mercredi, août 28, 2019

La vie scolaire


Un film de grand corps malade qui avait signé en 2016 Patient son premier film, 

Avec la vie scolaire grand corps malade continue à revenir sur des épisodes de sa vie. Là où patients revient sur sa convalescence suite à un plongeon dans une piscine pas assez remplie, la vie scolaire évoque la vie dans un collège de Seine Saint Denis.

Samia (Zita Hanrot révélée dans Fatima de Philippe Faucon) est la nouvelle conseillère principale d'éducation d'un collège de Seine St Denis. Avec son équipe de surveillants, elle gère les entrées et sorties du collège, les récréations et les élèves qui se font exclure de cours par les enseignants.

Ce film est une véritable chronique presque documentaire de la vie d'un collège de banlieue.

Dans sa construction la vie scolaire ressemble au film les grands esprits où un enseignant du lycée Henri IV interprété par Denis Poldalydes allait passer une année dans un collège de banlieue.
Dans les 2 films le constat est le même. Les élèves de banlieue ne sont pas moins méritant et intelligent que les autres élèves. Ils sont inadaptés à un système scolaire qui est le même sur tout le territoire. Sauf que la vie en banlieue est différente et plus difficile qu'ailleurs. Cette inégalité est renforcée par la politique du collège qui regroupe tous les élèves difficiles dans une classe appelée SOP pour sans option.

Dans cette chronique sociale, la vie des jeunes et de leurs famille est loin d'être simple, mais Samia ne va pas ménager ses efforts pour faire prendre conscience aux élèves qu'ils ont du talent et un avenir et qu'ils peuvent viser une seconde générale.

La vie des adultes est aussi loin d'être simple. Samia cache un secret qui l'a conduite à quitter l'Ardèche pour s'installer en Seine Saint Denis. On suit également un enseignant d'histoire géographie totalement dépassé par les événements et qui est en souffrance permanente.

Et puis comme dans Patients ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que l'humour doit être absent. Je l'avoue on sourit beaucoup dans ce film. Comme dans Patients l'humour sert à rendre vivable des situations souvent plus que difficiles à gérer.

lundi, août 26, 2019

Une fille facile


Le nouveau film de Rebecca Zlotowski qui avait signé en 2013 souvenez vous le très émouvant Grand Central.

On est à Cannes, les vacances commencent, et Sofia (Zahia Dehar) rend visite de manière un peu inattendue à sa cousine Naima (Mina Farid)

Elles passent leurs journées à la plage et leurs soirées en boite de nuit. Elles vont faire la connaissance d'Andres et Philippe (Nuno Lopes et Benoit Magimel) un collectionneur d'art et son assistant qui ont loué un yacht pour les vacances.

Andres va être très attiré par Sofia, il va tout faire pour séduire la jeune fille, en jouant notamment de sa fortune.

Ce film est avant tout un film initiatique. Naima va découvrir le monde dans lequel évolue sa cousine. Est ce celui des escorts, le film restera volontairement très flou. Le mot ne sera jamais explicitement évoqué, tout est suggéré mais le mode de vie de Sofia ne fait guère de doute.

Naima découvre ce monde le temps d'un été, laissant un peu de côté son projet de devenir cheffe dans un restaurant. L'enjeu du film sera de savoir quelle vie Naima souhaite avoir, celui de sa cousine ou alors devenir cheffe, métier pour lequel elle a des prédispositions.

Le duo de comédiennes est assez inédit. Zahia Dehar est devenue célèbre lors de l'affaire Ribeiri et Mina Farid tourne ici son 1er film. Mais ce n'est pas le jeu des actrices qui est intéressant, c'est la description de ce milieu du luxe un peu hors sol. Et puis cette ambiguïté dans le personnage de Sofia. Elle disparaît comme elle est apparue de manière assez brutale . Sa vie comporte beaucoup de part d'ombre qui laissent le spectateur spéculer. Et c'est finalement dans ces non dits que réside tout l'intérêt du film.


mercredi, août 14, 2019

Once upon the Times un Hollywood


Il était une fois à Hollywood, le 9ème film de Quentin Tarantino, qui est reparti bredouille du dernier Festival de Cannes.

Rick Dalton (Leonardo Di Caprio) est un acteur de série qui vit mal le fait d'être cantonné aux rôles de méchants. Suite à un retrait de permis pour conduite en état d'ivresse il a engagé Cliff Booth (Brad Pitt) sa doublure cascade pour le conduire de sa villa aux studios où il tourne un film.

Ce 9ème Tarantino n'a pas grand-chose à voir avec les 8 derniers. On est ici plus dans un film du type La la land ou Avec Cesar (frères Cohen) c'est à dire à une hagiographie du cinéma américain, hollywoodien. Un retour sur cet âge d'or des westerns.


C'est aussi un film sur une partie de l'histoire des Etats Unis avec ses communautés hippies.

Cliff Booth va flirter avec une hippie qui va lui faire visiter sa communauté qui était auparavant un lieu de tournage pour western.

