vendredi, mai 11, 2018

L'ange (cannes 2018)

Arrogance glacante, nonchalante et juvénile d'un malfrat argentin est un thriller epique tout à fait réussi

Arctic ( cannes2018)

Aussi haletant que Gravity mais dans un désert blanc fait passer son personnage du naufrage au sauveteur

jeudi, mai 10, 2018

Plaire aimer et courrir vite ( cannes 2018)

Derniers mois plein de pudeur et de dignité d'un homme malade est aussi une rencontre de deux hommes très semblables malgré leur différence d'âge

mardi, mai 08, 2018

Everybody knows

Basé sur un enlèvement mystérieux fait émerger des rancœurs familiales et un amour pas tout à fait fini dans une Espagne rurale minée par la crise

mercredi, mai 02, 2018

Comme des rois

L'incroyable réalisme de rend intolérable la pauvreté et le désarrois dans lequel sont plongés ses personnages.

lundi, avril 30, 2018

Transit

Film d'anticipation angoissant du début à la fin place un homme face à des choix cornéliens

dimanche, avril 29, 2018

Amoureux de ma femme

L'usage frénétique des flashforward accentue la dimension burlesque d' qui se sauve par un clin d’œil final inattendu

jeudi, avril 26, 2018

Comme des garcons

La grandeur de la cause évoquée dans est en grande partie altérée par un scénario erratique et brouillon

mercredi, avril 18, 2018

Place publique

Critique peut être trop facile d'une élite médiatique totalement hors sol est aussi une série de portraits assez convenus

lundi, avril 16, 2018

The third murder

Polar d'abord complètement opaque se perd malheureusement dans un héroïsme inutile qui nuit à la grandeur de l'acte de souci personnage principal.

vendredi, avril 13, 2018

Kings

Entre portrait d'une mère d'adoption héroïque et dénonciation d'injustices raciales se perd finalement dans une romance signe d'espoir.

jeudi, avril 12, 2018

L'ile aux chiens

Conte dénonçant l'obscurantisme et les dictatures montre la chute d'un système initié par des jeunesses à priori bien différentes

jeudi, avril 05, 2018

Monsieur je sais tout

La grande force de est de parler avec le sourire et efficacement de la maladie d'Asperger malgré un rythme parfois haché

mercredi, avril 04, 2018

Don't worry he won't get far on foot


Ne t'en fait pas il ne peut pas aller très loin à pied le dernier Gus van Sant (A la rencontre de Forester,Will Hunting Elephant, Harvey Milk)

Il signe ici un biopic sur John Callahan dessinateur de presse de talent quadriplégique suite à un accident de voiture du à l'alcool.

On va suivre ici le combat de cet homme va mener contre l'alcool. Un homme brisé interprété par Joaquim Phoenix, un homme qui n'a jamais connu sa mère qui l'a abandonné à la naissance et qui a tout fait pour qu'il ne puisse pas le retrouver.
Et puis il y a ce terrible accident de voiture, la perte de sa mobilité et la rééducation.

Mais ce combat va passer presque au second plan, la recherche de la sobriété étant pour lui une question de survie. Il va alors passer par des groupes de paroles et avec l'aide d'anciens alcooliques il va arriver à devenir sobre.

Et puis va venir le temps des dessins de presse toujours très crus. On retrouve cet humour très noir que l'on avait pu voir dans Patients de grand corps malade où des tétraplégiques en rééducation utilisaient l'humour pour vaincre leur peur d'une guérison plus hypothétique.

La première partie du film est très dure très glaçante sur cet homme totalement prisonnier de l'alcool puis vient cette lueur d'espoir qui donne un peu de légèreté à ce film relativement sombre.

A noter enfin un excellent Joaquin phenix (Her, A beautiful Day) qui campe avec beaucoup de gravité cet homme totalement détruit par l'alcool et qui va chercher presque de manière irrationnelle à s'en sortir. Et puis un des premier rôle pour la chanteuse Beth Ditto en alcoolique repentie dans un groupe de parole que va fréquenter John Callahan qui est mort en 2010,

Gaston Lagaffe


Un film de et avec Pierre Francois martin Laval qui avait commencé sa carrière dans la troupe des robins des bois avec notamment Jean Paul Rouve et Marina Fois
Il signe ici une adaptation assez décriée de la BD de Franquin, la fille de Franquin ayant même déclaré qu’elle ne pouvait pas interdire le film même si les acteurs sont mal dirigés, le scénario débile et le rythme des gags catastrophique
Gaston (Théo Fernandez) arrive en stage dans une start up Le petit coin qui a pour objectif de vendre des erreurs de productions des produits invendables, rendre ainsi utile l’inutile.
Et Gaston ne va pas tarder à bouleverser profondément la vie du petit coin du nom de cette start up rendant fou son chef Prunelle (Pierre Francois Martin Laval) avec notamment sa mouette et son chat et contre carrant les volontés de rachat de cette start up par un banquier.
Effectivement la fille de Franquin n’a pas forcément tort c’est un film dans lequel les gags grossiers s’enchaînent au gré de l’imagination de Gaston et d’un quiproquo sur l’identité du fils du patron du petit coin.
Mais on peut aussi aller plus loin et voir le film un peu autrement et se rendre compte que l’esprit de Franquin est bien présent dans ce film.
Le fait que le rachat de la start up ne peut jamais avoir lieu peut être vu comme une défense des petites entreprises familiales dans lequel le bien être des employés passe avant l’enrichissement des actionnaires.
Les inventions de Gaston, la voiture fonctionnant avec une éolienne des panneaux solaire ou de l’huile d’olive, le toit sur lequel il fait paître une vache et où il cultive son potager peuvent être vu comme une volonté de société plus harmonieuse et écologique.
Enfin cela reste un film assez humaniste dans lequel Gaston bien que fainéant va toujours se soucier de ses collègues et de leur confort.
Bref à travers ces aspects là l’esprit de Franquin je pense est respecté même si on a plus affaire à un film avec des gags pour ados qui fera un très bon film du dimanche soir sur la TNT

lundi, avril 02, 2018

La finale


Un film de Robin Sykes

Roland Verdi (Thierry Lhermitte) vit depuis peu chez sa fille à Lyon depuis sa perte d'autonomie liée à la maladie d’Alzheimer. Sa fille Delphine (Emilie Caen) est à bout, elle n'arrive pas à s'occuper correctement de son père qui a tendance à très vite disparaître et à ne plus se reconnaître dans un miroir.

