jeudi, septembre 24, 2020

Ondine

 

Christian Petzold continue dans les drames après Barbara, Transit et Phoenix notamment. Il adapte ici le mythe d’Ondine le génie des eaux dans la mythologie germanique.


Ondine (Paula Beer) travaille au Sénat de Berlin .Elle est conférencière au service urbanisme. Son petit ami la quitte et elle menace de le tuer. Mais par accident elle va rencontrer Christoph (Franz Rogowski ) un scaphandrier.


Leur passion est intense jusqu’à ce qu’un terrible accident les sépare.


Dans le conte de Friedrich de La Motte-Fouqué en 1811 Ondine cherche à acquérir une âme dont elle est dépourvue en se mariant.


Christian Petzold se rapproche un peu du conte en mêlant dans son film 2 univers. Un réel et un autre un peu plus paranormal dont on ne sait pas si il est réel. Et çà sera au final au spectateur de se faire une idée et de croire ou non à ce que le réalisateur va nous montrer. Il réussira même le tour de force de nous faire douter de l’existence même du personnage principale de ce film.


C’est avant tout un film sur une passion. 2 amants qui viennent de se rencontrer et qui vont vivre intensément leur relation.


Et puis il y a l’ancien amant d’Ondine qu’elle ne parvient pas tout à fait à oublier et qu’elle va recroiser par hasard.


Enfin le dernier personnage important c’est Berlin qui apparaît à travers les plans qu’Ondine commente pour les visiteurs du Sénat. Berlin qui étymologiquement signifie marais en slave.


Une très jeune Paula Beer impeccable comme dans Frantz, une histoire d’amour passionnelle et une petite dose de paranormale font de Ondine un film tout aussi attachant que dramatique.






L'enfant rêvé

 

Raphaël Jacoulot filme le désir d’enfant qui cache en réalité une problématique bien plus complexe.


On est dans le haut Doubs entre Maiche et Morteau. Patricia (Louis Bourgoin) vient de s’installer dans la région avec son mari. Elle rencontre François (Jallil Lespert) a qui elle souhaite acheter des planches pour sa terrasse. Le coup de foudre est presque immédiat. Mais les amants ne pourront pas facilement quitter leurs familles respectives, même quand Patricia va tomber enceinte de François.


C’est un film dans lequel la cellule familiale est importante. Patricia a rapidement fondé sa famille pour combler le manque de sa famille qui l’a abandonné.


François lui a repris la scierie familiale et s’est associé avec sa femme Noémie (Melanie Doutey) elle aussi issue d’une famille de forestiers.


Pour Francois quitter sa femme c’est mettre en péril son entreprise. Et pour Patricia çà serait quitter un confort de vie et la seule famille qu’elle ait jamais eu. On revient sur la vision très factuelle du mariage captitaliste que Thomas Piketty avait développé dans son film le capital au XXI ème siècle.


Toute la question sera de savoir si la passion sera plus forte. Bien que le scénario soit dans un premier temps très convenu, Raphaël Jacoulot arrive à nous faire croire que les 2 amants vont quitter leurs familles respectives dont ils sont prisonnier. Et la manière dont ils vont retrouver la liberté est assez surprenante, bien qu’au final ce soit une des seules issues possible à leur relation.


Un bon film d’évasion où la famille est vue de manière très juste comme une sorte de prison avec tous les drames qui vont avec.

mercredi, septembre 16, 2020

j'irai mourir dans les carpates

Un film d’Antoine de Maximy le célèbre aventurier de l’émission télé.



Antoine de Maximy a disparu dans les Carpates. Sa voiture est sortie de la route et s’est retrouvée dans une rivière. Agnès (Alice Pol) a récupéré la valise d’Antoine qui contenait les rushs de son dernier film. Trouveras t’elle dans ces rushs des indices qui expliqueraient la disparition d’Antoine ? C’est l’intrigue du film.


Le plus touchant, c’est la relation entre Antoine et Agnès. Dans les rushs Antoine s’adresse directement à Agnès et on peut mesurer la confiance qu’Antoine a pour sa monteuse. On retrouve cette complicité tout au long du film et on découvre aussi ce métier de monteur qui est essentiel dans la réalisation d’un film.


Et puis on a le polar en lui même. Pourquoi Antoine a disparu ? C’est Agnès qui a un œil très exercé qui va découvrir des petits indices et qui va comprendre peu à peu ce qui est arrivé à Antoine.


En cela elle va être aidée par Laurent (Max Boublil) un flic un peu benêt et Théo un stagiaire encore très puéril. Ces deux personnages viennent un peu alourdir une intrigue qui aurait pu très bien se passer d’eux.


