jeudi, mai 29, 2025

jeunes meres

 


Chronique quasi documentaires suivant des jeunes filles aux parcours semés d'embûches #jeunesmeres va jusqu'à interroger l'instinct maternel 

mercredi, mai 28, 2025

partir un jour

 


Évocation habile et émouvante des traumas de jeunesse #partirunjour abuse néanmoins des reprises de chansons iconique

vendredi, mai 23, 2025

the mastermind (cannes 2025)

Un film de l’américaine Kelly Richard avec Josh O Connor, Alana Haim ou encore John Magaro.


JB est menuisier, il gagne mal sa vie et est raillé par ses beaux parents. Lors d’une visite au musée où il va dérober une statuette il aura l’idée de commettre un braquage plus important et de voler des tableaux. Mais l’amateurisme des braqueurs sera criant.


Ce film est d’abord une comédie avec ces bras cassés qui vont préparer un vol qui ne se passera pas du tout comme prévu. JB aura ce jour là ses enfants à garder et au moment de la sortie du musée il mettra un temps fou à faire rentrer les tableaux dans le coffre. On développe une sorte d’attachements pour ce personnage à qui rien ne réussi.


Mais ce film est surtout le témoin d’une époque, d’une Amérique conservatrice dans laquelle JB tentera d’exister et de s’affranchir de ses beaux parents. JB est dans une sorte de fatalité qui le conduit à commettre un vol qui semble voué à l’échec.


Une Amérique de la guerre au Vietnam dans laquelle beaucoup de jeunes ne veulent pas aller combattre. Et que ce soit pour JB ou ces jeunes américains la seule solution est celle de partir d’un pays qui ne semble pas vouloir d’eux.


woman and child (cannes 2025)


Conduisant a la mort d'un enfant turbulent #womanandchild est le résultat d'un tsunami familial sans fin
 

la venue de l'avenir (cannes 2025)

La quête des origines entre deux époques dans #lavenuedelavenir est une ode à la peinture et à la photographie
 

jeudi, mai 22, 2025

l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme (cannes2025)

Pierre Richard était au mois de mai dernier à Cannes dans la salle Agnès Varda pour présenter sont dernier film. Il a dit qu’il avait voulu montrer sa région proche de Perpignan et faire un film onirique.


Grégoire vit dans un petit cabanon au confort très précaire mais est heureux en vivant de la pêche et avec les amis de son village. Il a sous son aile Michel (Timi joy Marbot) qui souffre d’un trouble du spectre autistique. Mais son passé va vite le rattraper.


Ce film est un éloge à une vie simple et heureuse. C’est quand on découvrira qui est réellement Grégoire que le film prendra tout son sens.


C’est également un film qui porte un message environnemental. A quoi bon détruire la foret amazonienne si c’est pour assouvir les caprices d’une famille qui n’a pas le sens des affaires et de la réalité du monde. L’image aussi de cette carrière blanche avec un animal ressemblant à un pingouin est assez poétique tout comme cet ours échappé d’un zoo qui n’a que pour but de vivre loin des hommes sans leur nuire.


Le film propose également une sorte de vision idéalisée de la vie, être entouré de ses amis, vivre à son rythme dans le respect de la nature et des différences des autres.


C’est effectivement un conte, une vision idéalisée du monde, mais Pierre Richard qui fêtera dans 3 jours ses 91 ans porte un message d’une modernité assez saisissante.


 

ma frère (cannes 2025)



Le nouveau film des réalisatrices des pires (Lise Akoka et Romane Gueret) Elles étaient dans la salle Debussy pour présenter dans la section Cannes premières leur nouveau film ma frère.



On est dans le XIX eme arrondissement de Paris, place des fêtes et les enfants du quartier sont sur le point de partir dans la Drôme en colonie de vacances. Il manque des monitrices et Shai (Shirel Nataf) est sur le point de découvrir ce métier. Ce séjour très joyeux et très vivants nous plongera dans le quotidien et les trajectoires chaotiques de ces enfants et de ces jeunes adultes.