Avec son mari Hicham, Delphine s'est résolu à trouver un lieu d’accueil adapté pour son père. Mais cette visite va s’éterniser et ils ne vont pas pouvoir emmener leur fils JB (Rayane Bensetti) à la gare où il doit rejoindre son équipe de basket. JB va alors tenter de rejoindre son équipe à Paris en compagnie de son grand-père dont il était censé s'occuper.

Bien sur les pertes de mémoires de Roland vont donner lieu à des scènes cocasses et drôles mais ce film ne s'arrête pas là.

Il y a une vrai interrogation sur les liens familiaux à travers 3 générations et sur une société qui devient de plus en plus individualiste.

JB n'est pas très heureux d'avoir du laisser sa chambre à son grand-père qu'il a finalement très peu connu puisque lui habitait Lyon alors que son grand-père était restaurateur à Paris.

Delphine est très attachée à son père surtout depuis le décès récent de sa mère alors qu'Hicham lui ne verrait pas d'un mauvais œil que son beau père vive dans une institution spécialisée. Delphine et Hicham très pris par leur métier et par Roland semblent ne pas s’intéresser à leur fils.

Roland lui s'est consacré toute sa vie à son restaurant et ne semblait pas très proche de sa fille et de son petit fils.

On a donc une famille aux liens assez distendus qui va devoir faire face à cette épreuve qu'est la dépendance. Et c'est peu être le côté le plus intéressant du film qui sera de savoir comment cette famille va relever ce défi.

Ce film est présenté comme une comédie et à été notamment sélectionné au festival de l'Alpe d'huez mais il est surtout terriblement cru et parfois assez dur en montrant un homme atteint de la maladie d'Alzheimer comme pouvait l'être aussi Still Alice avec Julian Moore.
Mais il interroge aussi sur notre société, le rôle des aidant, l'évolution des familles et la place des jeunes avec ce rôle de JB un peu oublié de tous et qui trouvera en son grand-père un personnage un peu moins égoiste qu'il ne le pensait.

dimanche, avril 01, 2018

Carnivores


Un thriller de 2 frères Jérémie et Yannick Renier basé sur la relation complexe de 2 soeurs.

Sam (Zita Hanrot) est une actrice à succès qui tourne avec les plus grands réalisateurs dont Brozec (Joham Heldenberg vu dans Gaspard va au mariage et Alabama Monroe notamment) et Mona (Leila Bekhti) vit un peu dans l'ombre de sa sœur en ayant du mal à décroché des auditions. Mais suite à un tournage avec Brozec qui s'est mal passé, Sam va disparaître et Mona va alors en profiter pour remplacer sa sœur et lui voler sa vie.

Le thriller en lui même est assez fade. On a bien un réalisateur un peu excentrique mais pas forcément inquiétant.
Mona elle aura du mal à se transformer en une dangereuse personne prête à tout pour connaître le succès de sa sœur. On a presque l'impression qu'elle va profiter par accident de certaines circonstances pour y arriver.

Bref on aura du mal à être inquiet dans ce film.

Le personnage le plus inquiétant sera celui de Sam, pas qu'il soit mauvais en lui même mais c'est surtout du au fait qu'elle va plonger dans une sorte de burn out et être victime d'une manipulation mentale d'un réalisateur.

C'est un film qui tente d'utiliser les codes du thriller mais qui n'arrivera jamais à être inquiétant tans les personnages seront presque tous plutôt sympathiques et bienveillants. On a plus au final un long enchaînement de circonstances assez invraisemblables qui va conduire une femme à prendre la place de sa soeur et de s'approprier sa vie

jeudi, mars 29, 2018

Vent du nord


1er film de Walid Mattar réalisateur franco tunisien qui nous livre un constat perdant perdant de la mondialisation.

On est dans le nord de la France, Hervé (Philippe Rebot) découpe des morceaux de cuir qui vont servir à fabriquer des chaussures. Mais son usine va fermer et être délocalisée en Afrique du nord. Et c'est Mohamed Amine (Foued Ben Slimane) qui va désormais travailler sur la machine qu'utilisait Hervé. On va alors voir comment cette délocalisation a bouleversé les vies d'Hervé et Mohamed.
La première bonne idée du film est d'avoir réuni à l'écran Hervé Rebot et Corinne Masiero 2 des plus belles gueules et surtout 2 très bon acteurs du cinéma français.

Et puis il y a ces allers retours entre le nord de la France et l'Afrique du nord. Au début on est assez déconcerté par ce changement brutal d'histoire et de décors, mais plus le film avance plus le lien entre les 2 ouvriers va se faire.

On a 2 hommes généreux, amoureux et relativement heureux.

Cette délocalisation va d'abord être le moyen pour Hervé de se reconvertir et de vivre de sa passion et pour Mohamed de travailler avec celle qu'il aime. Mais rapidement tout ne sera pas aussi simple et ces personnages vont être vite rattrapés par les méfaits de la mondialisation particulière rude avec ceux qui ne sont pas les premiers de cordées.

