mercredi, août 26, 2020
family romance
lundi, août 24, 2020
tenet
Le film au titre palindrome du dernier film de Christopher Nolan.
Le protagoniste (John David Washington) est chargé de sauver le monde qui serait menacé par une organisation opérant dans le futur et qui a pour ambition de le détruire.
Pour cela il devra suivre le temps de manière chronologique mais aussi de manière inverse.
Dans sa mission il va être aidé par Neil (Robert Pattinson) et Katherine (Elisabeth Debicki) la riche compagne d’un trafiquant d’arme russe.
Dans sa forme Tenet ressemble beaucoup à des films comme mission impossible ou James Bond. On va de continent en contient pour suivre une piste qui permettra au final de sauver le monde.
Comme dans Dunkerque le dernier Nolan les effets spéciaux sont remarquables. Le film dure un peux plus de 2 heures et demi mais les changements de décors et les scènes d’actions à couper le souffle font qu’on ne voit pas passer le temps.
Derrière ce film à grand spectacle on a quand même un peu de fond. Cette organisation veut détruire le monde dans le passé pour ne pas que le monde devienne la catastrophe environnemental qu’il est devenu.
C’est ambitieux de la part de Nolan d’altener la marche avant et la marche arrière du temps. Là où çà fonctionne peut être le mieux c’est quand un SMS dans le futur empêche un assassinant dans le passé.
Bref un très on film d’action où il n’est pas forcément utile de tout comprendre, à se demander si seulement Nolan a tout compris à l’intrigue du film qu’il nous a livré.
jeudi, août 20, 2020
belle fille
La comédie la plus rafraîchissante de l’été est signée Méliane Marcaggi qui signe son 1er long métrage.
Louise (Alexandra Lamy) se rend compte que son mari la trompe. Pour se venger elle lui vole sa carte bleue et son séjour en Corse qu’il devait effectuer avec sa maîtresse.
Arrivée sur l’ile de beaute, Louise fait la connaissance de Florent (Thomas Dutronc) avec qui elle va passer une nuit. Mais au petit matin elle se rend compte que Florent est mort.
Par une série de circonstances rocambolesque elle va devoir se faire passer pour la femme de Florent et accompagner sa famille dans le deuil.
Le scénario est plutôt original et convaincant. Tout est bien maîtrisé, on ne tombe pas dans le grand n’importe quoi.
Autre grande qualité du film, c’est d’avoir su mettre en valeur ce décor exceptionnel qu’est l’île de beauté. L’intrigue se déroule dans un magnifique petit village Corse et on a l’impression pendant une heure et demi d’étre en vacance.
Comme dans la série mafiosa on a des personnages corses assez singuliers mais on ne tombe jamais dans la caricature ce qui renforce l’intérêt du film.
Et puis il y a une sorte de mini thriller. Louise a t’elle tuée son amant ? Comment aider Andréa (Miou Miou) la mère de Florent à faire son deuil ? Anto son fils (Jonathan Zaccai, vu notamment dans le bureau des légendes) va inventer une femme à son frère pour atténuer le chagrin de sa mère. Mais il faudra garder le secret au moins jusqu’à l’enterrement.
Bref un film complexe avec des intrigues qui s’entrechoquent de magnifiques paysages, des qui proquo et du suspens tous les ingrédients sont réunis pour un film très agréable et très divertissant.
lundi, août 17, 2020
effacer l'historique
Le duo Benoit Délépine et Gustave Kervern nous livre une critique très acerbe de notre monde numérique.
Marie, Bertrand et Christine (Blanche Gardin, Denis Podalydes et Corinne Masiero) habitent dans un lotissement et se sont rencontrés sur un rond point durant les manifestations des gilets jaunes.
Tous les trois ont leur vie gâchée par le numérique. Un amant de Marie la menace de mettre en ligne une vidéo de leurs ébats, la fille de Bertand est harcelée dans son collège au moyens de vidéos et Christine n’a pas assez d’étoiles dans son application de chauffeur à la demande.
Tous les trois vont essayer de combattre les géants de l’internet qui contrôlent des données de leur vie.