En voyant ma frère on pense tout de suite à nos jours heureux de Todélano et Nackache. On est dans la même veine avec ces histoires d’enfants, notamment cette petite fille qui décrète qu’un garçon de la colonie sera son petit ami.


Et puis il y a la contraste assez radical avec les parcours de ces personnages. Une accompagnatrice qui devrait faire un signalement pour son petit frère d’un an que sa mère à abandonner durant des semaines sans donner de nouvelles et qui a été une vrai tyran avec elle. Shai elle voudrait se marier avec son copain mais leurs religions les en empêchent. Et puis ces enfants qui parfois ont fait des séjours en famille d’accueil et dont on découvrira les galères qu’ils essayent de masquer par leur joie de vivre.


 

pile ou face (cannes 2025)



 
Dans une ambiance de western #testaocroche est l'émancipation d'une femme pistolet au poing d'un système patriarcal

Caravan (cannes 2025)


La solitude d'une mère face au handicap de son fils dans #caravan la force à un road movie épique et tendre
 

mercredi, mai 21, 2025

Connemara (cannes 2025)

 



Le nouveau film d’Alex Lutz présenté dans la section Cannes Première du dernier festival de Cannes, un film adapté du roman de Nicolas Mathieu


Hélène (Mélanie Thierry) travaille à Paris. Lors d’une présentation elle perd ses mots, on lui diagnostique un syndrome d’épuisement professionnel. Elle décide alors de retourner dans sa ville natale où elle semble retrouver goût à la vie, mais elle va revoir Christophe (Bastien Bouillon) un ami d’enfance, une rencontre qui pourra bien faire de nouveau basculer sa vie.


Ce film est d’abord une comédie romantique assez classique. Un amour adolescent qui se ravive. Une histoire secrète avec tous les dangers d’être découverts.


Mais plus généralement le film pose la question du sens donné à la vie. Hélène est partie de chez elle, a réussi à Paris mais au prix de sa santé. Son retour chez elle ne sera pas forcément signe de succès. Ce film dénonce aussi le fait que les femmes doivent en faire beaucoup plus que les hommes pour accéder à certains postes.


Et c’est au contact de Christophe qu’Hélène va reprendre contact avec une réalité certes pas forcément facile mais plus humaine. Christophe s’occupe de son père qui perd la mémoire, de sa fille qu’il voit peut et qui risque de déménager assez loin, mais au final trouve du bonheur dans le chaos qu’est devenue sa vie.


Un film sans grand originalité interrogeant le sens que l’on donne à nos vies.


un dernier pour la route (cannes 2025)


Souvenir d'une arnaque passée #lecittadipianura est une folle virée pleine de tendresse
 

Amélie et la mécanique des tubes (cannes 2025)

 

Un film de Mailys Vallade et Liane Cho Han prix du public du dernier festival d’Annecy et présenté également en séance spéciale à Cannes. Une adaptation réussie du roman autobiographique d’Amélie Nothomb selon l’écrivaine.


Amélie est une petite fille un peu particulière la dernière de trois enfants. Ses parents expatriés au Japon semblent inquiets jusqu’au jour où elle commencera à parler. Elle va alors développer une relation tout à fait particulière avec Nishio San la jeune femme venu aider ses parents dans les tâches ménagères.


Même sans connaitre les livres d’Amélie Nothomb ce film est tout accessible. C’est une histoire d’apprentissage d’une petite fille qui doit se faire une place dans une famille.


Ce film montre également le choc des cultures. Cette société japonaise très traditionnelle dans laquelle cette petite fille et sa nounou vont essayer de casser les codes et les interdits. On découvre aussi des aspects de cette culture ces lumières qui flottent sur l’eau en hommage aux morts et ces petits garçons symbolisés par des carpes ces animaux très moches.


L’animation et le dessin peuvent apparaitre à gros traits mais sont d’une grande qualité.


Un film d’une grande humanité que cette Amélie et la métaphysique des tubes.



sentimental value (cannes 2025)

 

Un film d’Oliver Lax grand prix du dernier festival de Cannes.