Bref un film éminemment politique mais aussi très humaniste. Si ce n'était pas un fiction ce film aurait pu être également un documentaire sur la mondialisation et ses effets tant le souci du réalisme est constamment recherché par Walid Mattar.

lundi, mars 26, 2018

Mektoub my love


Le dernier Abdelatif Keciche, réalisateur de l'esquive et de la vie d'Adèle entre autre mais aussi homme à la réputation assez sulfureuse.

On est ici à Sète dans les années 1990 et Amin (Shain Boumedine) revient chez lui dans l'attente qu'un producteur parisien ne lui achète un de ses scénarios.

Il va retrouver sa cousine Ophélie (l'ex miss Besançon Ophélie Bau) qui partage son été entre la plage et l'exploitation ovine familiale dans laquelle elle travaille.

Ce film est une sorte de chronique d'un été à Sète où des touristes vont de mêler à la jeunesse locale dans une sorte de bonheur lattant.
Il ne se passe pas forcément grand chose dans cette chronique qui est plus une série de portraits de la jeunesse.

On a Amin, l'intello de la bande, passionné de photo et de cinéma Il est introverti a une mère assez intrusive et est très proche de sa cousine Ophélie.

Ophélie elle partage son temps entre l'exploitation familiale et la plage. Elle entretien une relation avec Tony pendant que son futur mari est en mer sur un bateau de guerre. Elle veut toujours se marier mais tout en profitant de sa jeunesse.

Et puis il y a ces deux touristes, Charlotte et Céline qui vont faire des expériences plus ou moins heureuses pendant leurs vacances.

Ce film est relativement long 2h55 vers la fin on commence à trouver le temps long puisqu'il n'y a presque aucune intrigue aucun développement dans ce film, mais au final le film est assez agréable assez positif avec des personnages transpirant la joie de vivre et le bonheur de se retrouver. Et c'est çà à mon sens qu'Adbelatif Kechiche a voulu exprimer dans ce film somme toute assez contemplatif.

mercredi, mars 21, 2018

La prière


Un film de Cédric Kahn qui avait signé il y a 2 ans maintenant le très remarqué l'économie du couple.

Il revient ici avec un tout autre sujet, l'addiction dont est victime Thomas (Anthony Bajon, meilleur acteur au festival de Berlin pour ce rôle). Il va rejoindre un centre pour jeune toxicomane isolé dans la montagne et régit par principes le travail et la prière.

On va suivre cette difficile adaptation de ce jeune homme livré à lui même qui va découvrir un environnement avec des règles qu'impose la vie en communauté.

Ce film a d'abord un petit côté documentaire avec ce sevrage d'un jeune homme tombé dans la drogue. Mais finalement ce qui va être le plus dur çà sera une fois ce sevrage passé de ne pas retomber dans la dépendance.

Et pour celà il y a une occupation de tous les instants et une obligation de ne jamais être seul.

Et puis il y a aussi la prière qui remplit les vies de ces jeunes hommes au point que celà devienne pour eux une forme dépendance.

La question de la réinsertion dans la société est aussi évoquée, elle se fait avec plus ou moins de réussite et pas forcément au premier essai.

Et puis il y a cette histoire d'amour entre Thomas et Sybille, d'abord une amitié presque interdite tant les jeunes hommes semblent confinés dans leur communauté.

Un beau film sur des gamins livrés à eux mêmes et qui sont tombés dans la drogue et qui vont finalement combattre cette addiction par quelque chose de tout aussi fort qu'est la foi. Mais seront ils capables de reprendre une place dans la société rien n'est moins sur et c'est peut être là le côté assez émouvant de ces enfants que la société à décidé d'oublier.

mercredi, mars 14, 2018

L'affaire roman j


Un film de Dan Gilroy qui avait déjà signé un Jason Bourne et le très beau Night Call

Ici il dresse le portrait de Roman J Israel (Denzel Wahington) un avocat qui va devoir retrouver du travail suite au décès de son associé.

Fervant défenseur des droits civiques, il va devoir travailler pour George Pierce (Collin Farrel). Fatigué de mener des combats qui semblent perdus d'avance il va alors violer la loi et dénoncer un de ses clients. Il va alors totalement changer de vie tournant le dos à ses idéaux de justice.

C'est un film qui est rempli de bons sentiments. On a une sorte de anti héros, acharné de travail doté d'un savoir faire et de connaissances hors du commun mais qui est toujours resté dans l'ombre, préférant préparer les dossiers plutôt que les plaider.

Et cet anti héros va d'une certaine manière basculer du côté obscur et gouter à la belle vie. Va alors s'en suivre une sorte de dilleme entre idéaux et une sorte d'individualisme.

Ce questionnement aurait pu donner lieu à un film intéressant mais on bascule très vite dans le lyrisme dans une surexposition de bons sentiments. On finit par s'engluer dans une sorte de guimauve qui ne rend pas service à un film qui aurait pu sans çà être passionnant.

La belle et la belle


Un film de Sophie Fillière avec Sandrine Kiberlain, Agathe Bonitzer et Melvil Poupaud.

Un film qui met en scène de manière assez originale un rêve que l'on a tous eu c'est à dire de pouvoir revenir dans le passé pour changer quelque chose à notre vie.

Lors d'une soirée la jeune Margaux va rencontrer la Margaux adulte et le fait que la Margaux adulte puisse prédire ce qui va arriver à la jeune Margaux va interpeller cette dernière.

