Grand prix AMI de la semaine de la critique 2025, un premier film de Ratchapoom Boonbunchachoke
Une usine d’électro ménager est hantée par un fantôme, celui d’un ancien employé mort au travail. La femme du fils de la propriétaire décédée est elle aussi devenue un fantôme ayant pris le contrôle d’un aspirateur au grand damn de sa belle mère.
Ce film a d’abord une dimension loufoque et absurde assez assumée qui demande un certain temps pour accepter que des morts se réincarnent dans des objets. Cette scène où un aspirateur va attendre toute une nuit l’heure des visites pour aller rendre visite à son mari est assez singulière.
Mais surtout fantôme utile est une réflexion assez pertinente sur le deuil. Il montre que les morts continuent d’exister par la place que leur donnent les vivants.
Mais surtout les morts qui prennent le plus de place sont ceux dont l’existence de vivants étaient la plus problématique. Une épouse dont la belle famille ne voulait pas, un amour homosexuel caché ou encore des opposants qu’un politicien a fait taire.
Derrière un aspect plus qu’original, fantôme utile montre comment les morts continuent d’exister, surtout ceux qui détenaient de terribles secrets.