Et puis enfin on a également un documentaire sur les Carpates, ses villages, le château de Dracula et ses habitants parfois francophones. A travers le film j’ai personnellement découvert une émission de télévision que je ne connaissais pas mais qui semble assez intéressante.


A quelques scories près un polar original et agréable avec une Alice Pol qui quitte un registre comique et qui semble s’épanouir dans un rôle plutôt singulier.





 

lundi, septembre 14, 2020

le bonheur des uns

 

Daniel Cohen adapte sa propre pièce de théâtre le bonheur des uns.



Lea (Bérénice Béjo) est une vendeuse dans un magasin de vêtements. Elle vit avec Marc (Vincent Cassel) qui est le roi de l’aluminium. Elle est aussi amie avec Karine (Florence Forestie) qui elle vit avec Francis (Fancois Damiens)


Lors d’un dîner elle va avouer accidentellement qu’elle est entrain d’écrire un livre qui reprendrait les observations qu’elle a faite dans le centre commercial où elle travaille. Elle provoque immédiatement la moquerie de son compagnon et de ses amis. Jusqu’au jour où elle sera publiée par une célèbre maison d’édition.


Ce film montre ce qu’il y a peut être de plus vil dans les comportements humains à savoir la jalousie et la volonté pour certains de vouloir écraser les autres par leur vantardise. Et c’est sûrement là l’intérêt du film.


Et c’est ce que Léa subit. Elle est très amoureuse de Marc et très ami avec Karine et pour ne pas les vexer elle écrit en secret. Et quand son talent va être révélé au grand jour ses relations avec ces 3 personnages vont se dégrader.



Le revers de la médaille c’est que Marc, Karine et Francis vont apparaître très antipathiques ce qui au final plombe le film. On sent néanmoins de la solitude chez ces 3 personnages mais çà ne suffit pas à les sauver.


Au final Daniel Cohen interprète le personnage peut être le plus sympathique à savoir le patron de Léa qui voulait absolument lui offrir une promotion mais qui va finalement comprendre que Léa s’épanouit plus dans sa carrière d’autrice.


Un film très amer sur les comportements humains.

dimanche, septembre 13, 2020

Antoinette dans les Cévennes

Un film labellisé Cannes 2020 signé Caroline Vignal et je vous avoue que j’aurai bien voulu voir un des trois interprètes du personnage de Patrick sur le tapis rouge cannois.


Patrick vous l’aurez compris c’est l’âne qui accompagne Antoinette (Laure Calamy) sur la route de Stevenson dans les Cevennes. Antoinette compte y retrouver son amant Vladimir (Benjamin Laverhne) parti randonné avec sa femme et sa fille. Ce film va donc donner lieux à un certain nombre de situations cocasses qui vont nourrir le scénario.


Le parallèle entre Stevenson et Antoinette est criant tous les deux parcourent les Cevennes suite à une peine de cœur.


Mais les époques sont radicalement opposées. Antoinette est une parisienne qui se retrouve un peu perdue à la campagne. Elle va provoquer la moquerie ou l’empathie des personnes qu’elle va rencontrer et à qui elle va se livrer.


Et plus son voyage va durer plus elle va prendre confiance en elle et se détacher de ses problèmes. La marche et sa relation avec Patrick à qui elle va tout dire vont l’apaiser. Ce film est un peu une ode à la ruralité, à la nature dont l’homme se détache de plus en plus. Tous les personnages que l’on va croiser dans le film cherchent dans cette ruralité ou dans la pratique de la randonnée une sorte de paix intérieure et c’est en çà que tous les personnages secondaires sont importants et attachants.


Et puis au-delà des gags il y a une dimension plus mystique. Qu’est ce que Patrick va comprendre de la peine d’Antoinette ? Comment va t’il apaiser la jeune femme et lui apporter du réconfort. C’est sûrement cette relation qui est la plus forte et la plus intéressante du film.


Enfin les braiments de Patrick tombent plus qu’à propos et apportent beaucoup au caractère comique du film. Patrick qui a coup sur aurait mérité la donkey Palm si elle existait.



 

samedi, septembre 12, 2020

les choses qu'on dit les choses qu'on fait


 

Emmanuel Mouret signe une nouvelle comédie romantique où il interroge notamment les notions de désir et d’amour.


Le scénario repose sur 2 triangles amoureux. Maxime (Niels Schneider) travaille avec Gaspard (Guillaume Gouix) et ils sont tous les deux amoureux de Sandra (Jenna Thiam)


Daphné (Camelia Jordana) est marié à François (Vincent Macaigne) mais va tomber sous le charme de Maxime. Et c’est Maxime donc qui sera le fil rouge du film en étant un des protagonistes de ces 2 triangles.


