Ours d’argent du meilleur scénario pour Radu Jude, libre adaptation contemporaine du film d’Europe 51 de Roberto Rosselinni.
Orsolya (Eszter Tompa) est huissière de justice et elle doit expulser un homme de son petit souplex qui lui sert de logement. Mais après l’avoir laissé seul quelques instants, elle le retrouve mort, il s’est donné la mort en se pendant à un radiateur. Orsolya va alors sombrer dans la culpabilité.
C’est presque un film à sketchs durant lesquels le film va aborder des thématiques de la Roumanie contemporaine. L’aide à l’Ukraine, la difficile intégration de la minorité hongroise, un sportif de haut niveau devenu sdf ou encore la difficile intégration de la jeunesse dans la société.
Ce portrait de la Roumanie contemporaine est passionnant et souvent cruel. La forme est plus aride avec ces discussions entre Orsolya et d’autres personnages. Ce sont souvent les arrières plans qui sont les plus parlants, avec une télévision ou encore des jeunes gens dans un bar.
On a du mal à développer de l’empathie pour le personnage d’Orsolya qui semble avoir réussi sa vie mais qui semble totalement dépassée par une société qui a l’air d’avancer plus vite qu’elle. Et c’est peut être cette nostalgie d’une Roumanie qui n’existera plus qui a tendance à plomber le film.