On sera toujours dans une sorte de doute car la jeune Margaux va vivre exactement ce que la Margaux adulte a vécu alors que les 2 femmes vivent à la même époque. On est presque dans une sorte de conte d'histoire paranormale mais incroyablement crédible puisque solidement encré dans la réalité.
Au delà de l'histoire fantastique ce film est aussi un beau portrait de femme. Une jeune femme qui se cherche qui mène sa vie comme elle l'entend, une jeune fille libre et indépendante. Une femme qui va également devoir faire face à des choix et les assumer. Choix d'arrêter la musique, la danse ses études, quitter son travail, revenir vivre chez ses parents, se séparer géographiquement de sa meilleure amie. Mais un autre choix sera beaucoup plus douloureux à long terme.

Ce film est enfin une très belle histoire d'amour entre Marc et Margaux. 2 anciens amants qui ont gardé de l'affection et de la tendresse l'un envers l'autre.

Bref un très beau conte d'une sensibilité assez folle et on apprécie d'autant plus les qualités de scénariste de Sophie Fillière qui a su mettre en scène de beaux personnages, une belle histoire d'amour et un très beau portrait de femme.

lundi, mars 12, 2018

Tout le monde debout


Le 1er film de l'humoriste et acteur Franck Dubosc

Il va interpréter le rôle Jocelyn un incorrigible dragueur très imbu de lui meme. A la mort de sa mère il va rencontrer Julie (Caroline Anglade) à qui il va faire croire d'abord très involontairement qu'il est paraplégique. Julie va alors lui présenter sa soeur Florence (Alexandra Lamy) qui elle même a perdu l'usage de ses jambes. Mais ce que Jocelyn n'avait pas prévu c'est qu'il va tomber amoureux de Florence et qu'il va devoir assumer son mensonge.


Evacuons tout de suite les blagues un peu potaches du film qui au final ne sont pas fréquentes pour nous intéresser au personnage de Jocelyn.

Derrière le côté frimeur et mythomane on découvre une grande solitude, avec des parents qu'il ne voit plus et un frère dont il est assez éloigné. Et ce côté frimeur est probablement un moyen pour lui de se rassurer.

Et puis ses mensonges vont évoluer au fil du temps et vont devenir un moyen pour lui de ne pas blesser la femme qu'il aime. Ses mensonges vont presque devenir d'un romantisme assez touchant.

Enfin ce film est rempli de second rôles assez intéressant. Il y a d'abord la secrétaire de Jocelyn Marie (Elsa Zylberstein) amoureuse en secret de son patron et incroyablement gaffeuse.

Florence femme incroyablement forte et positive malgré son handicap et qui va démontré à Jocelyn que c'est finalement elle la moins handicapée des 2.
Et puis Gérard Darmon parfait en ami de Jocelyn un peu loufoque et très ouvert d'esprit.

Au final ce personnage de Jocelyn ressemble comme 2 gouttes d'eau au personnage de Patrick Chirac dans camping également interprété par Franck Dubosc, à savoir un personnage terriblement prétentieux mais une arrogance qui au final cache un personnage fragile et attachant.

dimanche, mars 11, 2018

Eva


Un triller signé Benoit Jacquot le réalisateur entre autres des adieux à la reine de 3 coeurs ou du journal d'une femme de chambre.

Tout commence quand Bertrand Valade (Gaspard Ulliel) vole le manuscrit d'une pièce de théâtre qui va devenir un succès. Il va devenir riche et évoluer dans le monde cossus du théâtre. Mais tout va se compliquer quand Regis Grant (Richard Berry) son producteur va lui demander d'écrire une nouvelle pièce. Il va alors évoluer dans le monde d'Eva (Isabelle Huppert) prostituée à Annecy pour tenter de trouver l'inspiration.

Ce film est avant tout une rencontre entre un usurpateur imbu de lui même et prisonnier de son mensonge et d'une vrai escroc.

Autant Eva sera froide et manipulatrice autant Bertrand Valade sera lui arrogant. Il est d'autant plus sur de lui qu'il a réussi à berner son producteur et sa fiancée Caroline (Julia Roy) . Mais face à Eva la tâche sera autrement plus dure et autrement plus dangereuse.

Le thriller en lui même à du mal à fonctionner on ne sent pas réellement de tension on est dans une ambiance assez froide assez feutrée.

Autant Isabelle Huppert tient son rang en femme froide et manipulatrice et sachant à la perfection garder son secret tout en soutirant de l'argent à ses clients autant Gaspard Ulliel est très loin d'un Benoit Poelvoorde qui tenait ce même rôle d'homme inquiétant dans 3 coeurs.

On s'ennuie presque dans un film où les 2nd rôles sont assez inexistant. Caroline la fiancée de Bertrand est hyper crédule dans un rôle de jeune fille de riche famille à séduite par le 1er auteur venu. Et le personnage incarné par Richard Berry est plus que répétitif dans ce rôle de producteur faussement inquiet des retards de l'écrivain.

mercredi, mars 07, 2018

Le jour de mon retour


Un film de James Marsh

On est à la fin des années 1960 et Donald Crowhurst (Colin firth) est un entrepreneur d'une petite ville anglaise que les courses autour du monde font rever. Il va alors se décider à participer à un défi qui à pour objectif de réaliser le premier tour du monde à la voile sans escale.

Il va alors rechercher un mécène le vendeur de caravane du coin et construire non sans mal un trimarant. Il va alors se mettre en route mais il va être très rapidement rattraper par son amateurisme.

Et ce qui est frappant dans ce film c'est finalement la fascination que l'on a pour ces marins qui font le tour du monde seuls.

Il y a le rêve d'un homme d'un marin amateur Donald Crowhurst, il va être suivi par un sponsor qui lui va utiliser ce rêve pour se faire connaître et puis la presse qui va s'intéresser à ce genre d'événement et relayer cette ferveur dans l'opinion publique.

