vendredi, mai 11, 2018
L'ange (cannes 2018)
Arrogance glacante, nonchalante et juvénile d'un malfrat argentin #lange est un thriller epique tout à fait réussi #UCR
Arctic ( cannes2018)
Aussi haletant que Gravity mais dans un désert blanc #Arctic fait passer son personnage du naufrage au sauveteur
jeudi, mai 10, 2018
Plaire aimer et courrir vite ( cannes 2018)
Derniers mois plein de pudeur et de dignité d'un homme malade #PlaireAimerEtCourirVite est aussi une rencontre de deux hommes très semblables malgré leur différence d'âge
mardi, mai 08, 2018
Everybody knows
Basé sur un enlèvement mystérieux #everybodyknows fait émerger des rancœurs familiales et un amour pas tout à fait fini dans une Espagne rurale minée par la crise
mercredi, mai 02, 2018
Comme des rois
L'incroyable réalisme de #commedesrois rend intolérable la pauvreté et le désarrois dans lequel sont plongés ses personnages.
lundi, avril 30, 2018
dimanche, avril 29, 2018
Amoureux de ma femme
L'usage frénétique des flashforward accentue la dimension burlesque d'#amoureuxdemafemme qui se sauve par un clin d’œil final inattendu
jeudi, avril 26, 2018
Comme des garcons
La grandeur de la cause évoquée dans #commedesgarcons est en grande partie altérée par un scénario erratique et brouillon
mercredi, avril 18, 2018
Place publique
Critique peut être trop facile d'une élite médiatique totalement hors sol #PlacePublique est aussi une série de portraits assez convenus
lundi, avril 16, 2018
The third murder
Polar d'abord complètement opaque #TheThirdMurder se perd malheureusement dans un héroïsme inutile qui nuit à la grandeur de l'acte de souci personnage principal.
vendredi, avril 13, 2018
jeudi, avril 12, 2018
L'ile aux chiens
Conte dénonçant l'obscurantisme et les dictatures #LIleAuxChiens montre la chute d'un système initié par des jeunesses à priori bien différentes
jeudi, avril 05, 2018
Monsieur je sais tout
La grande force de #monsieurjesaistout est de parler avec le sourire et efficacement de la maladie d'Asperger malgré un rythme parfois haché
mercredi, avril 04, 2018
Don't worry he won't get far on foot
Ne t'en fait pas il
ne peut pas aller très loin à pied le dernier Gus van Sant (A la
rencontre de Forester,Will Hunting Elephant, Harvey Milk)
Il signe ici un
biopic sur John Callahan dessinateur de presse de talent quadriplégique suite à un accident de voiture du à l'alcool.
On va suivre ici le
combat de cet homme va mener contre l'alcool. Un homme brisé
interprété par Joaquim Phoenix, un homme qui n'a jamais connu sa
mère qui l'a abandonné à la naissance et qui a tout fait pour
qu'il ne puisse pas le retrouver.
Et puis il y a ce
terrible accident de voiture, la perte de sa mobilité et la rééducation.
Mais ce combat va
passer presque au second plan, la recherche de la sobriété étant
pour lui une question de survie. Il va alors passer par des groupes
de paroles et avec l'aide d'anciens alcooliques il va arriver à
devenir sobre.
Et puis va venir le
temps des dessins de presse toujours très crus. On retrouve cet
humour très noir que l'on avait pu voir dans Patients de grand corps
malade où des tétraplégiques en rééducation utilisaient l'humour
pour vaincre leur peur d'une guérison plus hypothétique.
La première partie
du film est très dure très glaçante sur cet homme totalement
prisonnier de l'alcool puis vient cette lueur d'espoir qui donne un
peu de légèreté à ce film relativement sombre.
A noter enfin un
excellent Joaquin phenix (Her, A beautiful Day) qui campe avec
beaucoup de gravité cet homme totalement détruit par l'alcool et
qui va chercher presque de manière irrationnelle à s'en sortir. Et
puis un des premier rôle pour la chanteuse Beth Ditto en alcoolique
repentie dans un groupe de parole que va fréquenter John Callahan
qui est mort en 2010,
Gaston Lagaffe
Un film de et avec Pierre Francois
martin Laval qui avait commencé sa carrière dans la troupe des
robins des bois avec notamment Jean Paul Rouve et Marina Fois
Il signe ici une adaptation assez
décriée de la BD de Franquin, la fille de Franquin ayant même
déclaré qu’elle ne pouvait pas interdire le film même si les
acteurs sont mal dirigés, le scénario débile et le rythme des gags
catastrophique
Gaston (Théo Fernandez) arrive en stage
dans une start up Le petit coin qui a pour objectif de vendre des
erreurs de productions des produits invendables, rendre ainsi utile
l’inutile.
Et Gaston ne va pas tarder à
bouleverser profondément la vie du petit coin du nom de cette start
up rendant fou son chef Prunelle (Pierre Francois Martin Laval) avec
notamment sa mouette et son chat et contre carrant les volontés de
rachat de cette start up par un banquier.
Effectivement la fille de Franquin n’a
pas forcément tort c’est un film dans lequel les gags grossiers s’enchaînent au gré de l’imagination de Gaston et d’un
quiproquo sur l’identité du fils du patron du petit coin.
Mais on peut aussi aller plus loin et
voir le film un peu autrement et se rendre compte que l’esprit de
Franquin est bien présent dans ce film.
Le fait que le rachat de la start up ne
peut jamais avoir lieu peut être vu comme une défense des petites
entreprises familiales dans lequel le bien être des employés passe
avant l’enrichissement des actionnaires.
Les inventions de Gaston, la voiture
fonctionnant avec une éolienne des panneaux solaire ou de l’huile
d’olive, le toit sur lequel il fait paître une vache et où il
cultive son potager peuvent être vu comme une volonté de société
plus harmonieuse et écologique.
