peu d’humanité à l’entreprise familiale et un sens à la vie de son cousin. 


Ce film s’inscrit dans la lignée de « en guerre » ou « la loi du marché » où avaient joué Vincent Lindon. Il pose la question très factuelle d’un capitalisme sans réel sens où les employés ne vivent que pour leur entreprise.


Le personnage de Diane (Alix Poisson) est symptomatique, elle a mis sa vie entre parenthèse pour l’entreprise de Pierre. Elle a beau avoir un train de vie confortable, elle n’a au final pas fait grand-chose de sa vie.


Et c’est réellement ce personnage d’Adrien qui va être une lueur d’espoir dans un monde très standardisé qu’est celui de Pierre, un monde dans lequel il va être considéré comme fou. Tout l’enjeu du film sera de savoir si Pierre va évoluer dans la manière dont il va considérer son cousin.


Derrière la comédie parfois un peu grossière se cache un film avec un message humaniste plutôt intéressant.

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