Et au final Donald Crowhurst va se faire piéger par cette ferveur presque irrationnelle au point d'être finalement contraint à faire ce tour du monde au risque de laisser sa femme seule avec 2 enfants.

Et ce rêve va vite se transformer en solitude qui va être renforcée par le fait que les moyens de communications étaient peu performant et ne permettaient pas une liaison permanente entre la terre et les bateaux.


Bref un film au final assez amer sur le reve d'un homme qui s'est vite transformé en obsession, un homme pris au piège d'une ferveur populaire et irrationnelle matérialisée par les médias et les sponsors.

mercredi, février 28, 2018

Lady bird


Un film qui se veut autobiographique de Greta Gerwin

Christine alias Lady bird (Saoirese Ronan) est en dernière année de lycée dans un établissement catholique de Sacramento. Elle vit avec ses deux parents Marion et Larry qui ne roulent pas sur l'or mais font en sorte que leur fille ait une bonne éducation. Durant cette dernière année de lycée Lady Bird va être rebelle avec sa mère, se faire une nouvelle amie et tomber amoureuse tout en essayant d'obtenir une admission dans une fac sur la cote est.

Ce film est donc une chronique adolescente assez banale sans réelle originalité.

Le seul côté intéressant est cette opposition entre Lady bird et sa famille modeste avec cette bourgeoisie vivant de ses acquis et dont les enfants n'ont que peux d'ouverture d'esprit. Mais au final on a une communauté d'une petite ville de Californie qui vit en vase clos et qui semble souffrir de cette sorte d'enfermement que seule Lady Bird voudra briser.

Il y a bien ces personnages un peut caricaturaux de ces professeurs de théâtre pour donner un peu de légéreté et d'originalité à un film qui en manque tellement.




jeudi, février 22, 2018

Moi tonya


Un faux documentaire de Craig Gillespie sur la patineuse artistique Tonya Harding qui défraya la chronique dans les années 90 après avoir été reconnue coupable d'une agression sur sa compatriote Nancy Kerrigan.

Le style du faux documentaire est assez bien trouvé les comédiens témoignant à intervalles réguliers dans la reconstitution de ces événements.

Tonya Harding (Margot Robbie) est une jeune fille d'un milieu modeste que sa mère Lavona (Allison Janney) pousse à faire du patinage dès 4 ans. Souvent violemment encouragée par sa mère Tonya commence à avoir des résultats et sera sélectionnée lors des JO d'Albertville à à peine 20 ans.

Mais bien que très douée techniquement elle a un style qui ne correspond pas au milieu très conservateur du patinage artistique. Et c'est dans cet univers de violence que ce soit avec sa mère où son mari Jeff (Sebastian Stan) que va se construite Tonya et qui va engendrer l'agression de Nancy Kerrigan.

On a dans ce film une série de personnages remarquables. La mère de Tonya toujours une cigarette à la bouche et infecte avec tout le monde y compris avec sa fille.

Jeff le mari ultra violent dont va tomber amoureux Tonya car il a été le premier à lui dire qu'il l'aimait.

Shawn le copain de Jeff vivant toujours chez sa mère à la fois benêt et mégalo

Et ces juges du patinage artistique garant d'une certaine norme d'une certaine élégance et de valeurs traditionnels qui vont sous noté Tonya car elle vient d'un milieu populaire et car sa famille n'en est pas vraiment une.

Et pour survivre dans cet environnement toxique Tonya va faire preuve d'une grande force de caractère. Certes c'est son entourage qui est responsable de l'agression, mais on n'en serait peut être pas arrivé là si la fédération américaine de patinage n'avait pas eu de cesse de constamment dévaloriser celle qui aurait pu devenir une immense championne et qui est tombé dans la disgrâce en partie victime des conservatisme de cette fédération.

mercredi, février 21, 2018

Ni juge ni soumise


Un documentaire belge par le créateur de cette mythique émission de télévision qu'était strip tease Jean Libon et Yves Hinant.

On suit ici le travail d'une juge d'instruction belge Anne Gruwez. Elle est amenée à instruire différents types d'affaires, des meurtres vieux de ans comme des cas de violences conjugales ou encore des affaires de moeurs.

Si ce n'avait pas été un documentaire, ce personnage d'Anne Gruwez aurait pu très bien être composé par un scénariste de fiction. C'est une personnalité haute en couleur qui n'a pas sa langue dans sa poche et qui ne laisse en rien impressionnée par les clients comme elle dit qu'elle voit défiler dans son cabinet.

Et celà donne une série de situation assez cocasses ce qui apporte énormément d'humour à ce documentaire.

Il y a aussi sa 2 CV et son rat domestique qui ne font que donner que plus de caractère à ce personnage hors du commun.

Mais il y a beaucoup de professionnalisme chez cette juge et beaucoup de bienveillance pour ses jeunes collègues.

Alors pourquoi autant d'extravagance c'est sans doute pour se protéger face à des affaires souvent sordides qui sont une photographie pas très reluisante de notre société. Se protéger de la mort que cette juge cotoie de manière presque quotidienne. Et au delà de l'humour dans ce documentaire il y a beaucoup de drames. Les prévenus qui sont filmés ont certes surement commis des actes horribles mais ne sont en aucun cas dénigrés par la juge malgré sont côté toujours ferme.

lundi, février 19, 2018

L'apparition


Un film de Xavier Giannoli réalisateur de notamment de Marguerite ou encore de A l'origine.

