jeudi, mai 23, 2019

Roubaix une lumière (cannes 2019)

Un film d'Arnaud Déplechin. Il s'inspire d'un fait divers, l’assassinat dans une
courée de Roubaix d'une dame agée par deux toxicomanes.
En plus de la narration de cette affaire, ce film est aussi une chronique de la
vie d'un commissariat à Roubaix. Le commissaire Daoud (Rochdy Zem) est un
enfant de Roubaix qui maintenant dirige un commissariat. Il est d'une
humanité remarquable que ce soit dans les affaires de viols ou de fugues qu'il
aura à gérer.
On a aussi ces jeunes policiers dont le premier poste est à Roubaix et qui vont
devoir faire face à la délinquance mais surtout à la pauvreté.
Et puis on a cette affaire plus que sordide où une femme âgée va être
assassiné pour seulement quelques euros et quelques produits alimentaires et
ménagers. Le mobile du meurtre est peut être plus révoltant encore que le
meurtre en lui même.Et puis il y a aura ce long processus pour essayer de déterminer les
responsabilités de cet assassinat. Et c'est là que les interprétations de Sarah
Forestier et de Lea Seydoux sont intéressantes. Elles sont méconnaissables en
toxicomanes. Et c'est peut être autour de ses deux personnages que le film en
fait peut être trop. Il prend avec ses 2 personnages une dimension
romanesque qui détonne avec le drame vécu par la famille de cette dame
agée. Ce côté romanesque est accentué par une photo acidulée qui semble
placer cette histoire hors du temps.
Notons enfin que la famille de la victime était contre la réalisation de ce film,
qui donnerait de l'humanité aux meutrières de cette dame âgée.

mercredi, mai 22, 2019

Summer of changsha ( cannes 2019)

La sombre histoire de meutre dans vient s'ajouter au passé plombant de ses deux personnages principaux

Les particules ( cannes 2019)

Quasi documentaire entre enfance et âge adulte se situe aussi entre urbanité et et ruralité

mardi, mai 21, 2019

Parasite (cannes 2019)


un film de Bong Joon Ho réalisateur qui avait déjà fait parlé de lui il y a deux ans à Cannes avec son film Okja produit par Netflix producteur banni depuis du festival.
C'est aussi un film qui s'inscrit dans la tradition des thrillers coréens dont le représentant cette année en séance de minuit au festival de Cannes était, le gangster, le diable et le flic.

Parasite suit une famille qui survit dans un sous plex d'une banlieue coréenne. Le fils de la famille Ki Woo est sollicité par un de ses amis pour le remplacer comme professeur d'anglais dans une riche famille les Park. Par d'habiles stratagèmes il va réussir à faire embaucher l'ensemble des membres de sa famille. Mais la concurrence pour les emplois sera rude et cà ne sera que le début des problèmes.
Ce film est assez plaisant car c'est un film d'arnaqueurs. Ce film est assez semblable dans sa construction à la saga Ocean 11 12, 13,….L 'objet du triller ne sera pas de voler des biens mais seulement de permettre à chaque membre de la famille d'obtenir un emploi pour lequel chacun est qualifié.

Et c'est cette dimension sociale qui est vraiment très intéressante. On est moins dans le drame comme dans les films des frères Dardenne ou encore de Ken Loach mais dans un film d'arnaqueurs avec une dimension parfois comique.

A travers un film très agréable à regarder, très bien écrit et très rythmé, Bong Joon Ho fait passer un message social, celui d'une société coréenne très inégalitaire. On va avoir d'un côté une famille qui va tout faire pour s'en sortir mais dont les compétences bien qu'avérées ne vont pas suffire. Et d'un autre côté une famille les Park qui vit un peu hors du monde dans sa luxueuse villa. Mme Park fait un peu penser aux personnages de la série Desperate Housewife.
Une palme d'or qui chose rare fait quasiment l'unanimité même de la presse qui a chaleureusement accueilli ce film lors de sa projection lors du dernier Festival international du film de Cannes.

La fameuse invasion des ours en Sicile (cannes 2019)

Petit bijou d'animation est aussi un conte avec une petite dimension politique fort à propos

Nuestras madres (cannes 2019)

A la fois historique et humain #nuestrasmadres nous plonge indirectement dans le génocide guatémaltèque

La belle époque (cannes 2019)

Comédie jouissive aux répliques scisselees plonge un personnage dans le passé pour lui donner foi en l'avenir

lundi, mai 20, 2019

Frankie ( cannes 2019)

Dernières vacances de la vie d'une femme finit par lister les problèmes futils de ses proches

Tommaso (cannes 2019)

La belle photo de nous plonge dans l'intimité d'un homme qui fait face à ses névroses

Nina wu (cannes 2019)

Film assez feutré sur l'essor d'une actrice manque de force pour porter son message

Adam (cannes 2019)

Relation très forte entre deux femmes montre une solidarité aussi pudique que généreuse

Share (cannes 2019)

Des conséquences désastreuses que peuvent avoir des vidéos sur le net est d'autant plus glaçant que l'on ne sait pas ce qui est arrivé a cette jeune fille

Perdrix (cannes 2019)

Comédie complètement lunaire est une émouvante galerie de portraits de personnages cabossés par la vie