Et puis on a aussi un aspect un peu plus classique du métier d'acteur. Rick Dalton, semble s'ennuyer dans sa grande villa. Il ne connaît que peu son voisin Roman Polanski. Il vit mal d'avoir une carrière qui stagne et être cantonné aux rôles de voyous. Il noie son chagrin dans l'alcool. Cliff Booth jouant lui le rôle de l'ami qui va l’empêcher de dépérir.

On a quand même quelques scènes d'actions à grand spectacles qui sont la marque de Tarantino. Elles ne sont pas le cœur de ce once upon the time in Hollywood, ce qui peut déstabiliser les grands fans de Tarantino.

On a ici un Tarantino qui fait du La la land, qui rend donc hommage à Hollywood, avec un usage parcimonieux de la violence stylisé et quasiment sans message que ce soit politique ou sociétal.

Un Tarantino donc très singulier qui casse avec les codes de Tarantino.


samedi, juillet 20, 2019

Les beaux menteurs

L'irruption d'un plombier dans un couple dans dynamite le concept même d'amitié

mercredi, juillet 03, 2019

Spiderman far from home


C'est l'été et donc la saison des blockbuster américain.


Jon Watts signe son deuxième opus de spiderman, après home coming.

La terre est l'objet d'attaques d'une force extra terrestre qui détruit des villages et des villes.

Peter Parker (Tom Holland) lors d'un voyage de classe à Venise va voir cette force tenter de détruire la ville. Mysterio (Jack Gyulenhall) va lors apparaître et venir à bout de ce montre. Spiderman va juste tenter de sauver les personnes et les monuments de la ville.

Mysterio et Spiderman vont alors s'associer pour combattre cette force mystérieuse à travers l'Europe jusqu'au jour où on va comprendre ce qu'est réellement cette force.

Passons tout de suite les 2 points agacants du film. Son côté adolescent un peu niais et sa dimension tourisme de masse où on va passer de Venise à Prague en finissant par Londres.

Le point fort du film est son scénario et les nombreux rebondissements du film. On se fait berner plus d'une fois et c'est ce qui est agréable. On ne voit pas ainsi les 2h10 passer.

Autre point intéressant c'est cette utilisation de l'illusion. Faire croire quelque chose est une sorte de moyen pour ici faire régner la terreur sur l'Europe. On a aussi l'utilisation de la technologie et de ces drones qui rendent le film plus que d'actualité.

Et puis bien sur on a de nombreuses scènes d'action avec des effets spéciaux de grandes qualité. On a ici pour décor des grandes villes d'Europe qu'il a fallu reconstituer pour y faire évoluer les personnages. Et la reconstitution dans chacune des ces villes d'une sorte d'apocalypse est plutôt réussie.

Un très bon divertissement qui intérroge néanmoins sur les pouvoirs de l'illusion et sur les méfaits du tourisme de masse.


samedi, juin 29, 2019

Made in china


Un film de Julien Abraham

Francois (Frédéric Chau) vit avec Sophie (Julie de Bona). Ils vont avoir leur premier enfant. Sophie a une mère qui est très voir trop proche du couple et elle souhaiterait que Francois reprenne contact avec son père qu'il n'a pas vu depuis 10 ans. Après quelques tentatives infructueuses il va arriver à reprendre contact et à ce moment là des mal entendus de l'époque du décès de la mère de Francois vont réapparaître.

Le paradoxe de ce film est qu'il est à la fois très communautaire et très universel. Francois va retourner dans le 13ème arrondissement de Paris (China town) là où il grandit. Il va retrouver les membres de sa famille son petit frère sa grand-mère et son cousin.
Il vit assez mal le fait d'être considéré que par son apparence asiatique, ayant tout fait pour s'intégrer.

C'est aussi un film assez universel sur la famille. Le père reprochant au fils de n'avoir pas fait des études d'ingénieur et le fils reprochant au père son comportement au moment du décès de sa femme. Mais comme toute histoire de famille ce sont des incompréhensions qui font faire que des personnes ne se parlent plus.

Ce qui est un peu dérangeant est que l'on s'attend à une comédie alors que c'est plus un film sur le deuil d'une mère et d'une épouse qui ont fait que le père et le fils se sont éloignés l'un de l'autre.

L'autre message porté par le film est assez positif. On a cette communauté chinoise qui peut paraître assez refermée sur elle même alors qu'elle ne demande qu'à s'intégrer et à ce fondre à la société française. Un message relativement positif qui fera un très bon film du dimanche soir sur une chaine de la TNT.

mercredi, juin 19, 2019

Beaux parents


Le deuxième film du scénariste Héctor Cabello Reyes qui avait signé notamment le concert ou retour chez ma mère.

Ici il signe un film où les malentendus vont accabler Harold (Bruno Bénabar) qui lors d'une soirée un peu arrosée à raccompagné dans sa chambre Chloé (Gwendolic Gourvenec) la femme de son patron et meilleur ami. Sauf que Chloé et Harold ont accidentellement échangé leurs chambres. Ceci à laissé croire à Garance (Charlie Bruneau) la femme d'Harold que son mari a eu une aventure.
Garance va alors quitter Harold qui lui va être recueilli par ses beaux parents toujours très attachés à leur gendre.