On retrouve également Vincent Lindon qui interprète ici le rôle d'un journaliste, Jacques qui après une mission délicate en Syrie est sollicité par le Vatican pour enquêter sur une apparition de la vierge Marie dont aurait été témoin Anna (Galatea Bellugi). 
Une fois arrivé sur les lieux de l'apparition, il va être confronté à effervescence liée à cette apparition qui a bousculé la quiétude d'un petit village.
Chose rare ce film nous plonge dans l'envers d'une enquête canonique. Tout commence au Vatican, où un évêque va confier à Jacques cette mission et cette enquête va se poursuivre avec des hommes d'église et des laics dont ce journaliste et une psychiatre.

Et les attitudes face à cette apparition supposée seront bien différentes. La hiérarchie ecclésiastique sera très prudente alors que le prêtre de la paroisse ainsi qu'un prêtre américain arrivé sur les lieux eux seront plus enthousiastes

Et puis il y aura cette enquête journalistique assez classique qui va mettre en lumière le destin d'Anna jeune fille confiée à l'assistance publique et dont la vie aura été rythmée par les placements en foyers et en familles d'accueil.

Et derrière un enthousiasme hors norme et souvent déstabilisant se cache la vie difficile d'une jeune fille abandonnée par tous. Le rôle de Jacques sera alors de dépassionner les choses et de découvrir une vérité qu'il sera difficile de faire émergée.

Hormis la courte plongée dans les entrailles du Vatican et cette dimension que l'on soupçonne mercantile de ces pèlerinages ce film manque un peu de profondeur et ne dénonce peut être pas assez clairement ceux qui exploitent le désespoir d'une enfant pour leur unique profit, imposteurs que Giannoli avait si bien décrit et de manière différentes dans Marguerite et A l'origine.

mercredi, février 14, 2018

Phantom thread

 

Un film de Paul Thomas Anderson

Phantom Thread ou le fil fantôme, fil par lequel Alma (Vicky Krieps qui interprétait la femme de Karl Marx dans le jeune Karl Marx) va tenter d'apprivoiser de contrôler Reynolds Woodcock (Daniel Day Lewis) célèbre couturier aussi talentueux qu'infecte dans les relations qu'il peut avoir avec les autres.

On est donc à Londres dans les années 50, et Alma va faire la connaissance de Reynolds. Elle va devenir son modèle, va travailler pour lui avant qu'ils n'entament une relation amoureuse qui ne devra faire dévier l'artiste de son oeuvre. Toute la question sera de savoir si Alma va prendre le dessus sur la mégalomanie de l'artiste.

Ce film est d'abord le portrait d'un artiste assez imbu de lui même, très refermé sur lui ne tolérant que sa sœur Cyril. Même avec ses clientes il peut se conduire de manière infecte mais son talent le lui permet.

Et puis il y a Alma, jeune serveuse qui va rentrer dans la vie de l'artiste. Elle va d'abord s'accommoder des sauts d'humeur de son ami, de ses doutes mais aussi de sa fragilité. Puis elle voudra pouvoir vivre son amour pour lui, avoir elle aussi une sorte de contrôle sur son ami. Et pour cela elle trouvera un moyen assez radical et pour le moins dangereux.


C'est avant tout une histoire d'amour, d'autant plus forte que les 2 personnages vont passer leur temps à se repousser et à trouver des moyens de garder le contrôle sur l'être aimé. Cet amour est d'autant plus fort qu'il va être mis à l'épreuve presque constamment, mais ce n'est pas sans compter sur le caractère des 2 personnages qui aiment le combat la difficulté.

Le retour du heros



  Nous sommes au début du XIX eme siècle dans un petit village bourguignon et le capitaine Neuville (Jean Dujardin) avant de partir à la guerre va se fiancer avec Pauline (Noemie Merland). Mais le capitaine Neuville a déserté et pour ne pas briser le cœur de sa soeur Elisabeth (Mélanie Laurent) va inventer des aventures au capitaine Neuville à travers une correspondance totalement inventée. Lasse Elisabeth va faire mourir le capitaine mais manque de chance celui ci finira par revenir.

Cette comédie est uniquement basée sur de la manipulation.

Le Capitaine Neuville va déserter et abandonner la fiancée qu'il s 'est amusée à séduire avant de tenter de revenir en héros idolâtré par toute une communauté qu'il va tenter d'arnaquer.

On a Elisabeth qui va elle manipuler Neuville pour couvrir le fait que ce soit elle qui ait écrit les lettres.

Et puis on a Pauline qui sous ses allures de jeunes filles de bonne famille va cacher une personnalité plus fantaisiste.

Et derrière cette comédie avec beaucoup de rebondissement, on va découvrir une des raisons du comportement du capitaine Neuville ce qui va donner au film une teinte un peu plus grave.

Bref c'est un film très léger, presque mielleux, souvent fleur bleu avec une multitudes de personnages manipulateurs qui se retrouvent manipulés ce qui va donner du rythme et de la candeur à ce film de Laurent Tirard.

lundi, février 12, 2018

Stronger


   
Un film de David Gordon green. Stronger ou Boston Stonger du nom du mouvement né après l'attentat du marathon de Boston de 2013.

Jeff (Jake Gyllenhaal) est un jeune adulte, ne voulant pas quitter sa mère et qui travaille dans une épicerie. Il ne s'engage pas avec Erin (Tatiana Maslany) ce qui va décider la jeune femme à le quitter. Mais Jeff pour la séduire de nouveau va aller l'attendre à l'arrivée du marathon de Boston qu'elle dispute. Il va être victime de l'attentat et perdre ses 2 jambes. Va s'en suivre une difficile reconstruction.


Ce film est poignant par la difficulté que Jeff va rencontrer d'abord pour se soigner puis pour entamer la rééducation avant de pouvoir envisager de nouveau marcher avec des prothèses. Il a y avoir des progrès puis des retour en arrière, des doutes bref un parcours plus que chaotique.