Chambre 212 (cannes 2019)

Avec tout un jeu subtil sur les temporalités revisite la relation d'un couple

dimanche, mai 19, 2019

Tu mérites un amour (cannes 2019)

Chronique de la vie amoureuse d'une jeune femme au regard triste est a la fois tendre, sensible et contemporain

Land of ashes ( cannes 2019)

Assez mystique montre le destin d'une petite fille vivant seule avec son grand père

samedi, mai 18, 2019

Give me liberty (cannes 2019)

A travers une journée d'un chauffeur de bus montre toute la diversité d'une Amérique invisible

Vivarium (cannes 2019)

D'un mimétisme glaçant avec le comportement du coucou est un formidable film fantastique avec comme cadre un lotissement vide

The orphanage (cannes 2019)

Les quelques scènes musicales de apportent un peu de légèreté à un film sur la fin de l'ère communiste en Afghanistan

Alice et le maire (cannes 2019)

Film brillant mais encore rare sur le monde politique montre un homme politique qui semble prisonnier d'un système dont les idées sont absentes

vendredi, mai 17, 2019

J'ai perdu mon corps (cannes 2019)

Véritable petit thriller dont une main est l'héroïne est aussi le récit d'un enchaînement de drames

Les héros ne meurent jamais (cannes 2019)

Road movie à la fois journalistique et fantastique n’élude pas les stigmates de la guerre

Little Joe (cannes 2019)

Les personnages aussi aseptisés que leurs labo de contribuent à semer le doute sur les effets de plantes génétiquement modifiées

Papicha (cannes 2019)

Destin d'une jeune femme qui a choisi de rester en Algérie et de résister par la mode dans les années 1990 nous offre quelques scènes glaçantes

Rocket Man ( cannes 2019)

Un film présenté hors compétition lors du dernier festival de Cannes, un film de Dexter Fletcher, un film sur la vie d'Elton John qui a monté les marches du dernier Festival de Cannes.

Le rôle titre est tenu par Taron Egerton la star de la franchise Kingsman. Le fait que Matthew Vaugnt le réalisateur de cette franchises soit un des producteurs du film n'y est pas étranger.

Ce biopic est construit autour d'une ellipse. On y voit Elton John en cure de désintoxication. Et le film à travers sa vie va montrer comment il en est arrivé là.

Entre une mère peu impliquée et un père souvent absent, c'est sa grand-mère qui va l'encourager à pratiquer le piano, instrument pour lequel il avait des pré dispositions. Après une brève formation classique il joue essentiellement dans les bars. Et c'est une rencontre avec Bernie Taupin (Jamie Bell) qui va réellement lancer sa carrière. On apprendra également comment il a choisi le nom John ce qui est plus que cocasse.
Puis viendront les tournées américaines qui seront le début d'une petite déchéance. Drogue alcool et solitude vont peut à peu gagner la chanteur avant qu'il n'entre en cure de désintoxication. Le format de ce biopic n'est pas sans rappeler Bohemian Rhapsody dont Dexter Fletcher était un des producteurs.
La trajectoire de Freddy Mercury et d'Elton John sont plus ou moins semblables, même si le destin de Freddy Mercury est lui beaucoup plus tragique.

Un biopic que l'on pourrait qualifier de copier coller de celui du groupe queen.
Pour les fans la musique est plus que présente dans ce biopic. Près de 22 titres jalonnent ce film dont la chanson Rocket man qui donne son nom au biopic et le très connu don't go breaking my heart.

Au final on passe plutôt un agréable moment, ceci étant du probablement aux excentricités de l'artiste et au fait qu'il est du se construire seul, recherchant presque désespéramment tout au long du film la moindre marque d'affection ou de reconnaissance de ses parents.
Signalons juste que ce biopic est coproduit par Elton John, ce qui nous place dans la catégorie des biopic autorisés et un peu hagiographique mais sans être intéressant.





mercredi, mai 15, 2019

The dead don't died

Avec une mise en scène d'une grande précision n'oublie pas d'être drôle, politique et contemporain

mercredi, mai 08, 2019

Les crevettes paillettes

La dimension "colonie de vacances permanente" dans est une sorte de refuge pour des personnages aux destins souvent tragiques

mercredi, mai 01, 2019

Gloria bell


Sebastien Leilo réalise une adaptation de son propre film Gloria qui était sorti en 2014.

Dans le rôle de Gloria c'est Julianne Moore. Elle est divorcée et ses deux enfants sont grands et mènent leur propre vie.

Elle travaille dans un cabinet d'assurance et de temps à autre elle sort danser. C'est lors d'une de ses soirées qu'elle va rencontrer Arnold (John Turturro). Lui aussi est divorcé mais il doit constamment s'occuper de ses deux filles loin d'être indépendantes. Et c'est ce qui va finir par gripper la relation qu'il va construire avec Gloria.

Le personnage de Gloria est hyper attachant. Elle est hyper positive, est proche de ses enfants sans les étouffer. Elle mène sa fille comme elle l'entend sans ni être un poids pour son entourage ni étouffer tout le monde.

Sa relation avec Arnold semble être parfaite car lui aussi en apparence est assez attentionné avec elle.