Le scénario est assez bien construit. Le personnage d'Harold est plus que sympathique. Il va être incroyablement malchanceux et les événements le concernant vont toujours prêter à confusion. Il va payer pour les infidélités de son meilleur ami et de l'ex de sa femme.

Et puis c'est aussi un film sur la famille et sa complexité. On a une fille toujours proche de ses parents qui eux ne rêvent que d'une chose être grand parents. Un homme qui est en froid avec son père et qui a toujours rêve d'avoir un fils. Et un homme qui a perdu très tôt ses parents.

C'est un film qui remplit à merveille sa mission de divertissement. Il réinvente un peu de vaudeville et pour une fois met en lumière une solidarité gendre beaux parents au détriment de la fille. Un film rafraîchissant donc pour ce début d'été.

Le daim


Après Eric Judor et Alain Chabat et Benoit Poelvoorde, Quentin Dupieux offre cette fois à Jean Dujardin un rôle toujours aussi barré.

Georges vient de quitter sa femme, a fait le voyage dans un village perdu afin d'acheter un blouson en daim pour la modique somme de 7500 euros. En prime le vendeur lui a donner une caméra numérique. Georges va alors s'installer dans un petit hôtel, afin de mettre en œuvre le but de sa vie, être la seule personne au monde à porter un manteau.
Pour cela il va prétendre réaliser un film et il sera aider dans son délire par Denise (Adèle Haenel) qui est la serveuse du bistrot du village qui rêve de devenir monteuse de films.

Le postulat de départ, être le seul homme à porter un manteau, est le comble de l'absurdité et Quentin Dupieux arrive remarquablement à construire un scénario autour de cette idée.

Quand Georges se fait arnaquer en achetant son manteau d'occasion ou quand il parle à celui ci le film reste gentillet. Mais plus Georges va s’empêtrer dans ses mensonges plus le film va devenir intense et violent et plus l'imagination de Quentin Dupieux va être débordante. Georges va finir par se transformer en tueur en série à l'imagination plus que débordante.
Denise elle ne va pas être en reste. Elle va profiter du mensonge de Georges pour s'inventer une vie de monteuse et encourager ainsi Geoges dans son délire.

La photo un peu délavée qui ressemble à celle de au poste, renforce à merveille ce côté inquiétant. Même si le film peine un peu à monter en intensité on est ravi de retrouver l'imaginaire si singulier de Quentin Dupieux.

dimanche, juin 16, 2019

Greta


Un thriller de Neil Jordan

On est à New York, Frances (Chloe Grace Moretz) vit en colocation avec Erica (Maika Monrie). Un jour elle trouve dans le métro un sac à main abandonné. Elle regarde à l'intérieur et trouve sa propriétaire. Contre l'avis d'Erica elle va aller rendre ce sac à Greta (Isabelle Hupper) Elle vit seule dans une petite maison au fond d'une cour. Frances va être touché par la solitude de Greta et va devenir son amie. Sauf que Greta va devenir plus qu'envahissante.

La réussite du film tient dans son scénario. Ray Whrigt et Neil Jordan ne vont avoir de cesse de nous mener sur des fausses pistes. On va se laisser également berner par Greta alors que l'on se doute bien dès le départ qu'elle a des problèmes psychologiques.

Le personnage de Greta est également très bien construit. On a une femme d'un âge certain, qui vit seule et qui a perdu son mari et dont la fille est à l'étranger. Elle a tout pour provoquer de l'empathie et de la bienveillance. Même quand Frances va découvrir son stratagème elle va réussir à rester proche de la jeune fille qui elle voudra la faire disparaître de sa vie.

Frances elle est un peu fragile. Elle a perdu sa mère et cette épreuve a mis un peu de distance entre elle et son père. Ceci la rendra encore un peu plus vulnérable au pouvoir de nuisance de Greta.

Et puis après avoir bien développer les personnages et cette intensité dramatique, le film va prendre un côté plus noir, plus fantastique qui aura été très bien amené dans la première partie du film.

C'est un thriller, un film fantastique qui ne va pas révolutionner le genre mais qui est assez efficace pour nous glacer le sang.

jeudi, juin 13, 2019

Roxane


Le premier film de Mélanie Auffret.

Raymond (Guillaume de Tonquénec) s'occupe d'un élevage en plein aire de poules pondeuses. Après avoir ramasser les œufs, il leur lit même du Cyrano de Bergerac. Jusqu'au jour où leur coopérative va décider que les petites exploitations ne sont plus rentables. Raymond va donc décider de se battre en faisant connaître son élevage par le biais de vidéos sur Internet.

Le début du film est assez brouillon. On est presque dans la caricature de la ruralité bretonne où les gens finissent une fois sur deux dans le fossé en rentrant du bistrot. Et puis le film va rapidement prendre une dimension assez mélancolique.
Raymond, a rêvé de pouvoir faire des études mais le décès précoce de ses parents l'a conduit à vitre reprendre l'exploitation familiale. Anne Marie sa femme (Léa Drucker) elle a toujours souhaité partir de son village mais est resté pour son mari. Poupou (Lionel Abelanski) le frère d'Anne Marie élève aussi des poules mais vit lui seule dans sa maison, bien aidé par les plats préparés par sa sœur.