3 ans après Julie en 12 Chapitres, le réalisateur danois retrouve Renate Reinsve qui interprète Nora une actrice de théâtre et de série à qui son père Gustav (Stellan Skarsgard) veut confier le premier rôle de son nouveau film. Mais Nora va refuser mettant en lumière des tensions avec son père.


Ce film va mettre en lumière petit à petit des traumas familiaux. On a une sorte de répétition de l’histoire familiale que Gustav ignorait.


Cette maison familiale est un personnage à part entière dans ce drame familial. Et finalement le fait que Gustav propose à une starlette Rachel Kempf (Elle Faning) de reprendre le rôle qu’aurait du tenir sa fille va permettre à cette famille d’une certaine manière d’exorciser la drame qui est arrivé à la mère de Gustav.


C’est un film très introverti, très pesant avec beaucoup de non dits et dans lequel la communication est quasi inexistante.


Un film qui montre qu’un drame familial peut même des années après complètement miner une famille et conduire à d’autres drames.


mardi, mai 20, 2025

dangerous animals (cannes 2025)

 

Aujourd’hui sort en salles Dangerous animals un film de Sean Byrne un film présenté à la quinzaine des cinéastes.


Zephyr (Hassie Harrison) vit dans son van et suit la côte pour surfer. Dans une épicerie elle rencontre Moses (Josh Heuston) un agent immobilier. Après avoir passé la nuit ensemble Zephyr est déjà repartie mais est enlevée par Tucker (Jai Courtney) qui emmène des touristes sur son bateau. Moses va tout faire pour retrouver Zephyr car il a bien compris que sa disparition était suspecte.



C’est un film captivant, avec de nombreux rebondissements. Un film qui a fait à de nombreuses reprises s’exclamer et applaudir le public du théâtre Croissette. Un film de genre car on va suivre un tueur en série qui filme ses victimes se faire déchiqueter par des requins.


Mais Zephyr elle est une battante elle a eu une enfance difficile et n’a pas pu compter que sur elle pour s’en sortir et elle fera tout pour ne pas être une nouvelle victime de Tucker.


Et puis au-delà du thriller ce film est aussi une comédie romantique assez intéressante. Moses va partir au secours de celle qu’il connait à peine. Ce ne sera pas l’archétype du héros venu sauver sa princesse ce qui fait de ce film également un film féministe.



love me tender (cannes 2025)

 


Clemence (Vicky Krieps) vit avec son fils Paul. Du jour au lendemain, il ne veut plus sa mère et c’est son père qui en obtient la garde. Commence alors un long combat pour cette mère de famille pour renouer les liens avec son fils.


Ce film montre d’abord une manipulation et une vengeance assez abjecte. Un père va manipuler son fils pour en obtenir la garde. Il va lui faire payer d’une certaine manière cette rupture et le fait que son ex femme ait refait sa vie avec une femme. Le tout se faisant aux dépens de l’enfant.


Et puis il y a ce combat de cette femme qui va tout lâcher pour se consacrer à son fils. Le travail notamment de ces associations est essentiel dans cette mission de médiation. Et ce n’est pas parce que Clémence a décider de changer de vie, d’avoir une existence un peu moins ordinaire qu’elle doit le payer en ne voyant plus son fils. Le film montre bien la distinction entre la femme qu’elle est devenue et la mère qu’elle continuera d’être. Et c’est finalement parce qu’elle se donne le droit de mener une vie de femme en n’étant pas qu’une mère que son personnage est intéressant. Elle devra néanmoins faire face à des esprits rétrogrades incarné par son ex mari qui ne supportera pas qu’elle ne soit pas resté uniquement une mère et une épouse.


imago (cannes2025)

 

Prix french touch du jury de la dernière semaine de la critique et œil d’or du dernier festival de Cannes pour ce film documentaire auto biographique de Déni Oumar Pitsaev


Deni retourne en Géorgie à la frontière Tchétchène. Il veut construire une maison sur son terrain pour pouvoir y vivre avec sa famille.