Mais c'est au final lui qui va se laisser manger par sa famille. On ne verra ses deux filles que lors d'une seule scène qui sera assez marquante.

Au final Gloria bien qu'elle ne s'apitoyer jamais sur son sort semble souffrir d'une extrême solitude et c'est ce côté là qui est le plus touchant.

Ce film est une très belle chronique de la vie d'une femme qui a d'une certaine manière terminée sa vie de mère et qui cherche une sorte de nouveau but dans la vie.

On peut voir cette phase comme une sorte de deuxième adolescence. Elle va être curieuse de tout envie de découvrir de nouvelles choses. Elle va également être rejetée ce qui va teinter le film d'une certaine forme de mélancolie.

mardi, avril 30, 2019

Nous finirons ensemble


8 ans après les petits mouchoirs Guillaume Canet nous propose la suite des aventures de cette bande de copains en vacances sur le bassin d'Arcachon. Max (Francois Cluzet) va fêter ses 60 ans. Mais il est seul dans sa maison du bassin d'Arcachon et est en instance de divorce.
C'est sa nouvelle compagne Sabin (Clementine Baerts) qui a invité sa bande de copains pour son anniversaire. Sauf qu'il ne peut pas les accueillir, il a en effet mis en vente sa maison suite à une mauvaise affaire qui l'a mis sur la paille.

Le groupe va alors aller dans une autre maison et aider Max à passer ce moment difficile, bien que seul Eric soit au courant des déboire de son ami. Mais d'autres tensions, d'autres histoires laissées en suspend 8 ans plus tôt vont ressurgir.

Pour les fans des petits mouchoirs pas d'inquiétude rien n'a changé. Max est toujours inquiet et Francois Cluzet sur joue toujours son personnage. Nassim est toujours aussi zen et Jean Louis a toujours autant les pieds sur terre.

Pour le reste le ton est toujours aussi décomplexé et les quelques nouveaux personnages se mettent rapidement au diapason. Alain (José Garcia) n'a aucun scrupule à visiter la maison de Max et à flirter avec son ex femme bien qu'il travaille dans le même milieu que lui. Alex le compagnon de Vincent va être lui très possessif et très exigeant. Seule Sabin restera en retrait et apportera un soutien inconditionnel à Max.

Sinon on reste dans le potache et c'est le personnage de la baby setter d'Eric qui va bien montrer cette caractéristique. Elle va vouloir un peu de calme pour la très jeune fille d'Eric mais passera son temps à se faire rembarrer par les grands adolescents avec qui elle va passer cette semaine.

Un film dans lequel on a toujours autant de mal à s'identifier aux personnages et avoir de l'empathie pour eux. Ils sont tous aussi dépressifs les uns que les autres mais ne font rien pour grandir. On a l'impression que 8 ans après ils n'ont toujours pas finis leur crise d’adolescence.

lundi, avril 29, 2019

El reino


Prix du meilleur scénario et du meilleur réalisateur aux derniers Goyas du cinéma pour ce film de Rodrigo Sorogoyen.

Manuel Lopez Vidal (Antonio de la Torre) est un élu local. Il semble mener la belle vie avec sa femme, profitant notamment de week end sur des yachts de luxe. Mais une affaire de pot de vin vient éclabousser cet élu. Il sera le seul à porter le chapeau pour ce détournement de subventions de l'Union européenne. Décidant de ne pas se laisser faire il va tenter de récupérer les documents qui prouvent qu'il n'est pas le cerveau de l'affaire.

Ce thriller est assez remarquable puisque l'intensité va monter de manière très régulière pour arriver à son paroxysme à la fin du film ce qui va nous donner des scènes avec une tension exacerbée.

Et puis il y a cette maîtrise du milieu politique qui est encore assez rare au cinéma même si la série House of cards référence en la matière a environ 10 ans.

On a d'abord les intimidations et l'isolement pour décrédibiliser l'élu véreux. Et puis comme çà ne suffit pas on passe aux menaces pour finir par une violence plus physique.

Le plus dur pour Manuel Lopez Vidal sera de démonter le système dont au final il n'est qu'un rouage. Tout est parfaitement décrit avec les interventions d'avocats, d'entrepreneurs et de journalistes qui avec les politiques font partie d'un système assez abjecte.

Et là où le film est réussi, ce qui le rend plus qu'amer c'est que le film est assez réaliste pour le rendre crédible. On peut ainsi se poser la question de savoir si les affaires de détournements de fonds publics ne sont pas que des cas isolés mais seulement la partie émergée de l'iceberg.

vendredi, avril 26, 2019

L'adieu a la nuit


Le dernier film d'André Techiné lui aussi ancré dans la réalité et basé sur des faits réels. Dans l'adieu à la nuit, toujours avec Catherine Deneuve il nous parle de la radicalisation d'un jeune homme Alex (Kasey Mottet Klein)

Alex est de retour quelques jours chez sa grand-mère Muriel (Catherine Deneuve) Il vient lui dire au revoir avant de partir pour quelques temps au Canada. Durant son séjour pour il va retrouver sa petite amie Lila (Oulaya Amamra, révélée dans Divines) qui travaille dans le centre équestre de Muriel et dans un EHPAD. Muriel va vite se rendre compte que son petit fils est devenu croyant et pratiquant. Elle va découvrir accidentellement que sa véritable destination n'est pas le Canada mais la Syrie. Muriel va être désorientée dans un premier temps avant de se décider à agir.