Et puis à travers cet horizon plus que sombre vont apparaître quelques lueurs d'espoir. Les vidéos de Raymond qui s'améliorent avec l'aide de Wendy la prof de littérature qui habite en face de chez Raymond, il y aussi la fille de Raymond qui est partie faire des études à Science Po Rennes et qui va être une des seules à ne pas se moquer de son père.

Là où le film devient plus qu'intéressant c'est quand il s’intéresse aux nouvelles formes de commercialisation des œufs. Et malheureusement çà arrive très, trop tard dans le film. Un film qui est loin d'être une comédie mais plus une chronique assez amère du monde rural contemporain. Et les gags avec la poule Roxane ne nous permettent pas d'esquisser ne serait ce qu'un sourire.

mercredi, juin 05, 2019

L'autre continent


Un film de Romain Cogitore avec Déborah Francois et Paul hamy

Maria émigre à Taiwan pour écrire un roman. Elle vit en faisant visiter la ville à des touristes néerlandais. Elle rencontre Olivier lui aussi guide touristique, mais lui parle couramment 14 langues. Après quelques hésitations ils vont tomber amoureux l'un de l'autre jusqu'à ce qu'un terrible événement ne vienne tout remettre en cause.

Ce film est un véritable ascenseur émotionnel. On passe par tous les états de manière plus ou moins rapide. Il faut donc avoir le cœur bien accroché pour suivre les aventures de ces jeunes gens qui font tout pour profiter de la vie, notamment en voyageant, mais qui vont devoir également faire face à une terrible épreuve.

C'est aussi un film sur l'amour. Un amour inconditionnel qui survit aux pires tempêtes de la vie et c'est aussi pour cela que le film est d'une intensité assez remarquable.

Et puis ce film a une dimension assez irrationnelle. Avec cette relation amoureuse qui va rendre plus fort chacun des deux personnages, et cette médecine chinoise à laquelle peu de gens croit en occident mais qui peut s'avérer une alternative.

L'autre contient est bien sur l'Asie contient sur lequel se passe une partie de l'intrigue mais c'est aussi cette évolution irrémédiable dans lequelle est passée la relation entre les deux personnages. Est ce que sur cet autre contient leur amour sera toujours possible, vous aurez la réponse en allant ce film très riche en intensité de Romain Cogitore.

lundi, juin 03, 2019

Douleur et gloire


Douleurs et gloire de Pedro Almodovar, le jury a attribué à Antonio Banderas le prix d'interprétation masculine pour un film sur un réalisateur qui pourrait bien être Pedro Almodovar lui même

Salvador Mallo est un réalisateur en apparence sur le déclin. Il vit cloîtré chez lui, ne voulant voir que le minimum de gens. Il combat également des douleurs chroniques qui lui rendent la vie impossible.

Il va néanmoins aller voir un de ses acteurs Alberto Crespo (Asier Etxeandia) pour lui demander d'aller présenter avec lui un de leurs film à la cinémathèque. Salvador Mallo va alors découvrir l’héroïne qui lui fera revivre des moments de son enfance.

C'est un film hyper intimiste sur un homme qui en revivant son passé va reprendre goût à l'avenir. C'est également le thème de l'excellent film de Nicolas Bedos la belle époque que vous découvrirez à l'automne prochain.

C'est également un film qui reprend les thèmes d'un autre grand réalisateur Xavier Dolan, la mort, la mère et l'homosexualité.

On est constamment dans ces allers retour entre l'époque actuelle et l'enfance du réalisateur. On s'explique mal les douleurs et la dépression dans laquelle il se morfond. Et ce n'est qu'à la fin du film qu'on comprendra plus précisément les choses et où le film va prendre toute son ampleur.

Peut être un des meilleurs films de Pedro Almodovar qui n'a toujours pas obtenu de palme d'or mais ce prix d’interprétation a été sûrement un moyen pour le jury de récompenser le réalisateur pour ce film plus que poignant.

jeudi, mai 30, 2019

Venise n'est pas en Italie


Ivan Calbérac continue d'interroger les relations familiales avec Venise n'est pas en Italie.

Emile (Helie Thonnat) vit dans une caravane sur un terrain où ses parents Annie et Bernard Chamodeau (Valérie Bonneton et Benoit Poelvoorde) veulent construire une maison. Ils sont très portés sur le développement personnel, mangent bio, interdissent à leur fils d'avoir un téléphone portable. Ils couvent encore beaucoup Emile en lui faisant croire notamment qu'il n'est pas assez beau naturellement.
Au lycée Emile va croiser Pauline et çà sera immédiatement le coup de foudre. Pauline va inviter Emile chez elle, il va alors se rendre compte qu'ils n'appartiennent pas du tout au même monde. Néanmoins Emile va accepter l'invitation de Pauline, il veut la voir jouer de la harpe à Venise. Ceci sera l'occasion d'un voyage assez épique pour Emile et sa famille.

