Deuxième film pour le cinéma de Charlène Favier la réalisatrice de Slalom
Oxana (Albina Korzh) est une étudiante ukrainienne. Elle proteste contre la prolifération des maisons closes qui font de son pays une destination touristique pour certains occidentaux. De là naîtra un mouvement féministe les Femen qui va se battre pour le droit des femmes mais aussi pour la liberté et une société plus juste.
Sur la forme le film est basé sur des allers retours entre l’exil parisien d’Oxana et ses jeunes années militantes.
Le film montre bien les envies de liberté d’une jeunesse qui a envie de modernité et de mettre fin à une société patriarcale assez archaïque.
C’est dans un milieu artistique que ce mouvement va prendre forme. Oxana gagnera paradoxalement une certaine indépendance financière en peignant des icônes. Ce sont ces commandes qui lui permettront de peindre ses propres œuvres et de mener la lutte.
Et puis il y a la douleur de l’exil, l’éloignement avec sa famille. La répression dont elle est victime dans son pays ne lui permet plus d’y vivre. Celà va accentuer la mélancolie et la conduire à une certaine forme de dépression.
Un film touchant avec une forte dimension documentaire