Enfin cela reste un film assez humaniste
dans lequel Gaston bien que fainéant va toujours se soucier de ses
collègues et de leur confort.
Bref à travers ces aspects là l’esprit
de Franquin je pense est respecté même si on a plus affaire à un
film avec des gags pour ados qui fera un très bon film du dimanche
soir sur la TNT
lundi, avril 02, 2018
La finale
Un film de Robin
Sykes
Roland Verdi
(Thierry Lhermitte) vit depuis peu chez sa fille à Lyon depuis sa
perte d'autonomie liée à la maladie d’Alzheimer. Sa fille Delphine
(Emilie Caen) est à bout, elle n'arrive pas à s'occuper
correctement de son père qui a tendance à très vite disparaître
et à ne plus se reconnaître dans un miroir.
Avec son mari
Hicham, Delphine s'est résolu à trouver un lieu d’accueil adapté
pour son père. Mais cette visite va s’éterniser et ils ne vont
pas pouvoir emmener leur fils JB (Rayane Bensetti) à la gare où il
doit rejoindre son équipe de basket. JB va alors tenter de rejoindre
son équipe à Paris en compagnie de son grand-père dont il était
censé s'occuper.
Bien sur les pertes
de mémoires de Roland vont donner lieu à des scènes cocasses et
drôles mais ce film ne s'arrête pas là.
Il y a une vrai
interrogation sur les liens familiaux à travers 3 générations et
sur une société qui devient de plus en plus individualiste.
JB n'est pas très
heureux d'avoir du laisser sa chambre à son grand-père qu'il a
finalement très peu connu puisque lui habitait Lyon alors que son
grand-père était restaurateur à Paris.
Delphine est très
attachée à son père surtout depuis le décès récent de sa mère
alors qu'Hicham lui ne verrait pas d'un mauvais œil que son beau
père vive dans une institution spécialisée. Delphine et Hicham
très pris par leur métier et par Roland semblent ne pas
s’intéresser à leur fils.
Roland lui s'est
consacré toute sa vie à son restaurant et ne semblait pas très
proche de sa fille et de son petit fils.
On a donc une
famille aux liens assez distendus qui va devoir faire face à cette
épreuve qu'est la dépendance. Et c'est peu être le côté le plus
intéressant du film qui sera de savoir comment cette famille va
relever ce défi.
Ce film est présenté
comme une comédie et à été notamment sélectionné au festival de
l'Alpe d'huez mais il est surtout terriblement cru et parfois assez
dur en montrant un homme atteint de la maladie d'Alzheimer comme
pouvait l'être aussi Still Alice avec Julian Moore.
Mais il interroge
aussi sur notre société, le rôle des aidant, l'évolution des
familles et la place des jeunes avec ce rôle de JB un peu oublié de
tous et qui trouvera en son grand-père un personnage un peu moins
égoiste qu'il ne le pensait.
dimanche, avril 01, 2018
Carnivores
Un thriller de 2
frères Jérémie et Yannick Renier basé sur la relation complexe de
2 soeurs.
Sam (Zita Hanrot)
est une actrice à succès qui tourne avec les plus grands
réalisateurs dont Brozec (Joham Heldenberg vu dans Gaspard va au
mariage et Alabama Monroe notamment) et Mona (Leila Bekhti) vit un
peu dans l'ombre de sa sœur en ayant du mal à décroché des
auditions. Mais suite à un tournage avec Brozec qui s'est mal passé,
Sam va disparaître et Mona va alors en profiter pour remplacer sa sœur et lui voler sa vie.
Le thriller en lui
même est assez fade. On a bien un réalisateur un peu excentrique
mais pas forcément inquiétant.
Mona elle aura du
mal à se transformer en une dangereuse personne prête à tout pour
connaître le succès de sa sœur. On a presque l'impression qu'elle
va profiter par accident de certaines circonstances pour y arriver.
Bref on aura du mal
à être inquiet dans ce film.
Le personnage le
plus inquiétant sera celui de Sam, pas qu'il soit mauvais en lui même mais c'est surtout du au fait qu'elle va plonger dans une sorte
de burn out et être victime d'une manipulation mentale d'un
réalisateur.
C'est un film qui
tente d'utiliser les codes du thriller mais qui n'arrivera jamais à
être inquiétant tans les personnages seront presque tous plutôt sympathiques et bienveillants. On a plus au final un long enchaînement
de circonstances assez invraisemblables qui va conduire une femme à
prendre la place de sa soeur et de s'approprier sa vie
jeudi, mars 29, 2018
Vent du nord
1er film de Walid
Mattar réalisateur franco tunisien qui nous livre un constat perdant
perdant de la mondialisation.
On est dans le nord
de la France, Hervé (Philippe Rebot) découpe des morceaux de cuir
qui vont servir à fabriquer des chaussures. Mais son usine va fermer
et être délocalisée en Afrique du nord. Et c'est Mohamed Amine
(Foued Ben Slimane) qui va désormais travailler sur la machine
qu'utilisait Hervé. On va alors voir comment cette délocalisation a
bouleversé les vies d'Hervé et Mohamed.
La première bonne
idée du film est d'avoir réuni à l'écran Hervé Rebot et Corinne
Masiero 2 des plus belles gueules et surtout 2 très bon acteurs du
cinéma français.
Et puis il y a ces
allers retours entre le nord de la France et l'Afrique du nord. Au
début on est assez déconcerté par ce changement brutal d'histoire
et de décors, mais plus le film avance plus le lien entre les 2
ouvriers va se faire.
On a 2 hommes
généreux, amoureux et relativement heureux.
Cette délocalisation
va d'abord être le moyen pour Hervé de se reconvertir et de vivre
de sa passion et pour Mohamed de travailler avec celle qu'il aime.