Et puis il y a aussi de tout aussi difficile pour Jeff à gérer, c'est le fait d'être devenu une sorte d'idole. Une idole pour sa famille qui voit en lui un héros qui a survécu.
Et une idole pour sa ville et son pays, une sorte de symbole de non renonciation face au terrorisme. Et c'est peut être ce symbole cette idole qui va perturber le plus Jeff. Il va être invité à tous les événements sportifs et ne pourra plus sortir incognito.


Bref un film poignant sur ce triple défi de Jeff : devenir adulte, apprendre à vivre sans ses jambes et être le symbole de cette ville qui n'a pas céder face au terrorisme.

jeudi, février 08, 2018

Jusqu'à la garde


   
Un film de Xavier Legrand sur la séparation d'un couple, aux antipodes de l'économie du couple qui lui constatait avec beaucoup de fatalité un amour qui s'était éteint.

Ici tout commence lors d'une audience au tribunal où Antoine (Denis Menochet) et Miriam (Lea Drucker) vont se battre pour la garde de leur fils Julien (Thomas Gioria) encore mineur. Or Julien ne veut plus voir son père. Malgré tout Antoine obtient un droit de visite un week end sur deux. Et c'est lors de ces visites que l'on va découvrir la vraie personnalité d'Antoine qui est bien différente de celle que son avocate a décrite au juge.

Bien que sur la forme ce film reste une fiction on a presque affaire à un documentaire sur les violences conjugales.

La principale caractéristique du film est de très bien décrire la montée en puissance de ce harcèlement psychologique qui va déboucher sur des violences physiques. On sent le malaise monter tout au long du film et on ne va pas en ressortir

Et puis il y a ce personnage de salaud interprété par Denis Menochet impeccable dans un rôle loin d'être simple et sûrement un des plus difficile à interpréter car Antoine en plus d'exercer un harcèlement sur son ex femme va utiliser son fils pour tenter de la retrouver dans l'impossible espoir de la récupérer.

Enfin ce film n'excuse en rien l'attitude d'Antoine mais va essayer de l'expliquer. Et c'est du côté du père d'Antoine qu'on va trouver un début de réponse. Un père patriarche dans toute sa splendeur reléguant sa femme aux taches domestiques et son fils dans un rôle de moins que rien.

Bref un film utile qui montre de manière crue les violences conjugales (après le déjà très intense « espèces menacés » sorti il y a quelques mois et avec une intensité psychologique constante presque aussi forte que cette scène mémorable du dernier Detroit de K Bigelow et enfin un film qui dénonce en creux les méfaits d'une société encore très marquée par le patriarcat.

Cro man

    
Le dernier Nick Park, le dernier film des studios d'animation Aardman célèbre studio anglais qui a produit Wallace et Gromit, Chicken Run et Shaun le mouton

On est à l'âge de pierre et une tribu vit dans la prospérité dans une vallée très fertile creusée par l'impact d'une météorite. Jusqu'au jour où Lord Nooth viendra chasser cette tribu pour piller les richesses de leur sous sol.
Doug va alors se rendre chez Lord Nooth pour lui proposer qu'un match de football décide du devenir de leurs terres.

Ce film est une très belle fable qui se déroule à la préhistoire mais qui est terriblement actuelle et qui porte une dimension sociale assez forte.

On a un peuple qui est exproprié pour permettre à d'autres de s'enrichir. Un autre peuple, celui de l'âge du bronze, qui est fortement taxé pour enrichir des joueurs de football.

Et puis des nantis, un monarques obsédé par l'argent et le pouvoir et des joueurs de football imbus de leur images et au narcissisme exacerbé.

L'enjeu de cette histoire sera de savoir si les petits les sans grades pourront triompher des plus puissants.

Il y a un télescopage des époques qui est ardu mais qui est plutôt bien réussi dans cette dernière production des studios Aardman, dans lequel l'humour n'est pas absent.
Avec notamment ce personnage de lapin espiègle qui va échapper sans cesse à la tribu de l'âge de pierre
Il y a aussi ces personnages de cette tribu qui sont tous aussi gauches les uns que les autres.
Un personnage de méchant avec ce lord imbu de lui même qui aura de mal à utiliser un système assez ingénieux d'oiseau messager.

Et puis enfin un film aussi féministe avec ce personnage de Mona, cette petite fille qui rêve de jouer au football mais qui ne peut pas car ce sport est réservé aux garçons.

Bref un film d'animation assez enfantin mais aussi très riche très dense et d'une certaine manière assez politique.

mercredi, janvier 31, 2018

Wonder wheel


La roue magique le dernier Woody Allen. Roue magique car on est à Connie Island où vivent Ginny (Kate Winslet) et son mari Humpty (James Belushi). Carolina (Juno Temple) la fille de Humpty poursuivi par son ex mari mafieu va venir se réfugier chez son père à qui elle parlait plus. Après un accueil plus que glacial Humpty va l'aider à reconstruire sa vie. Pendant ce temps, Ginny une actrice à la carrière brisée va commencer une liaison avec un jeune étudiant Mickey (Justin Timberlake)

Ce film est un très beau et très touchant portrait de femme. Ginny a quitté son 1er mari, s'est remariée et élève son fils Richie qui est un piromane maladif. Son couple va mal, n'a plus de complicité avec son mari. Sa relation avec Mickey semble être une sorte de bouffée d'oxygène mais très vite la différence d'âge va être une difficulté. Et Ginny va comme etre prisonniere d'un cercle infernal duquel elle semble prisonnière.