C'est d'abord un film sur l'éducation et la famille. La famille d'Emile est très présente très pesante. Elle a un mode de vie très précis basé sur un pseudo bien être. Pour cela elle n'hésite pas à s'arranger avec les règles.
La famille de Pauline est elle très peu présente. Elle joue de la harpe uniquement pour essayer d'attirer l'attention de son père. Au final ces deux familles ne portent pas beaucoup d'attention à leurs enfant respectifs.

Et puis c'est également un film sur un amour rendu impossible par les origines sociales de ces deux adolescents.

Enfin on a également un road movie assez chaotique sur les routes de Venise, entre des pannes, un covoiturage qui fonctionne mal et des petites arnaques en tout genre.
On aurait pu craindre que ce film soit une comédie un peu caricaturale, mais au final on a une belle ode au droit à la différence. Et puis plus le film va avancer plus cette famille Chamodeau va nous paraître sympathique, ceci étant peut être du alors côté arnaqueur plus ou moins raté.

mercredi, mai 29, 2019

Le jeune Ahmed


Les frères Dardenne sont repartis de Cannes avec le prix de la mise en scène.

Ahmed (Idir Ben Addi) est un adolescent en apparence un peu timide. Depuis quelques mois il fréquente assidûment la mosquée. Il refuse même de serrer la main d'Ines (Myriem Akheddiou) qui l'a aidée à vaincre sa dyslexie et qui l'aide à faire ses devoirs. C'est quand Ines va vouloir proposer des cours d'arabe en dehors de la mosquée qu'Ahmed va tenter de la poignarder. Il va alors être placé dans un centre éducatif fermé.
Ce film sur la radicalisation d'adolescent est tout aussi fort que l'adieu à la nuit d'André Techiné que nous avions chroniqué ici même il y peu. Le plus marquant est la différence entre l'apparence encore juvénile d'Ahmed et la radicalité de sa pratique religieuse et de ses actes. Il s'oppose à sa mère qui vit seule depuis le décès de son mari. Elle tente tant bien que mal d'éduquer son fils mais l'imam de la mosquée a désormais plus d'influence qu'elle.

Et puis il y a cette chronique dans un centre éducatif fermé. Ahmed aura un comportement exemplaire, mais là encore on ne saura pas vraiment si c'est un comportement de façade ou si Ahmed se dé radicalise réellement.

On est un peu comme dans l'adieu à la nuit à la frontière entre le documentaire et la fiction. Un film utile qui montre la radicalisation d'un adolescent et comment les adultes semblent impuissant face à ce phénomène.

vendredi, mai 24, 2019

Sybil ( cannes 2019)


Un film de Justine Triet.

Nouvelle collaboration entre la réalisatrice et l'actrice belge Virginie Effira après Victoria qui avait marqué la sélection de la semaine de la critique en 2016 .

Sybil est une psy qui souhaite abandonner sa clientèle pour se consacrer de nouveau à l'écriture. Sauf qu'une actrice Margot (Adele Exarchopulos) va prendre contact avec elle. Elle ne saura pas lui dire non intriguée par sa situation. Elle est enceinte d'Igor (Gaspar Ulliel) un autre acteur qui vit avec la réalisatrice de leur film Mika (Sandra Huller). Sibyl ira même jusqu'à intervenir sur le tournage du film pour sauver la production.

C'est un film assez complexe où deux destins se croisent. Celui de Sibyl qui était à peu de choses près dans la situation de Margot et celui de Margot. L'intrigue sera de savoir si Sybil aura assez de clairvoyance pour aider et accompagner Margot dans le choix qu'elle devra faire.

Virginie Effira confirme tout le talent révélé notamment dans Victoria. On a du mal néanmoins à être happé par la dimension dramatique que Justine Triet veut donner à son film. On reste néanmoins dans le milieu du cinéma avec cette réalisatrice qui va devoir malgré la jalousie continuer de travailler avec son actrice. Ceci donne une ambiance délétère qui plombe le film. Et c'est peut être l'histoire du petit garçon que suit en parallèle Sibyl qui est la plus touchante mais qui reste anecdotique.

Zombi child (cannes 2019)


eut être une des plus belles découverte de la dernière quinzaine des réalisateurs que ce film de Benoit Forgeard Yves.

Yves est un personnage hors du commun, c'est un frigo connecté doté d'une intelligence artificielle.
Jerem (William Lebgil) est un rappeur un peu fauché. Il a accepté de testé un frigo connecté pour avoir la nourriture gratuite qui allait avec. C'est So (Doria Tillier) qui est chargé de suivre le test du frigo chez son client Jerem.
Plus le film va avancer plus Yves va gérer tous les aspects de la vie de Jerem. Au début il se contentait de commander de la nourriture en fonction de la consommation de Jerem, mais il va également finir par gérer la vie artistique et amoureuse de son propriétaire.

C'est un film qui est pleinement dans son époque. On utilise tous plus ou moins un réseau social ou un appareil connecté. C'est donc un film qui à travers des situations assez cocasses amène à réfléchir sur l'évolution des technologie.