Mais rapidement tout ne sera pas aussi simple et ces personnages vont
être vite rattrapés par les méfaits de la mondialisation
particulière rude avec ceux qui ne sont pas les premiers de cordées.
Bref un film éminemment politique mais aussi très humaniste. Si ce n'était pas
un fiction ce film aurait pu être également un documentaire sur la
mondialisation et ses effets tant le souci du réalisme est
constamment recherché par Walid Mattar.
lundi, mars 26, 2018
Mektoub my love
Le dernier Abdelatif
Keciche, réalisateur de l'esquive et de la vie d'Adèle entre autre
mais aussi homme à la réputation assez sulfureuse.
On est ici à Sète
dans les années 1990 et Amin (Shain Boumedine) revient chez lui dans
l'attente qu'un producteur parisien ne lui achète un de ses
scénarios.
Il va retrouver sa
cousine Ophélie (l'ex miss Besançon Ophélie Bau) qui partage son
été entre la plage et l'exploitation ovine familiale dans laquelle
elle travaille.
Ce film est une
sorte de chronique d'un été à Sète où des touristes vont de
mêler à la jeunesse locale dans une sorte de bonheur lattant.
Il ne se passe pas
forcément grand chose dans cette chronique qui est plus une série
de portraits de la jeunesse.
On a Amin, l'intello
de la bande, passionné de photo et de cinéma Il est introverti a
une mère assez intrusive et est très proche de sa cousine Ophélie.
Ophélie elle
partage son temps entre l'exploitation familiale et la plage. Elle
entretien une relation avec Tony pendant que son futur mari est en
mer sur un bateau de guerre. Elle veut toujours se marier mais tout
en profitant de sa jeunesse.
Et puis il y a ces
deux touristes, Charlotte et Céline qui vont faire des expériences
plus ou moins heureuses pendant leurs vacances.
Ce film est
relativement long 2h55 vers la fin on commence à trouver le temps
long puisqu'il n'y a presque aucune intrigue aucun développement
dans ce film, mais au final le film est assez agréable assez positif
avec des personnages transpirant la joie de vivre et le bonheur de se
retrouver. Et c'est çà à mon sens qu'Adbelatif Kechiche a voulu
exprimer dans ce film somme toute assez contemplatif.
mercredi, mars 21, 2018
La prière
Un film de Cédric
Kahn qui avait signé il y a 2 ans maintenant le très remarqué
l'économie du couple.
Il revient ici avec
un tout autre sujet, l'addiction dont est victime Thomas (Anthony
Bajon, meilleur acteur au festival de Berlin pour ce rôle). Il va
rejoindre un centre pour jeune toxicomane isolé dans la montagne et
régit par principes le travail et la prière.
On va suivre cette
difficile adaptation de ce jeune homme livré à lui même qui va
découvrir un environnement avec des règles qu'impose la vie en
communauté.
Ce film a d'abord un
petit côté documentaire avec ce sevrage d'un jeune homme tombé
dans la drogue. Mais finalement ce qui va être le plus dur çà sera
une fois ce sevrage passé de ne pas retomber dans la dépendance.
Et pour celà il y a
une occupation de tous les instants et une obligation de ne jamais
être seul.
Et puis il y a aussi
la prière qui remplit les vies de ces jeunes hommes au point que
celà devienne pour eux une forme dépendance.
La question de la
réinsertion dans la société est aussi évoquée, elle se fait avec
plus ou moins de réussite et pas forcément au premier essai.
Et puis il y a cette
histoire d'amour entre Thomas et Sybille, d'abord une amitié presque
interdite tant les jeunes hommes semblent confinés dans leur
communauté.
Un beau film sur des
gamins livrés à eux mêmes et qui sont tombés dans la drogue et
qui vont finalement combattre cette addiction par quelque chose de
tout aussi fort qu'est la foi. Mais seront ils capables de reprendre
une place dans la société rien n'est moins sur et c'est peut être
là le côté assez émouvant de ces enfants que la société à
décidé d'oublier.
mercredi, mars 14, 2018
L'affaire roman j
Un film de Dan
Gilroy qui avait déjà signé un Jason Bourne et le très beau Night
Call
Ici il dresse le
portrait de Roman J Israel (Denzel Wahington) un avocat qui va devoir
retrouver du travail suite au décès de son associé.
Fervant défenseur
des droits civiques, il va devoir travailler pour George Pierce
(Collin Farrel). Fatigué de mener des combats qui semblent perdus
d'avance il va alors violer la loi et dénoncer un de ses clients. Il
va alors totalement changer de vie tournant le dos à ses idéaux de
justice.
C'est un film qui
est rempli de bons sentiments. On a une sorte de anti héros, acharné
de travail doté d'un savoir faire et de connaissances hors du commun
mais qui est toujours resté dans l'ombre, préférant préparer les
dossiers plutôt que les plaider.
Et cet anti héros
va d'une certaine manière basculer du côté obscur et gouter à la
belle vie. Va alors s'en suivre une sorte de dilleme entre idéaux et
une sorte d'individualisme.
Ce questionnement
aurait pu donner lieu à un film intéressant mais on bascule très
vite dans le lyrisme dans une surexposition de bons sentiments. On
finit par s'engluer dans une sorte de guimauve qui ne rend pas
service à un film qui aurait pu sans çà être passionnant.
La belle et la belle
Un film de Sophie
Fillière avec Sandrine Kiberlain, Agathe Bonitzer et Melvil Poupaud.
Un film qui met en
scène de manière assez originale un rêve que l'on a tous eu c'est
à dire de pouvoir revenir dans le passé pour changer quelque chose
à notre vie.
