mardi, février 17, 2026

les dimanches

Troisième long métrage de la réalisatrice basque Alauda Ruíz de Azúa, coquille d’or du festival de San Sebastien et Antigone d’or du ciné med de Montpellier.


Ainara (Blanca Soroa) a 17 ans. Elle veut commencer un discernement pour entrer dans un couvent. Son père mais surtout sa tante tenteront de l’en dissuader sans comprendre réellement la vocation d’Ainara.


L’évènement le plus marquant qui n’est pas montré ici est le décès de la mère d’Ainara. Le seul lien avec sa mère est ce médaillon de Marie qu’elle porte sur elle et qui a peut être été le point de départ de sa vocation. Mais celle ci est à mon sens la solitude dans laquelle se retrouve la jeune adolescente. Elle n’a plus de mère, un père occupé par son restaurant et qui a refait sa vie et une tante elle en plein divorce.


Le désespoir, la souffrance de la jeune fille est sourd on ne le perçoit pas mais il est bien réel et en est plus qu’émouvant.


Elle va trouver dans la foi dans les ordres une manière d’exister une attention dont elle a été privée.

Mais le plus criant est que cette famille n’a jamais fait le deuil de la mère d’Ainara et ne la jamais aidé à surmonter cette épreuve.