jeudi, janvier 15, 2026

Furcy né libre


  

Le nouveau film d’Ab Al Malik Adaptation du livre "L'Affaire de l'esclave Furcy" de Mohammed Aïssaoui.

Avec Makita Samba (vu dans Kika), Ana Girardot, Romain Duris ou encore Vincent Macaigne.


On est à Bourbon proche de l’ile de la Réunion au début du XIX eme siecle, Furcy est au tribunal, voulant faire reconnaître son statut d’homme libre car sa mère a été affranchie par son propriétaire. Mais son maitre ne l’entend pas de cette oreille. Commencera alors pour Furcy un long combat judiciaire.


Ce film documente d’abord toute la violence et l’inhumanité de l’esclavage. On y voit le travail dans les champs les coups de fouets et ces esclaves tués pour l’exemple dont les cadavres sont exposés à la vue de tous. Cette évocation de l’esclavage est tout à fait glacante.


C’est également un film sur un homme qui va rester fidèle à ses principes. Il va renoncer à son idylle avec une préceptrice pour faire reconnaître ses droits d’homme libre. Il connaîtra l’exil et des travaux très pénibles pour avoir l’occasion de mener son combat judiciaire.


Un combat judiciaire très technique, très pointilleux et procédurier (1ere instance, appel, cassation), qui montre que le droit dans les colonies n’était pas tout à fait le même qu’en métropole. Ce personnage de propriétaire terrien interprété par Vincent Macaigne est tout à fait détestable. Il est d’une hypocrisie crasse tout en étant très vénal. Le droit dans les colonies ne résistant pas aux pressions économiques des propriétaires fonciers et des intérêts économiques de la métropole.