Lors d'une soirée
la jeune Margaux va rencontrer la Margaux adulte et le fait que la
Margaux adulte puisse prédire ce qui va arriver à la jeune Margaux
va interpeller cette dernière.
On sera toujours
dans une sorte de doute car la jeune Margaux va vivre exactement ce
que la Margaux adulte a vécu alors que les 2 femmes vivent à la
même époque. On est presque dans une sorte de conte d'histoire
paranormale mais incroyablement crédible puisque solidement encré
dans la réalité.
Au delà de
l'histoire fantastique ce film est aussi un beau portrait de femme.
Une jeune femme qui se cherche qui mène sa vie comme elle l'entend,
une jeune fille libre et indépendante. Une femme qui va également
devoir faire face à des choix et les assumer. Choix d'arrêter la
musique, la danse ses études, quitter son travail, revenir vivre
chez ses parents, se séparer géographiquement de sa meilleure amie.
Mais un autre choix sera beaucoup plus douloureux à long terme.
Ce film est enfin
une très belle histoire d'amour entre Marc et Margaux. 2 anciens
amants qui ont gardé de l'affection et de la tendresse l'un envers
l'autre.
Bref un très beau
conte d'une sensibilité assez folle et on apprécie d'autant plus
les qualités de scénariste de Sophie Fillière qui a su mettre en
scène de beaux personnages, une belle histoire d'amour et un très
beau portrait de femme.
lundi, mars 12, 2018
Tout le monde debout
Le 1er film de
l'humoriste et acteur Franck Dubosc
Il va interpréter
le rôle Jocelyn un incorrigible dragueur très imbu de lui meme. A
la mort de sa mère il va rencontrer Julie (Caroline Anglade) à qui
il va faire croire d'abord très involontairement qu'il est
paraplégique. Julie va alors lui présenter sa soeur Florence
(Alexandra Lamy) qui elle même a perdu l'usage de ses jambes. Mais
ce que Jocelyn n'avait pas prévu c'est qu'il va tomber amoureux de
Florence et qu'il va devoir assumer son mensonge.
Evacuons tout de
suite les blagues un peu potaches du film qui au final ne sont pas
fréquentes pour nous intéresser au personnage de Jocelyn.
Derrière le côté
frimeur et mythomane on découvre une grande solitude, avec des
parents qu'il ne voit plus et un frère dont il est assez éloigné.
Et ce côté frimeur est probablement un moyen pour lui de se
rassurer.
Et puis ses
mensonges vont évoluer au fil du temps et vont devenir un moyen pour
lui de ne pas blesser la femme qu'il aime. Ses mensonges vont presque
devenir d'un romantisme assez touchant.
Enfin ce film est
rempli de second rôles assez intéressant. Il y a d'abord la
secrétaire de Jocelyn Marie (Elsa Zylberstein) amoureuse en secret
de son patron et incroyablement gaffeuse.
Florence femme
incroyablement forte et positive malgré son handicap et qui va
démontré à Jocelyn que c'est finalement elle la moins handicapée
des 2.
Et puis Gérard Darmon parfait en ami de Jocelyn un peu loufoque et très ouvert d'esprit.
Et puis Gérard Darmon parfait en ami de Jocelyn un peu loufoque et très ouvert d'esprit.
Au final ce
personnage de Jocelyn ressemble comme 2 gouttes d'eau au personnage
de Patrick Chirac dans camping également interprété par Franck
Dubosc, à savoir un personnage terriblement prétentieux mais une
arrogance qui au final cache un personnage fragile et attachant.
dimanche, mars 11, 2018
Eva
Un triller signé
Benoit Jacquot le réalisateur entre autres des adieux à la reine
de 3 coeurs ou du journal d'une femme de chambre.
Tout commence quand
Bertrand Valade (Gaspard Ulliel) vole le manuscrit d'une pièce de
théâtre qui va devenir un succès. Il va devenir riche et évoluer
dans le monde cossus du théâtre. Mais tout va se compliquer quand
Regis Grant (Richard Berry) son producteur va lui demander d'écrire
une nouvelle pièce. Il va alors évoluer dans le monde d'Eva
(Isabelle Huppert) prostituée à Annecy pour tenter de trouver
l'inspiration.
Ce film est avant
tout une rencontre entre un usurpateur imbu de lui même et
prisonnier de son mensonge et d'une vrai escroc.
Autant Eva sera
froide et manipulatrice autant Bertrand Valade sera lui arrogant. Il
est d'autant plus sur de lui qu'il a réussi à berner son producteur
et sa fiancée Caroline (Julia Roy) . Mais face à Eva la tâche sera
autrement plus dure et autrement plus dangereuse.
Le thriller en lui
même à du mal à fonctionner on ne sent pas réellement de tension
on est dans une ambiance assez froide assez feutrée.
Autant Isabelle
Huppert tient son rang en femme froide et manipulatrice et sachant à
la perfection garder son secret tout en soutirant de l'argent à ses
clients autant Gaspard Ulliel est très loin d'un Benoit Poelvoorde
qui tenait ce même rôle d'homme inquiétant dans 3 coeurs.
On s'ennuie presque
dans un film où les 2nd rôles sont assez inexistant. Caroline la
fiancée de Bertrand est hyper crédule dans un rôle de jeune fille
de riche famille à séduite par le 1er auteur venu. Et le personnage
incarné par Richard Berry est plus que répétitif dans ce rôle de
producteur faussement inquiet des retards de l'écrivain.
mercredi, mars 07, 2018
Le jour de mon retour
Un film de James
Marsh
On est à la fin des
années 1960 et Donald Crowhurst (Colin firth) est un entrepreneur
d'une petite ville anglaise que les courses autour du monde font
rever. Il va alors se décider à participer à un défi qui à pour
objectif de réaliser le premier tour du monde à la voile sans
escale.