Le plan de la maison est assez singulier une tour sur laquelle viendrait se greffer une cabane.

Il va recevoir aussi les visites de ses parents. Sa mère est elle assez attachée aux traditions alors que son père assez absent renoue avec son fils, ravivant pour Deni un passé assez douloureux.


Mais ce documentaire nous plonge dans des paysages assez remarquables, avec cette montagne au loin la Tchéchénie.


On va alors partir en creux dans l’évocation de la guerre en Tchétchénie la guerre les exils et comment aujourd’hui on renoue avec un passé traumatique pour construire l’avenir.


Et là où le film est passionnant est qu’il interroge à travers les rencontre de Deni cette guerre qui a marqué l’Europe dans les années 1990 et déchiré des peuples.


lundi, mai 19, 2025

alpha (cannes 2025)

 

Le nouveau film de Julia Ducourneau, révélation de la semaine de la critique avec Grave en 2017 et palme d’or avec Titane en 2021


Alpha (Melisa Boros) vit avec sa mère (Golshifteh Farahani) qui est médecin et qui doit faire face à une épidémie calcifiant les êtres humains. Amin (belfortain Tahar Rahim) ancien toxicomane va venir vivre chez sa tante. Tout va partir en vrille quand Alpha pense être contaminée par le fameux virus suite à une soirée où elle s’est fait tatouée un A.


C’est un film purement allégorique faisant référence aux années sida, mais traitant de ce sujet de manière fantastique.


C’est un film assez didactique dans lequel on va retrouver toutes les populations les plus touchées par l’épidémie de sida, les toxicomanes, les homosexuels et celles utilisant des seringues usagées.


Le film de part sa dimension fantastique amplifie le sentiment de chaos généré par l’épidémie. Ici c’est une partie de la société qui se calcifie dans une ambiance de panique proche de celle du covid et un peu éloigné de cet anonymat du début des années SIDA.


Le fait d’apporter une dimension fantastique et allégorique pour traiter des années SIDA est assez déstabilisant c’est sûrement pour cette raison qu’Alpha a divisé très fortement la croisette. Un film à découvrir dès aujourd’hui en salle pour vous faire votre avis.


la ville sans sommeil (cannes 2025)

 

Premier film de Guillermo Galoe un film présenté la semaine de la critique à Cannes où y elle est reparti avec le prix SACD (société des auteurs)


On est en Espagne dans le plus grand bidon ville d’Europe près de Madrid, bidonville dans lequel vit un enfant et son chien. Grâce à lui le petit garçon chasse les lièvres. Mais tout va basculer quand son grand-père va être obliger de vendre le chien de son petit fils pour acheter un petit terrain.


C’est d’abord un film documentaire, Guillermo Galoe nous a dit qu’il avait mis beaucoup de temps à gagner la confiance de cette communauté. Il a voulu montrer la lumière l’espoir d’une vie meilleure.


Un film dans lequel on aura deux thématiques principales. La première sera celle de cette communauté qui est contrôlée par une sorte de mafia. Ce petit garçon ira même jusqu’à la défier pour tenter de récupérer son chien.


L’autre dimension est l’intégration de cette communauté à la population espagnole qui passe par un habitat plus décent notamment dans des HLM. Les jeunes membres de cette communautés vont vouloir y habiter et s’opposeront aux traditions.


Un film émouvant mais également plein d’espoir.



exit 8 (cannes2025)

 

Un film de Genki Kawamura présenté en séance de minuit lors du dernier festival de Cannes, séances réservées aux films de genre.


Nous sommes dans le métro, un homme recoit un coup de téléphone. Une femme lui annonce qu’elle est enceinte de lui, il va alors tenter de la retrouver à l’hôpital. Mais cet homme sera comme bloqué dans la sortie numéro 8 du métro.


Tout le film se déroule dans un couloir du métro que cet homme semble parcourir sans cesse. C’est plus une performance graphique qu’un film classique soutenu par un scénario bien qu’au final on puisse dégager 3 histoires.