Le film évacue vite la question du mariage qui est vu comme une notion capitaliste et qui servirait les intérêts communs des mariés. On retrouve notamment cette même analyse dans le documentaire de Tomas Piketty le capital au XXI eme siècle.


La notion la plus développée sera celle du désir. Il peut se contenter de prendre la forme d’un regard mais peut aussi déboucher sur une relation plus concrète.


Ce désir peut être également une véritable attirance ou vu comme le moyen de noyer le chagrin d’une relation qui n’a pas pu se réaliser.


En çà le film d’Emmanuel Mouret est assez intéressant puisqu’il décortique des comportements humains à travers de nombreux exemples. Le film peut paraître long mais dans les deux heures de film on passe en revue tellement de situation qu’on ne voit pas le temps passer.


Le film parle beaucoup de désir mais il parle aussi un peu d’amour. Il vient un peu compléter la définition qu’en faisait Hafsia Hezri dans tu mérites un amour, à savoir que l’amour c’est donner à quelqu’un qui n’en veut pas quelque chose que l’on a pas. Ici la définition est moins amère mais comme elle se trouve à la fin du film je n’en parlerais pas. Néanmoins Emmanuel Mouret dénonce une forme d’amour de propriétaire qui veut que l’on s’approprie l’autre et qui à l’opposé de ce que veut montrer le réalisateur dans son film.


mercredi, septembre 09, 2020

la daronne


 

Jean Paul Salomé n’offre pas à Isabelle Huppert qu’un rôle mais presque un film tant son personnage de Patience Portefeux est omniprésent.


Patience est traductrice. Elle travaille notamment pour la police. Dans ce cadre elle a rencontré Philippe (Hippolythe Girardot) un commandant de la brigade des stups. Ils doivent mettre fin à un trafique de drogue dans lequel est impliqué le fils de l’aide soignante qui s’occupe de la mère de Patience (Farida Ouachani). Et pour la protéger et pour payer l’epahd de sa mère Patience va se transformer en dealeuse.


On a tout de suite de l’empathie pour le personnage de Patience. Elle trafique pour arrondir ses fins de mois et s’occuper de sa mère et de ses filles. Elle doit aussi se sortir d’une situation difficile dans laquelle la plongé son défunt mari.


Sa relation avec Philippe est assez cocasse puisqu’elle se transforme en agent double infiltré dans les services de police en faisant preuve d’une sérénité et d’un calme remarquable.


Le scénario lui est assez bien construit. Jean Paul Salomé va placer un certain nombre de petits indices ou des éléments qui paraissent d’abord anodins mais qui vont se révéler important plus le film va avancer. Et le personnage de Patience va toujours savoir s’adapter à la situation et exploiter les opportunités qui se présentent à elles.


Isabelle Huppert est parfaite dans ce rôle, incarnant à la fois une femme amoureuse, une traductrice, une dealeuse, une voisine ainsi qu’une mère et une fille aimante.


Il a été reproché à ce film d’enchaîner les clichés sur les dealeurs maghrébins et les mafieux chinois. Mais il semble difficile d’accuser ce film de tous ces maux, tant tous les personnages sont attachants et provoquent de l’empathie.


Une belle comédie signée Jean Paul Salomé, l’essentiel étant de passer un bon moment dans les salles obscures.

lundi, septembre 07, 2020

ema


 Entre danse et désir d'enfant #ema est servi par une photo remarquable et un scénario bluffant

mercredi, septembre 02, 2020

police



 

19eme long métrage d’Anne Fontaine.


On va suivre 4 destins en 1 nuit.


Virginie (Virginie Effira) flic et jeune mère de famille. Aristide (Omar Sy) flic lui aussi qui a une aventure avec sa collègue, Erick (Gregory Gadebois) flic expérimenté dont le mariage bat de l’aile et Tohirov (Paymann Moaadi) sans papier que les policiers devront escorter à l’aéroport Charles de Gaulle.


A travers des flash back on va mieux cerner la vie de ces trois policiers et puis vient cette nuit. Que se passera t’il sur le chemin de l’aéroport ? Tohirov prendra t’il l’avion ? Ce sont les enjeux du film.

Ce qui est remarquable c’est de voir comment Anne Fontaine va transformer cette mission de routine en un film plus que poignant, très intense.


On va voir comment le métier de policier va affecter la vie de ces 3 flics.