Il va alors
rechercher un mécène le vendeur de caravane du coin et construire
non sans mal un trimarant. Il va alors se mettre en route mais il va
être très rapidement rattraper par son amateurisme.
Et ce qui est
frappant dans ce film c'est finalement la fascination que l'on a pour
ces marins qui font le tour du monde seuls.
Il y a le rêve d'un
homme d'un marin amateur Donald Crowhurst, il va être suivi par un
sponsor qui lui va utiliser ce rêve pour se faire connaître et puis
la presse qui va s'intéresser à ce genre d'événement et relayer
cette ferveur dans l'opinion publique.
Et au final Donald
Crowhurst va se faire piéger par cette ferveur presque irrationnelle
au point d'être finalement contraint à faire ce tour du monde au
risque de laisser sa femme seule avec 2 enfants.
Et ce rêve va vite
se transformer en solitude qui va être renforcée par le fait que
les moyens de communications étaient peu performant et ne
permettaient pas une liaison permanente entre la terre et les
bateaux.
Bref un film au
final assez amer sur le reve d'un homme qui s'est vite transformé en
obsession, un homme pris au piège d'une ferveur populaire et
irrationnelle matérialisée par les médias et les sponsors.
mercredi, février 28, 2018
Lady bird
Un film qui se veut
autobiographique de Greta Gerwin
Christine alias Lady
bird (Saoirese Ronan) est en dernière année de lycée dans un
établissement catholique de Sacramento. Elle vit avec ses deux
parents Marion et Larry qui ne roulent pas sur l'or mais font en
sorte que leur fille ait une bonne éducation. Durant cette dernière
année de lycée Lady Bird va être rebelle avec sa mère, se faire
une nouvelle amie et tomber amoureuse tout en essayant d'obtenir une
admission dans une fac sur la cote est.
Ce film est donc une
chronique adolescente assez banale sans réelle originalité.
Le seul côté
intéressant est cette opposition entre Lady bird et sa famille
modeste avec cette bourgeoisie vivant de ses acquis et dont les
enfants n'ont que peux d'ouverture d'esprit. Mais au final on a une
communauté d'une petite ville de Californie qui vit en vase clos et
qui semble souffrir de cette sorte d'enfermement que seule Lady Bird
voudra briser.
Il y a bien ces
personnages un peut caricaturaux de ces professeurs de théâtre pour
donner un peu de légéreté et d'originalité à un film qui en
manque tellement.
jeudi, février 22, 2018
Moi tonya
Un faux documentaire
de Craig Gillespie sur la patineuse artistique Tonya Harding qui
défraya la chronique dans les années 90 après avoir été reconnue
coupable d'une agression sur sa compatriote Nancy Kerrigan.
Le style du faux
documentaire est assez bien trouvé les comédiens témoignant à
intervalles réguliers dans la reconstitution de ces événements.
Tonya Harding
(Margot Robbie) est une jeune fille d'un milieu modeste que sa mère
Lavona (Allison Janney) pousse à faire du patinage dès 4 ans.
Souvent violemment encouragée par sa mère Tonya commence à avoir
des résultats et sera sélectionnée lors des JO d'Albertville à à
peine 20 ans.
Mais bien que très
douée techniquement elle a un style qui ne correspond pas au milieu
très conservateur du patinage artistique. Et c'est dans cet univers
de violence que ce soit avec sa mère où son mari Jeff (Sebastian
Stan) que va se construite Tonya et qui va engendrer l'agression de
Nancy Kerrigan.
On a dans ce film
une série de personnages remarquables. La mère de Tonya toujours
une cigarette à la bouche et infecte avec tout le monde y compris
avec sa fille.
Jeff le mari ultra
violent dont va tomber amoureux Tonya car il a été le premier à
lui dire qu'il l'aimait.
Shawn le copain de
Jeff vivant toujours chez sa mère à la fois benêt et mégalo
Et ces juges du
patinage artistique garant d'une certaine norme d'une certaine
élégance et de valeurs traditionnels qui vont sous noté Tonya car
elle vient d'un milieu populaire et car sa famille n'en est pas
vraiment une.
Et pour survivre
dans cet environnement toxique Tonya va faire preuve d'une grande
force de caractère. Certes c'est son entourage qui est responsable
de l'agression, mais on n'en serait peut être pas arrivé là si la
fédération américaine de patinage n'avait pas eu de cesse de
constamment dévaloriser celle qui aurait pu devenir une immense
championne et qui est tombé dans la disgrâce en partie victime des
conservatisme de cette fédération.
mercredi, février 21, 2018
Ni juge ni soumise
Un documentaire
belge par le créateur de cette mythique émission de télévision
qu'était strip tease Jean Libon et Yves Hinant.
On suit ici le
travail d'une juge d'instruction belge Anne Gruwez. Elle est amenée
à instruire différents types d'affaires, des meurtres vieux de ans
comme des cas de violences conjugales ou encore des affaires de
moeurs.
Si ce n'avait pas
été un documentaire, ce personnage d'Anne Gruwez aurait pu très
bien être composé par un scénariste de fiction. C'est une
personnalité haute en couleur qui n'a pas sa langue dans sa poche et
qui ne laisse en rien impressionnée par les clients comme elle dit
qu'elle voit défiler dans son cabinet.
Et celà donne une
série de situation assez cocasses ce qui apporte énormément
d'humour à ce documentaire.
Il y a aussi sa 2 CV
et son rat domestique qui ne font que donner que plus de caractère à
ce personnage hors du commun.
Mais il y a beaucoup
de professionnalisme chez cette juge et beaucoup de bienveillance
pour ses jeunes collègues.