On aurait peut être pu s’attendre à une comédie, mais ce film est très amer. C’est une fiction mais ce film est presque un documentaire sur notre société contemporaine de plus en plus numérique où la place de l’humain ne fait que reculer.
Et c’est le message que veut nous faire passer les réalisateurs grolandais.
Cette capacité à comprendre notre société contemporaine me fait penser aux films de Todelno et Nackache ou encore aux films de Klapish.
On a enfin une attention particulière aux seconds rôles qui apportent beaucoup. Le hacker joué par Boulie Lanners, qui habite dans une éolienne et qui se fait appeler Dieu est symptomatique d’une société numérique où finalement le virtuel à remplacer toute forme d’humanité.
jeudi, août 13, 2020
mercredi, août 12, 2020
lundi, août 10, 2020
jeudi, août 06, 2020
l'infirmière
Thriller subtil et étonnant #linfirmiere gratte le vernis d'une société japonaise en apparence très lisse
mercredi, août 05, 2020
lundi, août 03, 2020
terrible jungle
jeudi, juillet 30, 2020
mercredi, juillet 29, 2020
tout simplement noir
lundi, juillet 27, 2020
lands of murders
mercredi, juillet 22, 2020
madre
Elena (Marta Nieto) est une jeune mère de famille dont le fils à disparu alors qu’il était sous la garde de son père en France.
Elena décide alors de partir dans la station balnéaire où à disparu son fils pour y travailler en tant que serveuse. Elle fait alors la connaissance de Jean (Jules Porier) un adolescent parisien a l’âge de son fils.
Jean veut séduire Elena alors qu’Elena elle prend Jean pour son fils. Va alors commencer une relation assez ambiguë entre les deux personnages.
Et cette ambiguïté cet interdit avec lequel les personnages fleurtent qui va donner de la tension à ce film.
Marta Nieto que l’on découvre dans ce film est très juste dans ce personnage de mère qui n’a jamais fait son deuil et qui n’est pas prête à continuer à vivre.
On a beaucoup
d’empathie pour son personnage tout en étant dérangé par un potentiel inceste.
Les décors de la côte basque assez durs et apportent aussi beaucoup de force à ce film.
jeudi, juillet 16, 2020
mardi, juillet 14, 2020
jeudi, juillet 09, 2020
la forêt de mon père
mercredi, juillet 08, 2020
lucky strike
mercredi, juillet 01, 2020
les parfums
Après le chant du loup qui nous a fait découvrir le métier d’Oreille d’or, les parfums signé par Gregory Montel nous fait découvrir le métier de nez.
Ce nez c’est Anne Walberg (Emmanuelle Devos) qui doit recréer des odeurs ou en masquer d’autres.
Pour réaliser ses missions elle fait appel à un chauffeur Guillaume Favre (Gregory Montel un des héros de la série 10%)
Et c’est la confrontation de ces 2 personnalité qui est au cœur du film.
Le procédé est très classique c’est celui d’Intouchables, une diva des parfums qui a peur des autres et qui va être aidée dans son métier par quelqu’un qui a absolument besoin de travailler pour vivre.
Le résultat est semblable à Intouchable c’est une comédie humaniste qui fait chaud au cœur.
La seule petite limite c’est la référence un peu trop fréquente au métier d’agent comme pour souligner que Grégory Montel a été révélé dans cette série populaire.
Même les personnages secondaires interprétés par Gustave Kervern et Sergi Lopez apporte ce qu’il faut à l’histoire.
Et puis on découvre un métier celui de nez et les différentes missions qu’il peut accomplir. Même si la parfumerie reste le grall dans ce métier, il peut intervenir également dans bien d’autres situations.
the hunt
Un des seuls blockbuster américain de l’été signé Craig Zobel
Tout commence dans un avion d’affaire où l’on découvre que différentes personnes ont été droguées.
Elles se réveillent dans un champ au milieu de nulle part dans lequel les attend une caisse remplie d’armes. Celles ci leur serviront à se défendre contre des ennemis invisibles qui veulent les tuer.