On a vu un film similaire il y a pas très longtemps sur le pompiers les hommes du feu avec Pierre Niney. Il y a avait notamment cette scène où ils descendent dans le métro récupérer les membres d’un homme qui s’est suicidé. Ici aussi les policiers sont confrontés à la mort et à la violence ce qui n’est pas sans conséquences sur leur vie. Anne Fontaine le montre très bien de manière très pudique mais non sans intensité.


On a beaucoup d’empathie pour ces trois personnages assez similaires au destin brisé qui vont essayer de faire ce qu’ils peuvent pour vivre.

énorme

 


Sophie Letourneur signe un film sur un désir d’enfant.


Claire Girard (Marina Fois) est une pianiste de renommée mondiale. Elle parcours le monde avec son mari Frédéric (Jonathan Cohen) qui est aussi son agent et son homme à tout faire.


Lui gère le quotidien et l’intendance pour qu’elle puisse se consacrer à 100 % son art. Mais Frédéric à 40 ans va vouloir un enfant. Il va alors duper sa femme pour que celle ci tombe enceinte.


Commençons par le point positif Marina Fois est parfaite dans le rôle de cette diva hors sol qui ne vit et ne respire que musique et qui est complémentent inadaptée au monde réel.


Pour le reste pas grand-chose à sauver. La photo est surexposée et nous fait regretté de ne pas avoir pris nos lunettes de soleil. Certaines scènes quand le couple se rend à la maternité relève plus de la mauvaise caméra cachée que du cinéma.


On pourrait penser que Sophie Letourneur a voulu faire un film grotesque. Mais on est très loin de 9 mois ferme et du talent d’Albert Dupontel.


Et puis ce film se veut une comédie, mais à part les quelques sourires que nous arrachent Marina Fois, on est plus dans l’amertume. Claire et Frédéric Girard peinent à susciter de l’empathie tant ils semblent à milles lieux de la réalité.


Ce film aurait pu traiter de manière intéressante le sujet de ces femmes qui par choix ont décider de ne pas avoir d’enfant. Au final on a une caricature plus que ratée qui passe à côté de son sujet.



lundi, août 31, 2020

petit pays

 


Le film adapté du best seller de Gael Faye réalisé par Eric Barbier.


On est en 1993, Michel (Jean Paul Rouve) est un français expatrié qui vit avec sa femme rwandaise Yvonne et ses 2 enfants au Burundi.


La famille est en crise car Yvonne voudrait bien vivre en France mais Michel est retenu par ses affaires en Afrique.


C’est à travers les yeux de cette famille que le film va raconter le génocide au Burundi. Au delà des morts ce génocide va aussi détruire cette famille.


Ce génocide est raconté d’abord avec des yeux d’enfants. A l’école Hutu et Tutsi sont mélangés et rien ne les différencient.Ana et Gaby les enfants métisses du couples vont découvrir peu à peu les tensions entre ces deux communautés. Ce sont ces histoires d’enfants qui sont les plus intéressantes dans le film. Ana va être terrorisée par la guerre. Gaby lui à l’école va se frotter à la réalité des tensions entre Utu et Tutsi.


La photo est elle aussi remarquable et nous plonge presque dans un documentaire sur le Burundi des années 1990, Le personnage interprété par Jean Paul Rouve est lui aussi très fort, rempli d’humanité très tolérant très attachant bien qu’un peu borné.


Pari audacieux que de traiter le génocide au Burundi à travers les yeux d’enfants mais au final le film est tout autant didactique qu’humain malgré les horreurs de la guerre.

vendredi, août 28, 2020

mignonnes

 

Premier film d’une jeune réalisatrice de 35 ans Maimouna Doucouré,Prix de la Meilleure Réalisation au Festival de Sundance ainsi que la Mention Spéciale du Jury International à la Berlinale


Amy (Fathia Youssouf) vit avec sa mère et son frère dans un nouvel appartement où les rejoindront bientôt le père d’Amy avec sa nouvelle femme.


Dans son nouveau collège elle fait la rencontre de 3 danseuses Angelica, Coumba et Jess.


Amy va alors être tiraillées entre 2 cultures, une culture hip hop et une culture religieuse très traditionnelle.


C’est avant tout un film qui dérange. Voir des jeunes filles qui sont à peine dans l’adolescence, danser de manière très équivoque et très peu habillées choque. Mais cela traduit une réalité celle de l’hyper sexualisation de certaines très jeunes filles. Celà montre aussi une réalité que l’on ne veut pas admettre. Et en ce sens le film est intéressant.


Ce qui est révoltant également c’est une sorte de démission des parents et du collège que fréquentent les jeunes filles qui vont laisser faire.


