Un film de Romane Bohringer adaptation en partie du livre de Clémentine Autain un film présenté hors compétition à Cannes.
Dans son livre Clémentine Autain raconte sa relation avec sa mère actrice peu présente mais surtout décédée assez prématurément. Romane Bohringer elle aussi ne l’a pas connu très longtemps. C’est le destin de ces deux femmes que le film raconte.
Ce film pose de vraies questions de mises en scène, comment raconter ces destins singuliers. La solution passera par une sorte de patchwork assez singulier. On y voit des lectures en studio, des reconstitutions mises en scène et des images d’archives. Celà donne un résultat assez inédit assez singulier, parfois dérangeant mais force est de constater que cela fonctionne et que le message finit par passer.
Et puis c’est un film qui interroge la maternité et cette idée finalement qu’une femme n’existerait que par la mère qu’elle est devenue. On a notamment cette actrice mère de Clémentine Autain qui visiblement n’était pas prête pour être mère et qui a privilégiée sa vie de femme et d’actrice aux dépens de sa fille. C’est peut être aussi le procès d’une époque où la maternité était presque une obligation.
Au final on a ce sentiment d’absence de manque qui persiste chez ces deux jeunes filles devenues adultes. Un manque qui ne juge néanmoins pas ces deux femmes victime d’une époque et d’un milieu artistique assez dissolu.