La première partie du film se concentre uniquement sur cette chasse à l’homme sans qu’on en sache beaucoup plus.
Seule Crystal (Betty Gilpin) arrivera à survivre et à déjouer les nombreux pièges qui lui seront tendus.
Mais on reste un peu sur notre faim et petit à petit des indices vont nous permettre de comprendre pourquoi ce groupe à été kidnappé et chassé.
Et c’est à ce moment là que le film d’action prend un peu de sens. Le film va alors se transformer en une critique de conspirationnistes qui sévissent sur internet et qui y répondent de fausses informations.
Même si la réponse à ces rumeurs à ces théories du complot est plus qu’excessive au moins elle sert le film d’action plutôt efficace et bien construit qui ne se perd pas dans des longueurs qui auraient pu être ennuyeuses.
Un des rares blockbuster de l’année qui fait le minimum syndical mais qui le fait plutôt bien.
lundi, juin 29, 2020
l'ombre de Staline
Agnie
szka Holland
adapte l’histoire d’un jeune journaliste gallois Gareth Jones
(James Norton) qui a voulu obtenir une interview de Staline pour
savoir comment l’URSS finance son économie alors que le reste de
l’Europe est en pleine crise économique.
Arrivé à Moscou il va alors fréquenter le milieu des journalistes en poste à Moscou et découvrir des secrets.
Ce film est avant tout historique. On est en 1933, la crise s’installe en Europe. Et deux modèles économiques s’affrontent.
Le film s’intéresse aussi à la presse. Comment faire son travail dans un régime totalitaire ? Quels sont les liens entre le pouvoir et la presse? Et surtout qu’elle est la responsabilité de la presse quand elle n’enquête pas sur des sujets d’importance majeure ?
Enfin il y a ce
voyage en Ukraine assez terrible avec des scènes qui dépassent la limite du supportable. Et c’est en Ukraine que le secret de l’URSS et de Staline se cache. Le miracle soviétique se fait au détriment d’une population qui est littéralement sacrifiée pour servir une propagande d’État et un modèle soviétique qui est à l’opposé
des valeurs qu’il prétend servir.
Enfin il y a ce journaliste Garreth Jones jeune et plein d’idéaux. On pense qu’il va être trop tendre trop naif pour mener une brillante carrière. Mais il ne va pas manquer de persévérance et de droiture. Il va gagner la confiance d’une journaliste allemande en poste à Moscou Ada Brooks (Vanessa Kirby) qui sera pieds et point liés mais qui va faire tout ce qu’elle peut pour aider Gareth Jones.
Ce dernier va subir le sort de tous les lanceurs d’alerte, il va être marginalisé et discrédité avant d’être réhabilité après sa mort. Un film qui nous fera peut être changer de vision sur les lanceurs d’alerte contemporains.
jeudi, juin 25, 2020
la bonne épouse
Une comédie de Martin Provost dont la sortie a été contrariée par la fermeture des cinémas mais dont l’exploitation a repris.
On est à la veille de 1968 en Alsace dans une institution qui forme les femmes aux taches domestiques.
Cette institution est dirigée par Paulette Van der Beck (Juliette Binoche) elle même l’épouse du propriétaire Robert Van der Beck (Francois Berland) Les enseignements sont assurés par Giberte Van der Beck (Yolande Moreau) et Soeur Marie Thérèse
(Noémie Lvovsky), Mais l’institution se porte mal ceci étant du autant à la mauvaise gestion du propriétaire qu’au vent de modernité qui commence à souffler en France.
On pense que le coeur du film tournerait autour de la transformation de la société qui serait vue de cette institution ménagère mais çà sera plutot l’histoire d’amour entre Paulette Van der Beck et André Grunval (Edouard Baer),
Le comique réside d’abord dans l’hypocrisie de cette institution en apparence très conservatrice. Son directeur ne manque aucune occasion d’observer ses pensionnaires tandis que sa femme est en réalité amoureuse d’un autre homme.
Il y a aussi les pensionnaires de cette institution dans quelques une vont se rebeller con
tre le système soit en ne voulant pas se marier soit en faisant tout pour faire le mur à la nuit tomber.