La première qualité de ce film est son côté documentaire. Il s'agit d'un fiction mais qui montre très bien comment une personne peut se radicaliser.
Il y a d'abord cet apprentissage que Lila et Alex font sur internet. Et puis ces rencontres où ils vont croiser d'autres personnes comme eux ce qui va encore renforcer leur radicalité.

Et puis il y a la vision extérieure, celle de la famille. Muriel est d'abord très compréhensive avec son petit fils qu'elle a pratiquement élevée. Puis ensuite va venir l'incompréhension. Elle semble complètement dépassée par le projet de son petit fils. Elle va tenter de le raisonner sans le braquer. Puis enfin viendra le temps de l'action qui n'est pas simple et qui potentiellement faire du mal à ceux qu'on aime.

Et puis il y a ces personnages secondaires qui viennent enrichir l'histoire, Youssef, l'associé de Muriel qui a une pratique tout à fait conventionnelle de l'Islam et qui est parfaitement intégré à la société.

Fouad qui est parti combattre en Syrie et qui a déserté se rendant compte que ce combat n'était pas le sien. Il va tenter de convaincre Alex de ne pas partir et surtout aider Muriel.
Et puis enfin Bilal qui est une sorte de mentor pour Alex et Lila et qui fait face aussi à ses propres contradictions dans une expression plus que radicale de sa foie.

mercredi, avril 24, 2019

Victor et celia


Le nouveau film de Pierre Jolivet qui avait déjà signé ma petite entreprise. Il s'intéresse ici à 2 jeunes gens qui veulent monter leur salon de coiffure.
Victor et Celia se sont Arthur Dupont et Alice Belaidi. Ils se sont connus à l'école de coiffure et vont se retrouver après que Victor ait perdu tragiquement son associé dans le salon de coiffure qu'il souhaitait monter.

A travers cette aventure, ce film est une sorte de radioscopie de la société française et du monde de l'entreprise vue comme une sorte de far west où règne la loi du plus fort.

Le grand intérêt du film et ce qui va lui donner du rythme çà sera de voir toutes les règles que Victor et Célia devront transgresser pour avoir une chance d'ouvrir leur salon. Et dans ce sport national c'est Max (Bénabar) leur comptable qui va se révéler très efficace. Ceci va même donner lieu à des situations cocasses qui pourront donner lieu à sourire, comme cette scène où les ouvriers qui aménagent le chantier devront faire croire à un investisseur que le local va devenir une start up.

Et puis il y a cette radioscopie de le jeunesse française.Victor et Célia sont exploités dans leurs salons respectifs ce qui va leur donner envie de monter leur propre entreprise. Victor souhaite avoir la garde alterné de son fils et a une vision de la coiffure différente de son employeur. Célia elle est victime de harcèlement de la part de son patron. Mais elle n'ose rien dire car elle doit s'occuper de sa grand-mère et avec son fiancé ils n'ont pas assez d'agent pour qu'elle puisse se permettre de ne plus travailler pendant quelque temps.

Ce qui rend au final le film supportable c'est l'optimisme assez irréel dont vont faire preuve les deux néo entrepreneurs. L'amour qu'ils ont l'un pour l'autre et qu'ils ne pourront pas vivre est aussi peut être un des autres moteurs du film. Mais sans cet optimisme irrationnel et cette infatigable volonté à ne pas subir les événements le film aurait été plombant, ce qui ne l’empêche pas de dénoncer de manière plutôt habile une société qui a du mal à intégrer sa jeunesse et qui perpétue des inégalités.

lundi, avril 22, 2019

Working woman

Au delà du harcèlement et des agressions montre aussi la solitude d'une femme sur qui repose sa famille

vendredi, avril 12, 2019

Mais vous êtes fou

Avec une histoire en apparence cousue de fils blancs nous réserve un épilogue plus que surprenant à différents points de vues

jeudi, avril 11, 2019

J'veux du soleil

 Jamais triste dépasse largement son côté militant en donnant la parole à une France devenue invisible

mercredi, avril 03, 2019

Chamboultout



Après l'embarras du choix et retour chez ma mère notamment, Eric Lavaine signe une nouvelle comédie romantique Chamboultout.

Après un accident, Fred (José Garcia) a perdu la vue et la mémoire immédiate. Il est aussi accro à la nourriture. Sa femme Béatrice (Alexandra Lamy) s'occupe de lui depuis son accident. Elle a écrit un livre sur leur vie un moyen pour elle de libérer des tensions.

Chaque année pour les anniversaires de Fred et Béatrice ils louent une maison à Biarritz avec leurs amis. L'occasion pour toute cette bande de lire ce fameux livre.

Ce film est d'abord une galerie de portraits de personnages tous aussi caricaturaux les uns que les autres. On a le sportif inculte, un radin, la meilleure copine un peu collante ou encore un écrivain au talent méconnu. Tous vont essayer de se reconnaître dans un des personnages du film et tous vont se vexer de la description qui sera faite d'eux dans le livre.