Et puis on a le personnage principal Jerem, c'est une sorte de loser, un jeune un peu perdu et maladroit qui attire tout de suite la sympathie.

So elle voulant commercialiser absolument son produit apparaît manipulatrice. Mais elle aussi va tomber sous le charme du personnage très maladroit de Jerem.

Et puis on a Philippe Katherine qui campe très bien cet agent artistique un peu raté et totalement décalé.

On a beaucoup d’éléments intéressants dans ce film du fantastique, de l'anticipation, une chronique de la jeunesse contemporaine et une histoire d'amour et puis surtout une écriture totalement barrée qui fait que même si on ne rit pas tout le temps à gorge déployée on sourit souvent pour cette très belle réussite qu'est Yves.

Yves (cannes 2019)


eut être une des plus belles découverte de la dernière quinzaine des réalisateurs que ce film de Benoit Forgeard Yves.

Yves est un personnage hors du commun, c'est un frigo connecté doté d'une intelligence artificielle.
Jerem (William Lebgil) est un rappeur un peu fauché. Il a accepté de testé un frigo connecté pour avoir la nourriture gratuite qui allait avec. C'est So (Doria Tillier) qui est chargé de suivre le test du frigo chez son client Jerem.
Plus le film va avancer plus Yves va gérer tous les aspects de la vie de Jerem. Au début il se contentait de commander de la nourriture en fonction de la consommation de Jerem, mais il va également finir par gérer la vie artistique et amoureuse de son propriétaire.

C'est un film qui est pleinement dans son époque. On utilise tous plus ou moins un réseau social ou un appareil connecté. C'est donc un film qui à travers des situations assez cocasses amène à réfléchir sur l'évolution des technologie.

Et puis on a le personnage principal Jerem, c'est une sorte de loser, un jeune un peu perdu et maladroit qui attire tout de suite la sympathie.

So elle voulant commercialiser absolument son produit apparaît manipulatrice. Mais elle aussi va tomber sous le charme du personnage très maladroit de Jerem.

Et puis on a Philippe Katherine qui campe très bien cet agent artistique un peu raté et totalement décalé.

On a beaucoup d’éléments intéressants dans ce film du fantastique, de l'anticipation, une chronique de la jeunesse contemporaine et une histoire d'amour et puis surtout une écriture totalement barrée qui fait que même si on ne rit pas tout le temps à gorge déployée on sourit souvent pour cette très belle réussite qu'est Yves.

jeudi, mai 23, 2019

Mektoub my love Intermezzo (cannes 2019)

Avec un scénario qui tient sur un timbre poste est proche de l'accident industriel

Le traître (cannes 2019)

Film historique très linéaire manque cruellement d'emphase

The gangster the devil the cop (cannes 2019)

Thriller à grand spectacle et efficace souffre de quelques incohérences qui sont loin de gâcher l'histoire

A white white day ( cannes 2019)

Un film d'Hlynur Palmason qui montre la bonne santé du cinéma islandais
après Belier et Woman at War. Ingimundur (Ingvar Eggert Sigurosson) est
policier dans un petit village islandais. Il vient de perdre sa femme. Il s'occupe
de sa petite fille car sa fille a du mal à surmonter le décès de sa mère.
Ingimundur rénove une maison pour sa fille et sa petite fille, ce qui lui permet
de se changer les idées après le décès de sa femme.
C'est un film assez dur sur le deuil. La gravité est renforcée par des paysages
sauvages très austères.
Et puis comme dans Belier et dans Woman at war il y a des scènes
complètement loufoques durant lesquels Ingimundur va littéralement craquer.
C'est plus précisément quand il apprendra quel était le secret de sa femme
qu'il va complètement lacher prise au risque de mettre en danger sa petite
fille.
Le personnage autour duquel le film tourne est absent. Il s'agit de la femme
d'Ingimundur. La question sera pour cette famille de faire sans elle. Et cela
semble difficile pour tout le monde.
Un film très réussi qui mêle à merveille le tragique et le comique et qui nousfait voyager dans les extraordinaires paysages islandais et qui nous plonge
dans une petite communauté qui fait face au deuil.

Roubaix une lumière (cannes 2019)

Un film d'Arnaud Déplechin. Il s'inspire d'un fait divers, l’assassinat dans une
courée de Roubaix d'une dame agée par deux toxicomanes.
En plus de la narration de cette affaire, ce film est aussi une chronique de la
vie d'un commissariat à Roubaix. Le commissaire Daoud (Rochdy Zem) est un
enfant de Roubaix qui maintenant dirige un commissariat. Il est d'une
humanité remarquable que ce soit dans les affaires de viols ou de fugues qu'il
aura à gérer.
On a aussi ces jeunes policiers dont le premier poste est à Roubaix et qui vont
devoir faire face à la délinquance mais surtout à la pauvreté.
Et puis on a cette affaire plus que sordide où une femme âgée va être
assassiné pour seulement quelques euros et quelques produits alimentaires et
ménagers. Le mobile du meurtre est peut être plus révoltant encore que le
meurtre en lui même.Et puis il y a aura ce long processus pour essayer de déterminer les
responsabilités de cet assassinat. Et c'est là que les interprétations de Sarah
Forestier et de Lea Seydoux sont intéressantes. Elles sont méconnaissables en
toxicomanes. Et c'est peut être autour de ses deux personnages que le film en
fait peut être trop. Il prend avec ses 2 personnages une dimension
romanesque qui détonne avec le drame vécu par la famille de cette dame
agée. Ce côté romanesque est accentué par une photo acidulée qui semble
placer cette histoire hors du temps.
Notons enfin que la famille de la victime était contre la réalisation de ce film,
qui donnerait de l'humanité aux meutrières de cette dame âgée.