La photo est remarquable, acidulée. On est dans le coney Island presque fantasmée, mytique mais qui va révéler des destins finalement assez tragiques.
Celui d'un alcoolique trainant avec ses copains à la peche, d'une femme aux ambitions brisée, d'une femme qui s'est mariée trop jeune et avec la mauvaise personne et d'un jeune étudiant, idéaliste au coeur encore un peu volage.

Gaspard va au mariage


Un film d'Antony Cordier qui avait signé en 2010 le très touchant Happy few.

Gaspard (Felix Moati) se rend chez son père qui se remarie. En chemin il va rencontrer Laura (Laetitia Dosh, jeune femme) à qui il propose de jouer le rôle de sa fiancée le temps du mariage. Laura va alors faire la connaissance de la famille de Gaspard qui tient un zoo. Et cette rencontre va donner lieu à une belle série de portrait.

La maison du père de Gaspard est très particulière. On a l'impression que Max (Johan Heldenberg Alabama monroe et Hasta la vista) est un grand adolescent. Sa compagne Peggy (Marina Fois) le sait très bien et s'en accomode sans jalousie. Coline ( Christia Theret) n'a visiblement pas quitté le stade de l'enfance alors que Virgil (Guillaume Gouix) semble semble être le seul à avoir un peu la tete sur les épaules.

Mais cette enfance que vivent tous ses personnages semble se terminer ce qui va apporter énormément de mélancolie à ce film.

Au delà de çà c'est également une très belle ode au droit à la différence et au bonheur comme pouvaient l'être happy few et Hasta la vista.

Il y a aussi une photo remarquable avec ces plans dans un aquarium ces images volées au stromboscope ou encore ce parachute à bouchon de bouteille de Champagne.

De grands acteurs et un très beau film sur la famille

dimanche, janvier 28, 2018

La douleur

Un poste d'Emmanuel Finkel


Nous sommes en Avril 1945 et Robert le mari mari de Marguerite Duras
(Mélanie Thierry) est arrêté par les forces d'occupations allemandes.

Marguerite Duras est dévastée et se rapproche de Pierre Rabier 
(Benoit Magimel) un collaborateur qui va tenter d'utiliser Marguerite Duras
 pour démanteler le réseau de résistance auquel appartient son mari.

Va s'en suivre un jeu de dupe entre Pierre Rabier et Marguerite Duras
 pour tenter d'éviter la déportation de Robert. Mais Pierre Rabier est il
 vraiment celui qu'il prétend être, peut il vraiment sauver Robert ? Ce sera
 une des interrogations de ce film.

C'est avant tout un film historique sur les réseaux 
de résistance avec Dionys (Benjamin Biolay) comme chef de réseau. 
Il va y avoir un face à face tendu entre ce réseau dont fait partie Marguerite Duras
 et ce collaborateur Pierre Rabier. Comment aider Robert sans faire tomber 
le réseau. Ceci va donner lieu à des face à face tendu.

Et puis il y a cette relation entre Dionys et Marguerite. 
Elle est dévastée, lui va tenter de la soutenir. Est ce de l'attirance 
ou de l’amitié. On ne le saura jamais, on va rester dans une forme de f
lou et d'indécision qui va provoquer une autre forme de tension.


Et puis il y a ce personnage de Marguerite Duras dévastée par la chagrin, ne 
sachant pas ce qui est arrivé à son mari qui va tout faire pour le sauver mais 
qui va être confronter à Pierre Rabier et Dionys et ce sont les relations complexes
 entre ces trois personnages qui vont distiller une tension palpable et intense 
dans ce film.
On a à la fin un film historique vu par le prisme des réseaux de résistance. Une opposition entre les réseaux de résistances et les collaborateurs. Et cette insupportable douleur de ne pas savoir ce qui est arrivé aux personnes arrêtées ? Ont elle été déportées en Allemagne ? Reviendront elles un jour ? Les horreurs de la guerre sont peut être encore plus intense quand elle sont vues à travers les yeux des proches restées en France et sans nouvelles.

mercredi, janvier 24, 2018

Pentagone papers


Le nouveau film de Steven Spielberg

Tout commence pendant la guerre du vietnam pendant laquelle un employé du pentagone Daniel Ellsberg (Matthew Rhys vu dans la série the Americans) est chargé de rédigé des rapports. Mal à l'aise avec les mensonges de l'administration américaine, il va décider de livrer les rapports au New York Times. Ceci va contrarier Ben Bradlee (Tom Hanks) directeur de la publication du Washinton post qui lui aussi aimerait bien pouvoir avoir accès à ces documents.

Ce film est vraiment captivant car il nous plonge dans le coeur de la rédaction du Wahington post et décrit de manière assez précise le fonctionnement d'un journal dans un univers hyper concurrentiel tant journalistiquement qu'économiquement.

Le film distingue bien la propriétaire du journal Kay Graham (Meryl Streep) qui va essayer d'introduire son entreprise en bourse pour lui permettre de se pérenisser et Ben Bradlee le rédacteur en chef à la course au scoop.

Au final le sujet du scoop, la guerre au vietnam passe presque au second plan, l'intrigue se concentrant presque exclusivement sur la recherche du scoop et la survie du journal.

Enfin le film pose de manière subtile la question de l'indépendance de la presse. Kay Graham est une amie personnelle du secrétaire à la défense mis en cause et Ben Bradlee a été un ami proche du président Kennedy qui a mener cette guerre au vietnam. Ces liens personnels, cette solidarité dans les hautes sphères sera t 'elle plus fore que la liberté de la presse c'est le ressort principal de ce film.

Seul petit bémol le film a vite tendance à se désinteresser du rôle du lanceur d'alerte pour magnifier ce quatrième pouvoir qu'est la presse.

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