On peut néanmoins dégager deux enseignements de ce film. Le premier le choc et la sidération que peut ressentir un homme quand on lui annonce qu’il va devenir père. C’est probablement çà que le réalisateur a voulu montrer.


Autre aspect c’est la place des enfants dans la société japonaise avec la réaction de ces voyageurs aux cris d’un enfant ou cet autre enfant dans la consigne de cette station de métro. Une société japonaise où le fait d’élever un enfant passe surement au second plan derrière une dévotion totale à son entreprise.



mama (cannes2025)

 




Traversé d'injustice et d'ingratitude #mama semble le combat perdu d'avance d'une femme contre le poids des traditions de la société polonaise

la femme la plus riche du monde (cannes 2025)

 

Un film de Thierry Khlifa présenté hors compétition à Cannes


Marianne Farrière (Isabelle Huppert) est une riche femme d’affaire. Sa fille Frédérique (Marina Fois) lui demande de faire des photos pour illustrer un article sur elle. C’est Pierre Alain Fantin (Laurent Laffite) un photographe fantasque qui va s’en charger. Cà sera le début d’une amitié passionnelle entre le photographe et la femme d’affaire.


Le film vaut par le caractère excentrique du personnage du photographe. Sa démesure est rendue encore plus importante par le caractère très austère du mari et de la fille de Marianne. Marianne elle sera une sorte de compromis entre les codes du monde et une certaine originalité.


Un personnage aussi important dans le film c’est Jérôme le majordome (Raphael Personnaz). Il fera circuler l’information dans une famille qui se parle finalement très peu. Il sera très loyal au mari et essaiera de limiter l’influence du photographe.


Le film pose la question de la liberté que l’on a quand on a beaucoup d’argent à en disposer comme bon nous semble. Marianne semble vouloir se libérer d’une sorte de conservatisme dans lequel l’on plongé son mari et sa fille qui semblent dépendant d’elle, d’où les tensions avec ce photographe qui pourrait être un concurrent.

the love that remains (cannes 2025)

 


Sur les cendres froides et amères d'un amour passé #lamourquilnousreste fait émerger une pointe d'art dans un environnement aride

dimanche, mai 18, 2025

the phoenician schème (cannes 2025)

 

Dans un univers tout aussi féerique et burlesque #ThePhoenicianScheme a tendance a nous perdre dans une histoire brumeuse

my father s shadow (cannes 2025)

 




Touchante relation père fils
#myfathersshadow témoigne de l'histoire du Nigeria

le roi soleil (cannes 2025)

 



Aujourd’hui sort en salles le roi soleil le nouveau film de Vincent Mael Cardona qui s’était révélé en 2021 avec les Magnétiques. Un film présenté en séance de Minuit lors du dernier festival de Cannes avec au casting Pio Marmai, Lucie Zhang, Maria de Mederos et Panayotis Pascot.


On est à Versailles, dans un bar le roi soleil, au petit matin deux policiers finissent leur service. Ils y croisent un interne et un retraité. Tout va littéralement partir en vrille quand un client va découvrir qu’il a gagné 239 millions d’euros.


Sur la forme le film est assez singulier. On aura une seule et même histoire qui va se répéter. Une histoire qui va s’adapter et anticiper tous les scénarios pour arriver au crime parfait, tuer le propriétaire du billet et encaisser le gain à sa place.


Mais rien n’est simple, il y aura toujours un imprévu qui va faire que les plans des clients du roi soleil devront changer.


Un film noir, un thriller avec de l’hémoglobine. Mais aussi un film assez didactique qui va remonter aux origines des loteries et de ses ambitions pas si nobles que çà. Un film dans lequel la vanité est toujours présente mais qui ne fera que des perdants.


samedi, mai 17, 2025

la vie après Siham (cannes 2025)

 



Un documentaire de Namir Abdel Messeeh présenté à l’Acid


Le projet du réalisateur était de faire un documentaire sur sa mère. Mais celle ci étant décédé c’est à travers son père qu’il va évoquer son souvenir.