mercredi, mai 22, 2019

Summer of changsha ( cannes 2019)

La sombre histoire de meutre dans vient s'ajouter au passé plombant de ses deux personnages principaux

Les particules ( cannes 2019)

Quasi documentaire entre enfance et âge adulte se situe aussi entre urbanité et et ruralité

mardi, mai 21, 2019

Parasite (cannes 2019)


un film de Bong Joon Ho réalisateur qui avait déjà fait parlé de lui il y a deux ans à Cannes avec son film Okja produit par Netflix producteur banni depuis du festival.
C'est aussi un film qui s'inscrit dans la tradition des thrillers coréens dont le représentant cette année en séance de minuit au festival de Cannes était, le gangster, le diable et le flic.

Parasite suit une famille qui survit dans un sous plex d'une banlieue coréenne. Le fils de la famille Ki Woo est sollicité par un de ses amis pour le remplacer comme professeur d'anglais dans une riche famille les Park. Par d'habiles stratagèmes il va réussir à faire embaucher l'ensemble des membres de sa famille. Mais la concurrence pour les emplois sera rude et cà ne sera que le début des problèmes.
Ce film est assez plaisant car c'est un film d'arnaqueurs. Ce film est assez semblable dans sa construction à la saga Ocean 11 12, 13,….L 'objet du triller ne sera pas de voler des biens mais seulement de permettre à chaque membre de la famille d'obtenir un emploi pour lequel chacun est qualifié.

Et c'est cette dimension sociale qui est vraiment très intéressante. On est moins dans le drame comme dans les films des frères Dardenne ou encore de Ken Loach mais dans un film d'arnaqueurs avec une dimension parfois comique.

A travers un film très agréable à regarder, très bien écrit et très rythmé, Bong Joon Ho fait passer un message social, celui d'une société coréenne très inégalitaire. On va avoir d'un côté une famille qui va tout faire pour s'en sortir mais dont les compétences bien qu'avérées ne vont pas suffire. Et d'un autre côté une famille les Park qui vit un peu hors du monde dans sa luxueuse villa. Mme Park fait un peu penser aux personnages de la série Desperate Housewife.
Une palme d'or qui chose rare fait quasiment l'unanimité même de la presse qui a chaleureusement accueilli ce film lors de sa projection lors du dernier Festival international du film de Cannes.

La fameuse invasion des ours en Sicile (cannes 2019)

Petit bijou d'animation est aussi un conte avec une petite dimension politique fort à propos

Nuestras madres (cannes 2019)

A la fois historique et humain #nuestrasmadres nous plonge indirectement dans le génocide guatémaltèque

La belle époque (cannes 2019)

Comédie jouissive aux répliques scisselees plonge un personnage dans le passé pour lui donner foi en l'avenir

lundi, mai 20, 2019

Frankie ( cannes 2019)

Dernières vacances de la vie d'une femme finit par lister les problèmes futils de ses proches

Tommaso (cannes 2019)

La belle photo de nous plonge dans l'intimité d'un homme qui fait face à ses névroses

Nina wu (cannes 2019)

Film assez feutré sur l'essor d'une actrice manque de force pour porter son message

Adam (cannes 2019)

Relation très forte entre deux femmes montre une solidarité aussi pudique que généreuse

Share (cannes 2019)

Des conséquences désastreuses que peuvent avoir des vidéos sur le net est d'autant plus glaçant que l'on ne sait pas ce qui est arrivé a cette jeune fille

Perdrix (cannes 2019)

Comédie complètement lunaire est une émouvante galerie de portraits de personnages cabossés par la vie

Chambre 212 (cannes 2019)

Avec tout un jeu subtil sur les temporalités revisite la relation d'un couple

dimanche, mai 19, 2019

Tu mérites un amour (cannes 2019)

Chronique de la vie amoureuse d'une jeune femme au regard triste est a la fois tendre, sensible et contemporain

Land of ashes ( cannes 2019)

Assez mystique montre le destin d'une petite fille vivant seule avec son grand père

samedi, mai 18, 2019

Give me liberty (cannes 2019)

A travers une journée d'un chauffeur de bus montre toute la diversité d'une Amérique invisible

Vivarium (cannes 2019)

D'un mimétisme glaçant avec le comportement du coucou est un formidable film fantastique avec comme cadre un lotissement vide

The orphanage (cannes 2019)