Alors pourquoi
autant d'extravagance c'est sans doute pour se protéger face à des
affaires souvent sordides qui sont une photographie pas très
reluisante de notre société. Se protéger de la mort que cette juge
cotoie de manière presque quotidienne. Et au delà de l'humour dans
ce documentaire il y a beaucoup de drames. Les prévenus qui sont
filmés ont certes surement commis des actes horribles mais ne sont
en aucun cas dénigrés par la juge malgré sont côté toujours
ferme.
lundi, février 19, 2018
L'apparition
Un film de Xavier
Giannoli réalisateur de notamment de Marguerite ou encore de A
l'origine.
On retrouve
également Vincent Lindon qui interprète ici le rôle d'un
journaliste, Jacques qui après une mission délicate en Syrie est
sollicité par le Vatican pour enquêter sur une apparition de la
vierge Marie dont aurait été témoin Anna (Galatea Bellugi).
Une
fois arrivé sur les lieux de l'apparition, il va être confronté à effervescence liée à cette apparition qui a bousculé la quiétude
d'un petit village.
Chose rare ce film
nous plonge dans l'envers d'une enquête canonique. Tout commence au
Vatican, où un évêque va confier à Jacques cette mission et cette
enquête va se poursuivre avec des hommes d'église et des laics dont
ce journaliste et une psychiatre.
Et les attitudes
face à cette apparition supposée seront bien différentes. La
hiérarchie ecclésiastique sera très prudente alors que le prêtre
de la paroisse ainsi qu'un prêtre américain arrivé sur les lieux
eux seront plus enthousiastes
Et puis il y aura
cette enquête journalistique assez classique qui va mettre en
lumière le destin d'Anna jeune fille confiée à l'assistance
publique et dont la vie aura été rythmée par les placements en
foyers et en familles d'accueil.
Et derrière un
enthousiasme hors norme et souvent déstabilisant se cache la vie
difficile d'une jeune fille abandonnée par tous. Le rôle de Jacques
sera alors de dépassionner les choses et de découvrir une vérité
qu'il sera difficile de faire émergée.
Hormis la courte
plongée dans les entrailles du Vatican et cette dimension que l'on soupçonne mercantile de ces pèlerinages ce film manque un peu de
profondeur et ne dénonce peut être pas assez clairement ceux qui
exploitent le désespoir d'une enfant pour leur unique profit,
imposteurs que Giannoli avait si bien décrit et de manière
différentes dans Marguerite et A l'origine.
mercredi, février 14, 2018
Phantom thread
Un film de Paul
Thomas Anderson
Phantom Thread ou le
fil fantôme, fil par lequel Alma (Vicky Krieps qui interprétait la
femme de Karl Marx dans le jeune Karl Marx) va tenter d'apprivoiser
de contrôler Reynolds Woodcock (Daniel Day Lewis) célèbre
couturier aussi talentueux qu'infecte dans les relations qu'il peut
avoir avec les autres.
On est donc à
Londres dans les années 50, et Alma va faire la connaissance de
Reynolds. Elle va devenir son modèle, va travailler pour lui avant
qu'ils n'entament une relation amoureuse qui ne devra faire dévier
l'artiste de son oeuvre. Toute la question sera de savoir si Alma va
prendre le dessus sur la mégalomanie de l'artiste.
Ce film est d'abord
le portrait d'un artiste assez imbu de lui même, très refermé sur
lui ne tolérant que sa sœur Cyril. Même avec ses clientes il peut
se conduire de manière infecte mais son talent le lui permet.
Et puis il y a Alma,
jeune serveuse qui va rentrer dans la vie de l'artiste. Elle va
d'abord s'accommoder des sauts d'humeur de son ami, de ses doutes
mais aussi de sa fragilité. Puis elle voudra pouvoir vivre son amour
pour lui, avoir elle aussi une sorte de contrôle sur son ami. Et
pour cela elle trouvera un moyen assez radical et pour le moins
dangereux.
C'est avant tout une
histoire d'amour, d'autant plus forte que les 2 personnages vont
passer leur temps à se repousser et à trouver des moyens de garder
le contrôle sur l'être aimé. Cet amour est d'autant plus fort
qu'il va être mis à l'épreuve presque constamment, mais ce n'est
pas sans compter sur le caractère des 2 personnages qui aiment le
combat la difficulté.
Le retour du heros
Cette comédie est
uniquement basée sur de la manipulation.
Le Capitaine Neuville
va déserter et abandonner la fiancée qu'il s 'est amusée à
séduire avant de tenter de revenir en héros idolâtré par toute
une communauté qu'il va tenter d'arnaquer.
On a Elisabeth qui
va elle manipuler Neuville pour couvrir le fait que ce soit elle qui
ait écrit les lettres.
Et puis on a Pauline
qui sous ses allures de jeunes filles de bonne famille va cacher une
personnalité plus fantaisiste.
Et derrière cette
comédie avec beaucoup de rebondissement, on va découvrir une des
raisons du comportement du capitaine Neuville ce qui va donner au film
une teinte un peu plus grave.
Bref c'est un film
très léger, presque mielleux, souvent fleur bleu avec une
multitudes de personnages manipulateurs qui se retrouvent manipulés
ce qui va donner du rythme et de la candeur à ce film de Laurent
Tirard.
lundi, février 12, 2018
Stronger
Jeff (Jake
Gyllenhaal) est un jeune adulte, ne voulant pas quitter sa mère et
qui travaille dans une épicerie. Il ne s'engage pas avec Erin
(Tatiana Maslany) ce qui va décider la jeune femme à le quitter.
Mais Jeff pour la séduire de nouveau va aller l'attendre à
l'arrivée du marathon de Boston qu'elle dispute. Il va être victime
de l'attentat et perdre ses 2 jambes. Va s'en suivre une difficile
reconstruction.