Si le film se limitait à un déballage d'égos tous aussi démesurés les uns que les autres cette comédie aurait été bien fade. Mais plus le film avance plus on va prendre conscience de l'importance du rôle de Béatrice auprès de son mari et de sa détresse.

Elle va cristalliser toutes les rancœurs de ses amis et aussi de sa grande fille qui lui reproche d'avoir un amant. Et la seule qui va se rendre compte du dévouement de Béatrice c'est Manue (Oliva Cote) qui va tout faire pour faciliter notamment les courtes escapades de Béatrice avec son amant. Bref un film qui rend hommage de manière assez pudique au rôle important des aidants pour les personnes qui souffrent d'un handicap.

Outre Olivia Cote, deux acteurs ressortent de ce film Michel Vuillermoz un auteur qui brille par sa discrétion. Et José Garcia dans le rôle d'un homme qui perd toute mémoire immédiate. Un rôle difficile dans lequel il fait preuve d'une justesse remarquable.

Comme si de rien n'était


Le premier film d'Eva Trobisch.

Janne (Anne Schwarz) est une jeune éditrice qui vit avec Piet (Andreas Dohler) écrivain à ses heures. Leur société d'édition est en faillite et le temps de repartir sur un nouveau projet, ils rénovent une maison à la campagne. Lors d'une fête d'ancien élèves Janne rencontre Martin (Hans Low). Ils ont bu. Janne propose à Martin de l'héberger pour la nuit. Janne ne se méfie pas car Martin est le beaux frère d'un de ses amis, Robert. Mais Martin va violer Janne au cours de cette nuit.

Ce qui est fort dans ce film c'est le sang froid dont va faire preuve Janne. Elle est dévastée par ce viol mais elle va faire bonne figure car Robert lui a proposé un travail qui lui permettra de rebondir. Elle va alors croiser son agresseur dans son univers professionnel, toujours en faisant comme si de rien n'était.

Mais ce qui est encore plus marquant c'est la manière dont le film décrit un patriarcat « ordinaire ». Janne va devoir gérer son petit amis Piet. C'est un écrivain assez imbu de lui même. La faillite de sa société d'édition l'a vexé et il voit d'un mauvais œil que Janne puisse travailler avec Robert.

Elle va également gérer la cohabitation avec Martin. Il est pris de remords. Mais ce n'est pas çà qui fera que Janne puisse aller mieux. Et enfin même si c'est son ami elle va devoir composer avec Robert, qui après un premier divorce vit une relation difficile avec sa nouvelle femme et a besoin de se confier à Janne.

Au milieu de tout çà la jeune femme ne va pas avoir la force de parler du viol dont elle est la victime. Elle va devoir en plus prendre des décisions importantes pour donner une nouvelle direction à sa vie.

Un film sur un sujet difficile mais très bien traité, très pudique et qui montre que les mentalités ont encore du mal à évoluer.

lundi, avril 01, 2019

Dumbo


Il y a déjà 3 ans Tim Burton nous avait enchanté avec Miss Peregrine et les animaux fantastiques, Cette adaptation d'un classique de Disney est donc un petit événement.

Holt (Colin Farrel) revient de la guerre. A la descente du train il est accueilli par ses 2 enfants Milly et Joe. Depuis la mort de leur mère ils vivent dans le cirque de Max Medici (Dany De Vito) dans lequel Holt était cavalier. Sauf que Holt a perdu un bras et que Max a vendu ses chevaux. Holt va donc s'occuper d'une éléphante qui va donner naissance au petit Jumbo, un éléphant aux grandes oreilles et avec une particularité assez extraordinaire.

Le début du film est plus que pesant. On est à la fin de la 1ère guerre mondiale. Holt est mutilé, ses enfants sont orphelins et sa première expérience avec les éléphants est une catastrophe. A cela s'ajoute le fait que Dumbo va être séparé de sa mère. Le tableau est plus que noir voir anxiogène.

Et puis il y a cette particularité de Dumbo que Milly va découvrir. Dumbo vole.
Et çà sera l'occasion de sauver le cirque qui pourra peut être racheter la mère de Dumbo.

On pensait avoir toucher le fond et là apparaît M Vandevere (Michael Keaton). C'est un entrepreneur de spectacle attiré par le profit. Il va racheter le cirque et faire voler Dumbo avec sa star Colette Marchand (Eva Green).

Le cynisme dont va faire preuve Vandevere est moins pesante que la 1ère partie du film qui elle est véritablement plombante.

D'un point de vue positif, la performance et la présence d'Eva Green est remarquable. Elle occupe une place assez mineure dans le film mais elle dégage à chaque fois un certain charisme.

La photo et l'univers de Burton sont aussi très caractéristiques. On a comme dans Miss Perigrine et les enfants particuliers une image assez saturées qui paradoxalement renforce le côté oppressant du début du film.

Enfin les personnages de la troupe du cirque sont aussi très bien pensés. On les voit au début du film et ils finissent par jouer un rôle majeur à la fin. On aurait bien aimé les voir de manière plus continue. Ceci aurait donné un peu de légèreté à un film qui en manque cruellement. 

jeudi, mars 28, 2019

Companeros


Alvaro Brechner revient sur une période trouble de l'histoire de son pays l'Uruguay. Celle d'une dictature militaire de 1973 et qui dura 12 ans.