Ce film est l’histoire d’une famille chrétienne d’Egypte dans les années 1970. Un mariage qui n’était pas le choix initial de la mère du réalisateur qui était amoureuse d’un homme qui lui a fait croire qu’il était déjà marié.


Et puis cette exil en France, un exil un peu particulier car ils sont rentrés en Egypte à la naissance du réalisateur pour le confier à une de ses tantes avant de repartir en France.


Le documentaire sur sa mère est aussi un moyen pour le réalisateur de se rapprocher de son père avec qui les relations n’ont jamais été très simple.


Un documentaire qui va le plonger dans l’histoire d’un couple celui de ces parents et la question que l’on peut se poser à la fin de ce documentaire est de savoir s’il est bon de tout connaître de l’histoire de ses parents (c’est la question du dernier Jarmush, father mother sister brother)


Un documentaire sensible sur l’emmigration et la mariage qui dans les années 1970 en Egypte pouvait ne pas être un choix consenti.

la petite dernière (cannes 2025)

Le troisième film d’Hafsia Herzi, son premier en compétition, queer palme et prix d’interprétation féminine pour Nadia Melliti actrice non professionnelle et étudiante en sciences et techniques des activités physiques et sportives.



Fatima est une élève brillante qui est sur le point d’avoir son bac. Elle a un prétendant qui voudrait bien se marier avec elle. Elle est musulmane pratiquante et est aussi attirée par les femmes. Cette situation la plongera dans la plus grande des solitudes.


On a le portrait d’une jeune femme qui a deux vies qui appartient à deux communautés en apparence incompatibles. Ce qui est frappant c’est la manière dont Fatima va cloisonner ces deux univers ces deux vies. On va sentir à la fois une grande souffrance mais un infini respect pour sa famille et sa religion. Elle ne va pas pouvoir dire à sa famille qu’elle aime les femmes et à ses amies qu’elle est musulmane pratiquante.


On va voir aussi le parcours initiatique de cette jeune femme. De cette discussion dans une voiture, à cette première histoire d’amour dont elle aura du mal à se remettre à ces histoires sans lendemain.


Fatima sera moquée par ses sœurs car elle ne s’habille pas de manière à plaire aux hommes, ne sait pas cuisiner et n’a pas pour ambition de se marier. C’est une vision assez rétrograde de la condition féminine.


 

kika ( cannes 2025)



 


Premier film de fiction de la documentariste Alexe Poukine


Kika (Manon Clavel) est une travailleuse sociale belge. Elle quitte son compagnon avec qui elle a eu une petite fille pour vivre avec un réparateur de vélo avec qui elle s’était accidentellement enfermée. Mais ce dernier va mourir subitement laissant la jeune femme désemparée et criblées de dettes. Elle trouvera alors un moyen assez étonnant pour se sortir de cette situation difficile.


Ce qui est marquant c’est le courage de Kika et sa dignité tout au long du film. Elle aura un deuxième travail dans une poissonnerie et découvrira des pratiques dont elle était très éloignée. Elle supportera sans broncher une sorte de fausse bienveillance de sa mère et de son beau père. Mais en évoquant leur expérience de ces moments ils n’aideront en rien Kika et ne vont finalement que se plaindre d’une situation qu’ils ont vécus.


La seule priorité de Kika est sa fille et l’enfant qu’elle attend qu’elle a eu avec son nouveau partenaire.


Ce film a une dimension documentaire majeure explorant avec beaucoup de justesse le deuil et la solitude qu’il induit. Il explore également avec beaucoup de bienveillance ces personnes aux pratiques assez marginales. Il montre aussi que la douleur physique est la seule que dans certaines conditions on peu contrôler contrairement à la douleur psychologique.


Un film qui révèle également cette jeune actrice Manon Clavel


die my love (cannes 2025)

Die my love le nouveau film de Lynne Ramsay qui avait électrisé le festival de Cannes avec a beautiful day en 2017


Grace et Jackson (Jennyfer Laurence et Robert Pattinson) s’aiment ils attendent leur premier enfant et viennent d’emménager dans une belle maison perdue au milieu de nulle part. Ce bonheur en apparence sans nuage va être remis en cause par la dépression post partum de Grace qui va se retrouver comme isolée dans la famille et l’environnement dans lequel a grandit Jackon.