Les quelques scènes musicales de apportent un peu de légèreté à un film sur la fin de l'ère communiste en Afghanistan

Alice et le maire (cannes 2019)

Film brillant mais encore rare sur le monde politique montre un homme politique qui semble prisonnier d'un système dont les idées sont absentes

vendredi, mai 17, 2019

J'ai perdu mon corps (cannes 2019)

Véritable petit thriller dont une main est l'héroïne est aussi le récit d'un enchaînement de drames

Les héros ne meurent jamais (cannes 2019)

Road movie à la fois journalistique et fantastique n’élude pas les stigmates de la guerre

Little Joe (cannes 2019)

Les personnages aussi aseptisés que leurs labo de contribuent à semer le doute sur les effets de plantes génétiquement modifiées

Papicha (cannes 2019)

Destin d'une jeune femme qui a choisi de rester en Algérie et de résister par la mode dans les années 1990 nous offre quelques scènes glaçantes

Rocket Man ( cannes 2019)

Un film présenté hors compétition lors du dernier festival de Cannes, un film de Dexter Fletcher, un film sur la vie d'Elton John qui a monté les marches du dernier Festival de Cannes.

Le rôle titre est tenu par Taron Egerton la star de la franchise Kingsman. Le fait que Matthew Vaugnt le réalisateur de cette franchises soit un des producteurs du film n'y est pas étranger.

Ce biopic est construit autour d'une ellipse. On y voit Elton John en cure de désintoxication. Et le film à travers sa vie va montrer comment il en est arrivé là.

Entre une mère peu impliquée et un père souvent absent, c'est sa grand-mère qui va l'encourager à pratiquer le piano, instrument pour lequel il avait des pré dispositions. Après une brève formation classique il joue essentiellement dans les bars. Et c'est une rencontre avec Bernie Taupin (Jamie Bell) qui va réellement lancer sa carrière. On apprendra également comment il a choisi le nom John ce qui est plus que cocasse.
Puis viendront les tournées américaines qui seront le début d'une petite déchéance. Drogue alcool et solitude vont peut à peu gagner la chanteur avant qu'il n'entre en cure de désintoxication. Le format de ce biopic n'est pas sans rappeler Bohemian Rhapsody dont Dexter Fletcher était un des producteurs.
La trajectoire de Freddy Mercury et d'Elton John sont plus ou moins semblables, même si le destin de Freddy Mercury est lui beaucoup plus tragique.

Un biopic que l'on pourrait qualifier de copier coller de celui du groupe queen.
Pour les fans la musique est plus que présente dans ce biopic. Près de 22 titres jalonnent ce film dont la chanson Rocket man qui donne son nom au biopic et le très connu don't go breaking my heart.

Au final on passe plutôt un agréable moment, ceci étant du probablement aux excentricités de l'artiste et au fait qu'il est du se construire seul, recherchant presque désespéramment tout au long du film la moindre marque d'affection ou de reconnaissance de ses parents.
Signalons juste que ce biopic est coproduit par Elton John, ce qui nous place dans la catégorie des biopic autorisés et un peu hagiographique mais sans être intéressant.





mercredi, mai 15, 2019

The dead don't died

Avec une mise en scène d'une grande précision n'oublie pas d'être drôle, politique et contemporain

mercredi, mai 08, 2019

Les crevettes paillettes

La dimension "colonie de vacances permanente" dans est une sorte de refuge pour des personnages aux destins souvent tragiques

mercredi, mai 01, 2019

Gloria bell


Sebastien Leilo réalise une adaptation de son propre film Gloria qui était sorti en 2014.

Dans le rôle de Gloria c'est Julianne Moore. Elle est divorcée et ses deux enfants sont grands et mènent leur propre vie.

Elle travaille dans un cabinet d'assurance et de temps à autre elle sort danser. C'est lors d'une de ses soirées qu'elle va rencontrer Arnold (John Turturro). Lui aussi est divorcé mais il doit constamment s'occuper de ses deux filles loin d'être indépendantes. Et c'est ce qui va finir par gripper la relation qu'il va construire avec Gloria.

Le personnage de Gloria est hyper attachant. Elle est hyper positive, est proche de ses enfants sans les étouffer. Elle mène sa fille comme elle l'entend sans ni être un poids pour son entourage ni étouffer tout le monde.

Sa relation avec Arnold semble être parfaite car lui aussi en apparence est assez attentionné avec elle.


Mais c'est au final lui qui va se laisser manger par sa famille. On ne verra ses deux filles que lors d'une seule scène qui sera assez marquante.

Au final Gloria bien qu'elle ne s'apitoyer jamais sur son sort semble souffrir d'une extrême solitude et c'est ce côté là qui est le plus touchant.

Ce film est une très belle chronique de la vie d'une femme qui a d'une certaine manière terminée sa vie de mère et qui cherche une sorte de nouveau but dans la vie.

On peut voir cette phase comme une sorte de deuxième adolescence. Elle va être curieuse de tout envie de découvrir de nouvelles choses. Elle va également être rejetée ce qui va teinter le film d'une certaine forme de mélancolie.

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