Le nouveau film de Julia Ducourneau, révélation de la semaine de la critique avec Grave en 2017 et palme d’or avec Titane en 2021
Alpha (Melisa Boros) vit avec sa mère (Golshifteh Farahani) qui est médecin et qui doit faire face à une épidémie calcifiant les êtres humains. Amin (belfortain Tahar Rahim) ancien toxicomane va venir vivre chez sa tante. Tout va partir en vrille quand Alpha pense être contaminée par le fameux virus suite à une soirée où elle s’est fait tatouée un A.
C’est un film purement allégorique faisant référence aux années sida, mais traitant de ce sujet de manière fantastique.
C’est un film assez didactique dans lequel on va retrouver toutes les populations les plus touchées par l’épidémie de sida, les toxicomanes, les homosexuels et celles utilisant des seringues usagées.
Le film de part sa dimension fantastique amplifie le sentiment de chaos généré par l’épidémie. Ici c’est une partie de la société qui se calcifie dans une ambiance de panique proche de celle du covid et un peu éloigné de cet anonymat du début des années SIDA.
Le fait d’apporter une dimension fantastique et allégorique pour traiter des années SIDA est assez déstabilisant c’est sûrement pour cette raison qu’Alpha a divisé très fortement la croisette. Un film à découvrir dès aujourd’hui en salle pour vous faire votre avis.