Le personnage interprété par Yolande Moreau est lui aussi assez drôle, totalement réveuse et à mille lieux des réalités.
Enfin le personnage de sœur Marie Thérèse est aussi singulier très sévère mais aussi très drôle quand elle accueille une jeune fille qui a fait le mur avec fusil croyant que la guerre n’est pas finie.
L’histoire d’amour est elle tendre et légère ce qui rend ce film très agréable et ferait presq
ue oublié les quelques chansons dont le réalisateur aurait pu faire l’économie.
mercredi, juin 24, 2020
Benni

Un film d’une jeune réalisatrice allemande de 36 ans Nora Fingscheidt qui avec son premier long métrage de fiction a remporté un ours d’argent à Berlin en 2019.
Benni c’est le surnom de Bernadette (Helena Zengel ) une petite fille de bientôt 10 ans qui est ballottée de foyers en foyers. Elle est sujette à de fréquentes crises de violence car sa mère ne peut plus s’occuper d’elle.
La réponse des institutions est le plus souvent médicale, Benni passant de fréquents séjours en hôpitaux psychiatriques.
Mais Michael Heller (Albrecht Schuch ) va être le seul à vraiment tenter d’aider la petite fille.
Ce film fait tout de suite penser à ma vie de Courgette de Claude Barras (france tv tout l’été) ou le très émouvant States of Grace.
Mais ce qui est remarquable c’est l’énergie dans la mise en scène. Nora Fingscheidt. On est presque toujours dans l’urgence ce qui renforce encore le désespoir la détresse dans laquelle est plongée Benni.
Et puis il y a bien sur l’interprétation d’Helena Zengel qui a à peine 12 ans crève littéralement l’écran.
Au delà de ces aspects techniques c’est un film qui met en lumière une injustice qui touche une enfant de 12 ans qui se retrouve abandonnée. Elle crie son désespoir qui se matérialise dans une violence physique. Elle ne va être comprise que par Michael qui a lui vécu des moments similaires dans sa vie.
La réponse de la société sera médicale et administrative avec des placements en foyer. A aucun moment la dimension humaine ne sera prise en compte et c’est peut être là le côté le plus révoltant, celui d’une institution qui se persuade d’apporter une réponse mais qui abandonne une deuxième fois Benni.
lundi, juin 22, 2020
le capital au XXI ème siècle

Thomas Piketty aidé de Justin Pemberton adapte son best seller de1232 pages publié en 2013 et vendu à plus de 2 millions et demi d’exemplaire.
Le sujet à priori peut faire peur mais le film est passionnant car ancré dans une réalité que l’on connaît tous.
Le documentaire est assez bien construit car il mêle des images d’archives des interviews d’économistes et surtout des images de pop culture ( des films des chansons et même des dessins animés).
Thomas Piketty démontre d’abord que les inégalités ne cessent de se creuser dans le monde. Ceci n’est pas un phénomène nouveau. Dans le passé ces inégalités ont mené à des guerres et la l’installation de régimes totalitaires.
Les références historiques sont peut être un peux ennuyeuses mais sont indispensables dans la seconde partie du film qui est plus actuelle.
Une des constats les plus amers est que l’épargne de Monsieur tout le monde sert en très grande majorité à spéculer en bourse et ne sert qu’à la marge à financer l’économie réelle. Il démontre ainsi que la théorie du ruissellement défendue en 2017 par E Macron ne fonctionne pas et ne fait que creuser les inégalités au détriment de l’économie réelle.
Mais Tomas Piketty ne fait pas que dresser un constat assez sombre des dérives de l’économie mondiale, il apporte des propositions pour améliorer les choses, comme taxer les grands groupes internationaux à hauteur de leur activité dans un pays ou une taxation des grands héritages pour tout un chacun puisse bénéficier d’un capital.
Le plus intéressant est que Thomas Piketty défend une économie capitaliste et démontre que c’est le creusement des inégalités qui menace ce modèle.


