L'histoire c'est celle de 3 opposants politiques qui furent incarcérés et qui pendant cette période ont vécus isolés, sans pourvoir se parler et ne pouvant que ponctuellement voir leur familles.


Sur la forme on a une série de courts métrages correspondant aux différents lieux où ces trois hommes ont été incarcérés. Cette structure n'est interrompue que pour quelques flashback permettant de comprendre comment les trois hommes se sont retrouvés en prison ou par des événements qui vont caractériser la période de détention.
Bien que la construction des séquences du film reste la même on a une certaine diversité qui permet de structurer les presque 2h de film.

Plus le film va avancer plus les prisonniers vont aussi inventer une manière de communiquer. Une sorte de morse qui va leur permettre de briser leur isolement.

Autant les premiers scènes du film sont très dures par la manière dont les prisonniers sont traités, un gardien va faire preuve d'humanité. Il va permettre à un poète de pouvoir écrire de nouveau, Il sera la plume de son geôlier pour que celui ci séduise une femme.

L'objectif est clair c'est pour la dictature militaire de rendre fou ces 3 hommes. Ils n'ont pas pour objectif de les tuer, mais de faire mourir leurs idées.

Il y a bien des rencontres avec des membres de la croix rouge ou encore les familles des prisonniers. Mais celles ci ne permettront pas de faire connaître les conditions de détentions particulièrement inhumaines réservées à ces hommes. Preuve de la réussite de cette terreur que la dictature militaire a fait régner durant la détention de ces hommes.

On aurait pu craindre un film interminable car centré sur la détention de ces hommes. Mais il n'en ait rien, grâce notamment à un scénario bien structuré amenant des variantes à une routine inhumaine qui s'est reproduite inlassablement pendant 12 ans

mercredi, mars 27, 2019

C'est ca l'amour


Les histoires d'amour finissent mal en général, chantaient les Rita Mitzuko, Claire Burger nous montre ici, 5 ans après party girl, une histoire d'amour qui simplement se termine.

Bouli Lanners seul comédien professionnel du film, interprète Mario un père de famille qui s'occupe seul de ses 2 filles adolescentes. Armelle leur mère (Cecile Rémy Boutang) est partie. Mario gère alors son travail à la sous préfecture de Forbach et ses 2 adolescentes. Pour aller de l'avant il participe à un projet théâtral amateur qui le fera croiser occasionnellement Armelle.

Ce film ressemble un peut à l'économie du couple de Joachim Lafosse. Dans les 2 films on est face à la fatalité d'un couple qui se sépare. Il n'y a pas de responsable, mais deux personnages dont les vies évoluent. Ceci donne un côté pudique et simple qui rend le film assez admirable.

Les filles du couple sont les seules à juger leurs parents. Frida la cadette prendra partie pour sa mère, détestant son père. Nikki l’aînée accusera sa mère de les avoir abandonnées. Elles considèrent que le couple formé par leurs parents ne doit pas se séparer alors qu'elles même explorent le sentiment amoureux.

Et puis 'l’environnement du film est aussi très riche. On est à Forbach. Mario est confronté dans son travail à la détresse des demandeurs d'asile. Et puis on a cette relation difficile à la culture. Mario aime la musique classique mais est presque obligé de se cacher pour en écouter. Et puis il y a ce projet de pièce de théâtre amateur, biais important de socialisation. Plus généralement on est dans un environnement assez pauvre économiquement et culturellement parlant. La culture et le théâtre en particulier étant une sorte de bouffé d'oxygène pour les habitants de cette France que l'on appelle périphérique.

mercredi, mars 20, 2019

Dernier amour


Benoit Jacquot renoue avec les films d'époque après les adieux à la Reine il y a déjà 8 ans.

Casanova (Vincent Lindon) après avoir été banni d'Italie s'installe à Londres. En fréquentant la noblesse londonienne, il découvre des cercles libertins avec Lady Stavenson ou Lord Pembroke. Mais c'est Marianne de Charpillon (Stacy Martin) qui va taper dans l’œil de Casanova. Celle ci va résister à son charme et à ses avances. Casanova va alors développer des trésors d'inventivité pour séduire la jeune femme.

Il y a beaucoup de mystères autour du personnage de Marianne. On sait qu'elle se prostitue. Elle fréquente également la noblesse anglaise tout en vivant avec sa mère qui tient un établissement de jeux.

On apprend aussi que Casanova et Marianne se sont connus à Paris quand Marianne avait 11 ans. La jeune femme s'en souvient pas lui. Dans quelles circonstances s'est faite la rencontre ? Quel est le lien entre la famille de Marianne et Casanova on ne le saura pas.

Et les 2 personnages vont passer leur temps dans un processus perpétuel de séduction répulsion.

On a également une vision relativement crue de la noblesse anglaise et européenne. La fuite étant une solution simple pour effacer des dettes. La Cornelys comme Casanova ne sont que de passage à Londres. Et puis il y a ces personnages aussi à l'aise dans les fêtes bourgeoises que dans des maisons closes.

Et Marianne va maitriser à merveille les codes de ces 2 univers, et c'est en résistant à Casanova qu'elle va le faire tomber amoureux d'elle, mais là encore on est pas sur que ce soit le but rechercher.