La mère d’Amy est humiliée en devant annoncer à son entourage que son mari va épouser une seconde femme. Les parents des autres jeunes filles sont invisibles. Et la danse bien que çà ne soit pas de leur âge sera un moyen pour ces jeunes filles d’exister. Délaissées par leur parent ce sont des vidéos de danse sur internet qui leur serviront de modèle pour se forger une personnalité.



Le sujet traité par Maimouna Doucouré est difficile surtout pour un premier film mais elle arrive à traiter de manière efficace et sans vulgarité de l’hyper sexualisation de certaines jeunes filles


Un film tout aussi passionnant que dérangeant


jeudi, août 27, 2020

enragé

 



Thriller routier #enragé est classique, bien écrit et efficace

mercredi, août 26, 2020

family romance

 


Filmé à la manière d'un documentaire #familyromance montre un Japon où la pudeur et les apparences revêtent une grande importance

lundi, août 24, 2020

tenet


 

Le film au titre palindrome du dernier film de Christopher Nolan.


Le protagoniste (John David Washington) est chargé de sauver le monde qui serait menacé par une organisation opérant dans le futur et qui a pour ambition de le détruire.


Pour cela il devra suivre le temps de manière chronologique mais aussi de manière inverse.


Dans sa mission il va être aidé par Neil (Robert Pattinson) et Katherine (Elisabeth Debicki) la riche compagne d’un trafiquant d’arme russe.



Dans sa forme Tenet ressemble beaucoup à des films comme mission impossible ou James Bond. On va de continent en contient pour suivre une piste qui permettra au final de sauver le monde.


Comme dans Dunkerque le dernier Nolan les effets spéciaux sont remarquables. Le film dure un peux plus de 2 heures et demi mais les changements de décors et les scènes d’actions à couper le souffle font qu’on ne voit pas passer le temps.


Derrière ce film à grand spectacle on a quand même un peu de fond. Cette organisation veut détruire le monde dans le passé pour ne pas que le monde devienne la catastrophe environnemental qu’il est devenu.


C’est ambitieux de la part de Nolan d’altener la marche avant et la marche arrière du temps. Là où çà fonctionne peut être le mieux c’est quand un SMS dans le futur empêche un assassinant dans le passé.


Bref un très on film d’action où il n’est pas forcément utile de tout comprendre, à se demander si seulement Nolan a tout compris à l’intrigue du film qu’il nous a livré.

jeudi, août 20, 2020

belle fille

La comédie la plus rafraîchissante de l’été est signée Méliane Marcaggi qui signe son 1er long métrage.


Louise (Alexandra Lamy) se rend compte que son mari la trompe. Pour se venger elle lui vole sa carte bleue et son séjour en Corse qu’il devait effectuer avec sa maîtresse.


Arrivée sur l’ile de beaute, Louise fait la connaissance de Florent (Thomas Dutronc) avec qui elle va passer une nuit. Mais au petit matin elle se rend compte que Florent est mort.


Par une série de circonstances rocambolesque elle va devoir se faire passer pour la femme de Florent et accompagner sa famille dans le deuil.



Le scénario est plutôt original et convaincant. Tout est bien maîtrisé, on ne tombe pas dans le grand n’importe quoi.


Autre grande qualité du film, c’est d’avoir su mettre en valeur ce décor exceptionnel qu’est l’île de beauté. L’intrigue se déroule dans un magnifique petit village Corse et on a l’impression pendant une heure et demi d’étre en vacance.


Comme dans la série mafiosa on a des personnages corses assez singuliers mais on ne tombe jamais dans la caricature ce qui renforce l’intérêt du film.


Et puis il y a une sorte de mini thriller. Louise a t’elle tuée son amant ? Comment aider Andréa (Miou Miou) la mère de Florent à faire son deuil ? Anto son fils (Jonathan Zaccai, vu notamment dans le bureau des légendes) va inventer une femme à son frère pour atténuer le chagrin de sa mère. Mais il faudra garder le secret au moins jusqu’à l’enterrement.


Bref un film complexe avec des intrigues qui s’entrechoquent de magnifiques paysages, des qui proquo et du suspens tous les ingrédients sont réunis pour un film très agréable et très divertissant.


lundi, août 17, 2020

effacer l'historique

 

Le duo Benoit Délépine et Gustave Kervern nous livre une critique très acerbe de notre monde numérique.



Marie, Bertrand et Christine (Blanche Gardin, Denis Podalydes et Corinne Masiero) habitent dans un lotissement et se sont rencontrés sur un rond point durant les manifestations des gilets jaunes.