Ce film est d’abord une très belle histoire d’amour. Grace accepte d’aller vivre là où Jackson a grandit en s’isolant un peu de sa famille. On sent une très belle complicité dans le couple.


Et puis il y a la dépression post partum, Grace ne supportera plus le chien que Jackson a recueilli et sera de plus en plus irritable. Néanmoins Jackson sera toujours là auprès de son épouse tenant bon pour la soutenir, rendant cette histoire d’amour encore plus forte.


L’autre aspect du film est cette dimension fantastique. La vision d’un motard qu’à Grace ou encore le fait qu’un membre de la famille de Jackson se soit suicider dans la maison du couple.


Un film esigeant courageux sur la dépression post partum traitée avec un biai fantastique assez singulier.



 

orwell2+2=5 (cannes 2025)

 

Le dernier film de Raoul Peck présenté dans la section Cannes Première.


Raoul Peck peut être un des meilleurs documentaristes contemporain, a qualifié son dernier film dans la salle Debussy comme exigeant et nécessaire.


Il va notamment retracer les derniers grands mensonges qui ont façonné notre monde, les armes de destruction massives en Irak et la dénazification de l’Ukraine notamment.


Il montre également comment l’ignorance permet de manipuler les foules conduisant notamment à l’invasion du Capitole aux Etats Unis.


Mais les plus intéressant est la manière dont il va va considérer que la création de mots et expression comme optimisation fiscale , n’ont pour but que de rendre en apparence légales des pratiques qui ont pour but de concentrer les richesses entre les mains de quelques uns.


Raoul Peck reviendra également sur la vie et l’œuvre de Georges Orwell, qui a passé une partie de sa vie dans les colonies britanniques à réprimer les populations autochtones.


Un film qui fait un constat glaçant de l’état du monde, un film extrêmement bien documenté mais peut être un peu trop aride dont peut être la seule fulgurance est de nous proposer une traduction engagée mais plus que crédible de toute cette novlangue de tous ces mots nouveaux qui sont apparus ces dernières années et de leur but réel.


vendredi, mai 16, 2025

qui brille au combat (cannes 2025)



 

Le premier film de Joséphine Japy présenté en séance spéciale lors du dernier festival de Cannes

Un film d’une certaine manière auto biographique car la sœur de Joséphine Japy est atteinte d’un trouble du spectre autistique.


Bertille (qui signifie qui brille au combat) a 14 ans et ne parle pas. Elle est entourée par sa mère Madeleine (Mélanie Laurent) et son père Gilles (Pierre Yves Cardinal) mais aussi par sa grande sœur Marion (Angelina Woreth, révélée dans leurs enfants après eux). On va suivre le quotidien d’une famille unie et aimante.


Le film montre l’investissement colossal des parents d’un enfant souffrant de handicap. Madeleine ne travaille plus, son mari haut fonctionnaire passe beaucoup de temps avec sa fille même si çà lui arrive de rater un avion pour avoir un peu de répits et Marion met un peu entre parenthèse son adolescence et ses choix d’orientation et d’avenir pour être auprès de sa sœur.


Mais là où le film est marquant c’est quand il montre l’isolement de cette famille. Les proches de la famille sont maladroits ou ont un comportement misérabiliste envers Bertille ce qui va faire que cette famille va se recroqueviller sur elle même.


Le film pose aussi la question du diagnostique de ces maladies, de la brutalité parfois des équipes soignantes et qui montre que la meilleure réponse possible est celle d’une famille aimante qui tâtonne certes dans la prise en charge de leur fille.


Un film joyeux plein d’espoir mais qui pose de vraies questions de société.


baise en ville (cannes 2025)

Baise en ville est le deuxième film de Martin Jauvat après le très remarqué Grand Paris, un film présenté à la semaine de la critique.