Et finalement sa non relation avec Marianne va casser la vie de débauche bourgeoise de Casanova et perturber le personnage au point qu'il va finir par se retirer comme bibliothécaire ce qui sera le point de départ du film,

Qui m'aime me suive



José Alcala réinvente le ménage à trois, avec 3 retraités d'un petit village des montagnes cévenoles.

Gilbert (Daniel Auteuil) est un ancien mécano qui terrorise sa femme Simone (Catherine Frot). Elle se réfugie dans les bras d'Etienne (Bernard Lecoq) mais ne veut pas pour autant quitter son mari. C'est ce qu'elle se résoudra néanmoins à faire, laissant Gilbert seul avec son petit fils Terrence, contraint d'aller chez ses grands parents le tant que sa mère se soigne.


Le film démarre de manière un peu poussive. On est dans un territoire rural en déclin. Gilbert vit dans le passé, celui où il gérait son garage. C'est un personnage rustre antipathique, désagréable avec sa fille, sa femme et ses voisins.

Et puis on a ce personnage de Simone qui a encore envie d'un avenir, voir sa fille et son petit fils ou encore monter une pizzeria dans son village. Elle est dévastée par le déménagement de son voisin et amant ce qui va l'inciter à changer de vie.

Gilbert lui va être contraint d'évoluer. Il va devoir s'occuper seul son petit fils et se confronter à la jeunesse. Il va devoir également se remettre en question suite au départ de sa femme.

Au final c'est Simone qui va mener par le bout du nez les 2 hommes de sa vie, ce qui va donner lieu à quelques scènes cocasses.

Et surtout autant le film avait commencé avec une vision assez sombre de cette ruralité, autant la fin est pleine d'optimisme. Et c'est plus ce message là qu'on a envie de retenir de cette comédie assez originale dans un village en pleine transformation.

lundi, mars 18, 2019

Rebelles


Si le prochain Tarantino est prévu pour la mi aout et sera peut être présenté à Cannes, ce film d'Allan Mauduit nous permettra d'attendre jusque là. Allan Mauduit avait collaboré notamment au scénario des reines du ring et réalisé quelques épisodes de Kaboul Kitchen. Déjà plus de 400 000 entrées France pour sa 1ere semaine d'exploitation sur 400 écrans soit moitié moins que pour qu'est ce que j'ai encore fait au bon Dieu.

Sandra (Cecile de France) ancienne miss nord pas de Calais retourne à 35 ans chez sa mère dans un camping de Boulogne sur mer. Elle travaille à la conserverie et retrouve une de ses camarades de classe Marylin (Audrey Lamy). Avec Nadine (Yolande Moreau) elles vont se retrouver seules dans l'usine, un soir, avec le contremaître Jean Mi (Patrick Ridremont). Il va essayer de violer Sandra, ce qui va accidentellement lui coûter la vie. Et pour faire sortir le corps de l'usine, elles vont littéralement le mettre en boite et récupérer le sac rempli d'argent sale que Jean Mi avait avec lui. Et cà ne sera que le point de départ d'un film très riche en rebondissements.


Le scénario est d'une qualité remarquable. Les événements vont s’enchaîner parfaitement en ménageant le suspens et avec de nombreuses surprises. Allan Mauduit réalise une sorte de synthèse assez remarquable entre les frères Dardenne et Tarantino, entre film social et polar remplit d'hémoglobine. Parenté avec Tarantino renforcée par une reprise d'un des titres de boulevard de la mort.

Mais c'est aussi un film très riche qui explore le milieu mafieux belge et là on pense tout de suite à Bullhead.
On a aussi un flic ripoux. C'est également un film féministe avec 3 femmes qui reprennent le contrôle de leur vie. Sandra s'est faite frappée par son ancien compagnon, Marylin élève seule son fils et Nadine trime à l'usine pendant que son mari ne semble pas motiver à retrouver du travail. Sans oublier la mère de Sandra qui n'a jamais dit à sa fille qui était son père et le film va nous en apporter la réponse. Le film s'embarque alors encore une fois très à propos sur la thématique de la parentalité. Mais c'est aussi un film très drôle avec du comique de situation très bien amené.



Une très belle réussite que ce Rebelle écrit et réalisé par Allan Mauduit, 7 films en 1 quasiment tout en conservant une homogénéité remarquable.

jeudi, mars 14, 2019

Convoi exceptionnel


Un film de Bertrand Blier avec 2 résidents belges, Christian Clavier et Gérard Depardieu qui tournent ici dans leur pays.

Taupin et Foster se rencontrent dans la rue, Foster devant retrouver Taupin pour aller tuer un homme dans son appartement. Taupin et Foster vont alors suivre à la lettre un scénario dont les pages leurs seront transmises au fur et à mesure de leur pérégrinations.

Le scénario n'a pas plus de sens de cela, un enchaînement de hasards Seule le personnage d'Esther (Farida Rahohadj) sera peut être le plus poétique. Une femme perdue repliée sur elle même à qui une boulangère offre des croissants et un café.

Étant donné qu'il n'y a pas d'histoire parlons des acteurs et des seconds rôles. Audrey Dana, Sylvie Testud, Lou Do de Lancquesaing, Alex Lutz ou encore Guy Marchand. Tout comme les personnages principaux ils sont tous plus ou moins mélancoliques.