Tous les trois ont leur vie gâchée par le numérique. Un amant de Marie la menace de mettre en ligne une vidéo de leurs ébats, la fille de Bertand est harcelée dans son collège au moyens de vidéos et Christine n’a pas assez d’étoiles dans son application de chauffeur à la demande.


Tous les trois vont essayer de combattre les géants de l’internet qui contrôlent des données de leur vie.


On aurait peut être pu s’attendre à une comédie, mais ce film est très amer. C’est une fiction mais ce film est presque un documentaire sur notre société contemporaine de plus en plus numérique où la place de l’humain ne fait que reculer.

Et c’est le message que veut nous faire passer les réalisateurs grolandais.


Cette capacité à comprendre notre société contemporaine me fait penser aux films de Todelno et Nackache ou encore aux films de Klapish.


On a enfin une attention particulière aux seconds rôles qui apportent beaucoup. Le hacker joué par Boulie Lanners, qui habite dans une éolienne et qui se fait appeler Dieu est symptomatique d’une société numérique où finalement le virtuel à remplacer toute forme d’humanité.


jeudi, août 13, 2020

the climb


 

Histoire d'une amitié haute en couleur #theclimb est aussi une comédie burlesque sur fond de deuil

mercredi, août 12, 2020

voir le jour

 

Tendre, fort et engagé #voirlemonde tourne autour de son héroïne à la complexité remarquable

lundi, août 10, 2020

Eva en août

 

Sorte de dérive estivale madrilène #evaenaout est aussi une belle utopie

jeudi, août 06, 2020

l'infirmière


 Thriller subtil et étonnant #linfirmiere gratte le vernis d'une société japonaise en apparence très lisse

mercredi, août 05, 2020

just kids


 Terrible et brusque apprentissage de la vie d'adulte #justkids montre la solidarité le courage et la dignité d'une fratrie face au deuil

lundi, août 03, 2020

terrible jungle

 


Au delà du second degré parfois amusant #terriblejungle dénonce habilement l'exploitation d'une société autochtone

jeudi, juillet 30, 2020

hotel by the river

 


Là où le temps semble s'être arrêté #hotelbytheriver est rempli de mélancolie

mercredi, juillet 29, 2020

tout simplement noir

 


Autour d'un personnage cliché #toutsimplementnoir déconstruit ces mêmes clichés grâce à un casting 5 étoiles

lundi, juillet 27, 2020

lands of murders


 

Polar vintage sur fond de réunification #landsofmurders est aussi une galerie de personnages singuliers

mercredi, juillet 22, 2020

madre


 

Elena (Marta Nieto) est une jeune mère de famille dont le fils à disparu alors qu’il était sous la garde de son père en France.


Elena décide alors de partir dans la station balnéaire où à disparu son fils pour y travailler en tant que serveuse. Elle fait alors la connaissance de Jean (Jules Porier) un adolescent parisien a l’âge de son fils.


Jean veut séduire Elena alors qu’Elena elle prend Jean pour son fils. Va alors commencer une relation assez ambiguë entre les deux personnages.


Et cette ambiguïté cet interdit avec lequel les personnages fleurtent qui va donner de la tension à ce film.


Marta Nieto que l’on découvre dans ce film est très juste dans ce personnage de mère qui n’a jamais fait son deuil et qui n’est pas prête à continuer à vivre.


On a beaucoup d’empathie pour son personnage tout en étant dérangé par un potentiel inceste.


Les décors de la côte basque assez durs et apportent aussi beaucoup de force à ce film.


jeudi, juillet 16, 2020

exit


 


mardi, juillet 14, 2020

été 85

 


Passion aussi éphémère que destructrice
#Ete85 est aussi un voyage dans le temps convaincant

jeudi, juillet 09, 2020

la forêt de mon père

 Quand la folie détruit un homme #laforetdemonpere montre aussi l'impuissance d'une famille aimante et attentionnée

mercredi, juillet 08, 2020

lucky strike

 



mercredi, juillet 01, 2020

les parfums


Après le chant du loup qui nous a fait découvrir le métier d’Oreille d’or, les parfums signé par Gregory Montel nous fait découvrir le métier de nez.


Ce nez c’est Anne Walberg (Emmanuelle Devos) qui doit recréer des odeurs ou en masquer d’autres.

Pour réaliser ses missions elle fait appel à un chauffeur Guillaume Favre (Gregory Montel un des héros de la série 10%)


Et c’est la confrontation de ces 2 personnalité qui est au cœur du film.


