Un film de Valrie Donzelli, d’après le roman autobiographique de Franck Courtès
Avec dans le rôle titre Bastien Bouillon.
Paul Marquès était photographe. Il a abandonné son métier pour devenir écrivain. Mais il devra vite abandonner son train de vie confortable et accepter des missions d’homme à tout faire pour pouvoir vivre et continuer à écrire.
C’est un film sur un choix de vie singulier. Celui d’abandonner un certain confort, un certain mode de vie pour se consacrer à une passion. Mais un choix que l’on a du mal à comprendre car il engendre chez Paul une souffrance qui est palpable. Une souffrance qui va s’inscrire jusque dans sa chaire.
Et puis on va comprendre que ce changement de vie va servir au processus créatif de l’écrivain. Tout comme la romancière Emma Becker avait travaillé dans une maison close pour écrire son roman la maison, Paul lui va plonger dans l’uberisation du monde du travail.
Ce qui pose problème c’est qu’on ne sent pas la dimension documentaire ou la dénonciation de l’uberisation de la société. On peut avoir l’impression que ces travailleurs précaires vont être utilisés pour faire vendre des livres et faire de l’argent. A pied d’oeuvre est dans cette ambiguïté qui peut déranger.