Et puis il y a la forme qui contribue au caractère absurde du film. Ces scénaristes qui donnent des feuilles d'un scénario à deux personnes. Celles ci vont dans un premier temps essayer de se rebeller en allant voir ces auteurs, mais ce sont eux qui vont accompagner ensuite ces deux personnages.

Il y a enfin un tentative de caractériser Taupin et Foster par leur classe sociale. Taupin n'a pas logement fixe il dort dans un foyer alors que Foster lui semble plus aisé. La situation se retournera sans qu'on en comprenne réellement les tenants et les aboutissants. Ce bond dans le temps plus qu'erratique dans le scénario finit plonger le film dans une absurdité que seul Bertrand Blier pourra éventuellement nous expliquer.

Ma vie avec John f donovan



A moins de 30 ans Xavier Dolan ressasse déjà trois thèmes qui lui sont chers, la mort, l'homosexualité et la relation à la mère. Et ma vie avec John F Donovan ne fait pas exception à la règle.

John F Donovan (Kit Karington) est un acteur qui écrit régulièrement à un de ses jeunes fans Rupert Turner (Jacob Tremblay). Cette correspondance a de l'importance pour Rupert qui a suivit sa mère en Angleterre et qui veut devenir acteur.

Le film est d'une incroyable complexité à travers de nombreux flash-back. On part d'une interview de Rupert Turner avec une journaliste. Et on va aller dans 2 flash back celui de la vie de Rupert avec sa mère (Natalie Portman) et celui de la vie de John F Donovan, acteur gérant mal son succès et son homosexualité.

Et puis il y a une photo assez spéciale, très sombre avec des personnages cadrés de très près. Ceci renforce le côté un peu angoissant du film.

Même si les thématiques du film sont très classiques pour X Dolan, on peut en dire quelques mots.

La relation à la mère c'est celle de Rupert qui vit seule avec sa mère. Il y a un père absent et ce déracinement des Etats Unis pour l’Angleterre. On a à la fois une grand proximité avec la mère mais aussi un secret. En effet Rupert a caché pendant près de 10 ans sa relation épistolaire avec un acteur. On a aussi cette relation contrarié au rêve de Rupert qui est de devenir acteur.

L’homosexualité est celle de John F Donovan qu'il ne peut vivre au grand jour sous peine de perdre un certain nombre de ses fans. Et puis ce cliché qui voudrait que tous les acteurs en herbe seront un jour homosexuels et là c'est Rupert qui en est victime sous forme harcèlement dans la cour de son école.

Et puis la mort on en parlera peu car c'est un peu la fin du film ou aussi le début car on est dans une sorte d'ellipse.

Autant juste la fin du monde traitait de ces trois thèmes de manière efficace claire et condensées, Ma vie avec Jon F Donovan, prend des chemins de traverses alourdissant de manière inutile le film déjà bien assez long.

mercredi, mars 06, 2019

Le mystère henry pick

Construit autour d'un scénario plutôt habile montre aussi l'humanisation d'un critique littéraire imbu de lui même

Sibel

Portée par une actrice charismatique est un combat féministe dans une Turquie rurale aux traditions tenaces

lundi, mars 04, 2019

Jusqu'ici tout va bien


Le nouveau film de Mohamed Hamidi après son premier succès la vache en 2016,


Un film également coproduit par Jamel Debbouze.

Frédéric Barthel (Gilles Lelouche) est un patron d'une entreprise de communication parisienne, mais officiellement implanté à La Courneuve. Un jour il reçoit la visite de 2 agents des impôts. Il devra soit déménager à la Courneuve et embaucher des habitants de cette ville ou alors rembourser les allègements d’impôts pour les entreprises installées dans les zones franches.

Le film commence par un empilements de clichés sur la banlieue et sur les entrepreneurs et on craint le pire.

Mais plus le film va avancer plus ces deux mondes séparés par le périphériques vont se rapprocher. On est dans le même processus que dans green book ou Intouchable, celui ou 2 mondes opposés vont devoir se rapprocher.

Alors oui il y a des imperfections et peut être des personnages dont on se pas trop ce qu'ils apportent au final à l'histoire. Mais plus le film va avancer plus il va dégager une humanité qui est agréable à regarder.

Et puis c'est un film basé sur des jeux de miroirs. Frédéric Barthel est un chef d'entreprise qui a enfreint des règles comme l'entreprise de distribution de shit à la Courneuve. Mariama est une jeune diplômée de la Courneuve qui travaillait au Mc do alors que Mike avec le même diplôme travaille dans une agence de com. Samy lui est resté à la Courneuve et était au chomage alors que Leila elle en ayant quitté sa banlieue travaille dans l'agence de com. On peut faire le même parallèle entre le fils de Frédéric qui ne travaille pas au lycée et les enfants de la Courneuve qui traînent dans les rues. Ce sont des personnages qui se ressemblent beaucoup mais dont le destin est fortement conditionné par le périphérique.

Un film pas si intéressant que çà, qui déconstruit les idées ressues sur la banlieue et qui montrent que ces territoires devraient être vus comme une richesse et non un problème.

Archives du blog