Le procédé est très classique c’est celui d’Intouchables, une diva des parfums qui a peur des autres et qui va être aidée dans son métier par quelqu’un qui a absolument besoin de travailler pour vivre.


Le résultat est semblable à Intouchable c’est une comédie humaniste qui fait chaud au cœur.


La seule petite limite c’est la référence un peu trop fréquente au métier d’agent comme pour souligner que Grégory Montel a été révélé dans cette série populaire.


Même les personnages secondaires interprétés par Gustave Kervern et Sergi Lopez apporte ce qu’il faut à l’histoire.


Et puis on découvre un métier celui de nez et les différentes missions qu’il peut accomplir. Même si la parfumerie reste le grall dans ce métier, il peut intervenir également dans bien d’autres situations.


the hunt


Un des seuls blockbuster américain de l’été signé Craig Zobel


Tout commence dans un avion d’affaire où l’on découvre que différentes personnes ont été droguées.

Elles se réveillent dans un champ au milieu de nulle part dans lequel les attend une caisse remplie d’armes. Celles ci leur serviront à se défendre contre des ennemis invisibles qui veulent les tuer.


La première partie du film se concentre uniquement sur cette chasse à l’homme sans qu’on en sache beaucoup plus.


Seule Crystal (Betty Gilpin) arrivera à survivre et à déjouer les nombreux pièges qui lui seront tendus.


Mais on reste un peu sur notre faim et petit à petit des indices vont nous permettre de comprendre pourquoi ce groupe à été kidnappé et chassé.


Et c’est à ce moment là que le film d’action prend un peu de sens. Le film va alors se transformer en une critique de conspirationnistes qui sévissent sur internet et qui y répondent de fausses informations.


Même si la réponse à ces rumeurs à ces théories du complot est plus qu’excessive au moins elle sert le film d’action plutôt efficace et bien construit qui ne se perd pas dans des longueurs qui auraient pu être ennuyeuses.


Un des rares blockbuster de l’année qui fait le minimum syndical mais qui le fait plutôt bien.

lundi, juin 29, 2020

l'ombre de Staline

                                                                                                                

                                                                                    Agnie

szka Holland adapte l’histoire d’un jeune journaliste gallois Gareth Jones (James Norton) qui a voulu obtenir une interview de Staline pour savoir comment l’URSS finance son économie alors que le reste de l’Europe est en pleine crise économique.


Arrivé à Moscou il va alors fréquenter le milieu des journalistes en poste à Moscou et découvrir des secrets.


Ce film est avant tout historique. On est en 1933, la crise s’installe en Europe. Et deux modèles économiques s’affrontent.


Le film s’intéresse aussi à la presse. Comment faire son travail dans un régime totalitaire ? Quels sont les liens entre le pouvoir et la presse? Et surtout qu’elle est la responsabilité de la presse quand elle n’enquête pas sur des sujets d’importance majeure ?


Enfin il y a ce

voyage en Ukraine assez terrible avec des scènes qui dépassent la limite du supportable. Et c’est en Ukraine que le secret de l’URSS et de Staline se cache. Le miracle soviétique se fait au détriment d’une population qui est littéralement sacrifiée pour servir une propagande d’État et un modèle soviétique qui est à l’opposé

des valeurs qu’il prétend servir.


Enfin il y a ce journaliste Garreth Jones jeune et plein d’idéaux. On pense qu’il va être trop tendre trop naif pour mener une brillante carrière. Mais il ne va pas manquer de persévérance et de droiture. Il va gagner la confiance d’une journaliste allemande en poste à Moscou Ada Brooks (Vanessa Kirby) qui sera pieds et point liés mais qui va faire tout ce qu’elle peut pour aider Gareth Jones.


Ce dernier va subir le sort de tous les lanceurs d’alerte, il va être marginalisé et discrédité avant d’être réhabilité après sa mort. Un film qui nous fera peut être changer de vision sur les lanceurs d’alerte contemporains.

jeudi, juin 25, 2020

la bonne épouse

        
                                                            

Une comédie de Martin Provost dont la sortie a été contrariée par la fermeture des cinémas mais dont l’exploitation a repris.


On est à la veille de 1968 en Alsace dans une institution qui forme les femmes aux taches domestiques.


Cette institution est dirigée par Paulette Van der Beck (Juliette Binoche) elle même l’épouse du propriétaire Robert Van der Beck (Francois Berland) Les enseignements sont assurés par Giberte Van der Beck (Yolande Moreau) et Soeur Marie Thérèse

(Noémie Lvovsky), Mais l’institution se porte mal ceci étant du autant à la mauvaise gestion du propriétaire qu’au vent de modernité qui commence à souffler en France.