Ce film est poignant
par la difficulté que Jeff va rencontrer d'abord pour se soigner
puis pour entamer la rééducation avant de pouvoir envisager de
nouveau marcher avec des prothèses. Il a y avoir des progrès puis
des retour en arrière, des doutes bref un parcours plus que chaotique.
Et puis il y a aussi
de tout aussi difficile pour Jeff à gérer, c'est le fait d'être
devenu une sorte d'idole. Une idole pour sa famille qui voit en lui
un héros qui a survécu.
Et une idole pour sa
ville et son pays, une sorte de symbole de non renonciation face au
terrorisme. Et c'est peut être ce symbole cette idole qui va perturber le plus Jeff. Il va être invité à tous les événements
sportifs et ne pourra plus sortir incognito.
Bref un film
poignant sur ce triple défi de Jeff : devenir adulte, apprendre à
vivre sans ses jambes et être le symbole de cette ville qui n'a pas
céder face au terrorisme.
jeudi, février 08, 2018
Jusqu'à la garde
Ici tout commence
lors d'une audience au tribunal où Antoine (Denis Menochet) et
Miriam (Lea Drucker) vont se battre pour la garde de leur fils Julien
(Thomas Gioria) encore mineur. Or Julien ne veut plus voir son père.
Malgré tout Antoine obtient un droit de visite un week end sur deux.
Et c'est lors de ces visites que l'on va découvrir la vraie
personnalité d'Antoine qui est bien différente de celle que son
avocate a décrite au juge.
Bien que sur la
forme ce film reste une fiction on a presque affaire à un
documentaire sur les violences conjugales.
La principale
caractéristique du film est de très bien décrire la montée en
puissance de ce harcèlement psychologique qui va déboucher sur des
violences physiques. On sent le malaise monter tout au long du film
et on ne va pas en ressortir
Et puis il y a ce
personnage de salaud interprété par Denis Menochet impeccable dans
un rôle loin d'être simple et sûrement un des plus difficile à
interpréter car Antoine en plus d'exercer un harcèlement sur son ex
femme va utiliser son fils pour tenter de la retrouver dans
l'impossible espoir de la récupérer.
Enfin ce film
n'excuse en rien l'attitude d'Antoine mais va essayer de l'expliquer.
Et c'est du côté du père d'Antoine qu'on va trouver un début de
réponse. Un père patriarche dans toute sa splendeur reléguant sa
femme aux taches domestiques et son fils dans un rôle de moins que
rien.
Bref un film utile
qui montre de manière crue les violences conjugales (après le déjà
très intense « espèces menacés » sorti il y a quelques
mois et avec une intensité psychologique constante presque aussi
forte que cette scène mémorable du dernier Detroit de K Bigelow et
enfin un film qui dénonce en creux les méfaits d'une société
encore très marquée par le patriarcat.
Cro man
Le dernier Nick
Park, le dernier film des studios d'animation Aardman célèbre
studio anglais qui a produit Wallace et Gromit, Chicken Run et Shaun
le mouton
On est à l'âge de
pierre et une tribu vit dans la prospérité dans une vallée très
fertile creusée par l'impact d'une météorite. Jusqu'au jour où
Lord Nooth viendra chasser cette tribu pour piller les richesses de
leur sous sol.
Doug va alors se
rendre chez Lord Nooth pour lui proposer qu'un match de football
décide du devenir de leurs terres.
Ce film est une très
belle fable qui se déroule à la préhistoire mais qui est
terriblement actuelle et qui porte une dimension sociale assez forte.
On a un peuple qui
est exproprié pour permettre à d'autres de s'enrichir. Un autre
peuple, celui de l'âge du bronze, qui est fortement taxé pour
enrichir des joueurs de football.
Et puis des nantis,
un monarques obsédé par l'argent et le pouvoir et des joueurs de
football imbus de leur images et au narcissisme exacerbé.
L'enjeu de cette
histoire sera de savoir si les petits les sans grades pourront
triompher des plus puissants.
Il y a un télescopage des époques qui est ardu mais qui est plutôt bien
réussi dans cette dernière production des studios Aardman, dans
lequel l'humour n'est pas absent.
Avec notamment ce
personnage de lapin espiègle qui va échapper sans cesse à la tribu
de l'âge de pierre
Il y a aussi ces
personnages de cette tribu qui sont tous aussi gauches les uns que
les autres.
Un personnage de
méchant avec ce lord imbu de lui même qui aura de mal à utiliser
un système assez ingénieux d'oiseau messager.
Et puis enfin un
film aussi féministe avec ce personnage de Mona, cette petite fille
qui rêve de jouer au football mais qui ne peut pas car ce sport est
réservé aux garçons.
Bref un film
d'animation assez enfantin mais aussi très riche très dense et
d'une certaine manière assez politique.
mercredi, janvier 31, 2018
Wonder wheel
La roue magique le
dernier Woody Allen. Roue magique car on est à Connie Island où
vivent Ginny (Kate Winslet) et son mari Humpty (James Belushi).
Carolina (Juno Temple) la fille de Humpty poursuivi par son ex mari
mafieu va venir se réfugier chez son père à qui elle parlait plus.
Après un accueil plus que glacial Humpty va l'aider à reconstruire
sa vie. Pendant ce temps, Ginny une actrice à la carrière brisée
va commencer une liaison avec un jeune étudiant Mickey (Justin
Timberlake)
Ce film est un très
beau et très touchant portrait de femme. Ginny a quitté son 1er
mari, s'est remariée et élève son fils Richie qui est un piromane
maladif. Son couple va mal, n'a plus de complicité avec son mari. Sa
relation avec Mickey semble être une sorte de bouffée d'oxygène
mais très vite la différence d'âge va être une difficulté. Et
Ginny va comme etre prisonniere d'un cercle infernal duquel elle
semble prisonnière.