Sprite (Marin Jauvat) est un jeune adulte qui vit encore avec ses parents en région parisienne. Walid (William Legbil) son beau frère le met sur la piste d’un travail, il sera l’employé de Ricco (Sébastien Chassagne) qui a crée son entreprise de nettoyage spécialisé dans les interventions après des fêtes. Il travaille de nuit, pour cela il a besoin du permis, mais n’a pas d’argent. Grâce à Marie Charlotte( Emmanuelle Bercot) sa monitrice d’auto école il trouvera un plan pour être à l’heure à son travail.



C’est une comédie très joviale, très drôle avec des personnages hauts en couleurs et des répliques parfois assez cinglantes.


C’est aussi un film qui s’intéresse aux problèmes de mobilités des jeunes notamment dans les banlieues là où l’offre de transport n’est pas complète. On a plus généralement une jeunesse qui a du mal à trouver sa place dans le monde du travail en occupant des postes précaires ou en étant auto entrepreneur comme Ricco.

On voit aussi une jeunesse avec une certaine détresse sentimentale. Sprite est très timide avec les filles. Safia (l’excellente Anaid Rozam) elle sera très indélicate avec Sprite.


Mais tous les personnages sont touchants et emplis d’empathie ce qui fait de baise en ville (nom d’une petite sacoche rappelons le) un film à la fois très actuel et très agréable à regarder



 

jeudi, mai 15, 2025

sirat (cannes 2025)

Un film d’Oliver Lax qui est reparti de Cannes auréolé du prix du jury


On est dans le désert marocain, Louis (Sergi Lopez) est dans un technival à la recherche de sa fille disparue. Ils vont faire la connaissance de teufeurs qui pensent qu’elle peut se trouver à un autre endroit. Ils vont alors prendre une route de tous les dangers.


C’est avant tout un film d’ambiance. On est dans un environnement hostile, au milieu de nul part. La montagne et le désert sont deux personnages omniprésents de ce film.


On est aussi immergé dans une culture celle des technivales. On va à la rencontre d’une population itinérante, au mode de vie alternatif. Mais on est dans une hyper bienveillance avec dans la pluspart des cas des personnages cassés par la vie et qui trouvent une sorte de résilience dans cette communauté.


Louis lui découvre ce monde des technivals et il va avoir besoin de temps pour comprendre ce mode de vie auquel il ne comprend d’abord rien.


Ce film est aussi le désespoir d’un père qui a perdu sa fille et qui fera tout pour que son petit fils retrouve sa mère. Ce premier malheur ne sera que le point de départ d’un film catastrophe pas forcément très spectaculaire mais particulièrement intense.


Un film tout à fait fascinant que ce Sirat d’Oliver Lax.


 

dossier 137 (cannes 2025)

 

Dossier 137 est le nouveau film de Dominik Moll après les très remarqués seules les bêtes en 2019 et la nuit du 12 en 2022


Stéphanie (Léa Drucker) travaille à l’IGPN, la police des polices. Elle enquête sur un jeune homme qui a été blessé lors d’une manifestation des gilets jaunes. Grâce à des vidéos de vidéo surveillance et celle d’une témoin elle va tenter de faire émerger la vérité.


Le polar est tout simplement captivant et est porté par une enquêtrice opiniâtre qui va aller chercher les moindres petits détails et qui va convaincre des témoins de livrer des informations.


Au delà de çà le film met en lumière le rôle essentiel de l’IGPN. On voit l’ex compagnon de Stéphanie critiquer le travail de ce service qui nuirait aux missions de la police. Mais c’est tout le contraire c’est un service qui légitime le rôle de la police.


Et puis ce film revient sur le mouvement des gilets jaunes avec une dimension documentaire très intéressante. On va voir qui sont ces manifestants notamment ceux venus de régions. On va voir également comment le maintien de l’ordre à été effectué. Ce film est à la fois à charge et à décharge quand il s’agit de traiter des violences policières et c’est ce qui fait la grande force de ce film.


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