On pense que le coeur du film tournerait autour de la transformation de la société qui serait vue de cette institution ménagère mais çà sera plutot l’histoire d’amour entre Paulette Van der Beck et André Grunval (Edouard Baer),


Le comique réside d’abord dans l’hypocrisie de cette institution en apparence très conservatrice. Son directeur ne manque aucune occasion d’observer ses pensionnaires tandis que sa femme est en réalité amoureuse d’un autre homme.


Il y a aussi les pensionnaires de cette institution dans quelques une vont se rebeller con

tre le système soit en ne voulant pas se marier soit en faisant tout pour faire le mur à la nuit tomber.


Le personnage interprété par Yolande Moreau est lui aussi assez drôle, totalement réveuse et à mille lieux des réalités.


Enfin le personnage de sœur Marie Thérèse est aussi singulier très sévère mais aussi très drôle quand elle accueille une jeune fille qui a fait le mur avec fusil croyant que la guerre n’est pas finie.


L’histoire d’amour est elle tendre et légère ce qui rend ce film très agréable et ferait presq

ue oublié les quelques chansons dont le réalisateur aurait pu faire l’économie.

mercredi, juin 24, 2020

Benni

Un film d’une jeune réalisatrice allemande de 36 ans Nora Fingscheidt qui avec son premier long métrage de fiction a remporté un ours d’argent à Berlin en 2019.



Benni c’est le surnom de Bernadette (Helena Zengel ) une petite fille de bientôt 10 ans qui est ballottée de foyers en foyers. Elle est sujette à de fréquentes crises de violence car sa mère ne peut plus s’occuper d’elle.


La réponse des institutions est le plus souvent médicale, Benni passant de fréquents séjours en hôpitaux psychiatriques.


Mais Michael Heller (Albrecht Schuch ) va être le seul à vraiment tenter d’aider la petite fille.


Ce film fait tout de suite penser à ma vie de Courgette de Claude Barras (france tv tout l’été) ou le très émouvant States of Grace.


Mais ce qui est remarquable c’est l’énergie dans la mise en scène. Nora Fingscheidt. On est presque toujours dans l’urgence ce qui renforce encore le désespoir la détresse dans laquelle est plongée Benni.


Et puis il y a bien sur l’interprétation d’Helena Zengel qui a à peine 12 ans crève littéralement l’écran.


Au delà de ces aspects techniques c’est un film qui met en lumière une injustice qui touche une enfant de 12 ans qui se retrouve abandonnée. Elle crie son désespoir qui se matérialise dans une violence physique. Elle ne va être comprise que par Michael qui a lui vécu des moments similaires dans sa vie.


La réponse de la société sera médicale et administrative avec des placements en foyer. A aucun moment la dimension humaine ne sera prise en compte et c’est peut être là le côté le plus révoltant, celui d’une institution qui se persuade d’apporter une réponse mais qui abandonne une deuxième fois Benni.

lundi, juin 22, 2020

le capital au XXI ème siècle


Thomas Piketty aidé de Justin Pemberton adapte son best seller de1232 pages publié en 2013 et vendu à plus de 2 millions et demi d’exemplaire.


Le sujet à priori peut faire peur mais le film est passionnant car ancré dans une réalité que l’on connaît tous.


Le documentaire est assez bien construit car il mêle des images d’archives des interviews d’économistes et surtout des images de pop culture ( des films des chansons et même des dessins animés).


Thomas Piketty démontre d’abord que les inégalités ne cessent de se creuser dans le monde. Ceci n’est pas un phénomène nouveau. Dans le passé ces inégalités ont mené à des guerres et la l’installation de régimes totalitaires.


Les références historiques sont peut être un peux ennuyeuses mais sont indispensables dans la seconde partie du film qui est plus actuelle.


Une des constats les plus amers est que l’épargne de Monsieur tout le monde sert en très grande majorité à spéculer en bourse et ne sert qu’à la marge à financer l’économie réelle. Il démontre ainsi que la théorie du ruissellement défendue en 2017 par E Macron ne fonctionne pas et ne fait que creuser les inégalités au détriment de l’économie réelle.


Mais Tomas Piketty ne fait pas que dresser un constat assez sombre des dérives de l’économie mondiale, il apporte des propositions pour améliorer les choses, comme taxer les grands groupes internationaux à hauteur de leur activité dans un pays ou une taxation des grands héritages pour tout un chacun puisse bénéficier d’un capital.


Le plus intéressant est que Thomas Piketty défend une économie capitaliste et démontre que c’est le creusement des inégalités qui menace ce modèle.

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