La photo est
remarquable, acidulée. On est dans le coney Island presque
fantasmée, mytique mais qui va révéler des destins finalement
assez tragiques.
Celui d'un
alcoolique trainant avec ses copains à la peche, d'une femme aux
ambitions brisée, d'une femme qui s'est mariée trop jeune et avec
la mauvaise personne et d'un jeune étudiant, idéaliste au coeur
encore un peu volage.
Gaspard va au mariage
Un film d'Antony
Cordier qui avait signé en 2010 le très touchant Happy few.
Gaspard (Felix
Moati) se rend chez son père qui se remarie. En chemin il va
rencontrer Laura (Laetitia Dosh, jeune femme) à qui il propose de
jouer le rôle de sa fiancée le temps du mariage. Laura va alors
faire la connaissance de la famille de Gaspard qui tient un zoo. Et
cette rencontre va donner lieu à une belle série de portrait.
La maison du père
de Gaspard est très particulière. On a l'impression que Max (Johan
Heldenberg Alabama monroe et Hasta la vista) est un grand adolescent.
Sa compagne Peggy (Marina Fois) le sait très bien et s'en accomode
sans jalousie. Coline ( Christia Theret) n'a visiblement pas quitté
le stade de l'enfance alors que Virgil (Guillaume Gouix) semble
semble être le seul à avoir un peu la tete sur les épaules.
Mais cette enfance
que vivent tous ses personnages semble se terminer ce qui va apporter
énormément de mélancolie à ce film.
Au delà de çà
c'est également une très belle ode au droit à la différence et au
bonheur comme pouvaient l'être happy few et Hasta la vista.
Il y a aussi une
photo remarquable avec ces plans dans un aquarium ces images volées
au stromboscope ou encore ce parachute à bouchon de bouteille de
Champagne.
De grands acteurs et
un très beau film sur la famille
dimanche, janvier 28, 2018
La douleur
Un poste d'Emmanuel Finkel Nous sommes en Avril 1945 et Robert le mari mari de Marguerite Duras
(Mélanie Thierry) est arrêté par les forces d'occupations allemandes. Marguerite Duras est dévastée et se rapproche de Pierre Rabier
(Benoit Magimel) un collaborateur qui va tenter d'utiliser Marguerite Duras
pour démanteler le réseau de résistance auquel appartient son mari. Va s'en suivre un jeu de dupe entre Pierre Rabier et Marguerite Duras
pour tenter d'éviter la déportation de Robert. Mais Pierre Rabier est il
vraiment celui qu'il prétend être, peut il vraiment sauver Robert ? Ce sera
une des interrogations de ce film. C'est avant tout un film historique sur les réseaux
de résistance avec Dionys (Benjamin Biolay) comme chef de réseau.
Il va y avoir un face à face tendu entre ce réseau dont fait partie Marguerite Duras
et ce collaborateur Pierre Rabier. Comment aider Robert sans faire tomber
le réseau. Ceci va donner lieu à des face à face tendu. Et puis il y a cette relation entre Dionys et Marguerite.
Elle est dévastée, lui va tenter de la soutenir. Est ce de l'attirance
ou de l’amitié. On ne le saura jamais, on va rester dans une forme de f
lou et d'indécision qui va provoquer une autre forme de tension. Et puis il y a ce personnage de Marguerite Duras dévastée par la chagrin, ne
sachant pas ce qui est arrivé à son mari qui va tout faire pour le sauver mais
qui va être confronter à Pierre Rabier et Dionys et ce sont les relations complexes
entre ces trois personnages qui vont distiller une tension palpable et intense
dans ce film.
On
a à la fin un film historique vu par le prisme des réseaux de
résistance. Une opposition entre les réseaux de résistances et les
collaborateurs. Et cette insupportable douleur de ne pas savoir ce
qui est arrivé aux personnes arrêtées ? Ont elle été
déportées en Allemagne ? Reviendront elles un jour ? Les
horreurs de la guerre sont peut être encore plus intense quand elle
sont vues à travers les yeux des proches restées en France et sans
nouvelles.
mercredi, janvier 24, 2018
Pentagone papers
Le nouveau film de
Steven Spielberg
Tout commence
pendant la guerre du vietnam pendant laquelle un employé du
pentagone Daniel Ellsberg (Matthew Rhys vu dans la série the
Americans) est chargé de rédigé des rapports. Mal à l'aise avec
les mensonges de l'administration américaine, il va décider de
livrer les rapports au New York Times. Ceci va contrarier Ben Bradlee
(Tom Hanks) directeur de la publication du Washinton post qui lui
aussi aimerait bien pouvoir avoir accès à ces documents.
Ce film est vraiment
captivant car il nous plonge dans le coeur de la rédaction du
Wahington post et décrit de manière assez précise le
fonctionnement d'un journal dans un univers hyper concurrentiel tant
journalistiquement qu'économiquement.
Le film distingue
bien la propriétaire du journal Kay Graham (Meryl Streep) qui va
essayer d'introduire son entreprise en bourse pour lui permettre de
se pérenisser et Ben Bradlee le rédacteur en chef à la course au
scoop.
Au final le sujet du
scoop, la guerre au vietnam passe presque au second plan, l'intrigue
se concentrant presque exclusivement sur la recherche du scoop et la
survie du journal.
Enfin le film pose
de manière subtile la question de l'indépendance de la presse. Kay
Graham est une amie personnelle du secrétaire à la défense mis en
cause et Ben Bradlee a été un ami proche du président Kennedy qui
a mener cette guerre au vietnam. Ces liens personnels, cette
solidarité dans les hautes sphères sera t 'elle plus fore que la
liberté de la presse c'est le ressort principal de ce film.
Seul petit bémol le
film a vite tendance à se désinteresser du rôle du lanceur
d'alerte pour magnifier ce quatrième pouvoir qu'est la presse.
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